Un film qui fait "vieux", avec une histoire sans grand intérêt au rythme poussif. Le scénario, très mal construit, ne met pas assez en valeur le cheminement du personnages principal sur son lit d’hôpital qui va voir sa vie transformée par les personnes qu'il va croiser. On assiste donc à un enchaînement de scènes sans véritable construction dramatique (scènes qui pour certaines sont sans utilité, uniquement là pour meubler et essayer d'amener à 1h15 la durée du métrage), à un défilé de personnages sympathiques mais jamais crédibles (malgré un casting agréable). Bref un film ennuyeux et longuet (!!) sans émotions ni passion.
Heureusement que le film est très court (à peine une heure et vingt minutes) car a durée est optimale, une durée plus longue et tout cela serait devenu répétitif. La faiblesse principale du long-métrage vient de son côté statique. Vous me direz, forcément c’est un huis-clos hospitalier prenant pour personnage principal un accidenté de la route et les personnes qui gravitent autour… Donc avec comme quasiment unique décor principal sa chambre à l’hôpital… Mais beaucoup de réalisateurs parviennent à transcender leur huis-clos grâce à diverses trouvailles pour le rendre plus cinégénique (« Phone Game », « Buried », …). Ce n’est pas le cas ici, Jean Becker n’ayant jamais été un maestro de la caméra mais plutôt un joli conteur d’histoires, certains diront niaises, d’autres humanistes. Et ce n’est pas quelques flash-backs maladroits qui vont venir aérer cette affaire. Dans tous les cas ici, les images du film le font plus ressembler à un épisode de série médicale (voire pire) ou de téléfilm du lundi soir sur TF1 et on préfère le réalisateur lorsqu’il filme avec amour sa bonne campagne française comme dans « Dialogue avec mon jardinier » ou « Les Enfants du marais ». Sinon, c’est gentiment distrayant à défaut d’être inoubliable et Gérard Lanvin fait son Gérard Lanvin de comédie, ni plus ni moins. Les seconds rôles sont pour la plupart bons et les dialogues bien écrits mais ça ne dépasse jamais le stade de la pièce de théâtre filmée. On retiendra par ces temps de crise la bonne ambiance générale, quelques éclats de rire et sourires et quelques gentilles leçons de morale.
Je ne puis que vous encourager a prendre part a cette convalescence.
Découpage scénaristique excellent en 2 parties:
-satire du milieu hospitalier ( très tendre) avec des situations plus que réelles et des personnages aussi attachants les uns que les autres. -comment le personnage qu'incarne Lanvin (effectivement prodigieux comme tout le casting) s'est retrouvé dans ce lit d'hôpital et la chute, "somptueuse", m'a rappelé un titre d'un film de Klapisch qui m'inspire cette moralité: on ne récolte que ce que l'on sème mais parfois ça peut faire du bien. A recommander...
Un huis clos drôle et tendre en milieu hospitalier. Un Gérard Lanvin excellent qui profite de seconds rôles épatants, parfois interprétés par de surprenants comédiens (Anne-Sophie Lapix et Daniel Guichard en tête).
Lanvin-Becker...Voilà une rencontre qui s'annonçait prometteuse !... Lanvin, le Lino Ventura bougon au grand coeur. Becker, le chantre de la ruralité, auteur de films pleins d'humanité comme le merveilleux "Tête en Friche"... Hélas, ces deux-là se sont enfermés dans une fausse bonne idée, avec un scénario léger comme une feuille de papier à cigarette. Un homme victime d'un accident mystérieux se retrouve à l'hôpital. Il maugrée, peste et s'emporte contre son état d'inactif, et découvre les joies de la vie hospitalière. Cela donne lieu dans sa chambre à un défilé permanent de personnages qui viennent faire trois petits tours de show, et puis s'en vont. On a droit à tout, y compris l'apparition de vieilles gloires de la chanson ( Daniel Guichard, sympathique ! ), mais aussi une jeune première au cinéma ( Anne-Sophie Lapic ) dans un rôle improbable dans cette histoire. Bref, tout cela fait assez factice, sans lien, comme si l'auteur du roman dont est tiré ce film, avait voulu faire de la surenchère. Et la transformation du personnage de Lanvin, de coléreux misanthrope en mouton généreux, prête plus à sourire par sa naïve morale. Soyons toutefois honnêtes : on ne passe pas un mauvais moment à voir ce film. Lanvin est toujours aussi incisif et charismatique. Mais on oublie le film aussitôt l'avoir vu. Ce qui, pour un film de Becker, est carrément une disgrâce...
Coup de coeur pour ce 'petit' film sans prétention ni chichi. L'histoire de ce quasi huis-clos est simple, et procure un réel plaisir à travers tous ces portraits très bien esquissés. En quelques secondes, chaque personnage prend une très belle consistance, gravitant autour d'un Gérard Lanvin encore une fois impeccable dans son rôle du gars intègre au tempérament bougon. Les interactions, les échanges, la confrontation avec plusieurs réalités parfois dures, parfois plus légères, font de ce 'bon rétablissement' un chouette film français qui mérite le détour. Et surtout, on rit de bon coeur et on sourit le reste du temps. Ca fait un bien fou au moral.
PS : j'ai beaucoup apprécié le fait que les personnages se disent les choses, parfois maladroitement, parfois avec le coeur. D'une certaine manière, derrière le côté parfois désinvolte et léger, il y a cette belle maturité qui s'exprime.
Bien, bien, bien. Que dire d'autre ? Un film sans grande prétention. Jean Becker nous a déjà fait des choses autrement plus développées. Mais c'est quand même du Jean Becker avec sa façon de mettre en situation des personnages ordinaires pour finalement leur donner une consistance pas si ordinaire que ça. Très plaisant. Bien joué par l'ensemble des acteurs, premiers et seconds rôles. Des pépites même.
Je m'attendais à un comique plus marqué dans ce séjour hospitalier. Néanmoins, ce malade bougon aidé par quelques personnages bien typés déroule pour notre plaisir les péripéties de sa convalescence. Et c'est plutôt réussi...
Autour de Gérard Lanvin, qui bougonne à plein régime, les seconds rôles sont souvent savoureux à défaut d'être vraisemblables. (...) En revanche, le film peine à dépasser son aspect anecdotique et les clichés sur l'hôpital public sont parfois d'un comique un peu ringard. On a connu Jean Becker plus inspiré, mais le film (court) se déroule sans déplaisir.
Un homme fait un vol plané dans la Seine et se retrouve tout cassé à l'hôpital. On est alors presque en huis-clos, avec lui dans son lit, à attendre les visites. S'ensuit un défilé de personnalités pittoresques. Pas de gros fous rires mais on sourit tout au long du film. C'est frais, tendre, drôle, surprenant. A mon sens, Gérard Lanvin n'est pas toujours crédible dans ses rôles, Bon rétablissement a été une bonne surprise. Film sans prétention mais très agréable à voir!