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halou
155 abonnés
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3,0
Publiée le 3 mars 2019
Sujet intéressant et rare au cinéma avec des acteurs crédibles, un bon rythme entrecoupé de scènes percutantes. Le film se suit bien même si le sujet est traité de façon superficiel et spectaculaire. La VO est par contre exécrable.
Drame sur fond de misère sociale, « 99 Homes » est une plongée passionnante dans le milieu des rachats immobiliers et des expulsions de famille. C’est émouvant, révoltant et terriblement réaliste.
Interprétations sans failles, sujet révoltant, mise en scène progressive et mise en image de l’intelligence toujours avisée des profiteurs. Reste que l'émotion ne transcende pas ici par les dommages subis par les victimes, très "calmes" dans la révolte (pourtant il y a de quoi). Au final, un film à voir mais aurait du aller beaucoup plus loin, plus "à fleur de peau". 3.5/5 !!!
ce film de société qui fait suite à la crise bancaire de 2006 aux USA se révèle sans pitié. le scénario est clair, simple et M. Shannon dans sa froideur déjà constatée propose un personnage sans scrupules. dur, réaliste et utile même si sur la forme cela manque parfois de rythme et d'un second souffle.
Poignant sans pour autant sombrer dans le "pathos", 99 Homes dépeint un portrait tout à la fois individuel(s), - en focalisant essentiellement sur les figures du bourreau et de sa victime -, familial et sociétal. Si Andrew Garfield, du fait de son apparence de jeune homme, n'est pas crédible de prime abord en tant que père d'un garçon d'une dizaine d'années, il donne une interprétation plausible d'un homme à la dérive qui fait ce qu'il pense être le mieux pour lui et sa famille pour sauver la face et perpétuer l'illusion du grand rêve américain, quitte à troquer son honneur contre quelques billets. Face à lui, Michael Shannon incarne une figure cynique, à l'exact opposé des considérations rêveuses du premier, qui ne semble voir sur le visage des autres que la somme qu'il peut éventuellement en tirer. Tous deux sont des personnages entiers, mais dénués de la nuance et de la subtilité qui leur auraient donné de la profondeur, davantage de réalisme et auraient favorisé l'empathie chez leurs personnages. spoiler: Car leurs attitudes finissent par être trop extrêmes pour être crédibles et laissent deviner le dénouement de l'histoire sans laisser planer le moindre doute , ce qui explique peut être sa sortie télévisée et non pas sur grand écran (?).
Le film a une idée de base intéressante. Le début du film est bon entre la mise en place du scénario et le jeu des acteurs. Toutefois, plus le film avance plus les longueurs se manifestent. Au final ça donne un film qui ne tient pas toutes ses promesses après un démarrage efficace.
Vu à l'occasion d'une projection privée à Paris, "99 Homes" n'était pas un film que j'attendais particulièrement cette année. Le casting et la bande annonce m'avaient intrigué, mais l'attente n'était pas présente. Et bien ma fois, c'est une belle surprise. Une très belle surprise même.
"99 Homes" relate la crise des subprimes américains à travers le regard d'une famille expulsée de chez elle. Ramin Bahrani ("Man Push Cart") livre un film d'une grande et poignante intensité, et intelligemment construit. Lauréat du Grand prix au Festival du film Américain de Deauville en 2015, "99 Homes" est une œuvre forte en émotions, nerveusement mise en scène et portée par d'excellents acteurs. La mise en scène de Ramin Bahrani est très efficace. Les longueurs ne sont aucunement présentes, l'immersion est totale. L'histoire est fascinante à suivre, totalement happante et nous présente des personnages attachants. L'atmosphère lourde du long-métrage nous prend au tripes, tout en laissant place à des séquences de fêtes joyeuses très bien filmées. La réalisation est d'ailleurs superbe, tout comme la photographie et les décors. Tantôt nerveuse pour intensifier la dureté des scènes, tantôt plus calme pour alléger le sujet dur du film, la caméra filme son récit avec intelligence. La symbolique de certains plans, certaines scènes mettant en valeur les dilemmes moraux des personnages et les tournures scénaristiques pour éviter les clichés ainsi que les facilités, sont puissamment retranscrites à l'écran, accompagnées d'une bande sonore prenante. La musique est en effet très bien orchestrée par Antony Partos et Matteo Zingales, accompagnant l'ensemble du long-métrage avec brio. De plus, elle insuffle au spectateur un sentiment d'être face à un thriller nerveux.
Car oui, plus qu'un boulversant drame social, "99 Homes" est un pur thriller économique. "99 Homes" traite un sujet fort, bien que déjà abordé au cinéma. Par exemple, le récent "The Big Short" d'Adam McKay, sorti l'année dernière, abordait le sujet de la crise économique américaine avec plus de finesse et recherche. Ici, c'est l'histoire d'une famille mise à la rue par les banques. Valorisant la psychologie de ses protagonistes et antagonistes, ainsi que les dilemmes auxquels ils doivent faire face, Ramin Bahrani offre à son spectateur une tension implacable. La loi du plus fort est au cœur de l'histoire, grâce à l'homme qu'incarne magistralement Michael Shannon ("The Iceman"). Celui-ci est aussi effrayant qu'intelligent, il donne à son personnage un charisme irréprochable. Face et avec lui se trouve Andrew Garfield, que j'avais découvert dans les "Amazing Spider-Man" de Marc Webb et le "Social Network" de David Fincher. Il interprète tout aussi bien son rôle, sa performance est hallucinante. Les émotions que dégagent les acteurs sont fortes, et ne laissent pas indifférentes. Laura Dern ("The Master") est quant à elle mise en retrait, mais reste tout de même très convaincante. Le casting est bon, bien géré ; les personnages partagent leurs ressentis intensément.
"99 Homes" un drame fortement intéressant, réaliste, qui bouleverse, grâce à une mise en scène recherchée et une histoire poignante. Certes ce n'est pas un chef d'œuvre, mais il reste un excellent film très bien construit.
Une excellente interprétation, un Michael Shannon glaçant et dont on peut profiter enfin en tête d'affiche, une photographie superbe qui réussit à nous donner du terne et du gris sous un soleil de plomb. Les revirements de situations, le mépris des banques et des nantis à profiter du système et des gens financièrement faibles. Un pamphlet acerbe contre les subprimes qui ont fait des ravages il y peu aux états-unis. On ressent les impressions des personnes d'un côté comme de l'autre. Froid et franc, ce film donne à réfléchir et on a juste envie de donner un sacré coup dans la fourmilière, c'est mourir ou survivre, au mépris des autres, ou presque. Un film à découvrir sans hésiter.
Grace au club 300 Allociné, je peux découvrir ce film hier soir ! D'un scénario bien construit et original, servi par de bons acteurs, un sosie de Willem Dafoe et la présence du dernier spiderman (dans un meilleur role), le film traite du traffic immobilier qui existe aujourd'hui . Qu'arrive t il à ces maisons qui saisit par les banques.. On est choqué, attristé, surpris par tout ce qui se cache derrière. Encore un film qui aurait mérité une sortie ciné.
Tenant plus du drame avec une pointe de thriller, 99 Homes déploie son intrigue dans un environnement assez peu étudié de cette manière (expulsions locatives et saisies immobilières) avec un certain savoir-faire. Michael Shannon livre une partition tout en cynisme face à un Andrew Garfield prêt à tout pour son fils, y compris passer de victime à bourreau. La mise en scène est très travaillée pour mettre en avant avec subtilité les scrupules et les atermoiements. Un film intéressant et bien troussé, mais qui (c'est le bémol) ne réserve que peu de surprises, notamment quant à son dénouement. Vu en e-cinema.
Bonne surprise ce film, l'intrigue m'a plu et le jeu d'acteur aussi, j'aurai aimé que la fin soit plus travaillée par contre ça se termine trop vite et c'est dommage, Michael Shannon excellent en agent immobilier, il est parfait pour les rôles de requins, il le porte sur sa tête ! J'ai bien aimé, 3,5/5
Lorsque la société américaine nous propose la strangulation par le porte-monnaie de sa classe moyenne, on regarde çà avec beaucoup d'écœurement. Et, pour ainsi dire, l'abattage de films sur ce sujet frémit. Ouf, le mythe américano-capitaliste se fait chatouiller. "99 homes" est un prolongement du "Big Short", avec caméra, épaule, dans le nerf de la guerre. On pourrait les catégoriser dans films post-2008, où pré-2016 si on croit les économistes les plus rationnels. Donc film entre deux-chocs pour ainsi dire. Venise 2014, Deauville 2015, ce dernier a pas mal bourlingué. C'est sur qu'entre diffusé une daube Marvel et çà, la distribution française fait ses choix. Pour ce qui est du film, Ramin Bahrani fait le job, mais de façon trop consciencieuse. On vibre, on sursaute, mais à la fin le héros se détrousse. Fin qui donne 1000 questionnements mais pas autant de réponses. Michael Shannon me fait peur.