Benoît Brisefer : les Taxis Rouges
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anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 10 janvier 2015
Scénario très bien ficelé et adaptation fidèle à la BD dans un univers rétro sympathique. Enfin un film adapté aux yeux des enfants !
Thomas P
Thomas P

2 abonnés 2 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 14 décembre 2014
Contrairement aux Schtroumpfs qui ont bénéficiés pendant des décennies d'un battage médiatique permanent, le petit garçon à la force herculéenne créé par Peyo en 1962 n'a connu qu'un modeste succès succès en France et en Belgique du temps ou il était publié dans l'hebdomadaire Spirou (années 60 et 70).

Bien qu'il ait été question pendant un temps que ses aventures soient adaptées par un réalisateur anglais, c'est finalement Manuel Pradal (Un crime, la blonde aux seins nus), réalisateur français qui s'est attelé à ce travail délicat.

S'entourant d'acteurs confirmés (Jugnot, Réno), d'un budget plus que moyen pour ce genre de production (11 millions) et d'un contrôle de la qualité de l'oeuvre renforcé (contrairement aux pitoyables américanisations des lutins bleu), Manuel Pradal indique clairement son intention de rester le plus fidèle au matériel d'origine.

Et c'est là que le bât blesse. Bien que la direction des acteurs ne souffre d'aucune lacune (Mention spéciale à Léopold Huet campant un Benoît Brisefer fidèle et aussi attachant que l'original), le manque de moyens apporté dans les décors et les effets spéciaux se fait cruellement ressentir.

On sent pourtant que des efforts ont étés consentis (le bâtiment des taxis rouge) mais Vivejoie-La-Grande (ville ou se déroule l'histoire) transpire plus le Portugal maquillé (là ou a été tourné le film) que la petite ville de province que l'on retrouve dans les albums et l'île déserte sur laquelle s'échouent nos héros est plus proche d'une forêt provencale que d'un éden tropical. La force de Benoît s'exprime avec conviction lorsqu'il s'agit de faire appel à des trucages mécaniques mais fait pitié quand l'image de synthèse prends le relais (les bons saccadés entre autre).

Au final, on sort de 77 minutes de projection avec un gout d'inachevé, comme si la fidélité au travail de Peyo devait se passé d'un quelconque enrichissement intelligent ( spoiler: oublions l'amourette entre dussiflart et Adolphine et le fait que Benoît vit chez cette dernière)
, comme si, par soucis d'économie on avait décidé de brader toute l'originalité et la poésie de la série.

Souhaitons, néanmoins, bonne chance à cette courageuse -mais moyenne- tentative et espérons que, s'il elle trouve son public, un suite au budget plus conséquent voit le jour.
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