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brunocinoche
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3,0
Publiée le 21 septembre 2014
A vouloir mélanger les genres, SF et romance Kurosawa se perd un peu par moment. Dommage, car cet "Inception" à la japonaise partait d'une bonne idée, pas vraiment exploité à fond.
Une réalisation pataude avec des comédiens engoncés dans un propos bucolique un peu trop mièvre (je trouve le personnage de la fille insupportable)... Real ne réinvente pas vraiment un genre déjà classique à sa sortie : Les mondes parallèles où le spectateur se perd un peu... Le scénario, bien que prometteur (dans l'fond), saute du coq à l'âne et les étapes clés du film tombent souvent à plat... ça ressemble à un projet sympa mal porté. Et 2h00, c'est beaucoup trop ! Très déçu !
Real commence de façon prometteuse, comme un homme (Takeru Satô) fait une incursion grace a une nouvelle technologie dans l'esprit de son amante dans le coma (Haruka Ayase), une dessinatriced de manga qui a apparemment tenté de se suicider après avoir connu un manque d'inspiration pour l ecriture de ses mùangas . Alors que la première moitié possède quelques idées interessantes , le film se déplace dans le passé de ses personnages, et plus il avance plus il s 'ecarte sur un freudisme emoussé et de la métaphysique risibles.2.5/5
Toujours pas le meilleur Kurosawa, même si certaines idées sont intéressantes voire même passionnantes, le fait de pouvoir voir et parler avec un être dans le coma pourrait être fantastique. Le twist dans le dernier tiers est inattendu ou presque. Par contre le coup du plésiosaure... Je n'ai pas trop compris l'intérêt.
J'ai aimé pas mal de dramas et de films Japonais, et j'adore les mangas mais là, je n'ai pas aimé >o<. Le principe est très bien cependant je le trouve mal exploité et d'une lenteur incroyable. Je n'aime pas le jeu des caméras, je trouve les personnages vides et peu attachants spoiler: (même pas un petit bisous à la fin pour me dire que j'ai pas perdu mon temps T_T) , des effets spéciaux mal faits pour la plupart sauf pour la "machine" et spoiler: le plésiosaure (d'ailleurs à ce sujet, j'ai trouvé ça tellement lourd... il revient deux fois en plus noooooon...!)... Enfin bref, deux heures de perdues.
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2,5
Publiée le 10 septembre 2014
Un film avec une histoire originale et un scénario bien écrit mais qui a du mal à tenir sur la longueur. Je dois dire que j'ai vraiment été conquis par la première heure du film qui est très bonne vraiment mystérieuse avec cette plongée dans le subconscient et cette ambiance à la fois étrange voir même flippante par moment mais tout ceci s'arrête quand commence si on peut dire la deuxième partie du film comme si on recommençait tout depuis le début j'ai à ce moment lâché prise, le rythme reste le même mais il semble vraiment plus lent, les réponses arrivent trop lentement, les quelques rebondissements sont bien trop prévisibles et pour finir les 20 dernières minutes sont pire que tout ça part vraiment dans un délire bien trop éloigné de l'ambiance du début et puis franchement j'attendais un vrai bon twist mais qui n'arrive malheureusement jamais.
Après son diptyque Shokuzai, le réalisateur japonais Kiyoshi Kurosawa revient cette fois avec une histoire qui s’inspire un peu d’Inception. On nous réserve ici un voyage dans l’esprit d’un mangaka ce qui peut donner de drôles de surprises comme cette apparition quand même bizarre dans la conclusion du film. Est-ce d’ailleurs à cause de cela toujours est-il que Real laisse une impression assez amère ; on est loin d’être emballé par la quête menée par Takeru Sato il n’y a bien qu’un incroyable retournement de situation qui vient apporter un peu d’animation à un ensemble plutôt moyen.
D’un côté, il y a le travail formel de Kurosawa, toujours aussi impressionnant (sa capacité à rendre le moindre plan anxiogène, de faire naître l’effroi d’un hors-champs anodin ou d’un discret mouvement de caméra), d’un autre côté, il y a un récit alangui par la fadeur de l’interprétation et des dialogues et par la mollesse de sa narration, finalement très convenue (un twist qui ne sert pas à grand-chose, une résolution très clichée). Bref, un petit Kurosawa.
Koichi (Takeru Satoh) et son père s’installent sur une île isolée du Japon, ce dernier lance la construction d’un complexe touristique sans l’approbation de la population locale. Alors que Koichi est rejeté pour les actions de son père, Atsumi (Haruka Ayase) se rapproche du garçon. Les deux enfants deviennent rapidement inséparables, 15 ans plus tard, le couple s’installe à Tokyo, Atsumi pour devenir mangaka, Koichi professeur de sport. Atsumi qui tente de s’ouvrir au monde par le dessin s’isole davantage de la société. L’enfermement d’abord physique sur son île natale, puis moral vis à vis de ses camarades (qui n’acceptent pas la présence de Koichi), ne s’estompera pas avec la distance, Tokyo sera source d’une claustration encore plus écrasante. La jeune femme se barricade dans l’univers qu’elle ne cesse d’améliorer, de détailler dans ses mangas, l’amour pour Koichi sera bientôt insuffisant pour lutter contre l’amertume qui la ronge. Le suicide comme ultime exclusion.
Le film s’inscrit pleinement dans le style du réalisateur japonais, explorant de nouveau les tourments intérieurs par un procédé novateur. En effet, l’exploration mentale arrive à son paroxysme dans Real puisque les personnages n’évoluent qu’en étant directement connectés à la conscience de l’autre. Cette habile introspection ne concerne en vérité qu’une partie du film dont la réussite tient à l’ascenseur réalité/fiction que Kurosawa alimente par des séquences quasi oniriques (les incrustations dans la voiture, les apparitions inopinées).
Film très (trop) ambitieux et très inégal, les rares séquences d'excellence cotoyant de purs plantages. Les influences sont nombreuses et diverses : shutter island, inception, dostoevski, mythologie grecque, plus certainement pleins de référence japonaises qui m'ont échappé. Tout cela constitue un patchwork difficile à digérer et de fait le réalisateur a eu les yeux plus gros que le ventre. On voit venir le twist à 30 kilomètres et, je suis sans doute un occidental beaucoup trop rationnel, mais l'apparition du plésiosaure comme métaphore de la culpabilité et de la Grande Faucheuse, ça m'a presque fait hurler de rire. Y avait pas que du wasabi dans le wasabi...
Kiyochi Kurosawa semble s'être beaucoup inspiré de Stanley Kubrick pour forger l'esthétique de "Real". L'architecture des rêves ressemblent en effet à celle d'un labyrinthe, l'immeuble solitaire dans lequel vit le couple prenant des allures de bâtisse vivante à la manière de l'Overlook Hotel de "Shining". Toute la première partie du film est ainsi passionnante, tant elle donne lieu à des audaces visuelles d'une grande beauté. L'histoire elle-même est intelligente sans être sur-écrite : le réalisateur laisse ainsi de la place à un souffle poétique qui se déploie surtout dans la seconde moitié. Cette partie est néanmoins un peu moins intéressante que la précédente, peut-être à cause de la perte de l'aspect thriller et une moindre importance accordée au mystère et à l'onirisme, mais elle regorge aussi de symboles émouvants, ne détruisant pas de cette façon la cohérence du film. Sans doute moins ample que "Shokuzai" dont le rythme est si différent, ce "Real" montre encore l'originalité et le talent d'un cinéaste japonais d'un bel éclectisme.
JAPON ! Désolé, j'ai pas pu m'en empêcher... J'ai le sentiment que je viens de regarder un savant mélange entre Inception, La légende d'Hercule et Jurassic Park ; à savoir, une de mes références cinématographiques, le pire navet de l'année, et un film culte que tout le monde connait (vu ou pas). J'ai pour ainsi dire encore le cerveau en vrac, mais je vais essayer d'être constructif. Déjà, le film est beau, même très beau, bien filmé, les effets visuels lors des passages dans la tête de quelqu'un sont bien foutus, et même les protagonistes de ce monde virtuel me font penser à certains spoiler: mangas que j'ai pu lire (c'est sans doute un code dans l'art japonais) donc c'est réussi de ce point de vue là. C'est de la bonne grosse SF, qui tire sur le fantastique et qui illustre la romance d'un couple idéal soudain détruite par la tentative de suicide de la demoiselle, que son cher et tendre va essayer de récupérer via le "contact", qui est une nouvelle technologie permettant de se matérialiser dans l'inconscient des gens (oui oui, de la bonne grosse SF). Alors, je m'attendais au début de ce film à être perdu entre les différents mondes, à ne plus savoir où j'étais, et autres subtilités qui vous retournent devant un film de ce genre... spoiler: FAUX ! On en est pas perdu dans l'"univers", on est perdu dans l'histoire entre les deux protagonistes , ce qui fait joyeusement alterner entre des moments de calme plat, et des moments "What the f***" qui me feraient presque dire que Snowpiercer est un film pâlot sans aucune étrangeté. Les deux acteurs principaux sont bons, voire très bons, c'était mon premier long-métrage vu en salles en V(O=Japonais)STFR et ça a sûrement joué d'ailleurs. Je précise "les deux acteurs principaux" car spoiler: la doctoresse (bien que dotée de talents de télékinésie impressionnants) est pour moi aussi utile que Bohort qui tenterait de vaincre une armée viking avec un fouet (les fans comprendront). Le souci, c'est que je trouve parfois le film trop explicite (cf Hercule) au début. Il y a également pas mal d'incohérences et de scènes peu crédibles (je n'ai pas lu le roman d'origine). Pour ne pas spoiler, et pour ne donner qu'une brindille qui illustrera ce propos, est-ce que pour vous, spoiler: un gendarme garde une pile de papiers relatant des archives datant d'il y a 15 ans à portée de main près de lui à longueur de temps? Oui? Bon, autant pour moi. J'ai dit que ce n'était qu'une brindille. Pour ajouter à cela, autant je trouvais spoiler: le twist de milieu-fin pas trop mal , autant tout ce qui suit m'a fait m'arracher les cheveux. Bordel, pourquoi? spoiler: Faîtes qu'on m'explique cette fin, ou alors c'est un problème culturel venant de moi . Du coup, je ne sais pas trop comment conclure, ni même comment noter ce long-métrage. La musique est géniale et permet de véhiculer de très bonnes émotions grâce à une excellente réalisation. Néanmoins, le scénario est un peu chancelant et possède pas mal de défauts, pour certains acceptables, pour d'autres beaucoup moins. Je conseillerais tout de même de voir Real, qu'on ne l'aime ou qu'on ne l'aime pas, c'est une expérience très spéciale à vivre.
Un film Japonais d'une grande qualité esthétique, qui traite d'un sujet vraiment casse-gueule : l'attitude à adopter devant une personne plongée dans un coma profond. Ajouté à cela le poids de la culpabilité pour un évènement tragique qui s'est produit pendant l'enfance des deux protagoniste, on ne nage pas non plus dans la franche rigolade. Avec des effets de narration cinématographique que n'aurait pas renié David Lynch, on se laisse embarquer dans cet univers onirique, où tout n'est que faux semblants et où l'histoire nous balade au propre comme au figuré. Seul gros bémol; la fin avec cette histoire de dinosaure, vraiment déroutante, qui fait s'écrouler comme un château de cartes toute la poésie et la légereté du film.