Voilà donc enfin la suite de la version plutôt sympathique d' "Alice au Pays des Merveilles" de Mister Tim Burton. Mais Burton n'est plus aux commandes, relégué alors comme simple producteur, et Disney a choisi James Bobin pour reprendre les commandes...rien que ça annonçait déjà une certaine inquiétude vis-à-vis du métrage. On retrouve donc Alice qui revient au Pays des Merveilles mais qui apprend de la bouche de ses amis que Le Chapelier Fou est mourant et retranché chez lui : il aurait retrouvé la trace de ses parents supposés morts mais comme personne ne le croit, il dépérit de désespoir. Alice décide donc de sauver son ami en tentant de vérifier si ses dires sont bien exacts....Et bien que dire...que dire à part que tout cela est bien moyen. En effet, si Bobin parvient à relever le défi de faire revivre l’univers de Tim Burton, on doit bien avouer qu'il nous apparaît un peu fade à l'écran (et oui : même si "Alice au Pays des Merveilles" n'était pas l'un des meilleurs Burton, il n'en était pas moins un Burton avec la patte de ce dernier visible à l'écran !). Pire : alors qu'il avait un sujet en or avec le voyage dans le temps, la représentation de ce dernier est vraiment décevante. En effet, on peut voir Alice s’envoler et survole des océans symbolisant le passé...vision ultra convenue et qui ne fait pas très « merveilleux » pour le Pays des Merveilles ! Cela devient même carrément paradoxal quand on se remémore l'introduction du film où Alice, dans le monde « réel », parvient à sauver son bateau en défiant toutes les lois existantes de l'univers (« Rien n’est impossible »...mouais faut quand même pas trop pousser). Ensuite, pour une raison encore inconnue (en tout cas à mes yeux !), la pauvre Alice se retrouve désespéramment seule dans ce film : même si elle retrouve tous ces amis du Pays des Merveilles, ces derniers sont très peu présents à l'écran (en gros : une fois au début puis une fois à la fin !!). Il faut attendre le tout dernier acte du métrage pour enfin voir en action Johnny Depp...quand à Anna Hathaway qui était si formidable dans le premier opus, sa prestation ici relève carrément de la figuration (une honte je vous jure !). Cela est assez déstabilisant pour nous spectateurs qui connaissons la complicité qu'il y avait entre eux tous : on est alors envahit par une certaine impression de manque, comme si un vide était présent et qu'il ne pouvait se remplir. Enfin, dernier point noir, la main mise de Disney : si la présence de Tim Burton en tant que réal avait réussi à calmer l'ardeur productif de la boîte à Mickey pour le premier volet, ici c'est une autre paire de manches et il est clair que Disney reprend les rennes et s'en donne à cœur joie pour imposer une vision différente. Si Burton avait pris le parti d'illustrer un rite initiatique du passage de l'adolescence à l'âge adulte, Bobin décide de continuer dans la même veine en démontrant les difficultés et contrainte de l'âge adulte : c'est donc plutôt avec astuce qu'il l'illustre par l'opposition de la devise de l'héroïne « Rien n’est impossible » et le fait qu'elle doit se plier aux lois du Temps qui lui interdit d’altérer le passé (et, par conséquent, le présent et le futur)...mais cela n'était pas assez bien pour Disney qui préfère alors que le film se concentre finalement sur un thème plus enfantin et moins intéressant : « La famille c'est ce qu'il y a de plus important »...et vive la morale à 2 balles sauce Disney, pour de la réflexion plus profonde, on repassera !! Mais alors, tout est à jeter ? Et bien non, et voilà le côté paradoxal du film : malgré la pression de Mickey, Bobin parvient à proposer quelque chose d'assez intéressant tout autour du thème du temps : 01) déjà, tout ce qui concerne la forteresse du Temps où se trouve la Chronosphère est tout bonnement magnifique (c'est LA claque visuelle du film !) qu'il s'agisse de l'extérieur sous forme d'horloge géante que de l'intérieur avec ses recoins gothiques et ses « habitants » étonnants. 02) Le personnage du Temps lui-même : interprété à la perfection par un Sacha Baron-Cohen magistral, il est celui par qui toutes les sous-intrigues sont reliées les unes aux autres (la disparition de la famille du Chapelier Fou, le voyage d’Alice dans le passé, le conflit entre les deux sœurs reines). Personnage complexe, mêlant à la fois comique et émotion, il représente exactement ce que le temps pour tout être humain : à la fois notre allié et notre ennemi. A lui tout seul, il parvient à sauver le film du naufrage. 03) certaines révélations qu'Alice obtient lors de son voyage dans le passé abordent de façons étonnamment adulte (spoiler: la soi-disante folie du Chapelier Fou et de la Reine Rouge provient en fait d'un profond trauma de leur enfance où ils ont été trahis par la personne qui leur était le plus proche ) déboucheront sur une sorte de pardon qui renoue avec le thème du conte sur le passage à l’âge adulte initié par Burton et sur une morale finalement plus intelligente que celle que veut mettre en avant Disney (« On ne peut pas changer le passé, mais on peut en tirer des leçons ») Alors voilà qui laisse perplexe...moi j'ai éprouvé un sentiment de manque, j'étais encore sur ma faim une fois la séance terminée....c'est dommage car sans ces contraintes idiotes, "Alice : de l’autre Côté du Miroir" aurait pu être aussi sympathique que le premier ; mais là, malgré quelques bonnes idées, on se retrouve donc devant un film moyen qui pourra peut-être plaire aux plus jeunes mais qui demeure malheureusement trop lisse pour parvenir à interpeller les autres.
J'ai personnellement vraiment adorée cette suite !!! Meme s'il n'est pas pleinement de Tim Burton, on sent qu'il y a participé ! Moins sombre que le 1er c'est sur. J'ai trouvée l'histoire très bien avec des clins d'oeils au 1er film. Le film démarre assez vite et tant mieux, on ne s'ennuit pas et on est vite plongés dans l'histoire. On retrouve tous les personnages, meme s'ils sont plus secondaires dans celui ci, ils sont la quand même ! On en apprends plus également sur notre chapelier préféré et les soeurs. Le chapelier est un peu moins fous que dans le 1er mais ca fait aussi parti de l'histoire... Johny Depp est top. On retrouve également l'excellente Helena Bonham Carter, toujours aussi excellente !!! La B-O, rien a dire ! Toujours la meme et j'adore :) Bref, je dirais que je l'ai même plus appreciée que le 1 peu être. Un petit repproche, la fin est un peu trop rapide a mon gout, j'aurais aimée des au revoir plus longs dans le pays imaginaire. ^^ Le temps est vite passé... Mais qu'est ce que le temps après tout ? ;)
Film de Disney hyper excellent, traiter le temps comme le film le traite et vraiment épatant ! L'histoire du film est parfait avec toujours le casting Originals comme dans le premiers opus ! le scénario est hyper bien monter ainsi que l'intrigue, enfin pour finir tous les éléments sont réunis pour un film vraiment sympathiques à partager en famille comme Disney sait si bien le faire comme d'habitude !!!
Ce film m'a beaucoup plu. Au niveau de l'effet visuel (décors, costumes, couleurs, effets spéciaux) c'est vraiment de toute beauté. Voilà du beau spectacle bien divertissant.
Moi qui ne suis pas réellement fan des bestioles du "Alice" de Lewis Caroll, j'ai préféré ce second opus au premier car l'histoire est fortement braquée sur Alice elle-même. On ne s'ennuie pas une seule minute. Bons effets spéciaux même si la 3D n'apporte pas grand chose à mon avis (si ce n'est 2 euros en moins)...Je conseille pour petits et grands.
Ah, comme c'est bien pratique de connaître un pays merveilleux où tout n'est qu'un miroir déformant de son inconscient. À chacune de ses grosses contrariétés dans le monde réel, Alice y retourne, règle tous les problèmes qui y règnent et en revient plus forte que jamais.
En 2010, Tim Burton avait délivré le minimun syndical en adaptant le célèbre roman de Lewis Caroll. Visuellement contestable, trop sage, bien loin de la folie du fameux du Pays des Merveilles, le film ressemblait à un piètre recyclage des précédentes oeuvres du maître. Seule l'idée de livrer une relecture de cette célèbre histoire par l'intermédiaire d'une Alice plus mature à la recherche des souvenirs de son premier voyage dans ce monde étrange maintenait la barque à flots. Il y avait bien quelques autres bonnes choses ici et là (l'affrontement des deux reines notamment) mais le tout était dilué dans un film d'un classicisme effrayant et dévoré par la nécessité de mettre Depp en avant.
Six ans plus tard et après un énorme carton mondial, Tim Burton reste producteur mais c'est James Bobin qui se retrouve aux commandes de cette inévitable suite. Oubliez tout d'abord le livre, hormis le titre, "Alice de l'Autre Côté du Miroir" n'a pas grand chose en commun avec le matériau d'origine (en plus, le format épisodique de celui-ci est difficilement adaptable). Ensuite, on était en droit de se demander si oui ou non on avait vraiment envie de retourner faire une virée au Pays des Merveilles tant la première ballade nous avait déçu. Comme si quelque part lui aussi le savait, Bobin ne va pas ménager ses efforts pour nous répondre à l'affirmative et va même aller jusqu'à surpasser son illustre prédécesseur en se montrant bien plus convaincant visuellement. Ouais, rien que ça.
Forcément, Bobin est obligé de composer avec l'univers décevant du précédent mais il va parvenir à réhausser tout ça en proposant de nouvelles ramifications assez démentes (le palais du Temps et son bestiaire, la prison végétale,...), des voyages temporels nous offrant un autre regard sur un Pays des Merveilles plus lumineux ou sur les origines amusantes de certains personnages (ah, cette histoire de tartelettes !) et surtout il va insuffler un rythme tonitruant à l'ensemble (peut-être même parfois un peu trop) pour rendre cette aventure véritablement épique. "Alice..." nous immerge ainsi bien plus facilement dans son monde que son grand frère et nous en met plein la vue jusqu'à un final très réussi où l'on retrouve nos yeux d'enfant.
Il est juste dommage que, sur le fond, tout ça reste très léger. Le Chapelier Depp est une fois de plus trop omniprésent avec une intrigue familiale hélas bien simpliste qui sert juste de prétexte à la balade temporelle d'Alice. Il en est de même pour les raisons qui poussent notre héroïne à traverser le miroir de la réalité (du même acabit que le mariage imposé du précédent). Il y a bien une séquence très intéressante (le rapide retour dans notre monde) qui aurait pu imprimer une certaine noirceur plus profonde au film mais elle n'est au final qu'une péripétie de plus dans la quête d'Alice. Comme pour le premier, c'est la confrontation des deux reines qui se révèle être l'élément narratif le plus intéressant car enrichi d'être background plutôt bien pensé (Helena Bonham Carter et Anne Hathaway sont toujours excellentes). Et, au milieu de ces deux antagonistes, Sacha Baron Cohen amuse la galerie en en faisant bien sûr des caisses.
"Alice de l'Autre Côté du Miroir" ne restera peut-être pas comme un must du genre mais, ne boudons pas notre plaisir, Bobin fait bien mieux que Burton en nous offrant un divertissement Disney qui ravira les plus petits tout en parvenant à embarquer les plus grands. Déjà pas si mal.
Déjà, ne tombons pas dans le piège : ceci n'est pas de Tim Burton malgré le casting ! Et je pense que cela s'en ressent. J'ai apprécié le film mais il m'a laissé un arrière goût, un je ne sais quoi qui n'a pas fonctionné comme je l'aurais aimé. Il y a quelque chose qui me chiffonne et je n'arrive pas trop à l'expliquer. - Dans un premier temps, le film tourne autour du voyage dans le temps. C'est un parti pris toujours difficile à traiter peu importe le média car on peut facilement tomber dans les incohérences scénaristiques et le méli-mélo de " quand on change le passé, change-t-on le futur ou construisons une autre branche temporelle ? Ce qui revient à créer une sorte d'autre monde parallèle de ce qui aurait pu être". Il y a aussi le risque d'écrire ce qui débouchera sur une boucle temporelle non désirée par le scénar. Bref. C'est un sujet toujours assez épineux. Et ici c'est un peu trop léger. Alice va changer le passé mais il n'y a quasiment pas de conséquences. Cela ne change pas grand chose, car l'histoire part du principe que quoi que l'on fasse, on ne peut réécrire ce qui s'est déjà produit. Donc à quoi bon ? Tirer des leçons... Morale à la Disney, très gentille. - Les personnages. On est content de les revoir mais ils ne servent pas à grand chose. Notamment le Chapelier Fou alors qu'il est au centre de l'histoire ! Nouveau personnage assez intéressant, qui dégage quelque chose : Le Temps personnifié. La Reine Rouge et La Reine Blanche : je ne sais plus quoi penser d'elles... Leur guerre repose spoiler: vraiment sur une querelle d'enfance qui a traumatisée la Reine Rouge qui n'était déjà pas à l'époque une enfant bien dans sa peau. Mais en faire la réponse à ce qu'elle est devenue dans le premier film ? C'est très léger et superficielle et assez insencé. A la fois, pourquoi pas : on est à Wonderland où tout le monde est fou là-bas ? Après tout, c'est ce que répète le Chat de Cheshire à Alice dans le dessin animé. Alice. On veut nous la représenter comme étant une avant-gardiste de la pensée féminine. On est en 1874, rappelons-le. Donc elle est dépeinte comme une jeune femme forte oui, mais aussi rebelle, rompant avec la tradition. Okay, cool pourquoi pas. Mais de là à spoiler: devenir capitaine en trois ans sans jamais avoir appris auparavant la navigation ?? Le début est bluffant, elle est tellement douée qu'elle arrive à prévoir où se trouve les récifs. Elle prend des risques, on lui donne une confiance aveugle, elle est tout de même considérée comme intelligente, clairvoyante, responsable et charismatique. Et tout le long du film elle ne pense pas une seconde aux conséquences de son "voyage temporel" et de ce qu'elle est en train de déclencher, même si c'est pour sauver un être cher. Hmmm... - Voilà pour l'histoire et les personnages. L'univers est splendide, il y a beaucoup d'idées, de créativité, d'imagination. C'est beau, on en a plein la vue. Peut-être un peu trop. Et surtout trop de fonds verts. Ça se ressent au bout d'un moment et cela rend un peu l'ensemble factice. Autant le premier ne m'avait pas autant choquée, autant ici cela m'a perturbée. Comment les acteurs arrivent-ils à jouer...dans rien ? C'est peut-être pour ça que je les sens d'ailleurs dans le sur-jeu. Depp en fait des masses de mimiques. Mirana de gestes délicats. C'est encore pire que dans le premier. Cela fait partie des personnages mais c'est devenu too much alors que justement, on ne les voit pas tant. Pour finir, c'est un film sympathique, écrit à la va vite cependant, qui si mes souvenirs sont bons n'a pas grand chose à voir avec le roman " De l'autre côté du miroir" mis à part le fait de retourner à Wonderland à travers le miroir et le clin d’œil avec l'Oeuf qui se casse. C'est un bon divertissement, je ne me suis pas vraiment ennuyée à part de temps en temps quelques petites longueurs. Ah ! Et détail qui m'a hérissée : quelle est donc cette chanson pendant les crédits ?! Quel cassage d'ambiance ! Ça vous sort direct du film !
Tim Burton absent, beaucoup attendait la suite de ce Disney au tournant. Il faut l’avouer : Les absent ont toujours tort. Loin d’être fan d’un premier numéro bien grisant et peu attractif, Alice revient dans une suite dont on aurait pu se passer du premier ! Merveilleux, enchanté et visuellement bien plus coloré, James Bobin reprend les anciens codes et nous embarque dans un voyage imaginaire intemporel au sens propre comme au sens figuré. Ici, Johnny Depp a plus une place de second rôle mais il reste LA pièce maîtresse qui fait de lui la star du film. Aussi, il est toujours savoureux de retrouver Helena Bonham Carter incarnant la Reine Rouge, ces rôles de méchantes qu’on adore détester, comme celui de Bellatrix Lestrange dans la saga Harry Potter. Un petit bémol sur le titre qui n’est pas racoleur à l’histoire mais ce n’est qu’un détail.
Bilan : Enfin un box-office à la hauteur de ce que nous attendions. La saga Blanche-Neige était bien décevante mais Disney a su se préparer pour cette saison d’été !
Suite du "Alice au Pays des merveilles" de Tim Burton en 2010, "Alice de l'autre côté du miroir" est une adaptation originale d'une oeuvre de Lewis Carroll où le personnage d'Alice se retrouve dans un monde inversé en traversant le miroir de son salon. Même si Tim Burton passe de réalisateur à producteur, on retrouve tout de même l'univers fantasmagorique et plein de non-sens du premier opus ainsi que ses personnages les plus emblématiques, avec Johnny Depp et Helena Bonham Carter en tête de peloton. Il faut tout de même noter la présence d'un nouveau directeur de la photographie et un nouveau production designer ; d'où cette impression de différence et de similitude avec le premier. L'histoire est néanmoins peu emballante : après qu'elle ait été guidé pour passer au travers du miroir, elle retrouve le monde enchanté pour la troisième fois mais celui-ci est attristé par la dépression du Chapelier Fou qui dit vouloir réunir sa famille alors qu'ils sont déclarés morts depuis longtemps. Alice se lance alors dans un périple à travers le Temps et les souvenirs des personnages pour pouvoir dénouer ce mystère et requinquer comme il se doit le Chapelier Fou ! Pas de grosses surprises à l'horizon, scénario prévisible et démarrant difficilement mais de belles performances d'acteurs : Helena Bonham Carter est toujours aussi subtile et hilarante, Johnny Depp se fait plaisir et Sacha Baron Cohen, nouvel arrivant dans le rôle du Temps, est super méticuleux en tout point ! C'est marrant de revoir ce trio d'acteurs qui avaient déjà poussé la chansonnette ensemble dans "Sweeney Todd". Seule Anne Hathaway donne l'impression de galérer pour retrouver son rôle de reine stone d'il y a 6 ans... Malgré ça, on en a plein les yeux pour ce qui des effets visuels et les paysages sont vraiment top, bien qu'un peu trop surchargés : la traversée de l'Océan du Temps qui défie la loi de la gravité ou encore le château du Maître du Temps restent des bonnes inventions ! C'est divertissant, il faut l'avouer, mais aussi beaucoup plus léger et plus coloré que son prédécesseur. La morale de fin a le toupet d'être étonnante.
et oui ce n'est pas Tim Burton qui a réalisé . pas trop besoin de le dire, ça se voit . il n'y a pas de magie , pas de merveilleux, le film se regarde comme les grosses machines hollywoodiennes d'aujourd'hui avec pléthore d'effets spéciaux qui n'apportent rien , ce film n'était pas utile , même si il y a de jolies images c'est un peu naïf et puéril ,bref, on ne prend aucun plaisir et c'est dommage.
Alice a beaucoup muri depuis ses dernières aventures au pays des merveilles. Nous retrouvons aujourd’hui une jeune femme forte, déterminée et ambitieuse. Capitaine de son bateau, elle traverse les mers à la découverte du monde, affronte des pirates avec beaucoup d’aplomb. La petite fille empotée et timide est bien loin maintenant. De retour sur la terre ferme, elle est à nouveau confrontée à une réalité sombre, ennuyeuse et inconfortable. Prisonnière de ce monde fade et cruel, Absolem, devenu un magnifique papillon monarque, la conduit au pays des merveilles pour lui proposer une nouvelle aventure farfelue. Mais que donne alors cette traversée de l’autre côté du miroir ?!? Une aventure vraiment réussi mais quand même (nettement) moins exaltante que la précédente vision de Tim Burton. En effet, le film souffre de lacunes qui m’ont quelque peu gênés. Certains personnages tels le sublime Absolem, l’énigmatique chat de Cheschire et la mémorable Reine blanche sont sacrifiés, l’art du non-sens (pourtant l’essence même de l’œuvre) cher à Lewis Carroll est trop peu exploité (hormis quelques moments inoubliables tels la minute avant le thé). Ce second volet propose un divertissement plus familial et plus léger, moins baroque et enchanteur que le précédent volet. Pourtant la magie opère. Le film est visuellement une incontestable réussite ! J’étais sidéré par l’incroyable palais du temps. Mais aussi par l’antre végétal de la reine rouge, la maison du chapelier, la chronosphère… Alice, de l’autre côté du miroir est un rêve éveillé porté par un casting indéniablement efficace. Mia Wasikowska, fraiche et rayonnante, n’a aucune difficulté à convaincre dans la peau de l’héroïne. J’ai beaucoup aimé les costumes d’Alice. La reine rouge, d’Helena Bonham Carter, est toujours aussi drôle, capricieuse, ravagée et absurde. Je l’adore ! J’ai trouvé tout de même Johnny Depp, légèrement moins transcendant et charismatique dans la peau du chapelier. Je l’ai trouvé moins toqué et exubérant malgré la scène mémorable (encore une fois) de la minute avant le thé. Mais la vraie surprise de ce casting est Sacha Baron Cohen dans le rôle magistral du temps qui remet les pendules à l’heure avec brio. Les notes merveilleuses et oniriques du meilleur compositeur au monde, Danny Elfman, viennent couronner et sublimer le tout avec justesse. Ce second opus made in Disney offre une lecture certes plus abordable à un large public mais ne boudons pas cette œuvre spectaculaire que j’ai hâte de revoir très vite !
La version de Tim Burton d’Alice aux pays des merveilles, sorti en mars 2010, nous offrait une nouvelle vision du livre de Lewis Carroll. Même s’il n’a pas brillé par son originalité, il nous a offert un univers visuel très intéressant et des personnages hauts en couleur. Cette suite a réussi à reprendre les points forts tout en offrant une meilleure histoire. Les différents tableaux créés ici sont magnifiques et le pays des merveilles nous fait vraiment voyager. Le scénario s’est inspiré des différentes versions d’Alice sorti à ce jour pour nous offrir quelque chose de plus original, tout en restant cohérent avec le film de Tim Burton. On se retrouve embarqué dans l’aventure, curieux de savoir ce qui va se passer et on ne s’ennuie pas une seconde ! Au final, ce film s’avère être une bonne surprise et un très bon divertissement pour les fans d’univers fantastiques!
2 : comme le nombre d'heures que j'ai perdues à aller voir ce truc ; le hasard fait bien les choses. Histoires sans queue ni tête. Beaucoup trop de raccourcis. Un Johnny Depp qu'on préférerait ne plus revoir plutôt que supporter sa lassitude à jouer.
Faire une suite, surtout aussi tardive, au film de Burton n'était sans doute pas la meilleure idée de l'année même si on avait envie d'y croire quand même. Or Alice de l'autre côté du miroir, malgré des trouvailles visuelles intéressantes, n'a qu'un intérêt très limité, la faute à un scénario paresseux mais aussi et surtout une tendance à psychologiser des personnages qui n'ont pas lieu de l'être. La folie a laissé place à un discours moralisateur gnian gnian autour de l'amour filial et du pardon dignes des pires mélos américains. On est bien loin de l'esprit de Lewis Carroll mais aussi de celui de Tim Burton qui infusait un peu de sa folie et de sa créativité à une adaptation au demeurant très classique dans son déroulement. Si on retiendra une scène absolument splendide lspoiler: a poursuite des personnages se figeant sous l'emprise du temps , une interprétation assez fascinante du temps par Sacha Baron Cohen ainsi que la présence de la toujours aussi douce et radieuse Mia Wasikowska, Alice de l'autre côté du miroir ne présente qu'un intérêt des plus limités.