96 Heures
Note moyenne
2,8
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223 critiques spectateurs

5
7 critiques
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anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 12 mai 2014
Deux "gueules" et deux comédiens qui font la gueule en tête d'affiche, l'inquiétant Niels Arestrup et le vindicatif Gérard Lanvin. Frédéric Schoendoerffer a imaginé un polar atypique. Pour casser la tradition où les flics coursent les nuisibles, les appréhendent et les cuisinent, il s'attaque à une histoire montée à l'envers, en prenant le soin d'y adjoindre habilement une ambiance pesante, au travers de laquelle on constate que les protagonistes, principaux et secondaires ont un sens de l'humour bien à eux.
96 heures, c'est la durée maximale prévue par la loi pour soumettre à la question un quelconque malfaisant. Les heures passant, le prévenu a tendance à se crisper et à ployer sous l'audace des fonctionnaires de police dont la légendaire curiosité fait souvent son effet. Au bout du délai légal, le suspect s'est généralement mis à table et la procédure suit son lugubre cours pour lui.
Dans le film, c'est la police qui passe sur le banc des questionnés. Le commissaire Carré, campé par Lanvin, se voit au moment de partir au bureau appréhendé par une bande d'individus décidés, à la conversation peu urbaine. Les voilà partis avec monsieur le commissaire à bord de sa statutaire 508, direction la prison où est enfermé depuis trop longtemps Victor Kancel ( Niels Arestrup ). Leur but, faire sortir avec l'aval plein de désolation du commissaire, leur ami qui semble d'ailleurs presque impavide face à l'organisation de ses complices. Une fois dehors, le convoi se dirige vers une magnifique villa classée ( la Villa Paul Poiret pour ne pas la nommer ) où sera coffré dans une situation volontairement humiliante le commissaire, censé balancer le nom de celui qui a justement balancé l'évadé. Superbe duel entre Gérard Lanvin et Niels Arestrup, se jaugeant comme deux fauves en cage. L'un joue de sa position de force, plein d'égo et d'autorité en réussissant même à faire frémir sa fille , Camille ( Laura Smet ), pas dupe des soudains élans de tendresse de son tyrannique papa pas gâteau.
Un très bon thriller au scénario soigné dans lequel la musique joue un rôle alourdissant un peu plus l'ambiance déjà grise; deux acteurs principaux convaincus par la gravité de leurs personnages et deux actrices féminines ( Sylvie Testud et Laura Smet ) mettant un semblant de douceur dans ce dialogue de brutes.
bilbao2
bilbao2

1 abonné 242 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 mai 2014
Bon thriller dont l'intensité et le suspens permettent de rester scotchés du début à la fin.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 11 mai 2014
Film assez lent et ennuyeux, je m'attendais à quelque chose de plus psycho, trop de méli-mélo, mais les acteurs qui sont trés bien, ce n'est pour moi pas leur meilleur rôle, le dénouement est assez long à venir.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 11 mai 2014
Avec un tel potentiel d'acteurs; comment sortir une looonnnggguuueee daube pareille, on dirait "plus belle la vie" avec quelques millions en plus, mais qu'est-ce qu'on s'ennuie, psychologie je veux bien mais quand c'est bien fait et pas baclé comme ça, étonné de voir de si bonnes notes, peut être parce que je suis déééggg d'avoir mis 7 balles pour voir ça, attendez de le télécharger et mettez le vous le soir pour dormir comme un bébé avec un bas volume surtout car les coups de 9mm détonnent autant qu'une grenade!!

spoiler: et la fliquette de m**** qui vient sauver son boss; oura!!!


Bref, horrible téléfilm, ne payez pas pour ça svp.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 10 mai 2014
Les thrillers j'adore en temps normal mais celui est bien trop lent. L'intrigue est démasquée assez rapidement. Dommage
Cuzion
Cuzion

33 abonnés 215 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 mai 2014
L’avantage des thrillers policiers français, c’est qu’ils sont majoritairement réussis et celui-ci permet de maintenir cet à-priori d’actualité.

Pendant 1h30, le rythme de ce quasi huis clos ne ralentit pas et permet de rester accrocher à la trame narrative. Finalement, le scénario, presque basique, sert assez peu au film. Il est bien ficelé et porté intelligemment à l’écran mais relève d’assez peu d’intérêt car très convenu.
Ce qui porte ce film sont vraiment les acteurs et pour une fois, tous les acteurs, pas seulement les premiers rôles.
Gérard Lanvin fait peut être ce qu’il sait faire de mieux actuellement au cinéma, à savoir un flic à l’ancienne, sûr de lui et à forte personnalité qu’il incarne avec sa gueule marquée et sa barbe de trois jours. La réplique est magistralement donnée par Niels Arestrup qui, rien que par sa présence, montre encore tout son savoir-faire de grand acteur.
Les seconds rôles sont pour les seconds couteaux de la petite bande de braqueurs qui entourent Arestrup. Ils ont l’avantage de jouer aux cotés de lui et l’on sent bien qu’ils sont portés par son panache et ne dénotent pas à l’écran, surtout Slimane Dazi. Peut être que le duo Pierre Kiwit et Jochen Hagele est légèrement en deçà mais c’est surtout dû à leurs personnages moins charismatiques.
Enfin, le reste du casting restreint est surtout porté par les femmes et par Cyrille Lecomte dans son rôle d’avocat (et un tout petit peu par l’enfant). Sylvie Testud, Laura Smet et Anne Consigny répondent idéalement aux attentes de leurs rôles pour ce type de cinéma. Un peu de déjà-vu mais rien de rédhibitoire au moins.

Alors voilà, Frédéric Schoendoerffer nous offre un film calibré dans son rythme et sur la durée, un très bon moment de cinéma à la française.
Septième Sens
Septième Sens

99 abonnés 762 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 mai 2014
L'important n'est pas la réponse qu'on donne à une question, mais la conviction avec laquelle on l'affirme. Voilà le conseil que le Commissaire Carré donne à une collègue. Le lendemain, il est kidnappé par Kancel, un mafieux qui veut le nom de l'indic qui l'a balancé. Il est alors l'heure pour le flic d'appliquer ses propres recommandations pour pouvoir survivre.

Polar tendu et bien écrit, 96 Heures ne veut pas faire partie des films policiers français lambda qu'on mettra aux oubliettes. En inversant les codes propres à ce style, il place le gangster en position de chasseur et le flic dans le rôle de la proie. Doté d'une bonne mécanique narrative faisant monter la tension élément après élément, il ne bouleverse cependant pas ce genre cinématographique mais a le mérite d'avoir du caractère.

Sans les deux poids lourds que sont Lanvin et Arestrup avec leur tempérament sanguin, le récit perdrait évidemment beaucoup de sa saveur. Chaque duel verbal nous fait transpirer, et c'est malheureusement quand on sort de cette maison où le flic est détenu que cette œuvre perd de son intérêt. Il aurait finalement fallu que 96 Heures soit un pur huit-clos pour qu'il soit au-dessus du lot.

Tandis que Lanvin joue la froideur comme personne avec un visage aussi grave que la nuit, Arestrup est une nouvelle fois monstrueux et incarne le personnage qu'on adore détester. Intelligent, orgueilleux et paranoïaque, il a remplacé sa cigarette habituelle par une allumette qu'il ne fait que mordiller. Et si l'on devait résumer son jeu en une simple métaphore, ce serait un chien silencieux qui peut s'enrager en un quart de seconde.

Lors d'une scène, Arestrup présente un tableau à Lanvin où est peint plusieurs horloges donnant toutes des heures différentes. Pour lui, cette toile ne représente rien d'autre que la mort. Mais pour Lanvin, c'est peut-être le symbole de sa possible liberté qui lui apparaît sous les yeux. Car c'est bien de temps que le Commissaire Carré a besoin pour sortir vivant, et quatre-vingt seize heures, c'est court.
Tupois Blagueur
Tupois Blagueur

75 abonnés 1 162 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 mai 2014
Un huit-clos honorable où deux acteurs, habitués des films de genre, s'affrontent pour des enjeux différents : l'un veut retrouver celui qui l'a balancé, l'autre doit lui donner ce nom sous peine de mourir. Même si l'histoire reste classique dans l'ensemble et se termine sur un happy end déjà vu, on a et ici et là quelques surprises scénaristiques qui valent la peine d'être vues. Cependant, on sent que le film a un potentiel qui n'est pas assez exploité : Gérard Lanvin et Niels Arestrup sont tous les deux crédibles, mais leur personnages manquent un peu de profondeur, d'autre part les actrices sont cantonnées à des rôles mineurs et la trame dramatique s'en trouve affectée. En tout cas ce film n'est pas le face à face tant attendu que certains espéraient. Un peu décevant.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 8 mai 2014
Bof. Pas du tout de suspense, on voit venir la fin gros comme une maison, des le début. Heureusement que Niels Arestrups est là parce que sinon.. C'est un polar à dormir sur son siège.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 7 mai 2014
Un bon polar français qui respecte les codes sans tomber dans les clichés. Lanvin est brillant et les dialogues sont percutants. À voir.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 9 mai 2014
Le polar burné avec mâchoires serrées mal rasées, c'est pas trop mon truc. Mais bon… J'ai pas eu le choix. Pourquoi, Léo? Par obligations contractuelles, je devais assister au duel des deux acteurs les plus antipathiques de notre pays, voilà pourquoi! La cinéphilie, c'est pas tous les jours la samba à Rio. Mon pire cauchemar? Me retrouver coincé entre Niels Arestrup et Gérard Lanvin dans un ascenseur exigu à 3 heures du mat'. Gros malaise en perspective. La scène d'ascenseur dans Drive: un léger accrochage à côté. Ces mecs, tu vois tout de suite que ce sont eux. -Eux? -Oui eux… -Eux, Les Autres? -Mais non pas Les Autres enfin. -Alors qui? -Ceux dont on parle tout bas, ceux qu'on ne voit jamais, ceux qu'il ne faut surtout pas emmerder, sinon… Je vous fais pas un dessin. Si par malheur, je les croise un soir sur les Champs, je baisserais tellement les yeux que j'arriverais presque à voir mon cou. Scorsese les aurait refoulé pour Les Affranchis, il paraît… Motif invoqué? Trop nerveux. Il a préféré caster deux lascars plus cool: Joe Pesci et Tony Sirico. 96 heures est une croûte immonde fière d'elle. Déjà qu'après Les Lyonnais, L'Immortel, RIF, Le Guetteur, L'Avocat, La Proie et Mea Culpa, les amoureux de polar sont obligés de prendre des trucs pour ne pas tomber en dépression nerveuse. Soyons positif, j'ai aimé deux choses 1) Des comiques du Palmashow ont piégé la production en se faisant passer pour des méchants gangsters russes 2) Un figurant de Plus belle la vie a réussi l'exploit d'obtenir, grâce à Dieu (explication peu plausible) ou grâce à Don Corleone (explication encore moins plausible) ou grâce à l'incompétence des producteurs et du réalisateur (bingo!), le rôle de l'avocat. Un avocat corrompu, bien sûr. Mais bon ça, on s'en serait pas un peu douté?! Un cliché de plus? Un cliché de moins? On va pas chipoter, ça serait mesquin… Les deux stars s'emmerdent vite dans cette histoire bidon. Un profil bas poli, du style oui-c'est-bien-moi-mais-c'est-pas-ma-faute-hein-j'ai-eu-la-flemme-de-lire-le-scénario-et-personne-ne-peut-refuser-un-cachet-comme-ça-vous-comprenez, c'était l'évidence même (Édouard Baer est très bon à ce jeu-là). Tssss… Trop facile pour Niels et Gérard. Eux, ils préfèrent se lancer sans parachute avec une foi surnaturelle dans un grand concours de virilité exacerbée. Une sorte de festival effrayant de kamikazes de la couille. Histoire d'alourdir un film déjà bien trop lourdingue. Nan, vraiment, bien joués les gars. Arestrup et son allumette atteignent des points de non-retour dans le grotesque en grand méchant loup te-rri-fiant. Il mérite haut la main le César de l'acteur le plus excessif de la décennie. Au bout d'un moment, j'espérais une fin rigolote avec un combat de catch à la Borat. Un contre-pied burlesque aurait été la seule solution viable artistiquement pour tenter de sauver les meubles d'une manière digne. Tu penses! Même pas cap, les durs. Au lieu de ça, un rebondissement vaudevillesque ridicule s'occupe tout seul comme un grand d'emmener le film dans des sphères inexplorées du n'importe nawak. Parfois, seul dans ma chambre, je mets à chialer lorsque je vois qu'un film aimé n'a pas dépassé 200 000 entrées. Le public est cruel et je reste un garçon émotif. On m'apprend à l'instant que 96 heures n'a pas dépassé 200 000 entrées... Champagne!
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 7 mai 2014
Ce triller français est loin d'être un chef-d’œuvre. Le suspens est mal mené : je ne suis jamais parvenu à rentrer dans le film et je me suis rapidement ennuyé. Sans pouvoir véritablement prédire le rebondissement final, on comprend rapidement la trame du film. De plus, je commence à en avoir assez de Niels Arestrup. Cela fait plusieurs films dans lesquels il interprète le même rôle : un "méchant" qui se donne des airs de "gentil". Il jouait exactement de la même manière dans Diplomatie. Je pourrais faire la même remarque pour Lanvin. En conclusion, 96 Heures me semble plus proche d'un téléfilm du samedi soir sur France 3 que d'un film diffusé au cinéma.
ISAO12
ISAO12

66 abonnés 1 047 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 6 mai 2014
On attendait mieux de bracco si l'histoire est cousue de fil blanc et très violente , deux bons acteurs auraient pu nous offrir quelque chose de mieux comme dans 36 .
superbirdy
superbirdy

100 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 mai 2014
polar de bon niveau.
cela traine un peu au début mais la secondr moitié edt très bien.
Encore un film porté de façon magistrale par l excellent Niels Arestrup.
Bien aimé l autre excellence du film Sylvie Testud peu habituée à ce genre de rôle.
Nitquen57
Nitquen57

31 abonnés 348 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 mai 2014
Je dis souvent qu'en France, on ne sait faire que des comédies et des films policiers. On n'a pas ce don du spectaculaire fidèle aux USA, moins par absence de talent que par manque que budget, bien que la culture blockbuster soit maintenant profondément ancrée dans le cinéma américain. On est d'ailleurs tous aliénés par ça, donc est-on encore capable d'apprécier un film avec une intrigue construite leeeentement et sans effets spéciaux? 96 heures est l'un de ces films qui joue beaucoup sur le temps. Ce n'est d'ailleurs sûrement pas une coïncidence si la bande-annonce fait 96 secondes et le film 96 minutes. Et c'est réussi! Tout dans ce film est prenant. La musique est géniale et permet de créer une atmosphère sombre et tendue, ce qui pour moi est une nécessité dans un bon polar. Le scénario se découpe petit à petit et est plutôt bien ficelé. La mise en scène est d'ailleurs très soignée pour simuler la garde à vue de Carré dans les sous-sols de la planque de Kancel. On pourra d'ailleurs noter le contraste entre le lieu de détention et l'extérieur de la maison, qui offre un paysage magnifique. Les acteurs sont très bons, avec un peu plus de réserves pour Sylvie Testud et Laura Smet, mais Gerard Lanvin et Niels Arestrup sont exceptionnels (était-ce encore à prouver?). Petit point négatif, certaines combines utilisées pour faire avancer le scénario sont un peu trop simples selon moi. spoiler: Je pense notamment à la panne d'essence dont on aurait certainement pu se passer à la vue du dénouement du film
. Le dénouement en question, spoiler: bien que forçant la crise d'épilepsie au dernier plan
, n'est cela dit absolument pas prévisible (no irony) et me permets de confirmer l'idée de base. En France, on excelle dans le domaine du thriller policier. Merci Navarro!
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