Sils Maria
Note moyenne
3,4
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272 critiques spectateurs

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29 critiques
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87 critiques
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anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 5 septembre 2014
Histoire un peu déprimante, mais très belle réalisation et magnifiques paysages
Duo étonnant de ces 2 actrices qui réalisent une très belle performance
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 5 septembre 2014
Au bout d'un certain temps je trouvais ça long, et je changeais de fesse sur mon siège en me demandant où ça allait; avec d'autant plus d'inquiétude que je pensais en reprendre un tour d'horloge quand la rencontre avec la jeune actrice allait se faire. Heureusement c'était entrecoupé de très beaux paysages... Ce genre d'état "dame" ne m'interpelle pas quelque part. Tant pis pour moi, le temps passe aussi pour moi et je vieilli avec. Et il ne suffit pas d'en parler pour être pertinent. Dommage.
Seemleo
Seemleo

80 abonnés 888 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 septembre 2014
Sur un film ambitieux et un scénario rigoureux , le réalisateur maitrise son sujet et soigne particulièrement l'atmosphère de son film. Juliette Binoche est une actrice d'exception et son interprétation des états d'âme de l’héroïne passant de la tristesse et de la peur à l'acceptation et à la sérénité est pleine et rayonnante. Kristen Stewart dont le rôle est plus effacé s'en sort plutôt bien. Malgré un trop plein de didactisme et une volonté de symbolisme facile, le résultat final est original et enlevé. A voir.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 4 septembre 2014
Réponse à AlexisRucher.
Votre critique est excellente par bien des points mais je ne comprends pas comment vous pouvez dire que Valentine est une "femme dominatrice et manipulatrice".
Il serait faux de croire que Maria devient Héléna et Valentine devient Sigrid au fur et à mesure de la répétition des textes de la pièce.
Les deux relations se font écho, bien sûr, mais parfois sur des modes inverses ou différents.
Valentine est le passeur, elle est celle à qui incombe la tâche immense d'aider son actrice à accepter son rôle, d'y faire face. C'est bien ce qu'elle réussit en la guidant au sommet de la montagne pour apercevoir le serpent de nuages avant de l'abandonner là, car elle ne trouve plus sa place auprès d'elle.
Et si les avis s'affrontent sur les motivations et sentiments des personnages de la pièce, c'est sans doute celui du metteur en scène allemand qui prévaut: "They are one and the same person".
Je n'ai rien entrevu de malsain dans la relation des deux actrices principales mais bien plutôt le moyen, inévitable, par lequel Maria Enders pouvait accéder à l'acceptation de soi et du temps qui passe.
Sils Maria est un film de lumière.
Jonathan M
Jonathan M

163 abonnés 1 528 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 4 septembre 2014
Peut-être l’erreur de casting de la sélection cannoise cette année. Une histoire de casting d’ailleurs que cette proposition signé Assayas. Apparemment sous l’impulsion de Juliette Binoche. Ben c’est pas «jojo». Car, si deux personnes en sont sorti au milieu, je les aurai bien suivi. Par cran, je suis resté jusqu’au bout, pour dire que çà ne vaut pas le déplacement.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 4 septembre 2014
Un film sur lequel il est possible de souligner toutes les ambigüités, la plus étincelante étant celle des autorités politiques suisses, deux conseillères fédérales sortant d'une projection et affirmant qu'il représente un excellent moyen de promotion de l'Engadine !!!! A se demander si l'argent ne finit pas par tout polluer!!!
Chris Art
Chris Art

86 abonnés 398 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 septembre 2014
(...) Assayas s’intéresse (ici) à son milieu professionnel et dévoile un saisissant aspect générationnel entre les acteurs pré et post-2000, entre jalousie et hypocrisie.
(...) Sils Maria comprend l’essence même du cinéma dans toute sa splendeur, son égo surdimensionné et ses vices. Tout comme il permet d’en faire un film sur le narcissisme, la solitude et nous renvoie à des chefs d’œuvres du genre que sont Eve de Joseph L. Mankiewisz ou Persona de Ingmar Bergman. Sils Maria est un pur film de cinéma qui parle de cinéma, et c’est tout simplement magistral.
(...) Le moi cinématographique s’est mué en un moi numérique, désormais être acteur c'est aussi laisser place à tout un matraquage médiatique sur internet.
(...) Sils Maria est une vraie réflexion sur le cinéma actuel, les attentes d’un public jeune, le star system et sur l’économie qui régit tout cela. Véritable chef d’œuvre de cinéma qui parle de cinéma et qui exploite avec un propos vif et cynique le monde artistique actuel (...) Assurément un grand GRAND film !
shindu77
shindu77

116 abonnés 1 684 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 septembre 2014
L'histoire est intéressante mais... Quelle réalisation catastrophique ! Du lenteur digne des feux de l'amour, il ne se passe quasiment rien dans ce film... Les actrices sont intéressantes mais elles ne peuvent sauver le film... Dommage !
Ironpika
Ironpika

131 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 décembre 2017
En venant s'immiscer dans les coulisses de la vie d'une actrice, Olivier Assayas révèle les interrogations et les peurs d'une femme face à son âge, face à la jeunesse des nouvelles générations, alors qu'elle répète un rôle qui lui rejette constamment cette dure réalité au visage. Une mise en abîme subtile donc, quoiqu'un peu sous exploitée sur la fin, qui met en avant ce drame humain et réaliste.
Juliette Binoche y est stupéfiante de justesse face à Kristen Stewart tout aussi remarquable !
Dunno The Movie
Dunno The Movie

71 abonnés 239 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 septembre 2014
Troublant et étrange, le dernier film d’Olivier Assayas est une œuvre en demi-teinte, portée par un duo d’actrices brillantes. Sils Maria s’articule autour du remake d’une pièce de théâtre et offre une vision intéressante de l’industrie du cinéma vue de l’intérieur. À travers la relation ambiguë et envahissante entre une actrice et son assistante, Sils Maria fustige le cinéma contemporain en opposant deux générations contrastées et forcées de co-exister à cause des ambitions hollywoodiennes. L’exercice est ambitieux, et surtout intéressant, pourtant à force de lancer plusieurs intrigues à la fois, Sils Maria ne parvient pas à aboutir, laissant alors planer un sentiment de frustration et obligeant son public à trouver ses propres réponses avec le peu d’éléments offerts. Dommage, car Kristen Stewart et Juliette Binoche sont véritablement excellentes.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 6 octobre 2017
Si je devais décrire les paysages je dirai "Fabuleux", si je devais décrire le scénario je dirai "Surprenante", et si je devais décrire Kristen Stewart je dirais "Exceptionnelle". Ce film est magnifique il offres des paysages a vous couper le souffle, un scénario subtile, original et touchant et surtout il nous offre une Kristen Stewart comme personne ne la jamais vue ... fabuleuse !
Il vous surprendra vous touchera et vous émerveillera. Une perle de Cannes qui saura vous surprendre et vous transporter loin ! Avoir et même revoir :)
aymericl
aymericl

19 abonnés 160 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 septembre 2014
Excellent film. Les deux actrices crèvent l'écran et la tension entre elle est parfaitement mise en scène. Les paysages sont également magiques. Un beau moment de cinema .
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 3 septembre 2014
Tres motivée par des critiques dithyrambiques dans la presse,je suis allée voir ce soit disant chef d'oeuvre!
un ennui profond,c'est long,mais long...
dialogues psycho/philosophiques faussement " inspirés",musique vulgaire ( meme le canon de Pachelbel est ennuyeux!)
Je mets une 2° étoile cependant pour une superbe actrice,K. Steward,remarquable et pour la photographie des nuages ...
Matching P.
Matching P.

17 abonnés 133 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 septembre 2014
À dix-huit ans, Maria Enders a connu le succès au théâtre en incarnant Sigrid, jeune fille ambitieuse et au charme trouble qui conduit au suicide une femme plus mûre, Helena. Vingt ans plus tard on lui propose de reprendre cette pièce, mais cette fois de l'autre côté du miroir, dans le rôle d'Helena...

Nous ne pouvions pas ignorer un film qui parle d'une femme face au temps qui passe...

Un film construit sur des performances d'actrices. Juliette Binoche très féminine, belle, tantôt sophistiquée et voluptueuse, tantôt naturelle au physique lourd qui nous rappelle son personnage de "L'insoutenable légèreté de l'être". Elle est confrontée à une Kirsten Steward d'une modernité presque banale, désinvolte et fragile à la fois. C'est dans ce face à face de femmes de deux générations différentes que s'introduit une troisième, encore plus jeune et perturbée, interprétée par Chloë Grace Moretz. Elle souligne encore plus cruellement le côté has been de l'actrice vieillissante. Ce trio d'actrices fonctionne à merveille.

Pour étayer sa réflexion sur le monde actuel du cinéma, son business et ses jeunes stars, Assayas a choisi un thème et un décor séduisants : filmer la répétition d'une pièce de théâtre où l’ambiguïté des situations se mêle à la double lecture des dialogues. En contrepoint, la nature (les Alpes suisses) et la musique. Mais la modernité est omniprésente à travers les nouvelles technologies : le ton est donné dès le départ, les assistantes ont deux à trois portables, sont toujours à la recherche d'infos, on "google" sans cesse. Mais les infos sur le net ne correspondent pas toujours à la vraie personne, là encore une double lecture.

L'actrice confirmée et sûre d'elle est déstabilisée par celles qui ont l'assurance et la désinvolture de la jeunesse. Elle nous est présentée au début comme une star hautaine et capricieuse mais faiblit peu à peu et devient la femme qui supplie pour capter l'attention, comme l'héroïne qu'elle interprète. "Tout le monde sait qu'elle est finie", cette réplique finale de la pièce de théâtre prononcée par la belle jeune femme sonne comme une condamnation cruelle que l'actrice prend de plein fouet pour elle-même et non plus seulement pour son personnage. Les rôles sont inversés : la star est blessée, la gamine apparemment niaise devient le symbole d'une jeunesse triomphante et sans pitié.

C'est un très bon film par l'originalité du sujet et le scénario qui ménage même un certain suspens. La distribution, très homogène, rassemble Angela Winkler, que le public français avait découvert dans les films "L'honneur perdu de Katharina Blum" et "Le tambour" de Schlöndorfer, et Lars Eidinger, que nous avions eu la chance de voir à La Criée à Marseille dans "Hedda Gabler" d'Ibsen brillamment mis en scène par Thomas Ostermeier.

Il aurait pu être exceptionnel s’il n'y avait eu quelques passages trop démonstratifs et insistants qui enlèvent la finesse de l'étude psychologique voulue par le cinéaste.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 2 septembre 2014
spoiler: Hydre emmêle En trois parties "Sils Maria" dresse un état des lieux fascinant de la vie de comédienne. Trois temps, trois visages et trois visions qui mettent en abyme les frustrations et ambitions de chacune. Les sentiments de Binoche, Stewart et Chloë Grace Moretz se lient avec leurs rôles et ceux qu'ils interprètent. La première partie présente habilement le contexte. Infiltration ultra-réaliste (nom de radio, d'acteurs, d'écrivains... existants) dans la vie d'artiste. Dans un train à vive allure Valentine (Kristen Stewart) se plie en quatre pour satisfaire au confort de la vedette Maria (Juliette Binoche). Au fil de d’innombrables coups de téléphone le récit se met en place et les personnages se dessinent. Une jeune femme aspirante comédienne dévouée et en admiration pour une grande du métiers au crépuscule de sa carrière. Une fois le chemin tracé, elles se cloîtrent dans un village Alpin (Sils Maria) propice à l'écriture et à la répétition pour ce cas précis. L'assistante de Maria lui donne la réplique entre deux randonnées. La deuxième partie est fascinante dans sa mise en abyme en trois dimensions. La résonance du vécu et des sentiments de chacune des quatre personnages et deux comédiennes est troublante. On ne serait presque plus démêler le vrai du faux, c'est bien vu et bien voulu. Kristen Stewart est une jeune femme dépassée par l'ampleur qu'a pris sa notoriété. Juliette Binoche joue en fait son propre rôle. La relation privilégiée entre Maria et Whilhem est l'illustration de celle pleine de fidélité et d'admiration qu'elle et Olivier Assayas ont. Valentine ne fait pas que lire le texte, elle joue très bien son rôle. Il est rapidement évident que la demoiselle n'attend pas que de servir Hollywood. Kristen Stewart excelle dans cette frustration doublée d'admiration. Elle voue une véritable adoration pour sa patronne et sa serviabilité n'est pas foncièrement intéressée. Néanmoins elle attend une forme de reconnaissance de la part de l'actrice. Face à ce manque d'attention, Valentine s'échappe, balance coussins et portables sans violence mais pas sans peine, fuie. Elle n'exprime jamais son envie de percer dans le cinéma (ou le théâtre), mais elle est évidente. Et ça accentue l'égocentrisme de Maria qui ne parle que de ses projets, ses souvenirs et ses sentiments sans être vraiment à l'écoute de son assistante. Le constat qu'elle fait de la pièce exprime à l'envers la sensation de ses personnages. 20 ans après avoir joué la charmeuse Sigrid, Maria se voit offrir le rôle de la femme mûre charmée. Elle déteste ce personnage d'Helena qu'elle trouve sans intérêt et en fin de compte éclipsée par la jeune femme. Les scènes de répétitions appuient très bien sur cette étrange ambivalence entre fiction et réalité. Valentine lance ses répliques comme des perches tendues. Elle défend l'idée d'un duo qui se complète quand Maria veut lâcher le rôle d'Helena. Elle défend une réciprocité dans l'échange entre la patronne et sa stagiaire, comme pour demander un retour à son employeuse. Un besoin d'affection qui est à peu près la même détresse qui pousse Helena au suicide. La blessure n'est pas aussi profonde mais elle est nourrie par la même indifférence. En cela l'actrice Maria est bien plus proche de la jeune femme qu'elle à jouée à ses débuts que le rôle qu'elle reprend. Mais on peu aisément penser que ce fût l'inverse quand elle commençais le métiers. Quand Valentine interroge le passé de la relation entre Maria et Whilhem on devine qu'il était son mentor. Ce que Valentine attend de Maria, elle va le donner à la jeune Jo-ann. Il y a tout de même de superbes scènes de complicité entre les deux femmes. Plutôt qu'un conflit leur différence de génération est nourrissante et cocasse. La scène du casino est géniale, en plus d'être très drôle c'est assez fort que ce soit Kristen Stewart qui défende le blockbuster. On pourrait remplacer les mots "vaisseau" et "combinaisons spatiales" par "vampire" et "loup-garou" que ça ne sonnerait pas différemment. Finement écrit et grandement interprété. La portrait de Jo-ann fait à Maria par Valentine (Kristen Stewart donc), vaut aussi son pesant d'or. Description à base de "googlé" laissant entrevoir une jeune femme prometteuse finalement fracassée par le star système. Le contre coup de découvrir une fille pleine de classe et d'élégance est un superbe pied de nez qui brise l'écran de fumé que peut être le média d'aujourd'hui. Cette rencontre scelle le désespoir de Valentine. La jalousie entre les personnages n'est jamais clairement montrée et pourtant le mot est très utilisé. On ressent assez clairement celle de Valentine à la fin de la rencontre, les louanges échangées l'agace. Le ton n'est pas orageux ou pesant mais une petite grisaille souffle le troisième temps. Le film ne descend pas en qualité mais le récit perd de sa richesse. En dehors du nouveau binôme qui y est bien exploité, cet épilogue est un peu vain et long. On voit encore plus clairement la difficulté de Maria à laisser place à la relève. Elle n'accepte définitivement pas de voir une autre qu'elle camper le rôle avec lequel tout à commencé. Et elle finira pourtant par faire une recommandation à contre courant de cela, une sorte de prise de conscience. La mise en scène accentue le bon réalisme du film et s'inscrit dans un ensemble visuel magnifique. La première partie nous laisse admirer les belles actrices, mais surtout on plonge par la suite dans un paysage alpin sublime. Sils Maria (la ville) est plus que dépaysante avec ses montagnes où les nuages s'insinuent comme des serpents, une terre de retraite parfaite. Il y a donc aussi la scénographie de la dernière scène qui brille. "Sils Maria" est une de ses nombreuses introspection hollywoodienne, très inspiré celle-ci. Un scénario d'une richesse et d'une finesse rares, une très belle photographie et des actrices brillantes. Sans une petite longueur et une certaine lenteur, Olivier Assayas ne serait pas loin d'avoir tout bon.
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