Cinq ans après le succès de la première adaptation, revoici enfin Le Petit Nicolas sur grand écran à nouveau dirigé par Laurent Tirard. Changement de cadre pour ce second épisode librement inspiré cette fois ci du recueil de nouvelles Les Vacances Du Petit Nicolas. Un cadre idéal pour un film programmé en juillet.
Cette année Nicolas, ses parents et sa mémé partent en vacances à la Mer. A l'hôtel, le petit garçon va rapidement se trouver une nouvelle bande de copains. C'est grâce à eux qu'il va tenter de faire changer d'avis ses parents qui semblent vouloir le marier avec Isabelle, la fille d'un ami d'enfance de son père.
A la vue de ce deuxième long métrage, on se demande si c'est bien la même équipe qui a écrit et réalisé ce second opus. Là où la première adaptation était particulièrement réussie, cette suite sent l'exploitation commercial à plein nez. Du recueil des Vacances Du Petit Nicolas, Laurent Tirard n'aura cette fois ci gardé que le titre et quelques noms à part cela toute l'histoire semble sortie de son imagination et fait la grossière erreur de délaisser Nicolas et ses copains au profit de ses parents.
Les cinq ans passés entre les deux films ont obligés la production à changer le comédien qui jouait Le Petit Nicolas. Le nouveau s'appelle Mathéo Boisselier, jeune inconnu particulièrement bien choisi. Toute sa bande est également renouvelée mais au lieu de reprendre les personnages que l'on connaît bien ce sont cette fois ci des amis de vacances imaginés par les scénaristes. On retrouve bien certains prénoms du livre mais pas leur description ni leur histoire qui se déroulait en colonie de vacances. Une belle bande bien sympathique qui malheureusement passe cette fois ci au second plan.
Tout le film semble tourner plus autour du père toujours incarné de Kad Merad. L'acteur ne donne pourtant pas ici tout son potentiel comique. Il va même jusqu'à faire dans l'imitation ridicule de Louis De Funès dans une scène piquée à La Grande Vadrouille. Laurent Tirard offre aussi à Valérie Lemercier, qui joue à nouveau la mère, une sous intrigue avec un producteur de cinéma absolument sans intérêt. Seuls les fans absolus de l'actrice seront contents de la voir faire son show mais on n'était pas venu pour cela.
Le ton des histoires de Sempé et Goscinny est toujours bien conservé dans cette suite qui conserve son humour. Cependant le scénario est très faible, certains personnages sont mis totalement de coté comme la Mémé jouée par Dominique Lavanant qui ne sert finalement plus à grand chose une fois la famille arrivée en vacances. Pareil avec l'Allemande qui séduit le père qui semble être au final qu'une excuse pour montrer une paire de fesse. C'est à se demander si l'absence d'Alain Chabat à l'écriture de cette suite n'a pas été préjudiciable.
On se réjouira de retrouver de grands noms pour des seconds rôles trés réduit, certains reviennent du premier film comme Daniel Prevost (M. Moucheboume), François-Xavier Demaison (Le Bouillon) d'autres apparaissent pour la première fois comme Francis Perrin (Le Directeur de l'école), Bruno Lochet (l'hôtelier), Bouli Lanners (l'ami d'enfance) et Michel Hazanavicius (un vacancier). Tous apporte beaucoup d'humour dans leur courtes scènes.
Les Vacances du Petit Nicolas a tout l'air d'une suite purement commerciale qui mise plus sur la notoriété du jeune héros que sur la qualité du film en lui même. Les parents risquent de plus s'amuser devant ce film qui leur rappellera de bons souvenirs que leurs enfants qui n'auront rien à faire des histoires des parents de Nicolas. Une déception qui n'empêchera certainement pas une autre suite de voir le jour en espérant qu'elle soit de meilleure qualité.
Autant j'avais raisonnablement aimé le premier volet de ce qui deviendra peut-être une saga (voir plus bas), cette fois je n'ai absolument pas retrouvé l'ambiance "originale" du "Petit Nicolas" de Sempé et Goscinny. Ceux qui ont lu et aimé comme moi les livres comprendront ce que je veux dire. Je ne dis pas que le film est mauvais (soit dit en passant, il n'est quand même pas terrible), mais plutôt qu'il n'a rien à voir avec les livres éponymes. Que les héritiers et ayants droit de Goscinny cherchent à presser le citron, soit, c'est leur droit, mais par pitié ne mélangeons pas tout. Le talent des acteurs n'est pas non plus en cause : dommage néanmoins qu'ils se soient prêtés à ce que j'appellerais un coup d'épée dans l'eau. Seul point positif : l'ambiance des années 60 assez bien retranscrite, mais à cela ne seront sensibles que les gens qui, comme moi, ont connu ces années-là... J'espère très sincèrement qu'il n'y aura pas de suite à ce film.
L'esthétique si particulière crée par Sempé et Goscinny et si joliment restitué par Laurent Tirard suffira à rassasier les gourmands de belles images. Valérie Lemercier est suffisamment volcanique pour donner un peu de relief à cette mignonne carte postale. Les adultes apprécieront des situations un peu plus audacieuses qu'au premier essai, on pourra en revanche déplorer que les enfants ne soient plus tellement le sujet central du film. A noter quand même une petite scène Louis De Funiesque entre Kad Merad et Dominique Lavanant qui vaut le coup d’œil.
Il faut avant tout saluer le travail minutieux des accessoiristes, décorateurs et autres costumiers qui ont su apporter à ces Vacances du petit Nicolas une imagerie ultra-kitsch nous renvoyant dans la France des années 50-60. Pour sa part, le réalisateur-scénariste Laurent Tirard, épaulé dans son écriture par Jaco van Dormael, a tenté de ne pas commettre l’erreur du premier film en rattachant les différents gags par un semblant d’intrigue afin de les faire paraitre un peu moins répétitive. Malheureusement ce léger scénario a beaucoup trop tendance à suivre les pérégrinations des parents de Nicolas que Nicolas lui-même. L’humour est encore une fois très convenu et n’arrive jamais à nous faire décrocher plus d’un léger sourire. Si Mathéo Boisselier est aussi convaincant que ne l’était Maxime Godart dans le rôle de ce jeune héros, le jeu grotesque de Dominique Lavanant nous fait regretter Bernadette Lafont. La perte de rythme de la mise en scène tandis qu’avance le récit sont après tout à l’image de toutes ses vacances estivales qui commencent fort et tournent vite à la routine ennuyeuse.
Suis allée voire le film hier , je le trouve super ennuyeux , trop long sans queue ni tete vous vouliez aller le voire je vous deconseil prenez vos 10e est alle voireun autre film spectatrice ma dit( vous allez regarder le film est bien je peux vous dire il est nul )elle avai t raison
J'aime mieux le contexte des vacances que la suite de blagues de la première version. C'est un film dès l'âge d'en regarder qui montre un quotidien avec insouciance, humour et aussi une humeur de vacances pour prendre les choses avec légèreté. Kad Merad est amusant, Valérie Lemercier est comique et bonne mère aux côtés d'un Petit Nicolas qui va découvrir d'autres copains et une nouvelle compagnie. C'est une comédie d'été.
Les vacances du petit Nicolas est un divertissement qui ne laissera pas un souvenir impérissable. C'est simple en dehors d'une facture technique remarquable grâce à un budget conséquent (les décors, les costumes etc sont parfaits), il n'y a pas grand chose à se mettre sous la dent, la faute à un scénario vraiment trop pauvre qui tente de recycler de très vieilles idées (spoiler: la scène où la grand-mère ronfle est en un parfait exemple) . On s'ennuie donc beaucoup, même si c'est assez joli à regarder.
Effet Canada Dry pour ce nouvel opus : Son nom ressemble à un Petit Nicolas, c’est doré comme un Petit Nicolas (en vacances), mais ce n’est pas du Petit Nicolas…En tout cas pas celui de Sempé et Goscinny dont la fraîcheur et la truculence faisaient la joie de mes lectures d’enfance. Certes l’intention, louable dès le générique, de vouloir nous replonger dans le décor et dans l’ambiance surannée d’une carte postale des 60’, est bien là, mais ce n’est hélas pas suffisant. Ni les vieux postes radios, ni les embouteillages de Simca, de fourgons TUB Citroën où de Peugeot 403 sur les routes vicinales, ni l’ameublement rétro ne peuvent combler l’indigence d’un scénario qui s’enfonce petit à petit dans le grotesque, et qui somme toute, laisse assez peu de place aux jeunes acteurs, qui font leur possible pour ne pas être déméritants. On sourit quelquefois, beaucoup plus qu’on ne rit, mais si le public ciblé sont les spectateurs de moins de dix ans, pas sûr que cette accumulation de gags sans finesse fasse mouche, en tout cas, dans ma salle de ciné les nombreux enfants étaient loin d’être hilares…
Non, " Les vacances du Petit Nicolas" n'est pas une daube ! Si je regarde attentivement mon livre de cuisine préféré, "une daube bien cuisinée révélera en bouche une explosion de saveurs différentes..." Alors, c'est certain, ce deuxième volet des aventures du héros créé par Goscinny ne peut pas s'apparenter à la préparation culinaire de ce plat bien traditionnel, car sur l'écran, aucune explosion de quoi que ce soit n'arrive à éveiller le spectateur. Laurent Tirard et ses scénaristes ont pourtant fait les courses en grand. Ils ont amassé dans leur panier tout ce qu'il faut pour proposer le meilleur film de vacances possible. Le problème est qu'ils ont mal choisi leurs commerçants. Pourtant pourvus d'une carte platinum leur permettant un shopping à la grande épicerie du Bon Marché, ils ont préféré le clinquant de revendeurs mettant en avant leurs plus beaux produits, mais vous fourguant dans votre sac tous les fruits mâchés ou trop avancés. Et pour les épices, celles sensées donner un peu plus de saveur au plat, ils ont choisi une marque de distributeur, pensant que pour un public familial cela suffirait bien. Avec les économies ainsi réalisées, ils ont pu s'offrir à nouveau la participation de Valérie Lemercier et Kad Merad. Je vous rassure le précédent Petit Nicolas étant devenu une grande asperge acnéique et pourvu d'un sourire façon centrale nucléaire a été écarté au profit d'un petit nouveau dont la dentition subira bien vite le même traitement que son prédécesseur. Hé oui, je me suis intéressé énormément aux dents des jeunes acteurs, tous de la chair potentielle à orthodontiste obsédé d'alignement, car voyez-vous, il n'y a rien d'autre à faire en regardant cette oeuvre. Mais rassurez-vous, même si vous avez oublié votre dentier, la daube de l'été n'est pas dure à avaler car tout y est prémâché. C'est un catalogue de tous les clichés, les poncifs du film de vacances. Rien ne manque du château de sable inlassablement détruit, aux anglais qui prennent des coups de soleil, en passant par le maillot de bain unique porté également par la voisine. Et il y a même un hommage au gendarme de Saint Tropez avec une scène de naturisme et l'arrivée inattendue de connaissances, inévitable quiproquo qui ne fait plus rire personne depuis cinquante ans. Par contre, et surement pour contenter tous les cinéphiles qui devraient se rendre en masse à la projection, il n'y a pas que des références au film de Jean Girault. On y trouve aussi cités, Tati, Demy, Kubrick et la famille Adams, ce sont là les épices dont je vous parlais plus haut, mais ici bien éventées. La suite sur le blog
Pas désagréable mais pas enthousiasmant non plus. On traverse le film sans s'y accrocher, avec quelques sourires mais pas de grands éclats. Pas vraiment pour les adultes, ni complètement pour les enfants. Bref ce film n'atteint pas la cible et c'est même à se demander qu'elle était la cible.