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Jahro
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4,5
Publiée le 25 mai 2015
Pour une fois le changement de titre (qui plus est pour un autre en anglais) paraitra salutaire : c’est bien aux états de Grace, maîtresse à bord d’une arche pour enfants défavorisés – même si le mot est banni – qu’on assiste durant la courte heure et demie de cette petite perle indépendante. Un bijou d’authenticité simple, de vérité pure, où chacun tente de se construire à sa manière, avec son histoire, ses moyens, ses besoins, ses handicaps. Enfants trouvés, martyrisés, frappés, violés, ils ont tous eu une jeunesse très dure, mais ensemble, malgré les disparités, ils parviennent à s’appuyer et se guider l’un l’autre. On les observe, sortes de Detachment de Poètes disparus Entre les murs de l’institut Short term 12, comme le poisson rouge dans son aquarium. A l’image de son héroïne, le film apporte un regard franc et honnête, fragile, profond, d’une infinie délicatesse, qui ne baisse pas les yeux ni se vautre dans les larmes. Inspiré de la propre expérience du jeune réalisateur, qui en a d’abord tiré un court dont il fera sa thèse, ce petit joyau mérite amplement les olas dans les festivals indépendants et les critiques dithyrambiques qui accompagneront sa sortie : on tient bien là un trésor.
Film émouvant et humain. Etant moi même éducatrice,ce film ma touché car il est juste dans l émotion et les situations rencontrées . Il y rayonne d humanité et d espoir en la vie ça fait du bien!
Un film juste, touchant, des acteurs simples et naturels. On sourit, on a la larme à l’œil, on compatit, on ressent. C'est plein d'humilité et d'humanité. A voir absolument.
Attachant petit film indé ricain sur les ados en souffrance. Notamment jolie note finale, ce dernier travelling au ralenti qui en reprenant le mouvement d'introduction, referme habilement la boucle. Après, s'il faut se pencher plus en détail sur le film il comporte nombre de problèmes. L'installation, l'exposition de ces jeunes sous traitement dans un centre spécialisé n'a franchement pas besoin de la fiction pour passionner. Je crois que rien ne remplacera jamais en la matière un bon vieux docu à vivre aux côté de vrais jeunes, avec de vraies vies cabossées et qui essayent de refaire surface. Parce qu'en l'état la fiction et ses musiques exhalant bien trip de pathos résonnent comme "du creux et des larmes"... Heureusement la fiction reprend ses droits lorsqu'on comprend que les encadrants sont également d'ex enfants avec des pathologies souvent proches de celles vécues par les jeunes d'aujourd'hui. Que Grace va bientôt connaître le drame de voir son père sortir de prison (avec ce que cela peut comporter de souffrance dans la confrontation à venir, c'est qu'elle aussi a été maltraitée, damned). La dernière ligne droite est donc un peu plus accrocheuse mais la mollesse de la mise en scène et la timidité des intentions derrière la caméra comme le côté mièvre de la petite love story de pacotille ne suffiront pas à convaincre totalement. reste comme je le disais un film honnête, sympathique, touchant (notamment la scène finale de l'hôpital) mais oubliable.
Mais enfin qu'est ce que tout le monde trouve à ce film ? Les premières séquences suffisent à constater que la plupart des personnages sont caricaturaux : l'éduc un peu hipster , détendu et rigolo, le stagiaire neuneu , l'ombrageux black, le branleur latino, ... L'histoire s'étire ensuite sans tenir le spectateur en haleine : De plans interminables en séquences inutiles. on finit par bailler . Quelques moments de bravoure tout de même comme le morceau de rap, qui arrive sans qu'on s'y attende. Cependant, nombre d'invraisemblances font décrocher le spectateur . ( par exemple, les 4 éducs qui glandent dehors pendant que l'un des pensionnaires tente de de suicider ! ) Difficile de croire de toute façon à ce foyer propre et gentillet, où tout le monde est beau et musclé ( les adultes ) , bien habillé , et ou l'on s'offre des cupcakes en chantant , tout en étant copain avec les éducs . Il ne manque que Gégé Klein pour venir en moto faire la classe à tout ce petit monde. Bref un film dont on peut se passer à mon avis . Question protection de l'enfance, il y avait beaucoup plus de tension et de crédibilité dans "Polisse"
Premier long-métrage (fictionnel) de Destin Cretton, “States of Grace” nous immerge dans le quotidien d’un centre pour adolescents en difficultés. Ce genre de thématique prête le flanc au sentimentalisme lourd accompagné de musique mièvre, or, fort de son expérience dans cet environnement (il a travaillé dans un centre de ce type) le réalisateur nous conte avec beaucoup de pudeur la souffrance de ces jeunes souvent abandonnés ou maltraités par leurs propres familles. Cretton réussi le délicat dosage entre humour et scènes plus touchantes où les ados et les adultes révèlent leurs failles. Il se centre particulièrement autour du personnage de Grace,spoiler: elle-même abusée dans son enfance, et qui s’implique très fortement dans sa mission au point de mettre ne péril sa relation avec son petit-ami. Film indé américain “States of Grace” (dont le vrai titre est “Short term 12”, pourquoi remplacé un titre en anglais par un autre titre en anglais...?), n’est pas le premier film sur l’enfance martyrisée, mais il le fait avec sensibilité et humour sans pour autant tomber sans le sentimentalisme bisounours et permet de suivre pendant une heure quarante cette histoire avec beaucoup d’empathie. Je le conseille sans hésitation.
"States of Grace" se veut conventionnel par son genre. Lumière avide, qui déjà pose les basent du néo-drame social. Un début prometteur, avec un écueil et un angle plutôt original. La suite l'est beaucoup moins. Oui, l'infirmation est passée, mais le sur-ligner en caractère gras nuit totalement au thème central. Et finalement, de ce qui est la personnage principale, on en tire aucune compassion.
Très bon film. Il est tourné genre documentaire, caméra à l'épaule, gros plans. Et le sujet s'y prête bien. Les acteurs sont formidables, que ce soient les profs comme les jeunes. L'histoire fait froid dans le dos, mais est tournée avec beaucoup de sensibilité. On pourra regretter que dans la deuxième partie du film, on commence à se douter de la fin. Mais, c'est tellement bien joué, et on a tellement envie de voir arriver cette fin, que cela ne pose pas de problèmes. A voir absolument.
Un film rempli de bons sentiments qui ne manque pas de drames en tous genres... Malheureusement cela reste un peu trop plat pour maintenir un réel intérêt. Le scénario mettant en scène divers destins qui se croisent est une bonne idée mais ça manque de relief dans l'ensemble. Un petit drame à voir pour passer le temps mais pas indispensable.
C'est un bon film. Le scénario est très intéressant, c'est très correctement interprété avec des acteurs inconnus (?), rien à dire. Dommage, la réalisation est bien faite mais très linéaire et presque documentaire.
Grace, jeune éducatrice sortie y’a peu de temps de l’adolescence, dirige l’équipe éducative un foyer pour ados en difficulté. Dans son équipe composée d’individus diversement expérimentés, la bonne humeur règne. Parmi les résidents, on retrouve un fanfaron, un taciturne, un bipolaire et une nouvelle venue Jayden, intelligente mais terriblement renfermée. Grace, à un tournant de sa vie personnelle, va se retrouver confronter à son lourd passé avec l’arrivée de Jayden. Destin Cretton exploite son passé professionnel dans un premier film réussi alternant humour et émotion où il met beaucoup de lui même. L’alternance de séquences puissantes de détresse psychologique de ces adolescents avec des instants de relâchement plus légers, plus tendres et plus chaleureux écartent toute possibilité de chantage affectif. On sent le vécu du réalisateur derrière des scènes et des profils de jeunes très réalistes. Il réussit aussi de ni tomber dans le documentaire ni dans le pathos ; pourtant le sujet se prêtait bien à se type de dérapage. Il maitrise bien son scénario oscillant entre l’intime et le public et un montage bien huilé. Ce petit film indé américain se démarque aussi bien de la production « cinéma social » européen et parvient à atteindre une justesse humaine qui fait souvent défaut au cinéma outre atlantique. Et puis, il est assez malin pour ne pas affronter très frontalement le passé et l’avenir des jeunes ; dans son éventail de subterfuge pour dévoiler leurs passés, il use d’un conte pour enfants, une chanson ou le dessin. Juste quelques facilités dans le parallèle entre Jayden et Grace et d’autres maladresses mais qui n’handicapent en rien ce film sincère. Un film lumineux et généreux porté par un réalisateur qu’il conviendra de suivre sur un projet moins personnel et aussi une jeune actrice de tous les plans. Beau baptême du feu pour Brie Larson