Sils Maria
Note moyenne
3,4
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272 critiques spectateurs

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 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 août 2014
En compétition officielle au dernier festival de Cannes, "Sils Maria" aurait mérité d'être primé, tant le film brille par de nombreux aspects. Une écriture précise et élégante, une mise en scène qui s'appuie à la fois sur une base classique et sur des fulgurances expérimentales audacieuses et enfin une interprétation brillante. Le casting du film est d'ailleurs judicieux dans le sens où il participe à la construction de jeux de miroirs tout à faits passionnants. En effet, les carrières respectives de Juliette Binoche, Kristen Stewart et Chloe Grace Moretz font échos aux personnages du film, ces derniers ayant aussi des liens très étroits avec les personnages de la pièce dans le film. Cette idée scénaristique sert magnifiquement des réflexions aussi explicites que profondes sur le métier d'actrice, la célébrité ou encore le temps qui passe.On pourra toujours reprocher à "Sils Maria" son manque d'émotion, mais en aucun cas sa maîtrise et son calme impressionnants.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 24 août 2014
Un duo hors pair incroyablement bien mené par Binoche et Stewart, sans qui le film n'aurait probablement pas eu la même intensité. Elles servent avec brio l'ambiguïté et la perte des repères entre la fiction et la réalité. Durant la deuxième partie du film, on assiste en quelque sorte à un huis clos entre Maria et Valentine (son assistante dévouée et très attachante) qui vivent une relation privilégiée, et les personnages de la pièce, Helena et Sigrid : Tout se mêle et se confond au travers de dialogues très naturels, pertinents et surtout captivants. Rien ne semble laissé au hasard dans ce film aux maintes réflexions. Le tout est accompagné d'une belle leçon sur l'interprétation subjective de chacun des spectateurs qui permet à l'œuvre quelle qu'elle soit d'être en perpétuel mouvement, et de dévoiler des nouvelles facettes, comme une ressource inépuisable : c'est le regard du spectateur qui lui donne vie. spoiler: Grandiose et très osé que ce choix de faire "disparaître" Valentine juste après ce discours, laissant ainsi libre cours à notre interprétation tout en entrainant une certaine frustration. Un coup de génie.
. Clouds of sils maria explore de nombreuses pistes et c'est ce qui en fait son indéniable richesse : de l'omniprésence des technologies de communication et d'internet, en passant par la fossé creusé entre deux générations qui mêlent des points de vue différents sur l'Art (un conflit entre une vision classique et un point de vue plus moderne sur le cinéma et le théâtre, sans pour autant donner raison à l'une plus qu'à l'autre), pour en arriver au thème majeur du temps qui passe, fatalité difficile à accepter pour Maria (aussi bien en tant qu'actrice, qu'en tant que femme). Pour finir, une très belle mise en scène poétique et douce (les séquences sont ponctuées de fondus au noir rappelant la fermeture des rideaux au théâtre) agrémentée de magnifiques scènes situées dans les montagnes désertes de Sils Maria qui semblent resserrer les liens entre Maria et Valentine habitées par la pièce de théâtre, happées par les personnages et seules au coeur de ce paysage grandiose. Une bande originale bien choisie et qui amplifie l'aspect lyrique du film, une esthétique de l'image maîtrisée avec des plans qui captent le regard et qui nous immergent dans l'atmosphère si particulière du film. Bref, un long-métrage extrêmement touchant, qui donne a réfléchir, et ce, sans être pompeux ni hermétique (de plus en plus rare ces derniers temps. À mon humble avis, c'est un film à voir, et à revoir.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 24 août 2014
Sils Maria...d’Olivier Assayas. Le pitch : une pièce de théâtre opposant deux femme, une jeune fille et une femme de quarante ans. Maria Enders a incarné Sigrid, la jeune fille, vingt ans auparavant. Aujourd’hui on lui propose d’endosser le rôle d’Héléna, la femme d’âge mur.Le film est construit en trois parties, en trois actes distincts. On vit les doutes de cette femme qui répète avec son assistante un rôle pour lequel elle n’a finalement aucune passion. On vit des bribes de sa vie privée. On a largement de quoi imaginer le reste. La fiction, le théâtre, la réalité s’enchevêtrent subrepticement jusqu’à la confusion de l’espace temps. Les scènes entre Juliette Binoche et Kristen Stewart sont au delà du jeu, au delà de tout...on est dans l’excellence, dans la justesse absolue, ça pourrait durer encore des heures j’aurais marché...j’aurais couru même.A chaque fois qu’un scène que l’on n’a pas forcément envie de voir pointe le bout de son nez, Assayas utilise un fondu au noir pour nous l’épargner, et ainsi passer à autre chose. Ce fût un vrai bonheur de mise en scène, avec de très bonnes idées et une dose d’humour très discrète souvent bien venue.J’ai adoré l’ambiguité des rapports entre les personnages, réalisant ô combien la frontière entre le jeu et la vie est ténue, ô combien les égos sont démesurés, et les humains imparfaits et fragiles.Je pensais m’ennuyer, mais c’est tout l’inverse qui s’est produit. Je recommande vivement.
Wikus83
Wikus83

26 abonnés 64 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 24 août 2014
Pas dans le bon état d'esprit à l'instant T, ou simplement pas pour moi, mais je me suis ennuyé. Trop bavard, trop théorique, trop cérébral, Sils Maria m'a tenu à distance, malgré une interprétation magistrale, notamment de Kristen Stewart qui laisse éclater un énorme potentiel d'héroïne dramatique, loin des niaiseries de Twilight.
Sylvain P

387 abonnés 1 429 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 août 2014
Le temps qui passe et nous fait chavirer irrémédiablement est un sujet de cinéma souvent traité. Olivier Assayas apporte sa pierre à l'édifice. 3 actrices en grâce (on attendait depuis longtemps de voir Kristen Stewart interpréter vraiment un rôle) donnent vie à un puissant jeu de séduction, de trahison, voire de haine. La pièce de théâtre répétée par les comédiennes se confond avec leur vie et les relations qu'elles entretiennent. Le serpent vénimeux de la vieillesse se répand inexorablement dans une Juliette Binoche qui réalise à peine que le monde n'est plus et ne sera plus son monde, mais celui de la génération suivante (Chloë Grace Moretz, en grâce, sans jeu de mots). Poignant, malgré des longueurs.
antony Z.
antony Z.

83 abonnés 1 115 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 24 août 2014
L'intérêt principal réside à la fois dans l’interprétation des acteurs et dans le sujet abordé qui est très intéressant quant au temps qui passe et ce à travers les différents métiers du cinéma (l'actrice et son assistante principalement). Mais pas seulement... sont abordés les difficultés psychologique liés au métier d'acteur quant à l'appropriation des personnages joués quitte à se perdre soit même. Quoiqu'il en soit, le film est peut-être trop intellectuel ou tout simplement se perd-il au milieu de ce qu'il veut transmettre? pour ma part, j'ai jamais vraiment "accroché" son rythme m'ennuyant peu à peu
annereporter94
annereporter94

57 abonnés 1 006 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 août 2014
Rien que pour la prestation de Juliette Binoche, il ne faut pas manquer ce film. D'autant plus que, face à elle, Kristen Stewart est magnifique... Ce duo d'actrices, c'est aussi le sujet du film: le réel se m^le à chaque instant à la fiction!
Julien D

1 338 abonnés 3 461 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 août 2014
Grâce à la réunion de trois interprètes aux parcours totalement différents, Olivier Assayas poursuit son étude de la condition d’actrice entreprise dans Irma Vep. Dans ce rôle très introspectif, Juliette Binoche est tout bonnement exceptionnelle, tout comme le sont d’ailleurs Kirsten Stewart et Chloë Grace Moretz qui signent chacune leur rôle le plus mature, et qui toutes trois forment tous les aspects de ce métier fascinant. En effet, tandis que Binoche et Moretz représentent, elles-mêmes comme leur personnage, deux générations qui ne se comprennent pas, le face à face, dans l’acte 2 (un chapitrage qui, comme l’est la mise en scène, est directement inspiré du théâtre), entre Binoche et Stewart reflète l’inévitable question du temps qui passe. Deux formes de confrontation intelligemment approfondies qui sont filmés avec une finesse exquise, et en grande partie dans le cadre de magnifiques montagnes suisses où un phénomène météorologique et cinégénique a visiblement autant captivé le réalisateur que ses magnifiques comédiennes. Trop souvent verbeux et démonstratif, le long-métrage perd, en son milieu surtout, beaucoup en intensité mais l’ensemble n’en reste pas moins un pur moment de cinéma qui vaut surtout pour sa distribution inoubliable.
brunetol
brunetol

208 abonnés 179 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 24 août 2014
Sur le temps qui passe, voyez "Boyhood" (ma précédente critique). Sur le star system, voyez "Maps to the Stars", dont le sujet est curieusement assez proche - mais tellement mieux traité. Sur les paysages des Alpes, voyez "Le mur invisible". Que reste-t-il à voir dans "Sils Maria" ? A peu près rien. Si. Kristen Stewart, dont j'ignorais tout, et qui est la seule lueur de vie dans ce pensum surgelé, et justifie l'étoile et demie de ma note. Pour le reste, Assayas continue son travail de théoricien - niveau classe terminale. Il a l'air très pénétré de son sujet, aussi passionnant que la thèse d'Agnès Jaoui dans "On connait la chanson" (pour mémoire : "Les Chevaliers-paysans de l'an mil au lac de Paladru"). Là, ce sont "Les états d'âmes d'une star vieillissante". Comme dans le très exécrable "Trois couleurs : Bleu" de Kieslowski, où Binoche était également égarée, Assayas invente un faux auteur connu et des fausses actrices adulées dans des fausses pièces à succès. Tout ce bazar s'englue dans des dialogues sans fin entre l'actrice et son assistante, tandis qu'un faux metteur en scène génial a proposé à la fausse actrice célèbre quinquagénaire (Binoche) de rejouer la fausse pièce en endossant le rôle de la vieille alors qu'elle avait joué la jeune quand elle l'était (jeune). Ça pouvait faire un roman (du genre que je ne lis jamais). Au cinéma c'est juste insignifiant. Ennui mortel.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 23 août 2014
Juliette Binoche est vraiment vraiment exceptionnelle dans ce film. Les autres perso la mettent en valeur. On se prend au jeu, on s'attache à cette femme
Axis.fr
Axis.fr

28 abonnés 146 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 23 août 2014
Soooo overrated :Lent, trop lent, verbeux... et il ne se passe (presque) rien.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 23 août 2014
J'ai mis 5 étoiles à ce film, qui pour moi est un véritable chef-d'oeuvre. Il est bien dommage que le jury du festival de Cannes ne lui ait pas attribué un prix...En effet, nous retiendrons sûrement encore longtemps ce fabuleux duo Binoche/ Kristen Stewart. Cette dernière est excellente dans ce film, rien n'a voir avec Twilight, on retrouve la Kristen des débuts. Binoche est elle aussi excellente.Le film en lui même est très intéressant, certains ont pu trouver le film long, mais en réalité chaque scène a sa place et son importance dans le film. Assayas nous gâte de magnifiques paysages et la bande original s'accorde parfaitement avec les images. On se laisser tout simplement emporter... Un gros bravo donc à Oliver Assayas, Juliette Binoche, Chloé Moretz, et surtout Kristen Stewart qui vole la vedette! Je recommande vivement ce film!
Ufuk K

617 abonnés 1 722 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 23 septembre 2014
film bien trop classique pour moi ennuyant je n'ai jamais ete captivé par le film l interprétation des actrices été correcte ce qui vient sauver le film du naufrage!
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 23 août 2014
Sur un scénario des plus ténus (la prise de tête d'une actrice) on récupère une sorte de huis clos très verbeux entre Maria (l'actrice, Juliette Binoche) et son attachée de presse-confidente-secrétaire (Valentine, Kristen Stewart). C'est long, lent, sans guère d'action et donc passablement ennuyeux. On ne perdra rien en n'allant pas voir ce film.
pierre72
pierre72

162 abonnés 367 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 août 2014
J'ai vu le must de la rentrée cinématographique si l'on en croit les gazettes ! J'ai admiré Juliette Binoche et Kristen Stewart dans le nouveau film d'olivier Assayas. Qu'importe qu'il soit revenu bredouille de Cannes, en août c'est lui qui obtient la palme du boniment, de l'oeuvre injustement boudée. La presse dégouline de superlatifs, d'admiration tout en ne proposant généralement qu'une seule et même photographie de Juliette Binoche en robe du soir Chanel.Il faut bien ce rouleau compresseur médiatique pour faire courir les spectateurs dans les salles pour aller se passionner aux interrogations intimes d'une comédienne célèbre (Binoche) se trouvant confrontée à une jeunesse aux dents longues qui la chassera impitoyablement du haut de l'affiche et aux vertiges d'une pièce de théâtre qui n'est finalement qu'un représentation de sa propre vie.Le sujet, essentiellement destiné à une élite de spectateurs concernée par les affres de la création et les interrogations de la fugacité de son aura à l'intérieur du star system, va avoir du mal à alpaguer le populo. Peut être que quelques ados énamourés, attirés par la présence de Mlle Stewart, se risqueront à aller grignoter quelques popcorns avant de soupirer en s'apercevoir que non, ce n'est pas un succédané de "Twilight". D'ailleurs, je me demande si tout ce tam tam assourdissant n'est pas là pour essayer d'amortir au maximum le cachet (surement exorbitant) de la jeune star hollywoodienne.Essaie-t-on encore une fois de nous faire prendre une vessie pour une lanterne ? Pas tout à fait quand même, le film a des qualités mais pas au point je^pense à entrer dans la légende du cinéma !Composé en deux parties et un épilogue, "Sils Maria" emporte tout d'abord l'adhésion dans le descriptif de l'univers de la star. La caméra sait rendre le rythme trépidant d'une vedette surbookée et qui apprend la mort de l'auteur qui l'a lancée. Aidée par une jeune secrétaire ( Mlle Stewart avec des lunettes pour faire sérieuse) qui filtre et organise sa vie comme un cerbère dévoué, la star va devoir affronter les médias (lunettes de soleil, visage fermé), un hommage à l'auteur ( rayonnante et profonde) et sa vie de tous les jours (pleurante car compliquée par un divorce ). Dans cette évocation la caméra d'Assayas est étonnante de précision et sait très bien rendre le stress qui enveloppe la comédienne. Par contre, et cela on s'en apercevra lors de la deuxième partie, on ne sent aucun rapport de proximité avec sa secrétaire, très présente certes mais vivant sa vie en marge. Et ce n'est pas la scène d'intimité entre elles, au bord d'un lac, qui soude un tant soit peu le duo. Intimité est un bien grand mot. Disons qu'à un moment, après une balade, la star veut prendre un bain, se met nue et demande à sa secrétaire de la rejoindre dans l'eau. Cette dernière se déshabillera mais restera en sous vêtements (et là on s'aperçoit à l'écran que Mlle Stewart, sûrement très prude, à l'américaine, porte un boxer sous lequel elle met un slip!), pensant surement que cette envie soudaine de nudisme n'est qu'une folie de vieille personne surement ex soixante huitarde.La suite sur le blog
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