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Blog Be French
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3,0
Publiée le 31 mai 2015
Cinq ans après son documentaire sur Ayrton Senna, Asif Kapadia s'attaque de nouveau à un monstre de la culture populaire disparu tragiquement. Sans tomber dans le piège de la biographie wikipedia, le réalisateur choisit plutôt de s'intéresser aux origines du personnage Amy Winehouse, à ce qui se déroulait en coulisses plutôt que devant les projecteurs. Le documentaire surprend d'ailleurs par le nombre d'archives inédites et assez révélatrices du mal éprouvé par la chanteuse. Une certaine authenticité en ressort, le tout étant mis en parallèle avec les paroles écrites par la musicienne britannique. Et au delà du personnage trash et auto-destructeur présenté par les presses du monde entier, Kapadia nous prouve surtout qu'elle n'était pas une personne faite pour vivre ce qu'elle a vécu après la sortie de son album à succès Back to Black. Le réalisateur va même plus loin en montrant qu'Amy Winehouse finissait par tomber dans une forme de schizophrénie qui aurait fini par être incurable au long terme. Certains clichés auront de quoi imposer le silence dans une salle de cinéma, c'est garanti… Intéressant aussi de voir que certains membres de la scène musicale londonienne témoignent (Pete Doherty, le patron du club The Trash, etc…). Le film se finit d'ailleurs par une très belle conclusion de T. Bennett, révélatrice du talent gâché par une erreur de parcours. Quelques bémols sont toutefois à souligner : la production du film reste un peu lisse pour un personnage tel qu'Amy Winehouse, et à vouloir trop jouer sur le côté « Documentaire nouvelle génération » on finit parfois par tomber dans le cliché du doc moderne (notamment en terme de montage).
Amy est un documentaire efficace, qui ne tombe pas dans l'hagiographie et propose quelques séquences assez troublantes sur l’interprète de Back to Black. La famille d'Amy Winehouse a d'ailleurs tenté d'empêcher sa sortie en salles… Un gage de bonne qualité donc ?
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Ayant vu ce film lors du festival de Cannes, je me permet d en faire une critique, positive! Certes, ce film est un documentaire sur la vie d Amy Winehouse. Mais pendant 2h on a pas le temps de s ennuyer, les montages, la musique, tout va très bien, ce qui permet de se mettre dans la vie D AMY ! C'est un film très touchant.
Un documentaire sur la vie d'Amy Winehouse parfaitement juste, triste et incroyable de vérité. Moi, qui ne connaissait pas particulièrement la personne, ni ses oeuvres, je dois dire que j'ai été très touché. Je pensais qu'il s'agissait d'une femme plus forte, mais quand on voit tout ce qu'elle a vécu et comment elle a vécu tout ça, au milieu de tous ces vautours, on ne peut qu'avoir de la peine pour elle. Le réalisateur a eu le don de mettre le doigt là où ça faisait mal, il n'oublie personne et tout le monde en prend pour son grade. Bravo. Par cet hommage on dit : "Adieu l'artiste !".
"Amy" n'est peut-être pas le choc qu'on attendait. Il est vrai que le sentimentalisme, très présent dans ce documentaire centré sur la courte vie d'une chanteuse talentueuse de jazz, fait déborder, vers la fin, un vase déjà bien trop rempli. Asif Kapadia l'a choisi ainsi : il se répète pour mieux montrer les peines et souffrances d'une jeune femme frêle et fragile, dont l'amour, la drogue et l'alcool, se poursuivra jusqu'à la mort. Le geste est habile, tout comme le montage, Kapadia débutant son histoire lorsque son héroïne a déjà plus de quinze ans, avec de courtes vidéos prises sur un trajet ou sur un lieu de vacances. L'enfance, avec une mère qui a du mal à tenir tête à une fille caractérielle et un père absent et adultère, se voit confrontée à une entrée dans l'âge de la majorité fructueuse, le réalisateur appuyant trop sur les chansons de l'auteure, avec ses lyrics, qui rendent le tout extrêmement poussif et répétitif (on a même l'impression d'être dans une sorte de karaoké un peu trop alcoolisé). Le mal-être est mis en avant au maximum, donnant pour seule raison que c'est ce qui permettait à la chanteuse de trouver de l'inspiration pour ses textes. Peu de coins ni de couches d'air avec lesquels on peut vraiment respirer, on sort de la salle la tête gonflé et le regard triste. Au moins, Kapadia a su imprimer sur notre visage une expression. Son film, lui, n'en contenant que dans des courts passages. Et ce n'est pas en mettant une Amy heureuse avec une musique gentillette qu'on oubliera une oeuvre Ô combien laborieuse. Et navrante, car aussi très vite ennuyeuse.