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Gouchou
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3,5
Publiée le 21 octobre 2015
Avec Beasts of no nation, Netflix a frappé un grand coup. En confiant la réalisation à un homme très en vue ces derniers temps: Cary Joji Fukunaga qui n'est autre que le réalisateur de la saison 1 de True Detective et en s'offrant en tête d'affiche Idris Elba. Si le casting et le réalisateur représentent une part importante qui détermine le succès ou non d'un film, le principal reste l'histoire. Or, dans Beasts of no nation l'histoire est non seulement violente mais aussi émouvante. Ce film est d'une intensité très rare. Tout d'abord parce qu'il est question des conflits insolvables qui se déroulent en Afrique mais surtout parce que le thème principal est celui des enfants soldats.
Les films sur la guerre ne se comptent plus et pourtant lorsqu'il s'agit de mettre en avant des enfants amenés à tuer, à se droguer et victimes de violences sexuelles, même le spectateur le plus stoïque ne peut rester de glace face à une telle histoire. Or, c'est précisément ce que nous offre Beasts of no nation, une histoire d'une incroyable dureté et d'une violence difficile à regarder.
Dans un pays africain (dont nous ne connaîtrons jamais le nom) des factions rebelles se battent contre l'armée régulière pour le contrôle des richesses naturelles du pays. C'est dans ce cadre que nous découvrons le jeune Agu, un gentil garçon élevé dans une bonne famille qui va se retrouver seul après avoir été séparé de sa mère et avoir vu son père et son frère mourir sous ses yeux. Il est alors recueilli par un chef rebelle interprété par Idris Elba. Mégalomane, pédophile, drogué et ambitieux, cet homme détestable va créer une relation particulière avec le jeune Agu perdu dans un monde qu'il ne comprend plus et dans lequel il abandonne son innocence.
Ne cherchez pas les gentils et les méchants, vous n'en trouverez pas dans Beasts of no nation, le réalisateur ne s'est pas attardé sur le conflit ni sur les différentes factions qui s'opposent. D'ailleurs on ne sait pas dans quel pays d'Afrique se déroule les événements. Mais au final, même si nous avions ces informations elles ne nous seraient d'aucune utilité. Ici ce qui compte c'est Agu, c'est son histoire qui pourrait être l'histoire de n'importe quel enfant soldat. C'est l'histoire d'un jeune garçon qui aimait jouer et se retrouver en famille et qui va devoir abandonner ces jeux pour une arme et une machette. Et la morale dans tout cela? Et bien il n'y en a pas, le film se termine sans nous fournir de réels réponses et nous laisse imaginer le futur de ce garçon.
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2,5
Publiée le 20 octobre 2015
La première heure est bonne, elle est intense et riche en émotions, il y a un bon équilibre entre les deux, on ne tombe pas dans la violence facile même s'il y a des scènes marquantes, on s’attache rapidement à ce petit garçon qui va devoir se mettre aux services des soldats pour pouvoir survivre, on nous montre aussi l'instrumentalisation des enfants qui sont utilisés, peu importe leur âge, comme soldats. La suite est un peu plus compliquée, on ne retrouve plus l'intensité du début, c'est lent voir ennuyeux, les mêmes scènes s’enchaînent jusqu’à la partie finale qui est intéressante, mais malheureusement trop courte. Je suis donc resté sur ma faim, les acteurs sont excellents surtout les gamins, la mise en scène est bonne, mais ça manque de force et c'est trop inégal.
Cary Joji Fukunaga, réalisateur et scénariste sur le premier film produit par Netflix, déjà reconnu pour son travail sur la série True Detective. "Beasts Of No Nation" est une histoire triste mais puissante à la fois, sur un sujet qui n'a quasiment jamais apparu au cinéma, les enfants-soldats. Mélangeant plusieurs thèmes forts comme la propagande, la solidarité (entre rebelles), la drogue, la mort, la corruption, l'espoir et le désespoir. Vous allez suivre le parcours d'Agu interprété par Abraham Attah, son premier rôle et loin d'être le dernier, je suis impressionné par sa prestation. Il va croiser le chemin, du commandant en charge d'une armée rebelle interprété par Idris Elba, un rôle charismatique ou Idris nous offre le meilleur de lui-même, c'est-à-dire par loin de la perfection. Et Strika interprété par Emmanuel Nii Adom Quaye, le compagnon de guerre de Agu qui sans dire un seul mot m'a beaucoup ému, un casting pourtant inconnu mis à part Idris Elba mais si bien joué. Sans parler de la mise en scène, des décors et du scénario, le staff et Cary Fukunaga nous donne du grand spectacle dans une histoire fictive, mais une réalité tous les jours dans certains pays d'Afrique. spoiler: D'ailleurs, une scène que j'ai particulièrement apprécié est celle ou un soldat donne une drogue à Agu avant de partir au combat, et si vous faites bien attention, vous verrez toute la plantation d'une couleur mauve, graphiquement c'est magnifique tous comme la scène où Agu cherche des munitions dans une tranchée dans une terre marron/rouge. Un film très difficile à voir car pour Agu, le protagoniste central de l'histoire, vit ce qu'aucun enfant ni adulte devrait vivre, spoiler: une descente en enfer pour finir sur une fin formidable ! Beasts of No Nation, un film puissant, dramatique et psychologique, démontrant une réalité, certains ne sortiront pas totalement indemne après l'avoir vu !
Avec Beasts Of No Nation, son premier film, Netflix frappe fort. S’il ne s’agit pas d’un chef d’œuvre cinématographique, c’est néanmoins un film marquant porté par un jeune acteur épatant, Abraham Attah. Ce dernier permet de prendre toute la mesure de l’atrocité du quotidien de l’enfant-soldat. À voir au moins une fois dans sa vie.
Pour sa première création originale en terme de fiction , Netflix frappe un grand coup . Si le thème choisi par le leader du streaming actuel est un sujet qu'il n'est pas rare de voir dans les documentaires ou de lire dans certaines revues et livres force est de constater que ce n'est pas la même chose du côté du grand écran .
Les enfants soldats et les conflits africains n'ont pas inspiré grand nombre de cinéastes à hollywood ces dernières années citons tout de même des films tentant de dénoncer ces tragédies tels que Les larmes du soleil ( Antoine Fuqua , 2003 ) , Lord of War ( Andrew Niccols 2005 ) , le percutant Blood Diamond d'Edward Zwic sorti en 2006 ou le plus récent Jonnhy Mad Dog .
Beast of no nation se distingue de ses homologues hollywoodiens par le fait qu'il s'agit de l'adaptation d'un livre prenant place dans un pays fictif de l'Afrique . A titre de comparaison , Les larmes du soleil se déroulait au Nigéria , Blood Diamond en Sierra Leone . Un parti pris somme toute assez honnête dans la mesure où de nombreux pays africains voient engagés des enfants soldats .
Au niveau de la réalisation , Netlix a fait appel à un réalisateur de choix en la personne de Cary Joji Fukunaga . Ce nom ne vous dis peut être rien mais c'est à lui que nous devons les épisodes de la saison 1 de la série True Detective produite par HBO . Une valeure on ne peut plus sûre tant la série s'est avérée grandement efficace .
Deuxième atout majeur de la production , l'acteur britannique Idris Elba . Du haut de ses 43 ans , l'acteur confirme qu'il est une étoile montante du cinéma actuel ces productions récentes le démontrent amplement ( Luther , Mandela : Un long chemin vers la liberté ) et ce n'est pas un hasard si il est présenti pour être le futur James Bond . Son rôle du commandant semble être taillé pour sa personne et Idris Elba joue avec un naturel presque dérangeant . Pour faire face à ce " géant" , un jeune acteur , Abraham Attah dont l'implication et l'authenticité en dérouteront plus d'un . Une star en devenir .
A l'instar d'Edward Zwic dans Blood Diamond , Fukunaga met en scène un conflit sans concession certaines images s'avèrent très difficilement regardables . Toutefois le réalisateur ne fait jamais dans la surenchère et la violence gratuite . Son parti pris volontairement froid et dur rempli parfaitement son cahier des charges à savoir dénoncer la violence et la détresse qui sont le lot quotidien de certains pays d'Afrique . Beast of no nation est donc un film important aussi important qu'il est réussi . A voir !
Les deux premières parties sont vraiment immersives, ambiance, dialogues, bref rien à dire c'est bien orchestré la majeure partie du film sait rester loin du piège de l'action lambda en proposant des scènes trop sanglantes, le film sait choqué mais à juste dose. Autre point positif, le film ne prend pas un angle moralisateur, les repères Bien / mal sont à la libre interprétation du spectateur.
Par contre la troisième partie du film .. quel manque de rythme, de longueurs en longueurs et ont décroche très vite, dommage.