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Jmartine
203 abonnés
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3,5
Publiée le 14 mai 2015
Certes My Old Lady n’a pas la truculence du Viager de Pierre Tchernia avec l’inoubliable interprétation de Michel Serrault, mais Israel Horovitz nous offre là une comédie savoureuse à l’humour parfois grinçant…A 76 ans Israel Horovitz adapte sa pièce à succès « Ma chère Mathilde » au cinéma pour une première œuvre en tant que réalisateur...un quinquagénaire américain, Mathias, fauché et légèrement loser , croit se refaire en venant récupérer à Paris l’héritage de son père, un vaste appartement du Marais, qu’il va trouver occupé par une vieille dame Mathilde et sa fille Chloé…son père l’a acheté en viager !!! Là on baigne en plein « nonsense »…comment expliquer à un américain le viager, terriblement français …le bouquet, la rente…Résumé ainsi par Matthias, j’hérite d’un appartement et d’une vieille dame, et en plus je paie pour cela !!! Cette comédie légère s’épaissit au fil des révélations et des secrets de famille exhumés pour finir en affrontement entre Mathilde, qui défend sa jeunesse et son droit d’avoir été une perpétuelle amoureuse (N’aurait elle pas eu une liaison avec Django Reinhard ?) et sa fille et Matthias en quelque sorte victimes collatérales …la fin un peu convenue sauvera le happy end !!! Israel Horovitz a su saisir tous les charmes de Paris, les rues pavées et les jardins secrets du Marais, les rives ombragées devant Notre Dame, les intérieurs un peu foutoirs qui sentent tout autant la poussière que l’encaustique…il est servi par un trio d’acteurs au sommet de leur art, d’abord Kevin Kline, bluffant et juste, Maggie Smith en vieille femme très digne, à cheval sur les horaires, mais au regard malicieux, Kristin Scott Thomas, très british, abrupte mais s’adoucissant à la fin…et jusqu’aux seconds rôles comme Dominique Pinon en truculent agent immobilier…en résumé un film avec beaucoup de charme y compris celui de Paris…
Un très beau film, littéralement porté par ses comédiens, qui m'a séduit du début à la fin. Mention spéciale à Kristin Scott Thomas et son accent si mignon quand elle parle français – un très bon français, d'ailleurs. J'ai eu plaisir à y revoir Dominique Pinon, qui lui se débrouille très bien en anglais ! Bref, je suis séduit !
Comédie ? Alors, une comédie où on ne rit pas. Quelques sourires quelque fois mais pas plus. Sinon, c'est quelques beaux plans de Paris, beaucoup de blabla, quelques moments sympa et globalement un film où je me suis ennuyé.
Une histoire de succession qui tourne un peu au cauchemar et qui aurait pu donner lieu à une grosse comédie, mais qui prend ici des allures de drame un peu coincé, heureusement sauvé par un humour pince sans rire. Hélas, des que le film efface cet humour pour laisser place au drame, on s'ennuie ferme et le scénario tourne en rond pendant un bon moment avant de retrouver une tonalité plus proche de celle du début. Avec 15 minutes en moins et un humour plus présent ça aurait pu être un film vraiment sympa, là on s'ennuie un peu malgré un beau trio d'acteurs.
Très bon film qui n'aura malheureusement pas longtemps tenu l'affiche. Il faut dire que le sujet n'interesse peut etre pas les foules. Il n'en demeure pas moins qu'il est fort bien interprété.
Petit film sympa mais sans plus... Cela ressemble beaucoup à une pièce de théâtre, c'est un peu mélancolique et un peu plombant. Ce qui relève le film, c'est le jeu des acteurs, incroyable et vraiment dans leurs rôles ... Tous les acteurs sont vraiment bons. Donc, je ne le conseillerai pas non plus à mes amis, mais je suis contente de l'avoir vu. Ce n'est pas inoubliable. On voit un peu Paris et c'est plaisant.
Il peut être surprenant - et pourquoi pas émouvant ? - de voir un des dramaturges les plus célèbres de ces dernières décennies, Israël Horovitz, s'essayer à un nouveau genre, la mise en scène cinématographique. En adaptant un de ses derniers succès théâtraux, il ne courait certes pas un grand risque. Il n'empêche : l'intention a du bon et la réalisation est loin d'être négligeable. L'histoire est charmante. Un Américain issu d'une famille fortunée, mais qui a tout raté dans sa vie, hérite d'un hôtel particulier situé au cœur de Paris. Voilà une occasion de se faire une fortune : vendre l'immeuble et alors la belle vie ! Sauf que l'hôtel est occupé par une vieille dame qui, malgré ses 90 ans, se porte comme un charme et n'est pas décidée à vendre sa demeure. Atroce déception : le loser doit en plus acquitter une rente viagère. En revanche, la dame en question a une fille, Chloé, avec laquelle, moyennant des échanges préliminaires peu affables, il doit être possible de tisser des liens aimables. L'intrigue est certes bien menée : elle nous fait évoluer dans le registre de la comédie traversée de noirceurs et de règlements de comptes. Mais le film vaut surtout par son éclatante distribution en tête de laquelle figure la plus extraordinaire "old lady" qui soit, Maggie Smith, dont toutes les répliques sont énoncées sur le mode de la finesse et de l'humour - souvent de l'humour vache, du reste - et c'est un plaisir de choix que d'entendre cette immense actrice parler avec intelligence de la mort, de l'amour, des regrets qui sillonnent une vie. Et que dire de la belle Chloé incarnée par Kristin Scott Thomas, si admirable dans la retenue qu'elle impose à son personnage et par la musique des mots (en français comme en anglais) à laquelle elle est si sensible ? Il reste l'Américain un peu niais qu'incarne Kevin Kline avec une certaine élégance, mais qui parfois est sujet à des outrances dont on pourrait se passer. Et n'oublions pas les rôles secondaires : l'inattendu Dominique Pinon en agent immobilier, très drôle dans son rôle un peu déjanté, et la non moins inattendue Noémie Lvovsky dans un rôle de femme médecin qui s'épanche curieusement dans des confidences d'ordre professionnel. Un petit bijou, ce film, pas un chef-d’œuvre, n'exagérons pas, mais un bien agréable moment en compagnie d'actrices et d'acteurs de grande classe.
On connait le sujet du film en arrivant dans la salle et, au début, c'est plutôt comique. Mais peu à peu, la gravité s'installe et les personnages de l'histoire laissent voir leurs malaises, leurs fêlures causées par un passé douloureux. Kevin Kline est un homme blessé et cynique, Maggie Smith, une vielle dame qui cultive ses souvenirs. Kristin Scott Thomas a subi sa vie. Toutes ses failles enfin découvertes vont les rapprocher et leur permettre de se comprendre. Et même si la fin est prévisible, le film se laisse regarder avec plaisir et le quartier de Paris vu par cet homme est valorisé par la caméra du réalisateur.
Le principal défaut de “My old lady” n’est en aucun cas l’auteur, le sujet est plutôt intelligent, mais bien le réalisateur. Et il s’agit de la même personne, Israël Horovitz, auteur à succès au théâtre. Le film, directement inspiré de sa pièce pêche par sa mollesse et son manque de créativité. Et c’est bien là où est le problème, un autre réalisateur se serait emparé du texte pour mieux se l’approprier et y amener une dynamique tout autre que la classique unité de temps, espace, lieu, théâtrale. Sans doute, il aurait également développé le rôle de Mathilde. Car lorsque l’on a un Maggie Smith à l’affiche, on n’a qu’une envie, lui donner un rôle à la dimension d’une des plus célèbres « garces » du cinéma, a savoir Bette Davis ! Là, cette formidable actrice britannique n’a qu’un rôle de faire valoir, qu’elle fait exister certes par son charisme, mais quand même… Kline et Scott Thomas se défendent pas mal par contre et leur duo de « je t’aime moi non plus » trouve une vraie mesure sur la fin. Pour le reste, de l’imagerie d’Epinal sur Paris, à la musique so frenchies (accordéon et tout et tout…) c’est pour la moins dispensable et convenu. On retiendra toutefois une scène des plus éblouissantes où le duettino « La ci darem la mano » de Don Giovanni est entonné sur un quai de scène, et ça laisse rêveur…
J'imagine que comme pièce de théâtre, My Old Lady fut un rôle fort des acteurs. Ici comme film, c'est plutôt mou. Donc un homme vient récupérer un appartement de son père et découvre qu'il est en viager sur une vieille dame dont la fille est tenace. Kevin Kline est un ton en dessous. Même ivre, il n'est pas ivre. Scott Thomas joue quasi identique d'un bout à l'autre du film, trop british. Maggie Smith trouve grâce ... Se regarde un soir en s'endormant doucement ...
On s'ennuie, on se demande où tout cela mène-t'il. Pour finalement, se rendre compte qu'une seule chose est sûre. Christine Schott Thomas est magnifique...
Un film un peu décevant, fade, malgré de belles vues de Paris. J'attendais beaucoup plus, surtout avec des comédiens aussi brillants. Une critique plus détaillée et d'autres sur
Un film dramatique relativement intéressant. Outre l'aspect immobilier, cela parle principalement de la famille, des secrets, des non-dits, des mensonges, de l'amour, de l'infidélité. J'ai été toutefois un peu déçue car l'on s'ennuie par moments mais cela reste un bon film.
Il s’agit d’une comédie racontant l’histoire d’un homme se trouvant en difficulté avec l’appartement qu’il vient de recevoir en héritage, celui-ci étant en viager. Le film bénéficiant d’une distribution haut-de-gamme avec notamment Kevin Kline, Maggie Smith et Kristin Scott Thomas, l’interprétation est impeccable. Il est très amusant d’observer comment le système du viager peut être vu par des personnes étrangères. De plus, je trouve que la ville de Paris est très bien représentée et mise en valeur. J’ai beaucoup aimé ce film que je recommande de voir en version originale.