Beasts of No Nation
Note moyenne
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anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 27 mai 2017
Film riche et puissant en émotions, Idris Elba est vraiment au top dans son rôle de révolutionnaire voulant à tout prix gagné son combat contre le mal.
L'acteur Abraham qui joue le petit Agu est au top du top, faire un film comme ça à son âge ça n'a pas du être si facile que ça.
Un film de fiction qui nous montre une grande part de réalité qui se produit ou pourrait se produire dans les pays d'Afrique. L'histoire est vraiment poignante, dure même à certains moments et assez choquante. Décors très sympa, une tension ressentie du début à la fin.
Le film joue beaucoup sur la psychologie de ces enfants soldats qui n'ont pas d'autres choix que de suivre ce commandant et tué.
Le film est vraiment très réaliste.
Assez long à certains moments, mais ce n'est qu'un détail.
Ce genre de films devraient être vu par plus de personnes, car tout est super bien travailler, que ça soit le scénario, l'esthétique ou bien même les personnages.
Agu évolue vraiment au fil du temps grâce (ou à cause) des actions qu'il doit commettre, c'est vraiment très intéressant.
Regarder ce film, car il vaut le coup d'être vu et revue!
Kloden
Kloden

149 abonnés 997 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 février 2016
Cary Fukunaga, le Tiers-Monde (expression datée que je réutilise comme pour la mettre en parallèle avec ces personnages oubliés du temps, qui vivent à quelques heures de vol de chez nous sans peut-être même soupçonner la sécurité de nos vies), et le parcours d'un personnage meurtri par la violence de son environnement, dont il doit embrasser l'horreur sous peine de la subir. Si l'association ne vous disait rien avant de voir Beasts of no Nation, ou si elle vous a plu (le verbe plaire est à manier avec délicatesse, s'entend) devant le premier film 100% Netflix, je ne saurais trop vous recommander Sin Nombre, petite merveille où le jeune réalisateur américain s'attaquait au sujet des maras (gangs tentaculaires d'Amérique latine) à travers la rédemption d'un de leurs membres et la lutte des migrants qui en fuyaient la violence. Disons-le tout de suite : je préfère de loin Sin Nombre à Beast of no Nation, parce qu'il réussissait à conjurer son horreur par un espoir qui lui insufflait sans souci une humanité terriblement touchante. Ici, le sujet était, il faut le reconnaître, beaucoup plus délicat à manier et à orienter vers une vision claire. Trop politique, le film se serait sans doute condamné au cliché et à un exercice de bonne conscience davantage préoccupé par son sens moral que par la réalité brute de la situation et le sort de ses personnages. Au contraire, un aspect purement documentaire m'aurait énormément dérangé, d'une part parce qu'il aurait prétendu donner un accès direct, par son simple intermédiaire filmique, à une réalité que l'on ne connaîtra bien entendu jamais sans l'avoir vécue par soi-même. Enfin, répéter le traitement romancé de Sin Nombre (que je ne trouvais pas grossier et roublard, parce qu'il se signalait tout à fait comme une décalque rêvée et embellie d'une réalité sociale dont il laissait deviner la noirceur sans prétendre pouvoir en retranscrire toute l'horreur) me paraissait aussi compliquée : si, bien que peu probable, la rédemption d'un marero et sa fugue du gang qu'il avait intégré me parait possible, la situation des enfants-soldats d'Afrique noire me parait encore plus inextricable. Pris dès leur plus jeune âge dans un engrenage qui les brise totalement et confrontés à une guerre qui n'est plus que leur ultime horizon, ces enfants sont des êtres brisés, pour qui la rédemption est sans doute impossible parce qu'ils ne se sont jamais structurés complètement. Il n'est donc pas tellement étonnant de voir Beasts of no Nation ne pas expliciter de propos et demeurer comme interdit, dans les limbes d'une tristesse insensée. La bande-son, par exemple, est un très bon marqueur de cette mise en retrait de Fukunagu, qui laisse aller son récit de lui-même : son seul affleurement extra-diégétique est un même thème assez court, planant, et repris tout au long du film à intervalles assez espacés. Comme un morceau d'innocence flottant quelque part au-dessus du récit, ce morceau est le syndrome de tout ce qui a été arraché et qu'on ne saura sans doute jamais recoller. La scène finale, qui voit les enfants-soldats regagner la mer pour y jouer, témoigne d'une tentative sans doute illusoire de noyer cette perte et cette salissure dans un infini de pardon ou d'oubli. Le problème, c'est que ces moments poétiques se font rares, puisque ce sujet est si délicat à manier sans le faire mentir d'une façon perverse. Le reste du temps, le film est parfois choquant, mais quand même un peu trop cantonné à un programme qu'on imagine facilement à l'avance. La mise en scène de Fukunaga maintient cependant Beasts of no Nation à flots : sa stylisation sonne pour le coup comme une preuve de modestie (évitant le style ultra-documentaire essayant de frapper par un aspect naturaliste, comme si les images pouvaient révéler toute la noirceur de la réalité) et ondule elle-aussi avec incertitude entre plages calmes et moments bien plus travaillés, comme si la caméra refusait de se poser et n'était jamais que l'ombre des personnages, porteuse à leur place de toute la tristesse des événements - tristesse que, pris dans la peur et leur embrigadement, ils ne ressentaient pas encore tout en l'augmentant à chaque instant par chacun de leurs actes. Je retiens par exemple cette splendide séquence où un jeu de filtres fait virer la végétation du vert tropical au mauve, comme si la guerre était devenue trop lourde à filmer sans lui donner un soupçon d'irréel, une touche presque florale de recueillement. Bref, bien qu'assez prévisible et peut-être encore un peu trop réaliste, Beasts of no Nation a le défaut de sa principale qualité : il raconte précisément et de façon honnête une horreur pour laquelle il n'y a, au final, rien d'autre à faire que de l'appeler par son nom.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 9 février 2016
BEASTS OF NO NATION s’inscrit logiquement dans le cinéma sans frontière et politisé de Cary Fukunaga tournant autour de ce perpétuel combat intime mené par chaque être humain contre sa bestialité refoulée. Le film tourne autour d’un enfant, Agu, qui se retrouve embarqué dans un conflit qui le dépasse. Ayant perdu ses repères au cœur d’une jungle d’où ne semble plus subsister aucune once de civilisation, il se raccroche au Commandant, figure diffusant une idéologie assez obscure. Cet Ogre de conte de fées est incarné par Idris Elba dans ce qui restera sans aucun doute comme la plus grande performance de sa carrière. Là où le film fait d’ailleurs régulièrement mouche, c’est par son audace à assumer jusqu’au bout son postulat, n’éludant aucun aspect morbide ou révoltant de son sujet abominable tout en ne cédant jamais à un quelconque voyeurisme dégueulasse qui serait teinté d’un moralisme aussi pédant que facile (celui dans lequel se vautre allègrement un fumiste comme Michael Haneke par exemple). Victime des abus de la guerre et de ceux qui la pratiquent sans pour autant être un souffre-douleur se contentant de subir en permanence la cruauté ambiante, le jeune Agu est aussi terriblement contemporain par cette façon qu’il a de suivre une vision du monde, un discours pseudo-philosophique flirtant dangereusement avec le prêche religieux et prônant une justice par le sang afin de panser (temporairement) les plaies de ceux qui l’appliquent. La désorientation brutale et la terrifiante solitude de ces jeunes, persuadés de trouver une raison d’être et un exutoire en se lançant à corps perdus dans une mascarade guerrière, n’est évidemment pas sans faire écho à la montée récente de certains courants terroristes et extrémistes. Charge frontale contre l’embrigadement tout en se retenant d’être une condamnation bête et pratique de ceux qui s’y enferment, BEASTS OF NO NATION est non seulement un projet marquant par son propos, mais est aussi l’un des meilleurs films de guerre de ces dernières années. Ce constant flottement entre des moments contemplatifs et poétiques et des passages plus brutaux et nerveux, soit les deux faces d’une même pièce illustrant la dualité humaine que décortique Fukunaga, est souligné de façon somptueuse par une musique qui, comme le film, évite de céder à ce sentimentalisme pompier et à cet étalage émotionnel que l'on retrouve dans les productions hollywoodiennes pour privilégier plutôt une efficacité et une simplicité intimiste qui soient immédiatement évocatrices. Mais malgré sa peinture d’un monde fou qui ne soulage ses lésions que par la confection de nouvelles blessures, et le fait qu’il soit le film de guerre le plus rageur depuis le cri de colère de Brian De Palma avec son traumatisant OUTRAGES, BEASTS OF NO NATION choisit pourtant de ne pas se conclure sur une note négative alors que tout l’y prédestinait. Un « happy end » sous forme de concession commerciale ou bien entérinement d'une vision que porte Fukunaga ? La réponse est évidente puisque Rust Cohle l’apportait déjà dans TRUE DETECTIVE, concluant la série par ces mots : « il fut un temps où il n’y avait que l’obscurité. D’après moi, la lumière est en train de gagner ».
cylon86

2 840 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 février 2016
Après avoir réalisé avec brio la saison 1 de "True Detective", Cary Fukunaga revient au cinéma. Exclusivité Netflix qui aurait pourtant mérité d'un passage sur grand écran, "Beasts of No Nation" est une œuvre qui prend à la gorge, sans artifices et sans compromis. Dans un pays d'Afrique qui ne sera jamais nommé mais qui pourrait être n'importe lequel, la guerre éclate. Agu, jeune garçon, se retrouve séparé de sa mère et voit son père et son frère tués sous ses yeux. C'est dans ce contexte qu'il est recueilli par l'armée d'un charismatique commandant (Idris Elba, impeccable). Et voilà donc Agu qui se retrouve avec une arme entre les mains à faire la guerre. Comme de nombreux enfants de son âge, Agu voit son enfance brisée par la violence d'une guerre qu'il ne comprendra pas vraiment. Embrigadé par un leader magnétique se posant en père de substitution, il se retrouve à tirer des balles, à connaître l'odeur de la peur, des cadavres et de la violence. Comme il le dit lui-même dans une voix-off qui n'est pas sans rappeler celle de "La ligne rouge" de Terrence Malick (certains plans dans la jungle y font également écho), il ne sera plus jamais un enfant même si cette guerre finit. Adoptant le point de vue d'un de ces nombreux enfants soldats dont on entend souvent parler sans pour autant vraiment les voir, "Beasts of No Nation" dresse le constat effroyable de guerres ruinant la jeunesse et brisant les enfances. Sans pour autant être moralisateur, le film se contente de nous montrer une réalité plus vraie que nature, empreinte d'une violence brute et viscérale. Pour cela, Fukunaga sort le grand jeu et nous gratifie de superbes plans. Les décors sont magnifiques mais la mise en scène met également en valeur l'intensité des actions ou des sentiments, suivant les plans qu'elle adopte, parfois courts et énergique, parfois longs et virtuoses, parfois fixes, laissant s'exprimer une multitude de sentiments dans un regard. A ce niveau-là, le jeu du jeune Abraham Attah est saisissant et empreint d'une maturité étonnante.
Thibault F.
Thibault F.

84 abonnés 824 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 janvier 2016
Premier film Netflix et première réussite ! En effet, "Beasts of no Nation" est clairement une oeuvre indispensable car elle traite un sujet, une thématique méconnue ou trop peu explorée dans le 7ème art, la maltraitance et embrigadement de jeunes enfants orphelins dans des conflits qui les dépasse. Ici, le décors s'articule autour d'un conflit en Afrique permettant des décors somptueux qui tranchent avec une violence extrême (viol, démembrement, mort insoutenable...). De plus, l'utilisation d'acteurs peu connus à l'exception d'Idris Elba, remarquable dans sa composition, est une idée lumineuse qui renforce la réalité des faits et des actes. Ce n'est évidement pas une oeuvre à mettre entres toutes les mains mais qui permet de mobiliser le spectateur occidental sur des choses dans le monde qui parfois, le dépasse. Une oeuvre engagée qui engage le spectateur jusqu'au bout. Bravo !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 5 janvier 2017
Suivre les traces d'Agu dont les pas s'enfoncent tour à tour dans la terre battue et dans la jungle africaine est une aventure qui ne laisse pas indemne. Brute de décoffrage, profondément humaine, empreinte de mysticisme et pourtant réaliste au possible, cette production Netflix est un monument de narration. Sombre voyage initiatique embarquant le spectateur dans les noirceurs de l'humanité à travers le destin de ces enfants soldats. La poussière, le sang, la fièvre. On sentirait presque l'odeur de la poudre alors que la voix d'Idris Elba fait echo en nous : "Nous sommes immortels". La langueur et l'onirisme avec lesquels Fukunaga dépeint sa fresque et lui donne une telle force ne sont pas sans rappeler un certain Apocalypse Now de Francis Ford Coppola. Je le dis haut et fort : l'industrie du cinéma contemporain a du soucis à se faire, Netflix est entré dans le 7ème Art en véritable Cheval de Troie. Chef-d'œuvre.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 27 janvier 2016
Très bon film de guerre sur un sujet compliqué
Idris elba et le jeune garçon sont vraiment exceptionnels
orlandolove
orlandolove

171 abonnés 1 736 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 26 janvier 2016
Un scénario un peu convenu et linéaire, ainsi que quelques scories (la voix off du jeune garçon, le passage à la langue anglaise) peuvent parfois contrarier à la vision de cet ambitieux "Beasts of no nation". Mais n'oublions pas les quelques grandes qualités du film : une superbe mise en scène et de formidables acteurs (en premier lieu l'impérial Idris Elba).
Jérémy J
Jérémy J

33 abonnés 653 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 janvier 2016
un film très touchant, très bien réalisé, une grande histoire, très réaliste. Un peu long et une fin un peu en dessous. De la violence surtout suggérer et psychologique. Un très bon résultat.
Benito G

761 abonnés 3 167 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 janvier 2016
Beasts of no nation n'est sorti que très discrètement aux USA et seulement en VoD en France. Pourtant le film est très bon, le sujet passionnant et d'une triste actualité... Il nous présente un pays sans nom, pays d'Afrique mais que l'on pourrait étendre à d'autres continents, et la subtile mécanique d'endoctrinement, d'instrumentalisation, la mécanique de guerre. Puissant et d'une précision qui n'a rien à envier à un documentaire. Où comment un groupe de rebelles récupère de jeunes orphelins pour en faire des soldats aveuglés qui partent en guerre comme on va assister en tant que supporters à une finale de football ; des enfants non seulement plongés dès leur plus jeune âge dans le monde des adultes, mais sitôt déshumanisés pour en faire des machines obéissantes et sans réflexion. Leurs conditions de vie sont sordides, leurs vies ne sont que d'immenses blessures ouvertes (massacres, meurtres, violence, viols : le film présente l'une des scènes les plus abominables qu'il m'ait été donné de voir...). Et il tape où il faut et comme il faut même s'il reste parfois trop plat et contemplatif, monotone voir un peu long. La réalisation y est puissante, jonglant subtilement entre plans fixes et caméra à l'épaule, sans fioritude, la photographie est totalement impliquée dans le propos (Cf. la scène de massacre dans un décor où les arbres sont rouges sang). Un film dur, actuel et même intemporel. Un film donc incertains mais vaut le coup d'oeAvec $$scène visuelle ou psychologiue pour êre un peu "hard" voiu des jeunjeunsp$$. Pour le reste, c'est a voir ^^au moins une fois; ce qui en tajoute in peu sur l'atrocité" de la vie (avec des moments vraies d'autres un peu plus fictif^^)L A voir, mais ne pas metre rntre toute les mains.
Kilian Dayer
Kilian Dayer

130 abonnés 838 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 janvier 2016
Une furieuse fuite en avant en Amérique Centrale, Sin Nombre, une plongée dans l’univers de la littérature britannique classique, Jane Eyre, un composé de huit épisodes policiers légendaires, True Detective, Cary Joji Fukunaga aura déjà démontré son talent conséquent bien avant de s’embarquer aux cotés de Netflix dans l’aventure Beasts of no Nation. S’attaquant frontalement au douloureux postulat des enfants soldats prenant part aux conflits civils africains, le cinéaste livre là son film le plus cossu, son film le plus percutant, révélant une indiscutable qualité à sa fondre dans la masse de n’importe quel sujet, de n’importe quelle culture. Fukunaga apprivoise son environnement, l’Afrique noire désenchantée, à la manière du plus informé des documentaristes, tissant la toile dans laquelle sera prise le tout jeune Agu, exilé puis enrôlé dans les rangs d’un milice sanguinaire sous le joug d’un commandant nous faisant, in fine, penser au célèbre colonel renégat d’Apocalypse Now. La guerre appelle la guerre, la violence engendre la violence. De cela, sans compromis, Beasts of no Nation, se nourrit, nous livrant un récit sordide d’embrigadement, de déchéance et de perte d’espoir et autres illusions.

Nous immergeant profondément dans son univers tribal, le film ne laisse que peu d’échappatoires à un public en manque d’attaches à nos valeurs. A ce titre, le seul personnage blanc que l’on veut bien nous montrer sera une femme hagarde, derrière les vitre d’un convoi, contemplant, sidérée, une centaine de gamins, armés jusqu’aux dents, affublés d’improbables accoutrements. Sans concession, le destin de l’enfant au centre du récit se verra chamboulé à jamais, alors même qu’en voix off, le petit tente d’imaginer une rédemption. Tout basculera définitivement lors d’une scène difficile où il sera forcé d’ôter une vie, non d’un coup de feu, mais à grands coups de machette. Sans brûler les étapes, initiation, mysticisme, combat, Cary Joji Fukunaga peint patiemment ce portrait choquant d’une enfance volée, d’une montée de violence sans bornes, à laquelle nous ne distinguons pas d’échappatoires. Seul un certain mysticisme rédempteur nous permettra, au final, de sortir la tête du trou.

Idris Elba, formidable commandant, psychopathe aux travers évoqués mais jamais explicitement exhibés, dirige d’une main de fer son escadron de la mort juvénile, arme à part entière d’une révolution politique comme il y en a des dizaines. L’acteur incarne là le centre de l’univers pour ces gosses et autres âmes égarées. Il est le mal et le sauveur, le bon père et le tortionnaire. L’acteur, talentueux, endosse ici le costume d’un individu ambivalent, rôle délicat qu’il maîtrise à la perfection. Mais la star n’est pas le clou du spectacle tant il se fait voler la vedette, somme toute assez logiquement, par le jeune Abraham Attah, gamin prodigieux qui livre à chaque seconde une prestation déchirante. Entre peur, joie, il y en a peu, et colère, le garçonnet est immense face à la caméra d’un réalisateur, accessoirement directeur de la photographie, qui sait rendre hommage aux talents de ces comédiens. On soulignera, au passage, les sublimes décors naturels dans lesquelles évolues ces âmes en peine.

Mais finalement, outre toutes ses qualités et particularités, la principale source de curiosité de Beasts of no Nation provient du fait qu’il soit le premier film produit par Netflix. Ce sublime drame guerrier ne sera dès lors visible que sur la plateforme du géant américain, ravissant les abonnés et faisant rugir les puristes des salles obscures, qui pour le coup, manqueront sans doute l’un des meilleurs films de l’année. La VOD, l’ennemi de certains, l’ami des autres, divise. Vers quoi se dirige-t-on? Quand sera-t-il du cinéma dans les dix ans à venir? Beasts of no Nation pose clairement cette question, déroulant une multitude de qualités, s’affichant comme un film majeur ne prenant, commercialement parlant, pas le même chemin que les autres. Quoiqu’il en soit, alors que pullulent dans les salles une multitude de produits formatés, d’œuvres insignifiante à seuls vocation commerciale, ce film débarque sur Netflix le 16 octobre 2015 accompagné d’un bruit de tonnerre, offrant peut-être l’opportunité aux cinéphiles qui veulent sortir des sentiers battus une toute belle alternative à la morosité du Box-Office. Moi, j’adhère complètement sachant que Netflix ne fixe que très peu de limites aux artistes travaillant sous son joug. Brillant. 17/20
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 17 janvier 2016
Un film Netflix de Cary Fukunaga, qui fait réfléchir et qui est chargé en émotions. Idris Elba arrive à maitriser son rôle lourd à porter, Abraham Attah (Agu) nous transporte dans son jeu d'acteur et nous fait vivre son mal-être. On est sous tension presque tout le long du film, la version sous-titrée française est parfaite. Néanmoins, pour les plus fragiles je vous conseille de ne pas le regarder trop tard le soir !
black B.
black B.

48 abonnés 533 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 janvier 2016
Le film est très cru et passe rarement par 4 chemins, on y suit un enfant soldat, qui n'a pas choisi sa destiné, et qui petit a petit, va voir s’émietter espoir et avenir, en perdant ses proches un a un, et en devenant se que le monde autour de lui est.. sombre froid et destructeur. Très beau film, a voir 4/5
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 15 janvier 2016
Trés touchant et émouvant. La violence des images et de certaines scènes montrent ce qui peut se passer dans des endroits ou le monde occidental n'en a rien à faire...Idris Elba en chef militaire névrosé est génial une fois de plus..
Pascal I

910 abonnés 4 256 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 13 janvier 2016
Je m'attendais à beaucoup mieux. Des longueurs affligeantes ponctuent ce qui aurait pu être une réussite. Cela n'enlève rien sur la dénonciation de ces enfants guerriers mais qualitativement le film reste discutable sur son rythme et sa mise en scène.
De bons acteurs mais ne compensent pas les points de faiblesse trop nombreux à la limite de l'ennui. Moyen ! 2.5/5 !!!
Coté empathie, je peux comprendre les 5/5 ...
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