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ben zo
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0,5
Publiée le 8 juin 2026
Sans déconner, il faut arrêter de bien noter des films ou de les qualifier de chefs-d'œuvre sous prétextes qu'ils possèdent un scénario bizarre et des scènes aux ralenti sur fond de piano. Ce film est d'une nullité sans nom, c'est même le film le plus bidon que je n'ai jamais vu de toute ma vie. On atteint la paroxysme du ridicule et du faussement original. Que ce soit dans la mise en scène ou bien de l'histoire sans queues ni têtes, vraiment je ne trouve aucun point positif, une vrai purge pour le regarder.
Un film tellement sordide que je n'ai pu le terminer... Ambiance glauque au ralenti soutenue par une voix off descriptive monotone. C'est probablement un type de film qui ne me correspond pas et que je ne saurais recommander...
Ce film est déstabilisant : où et quand se situe l’histoire quelle est cette société, comment en est-elle arrivée là ? Les acteurs sont excellents et je leur tire d’ailleurs mon chapeau. L’idée des animaux est plutôt originale, mais elle se noie dans cette romance d’anticipation un peu loufoque quand même.
Ce propose un point de départ absolument fascinant et une critique sociale acerbe sur l'obligation de vivre en couple, ce qui laissait espérer une satire mémorable. On peut reconnaître au réalisateur Yorgos Lanthimos une direction artistique impeccable et un univers absurde très singulier qui, au début, intrigue par son originalité et son humour noir assez décalé. Cependant, si l'idée de base est excellente, l'exécution m'a laissé totalement de marbre car le film semble dénué de toute émotion réelle. Le jeu volontairement monocorde des acteurs, bien que justifié par le scénario, finit par créer une distance telle que l'on ne ressent plus rien pour les personnages, rendant l'ensemble froid et presque sans âme. Le rythme s'essouffle considérablement dans la seconde moitié, et ce qui était une métaphore percutante devient une expérience assez pénible et répétitive. C'est frustrant de voir un sujet aussi riche traité avec une telle austérité, car au-delà du concept brillant, le récit manque de chair et de chaleur pour réellement nous emmener jusqu'au bout. On ressort de la vision avec l'impression d'avoir vu un exercice de style intellectuel un peu trop rigide qui, à force de vouloir être bizarre, finit par oublier de raconter une histoire humaine touchante.
Franchement, j’ai adoré ce film. C’est hyper bizarre, parfois super drôle, parfois carrément glaçant, et ça parle de l’amour d’une façon vraiment tordue mais ultra juste. The Lobster a un truc que j’ai rarement vu ailleurs : tu rigoles, t’es mal à l’aise, et ça te reste dans la tête longtemps après.
Un film étrange, à la fois de science fiction mais pourtant l’environnement du film ressemble au nôtre, absurde, parfois drôle et presque dérangeant. Globalement, on a envie d’aller jusqu’au bout. Pas mal dans l’ensemble, avec de bons acteurs.
Ce film est une perte de temps, une masturbation mentale, arrêter de nous servir ce genre de film dévasté sans passion et vide de sens. J’ai déjà trop écrit pour cette nullité.
Rarement vu une daube pareil. C'est prétentieux, sans rythme, mal joué. Les images sont même pas belles Le genre de film qui décrédibilise les récompenses des festivals de cannes et autre. Atroce
Le film qui m’a fait découvrir Yorgos Lanthimos. The lobster est un univers parallèle où humains se transforment en animaux si ils ne peuvent se mettre en couple. S’en suit de multiples péripéties avec Colin Farrel, Rachel Weisz & Olivia Colman.
Farce absurde, cruelle et cynique « The Lobster » est un film profondément singulier, allégorie d’une société où l’amour se réduit à une forme de compatibilité. D’une photographie soignée et d’un rythme lancinant, le long-métrage fascine et questionne les rapports entre homme et femme aujourd’hui avec mordant.
C'est plutôt accessible comparé a poor things ou kind of kidness. L'univers du monde est vraiment bon mais pas si exploité que ça. L'histoire est bonne et agreable a suivre et pose certaine questions morale assez intéressantes. C'est assez absurde en soi mais ça fonctionne bien l'immersion n'est pas brisée. La fin elle est très bonne même si certains pourront la trouver frustrante, elle laisse le débat ouvert. C'est pas le meilleur film du monde, mais son originalité, son univers et ses thématiques sont très intéressante et permettent au film de s'élever à une certaine qualité.
Un comte d anticipation assez morbide dans lequel les célibataires ont intérêt à trouver l âme sous menace d être transformé. Original avec un casting prestigieux qui tient bien leur rôle, seules quelques longueurs au passif de ce film qui marque quand même les esprits par son intrigue prenante.
The Lobster est une fable dystopique où l’amour n’est plus un élan, mais une obligation, un contrat social sous menace d’extinction. Dans ce monde, être seul est un crime, et le célibataire, condamné à un sursis de 45 jours dans un hôtel aux allures de centre de rééducation, doit trouver un partenaire sous peine d’être métamorphosé en animal.
Dans The Lobster, l’amour n’est pas une rencontre, mais une équation. Un lien ne se construit pas sur une reconnaissance mutuelle, mais sur une similarité factice, un trait commun à revendiquer comme un mot de passe d’admission. La myopie, un boitement, des saignements de nez deviennent des critères de compatibilité, réduisant l’affect à un mimétisme grotesque.
Ce monde totalitaire, où l’union est une injonction et non un choix, renvoie à l’absurdité contemporaine du couple standardisé. Algorithmes et applications de rencontres agissent déjà comme ces régulateurs de l’amour, rationalisant le désir, encadrant l’inexplicable dans des logiques binaires. Lánthimos ne filme pas un futur lointain, il expose une dérive déjà en cours.
Tout dans The Lobster suinte la mécanique du contrôle. Le langage, lui-même, est vidé de toute spontanéité : les dialogues sont déclamés sur un ton monocorde, comme dictés par une autorité. L’absence d’émotion dans la diction souligne l’absurde d’une société où tout est régi par la contrainte, où même la parole devient outil de domestication.
Colin Farrell, incarne un David passif, un homme qui se fond dans les règles, qui avance dans cet univers avec résignation. Lorsqu’il croit aimer, il doit encore prouver que ce sentiment correspond aux exigences du système. L’amour devient une performance, un test à réussir, un passeport pour ne pas disparaître.
Mais toute oppression génère sa contre-culture, et The Lobster déploie son miroir inversé avec la communauté des solitaires, ces rebelles retranchés dans la forêt, où l’amour est cette fois banni, condamné comme une trahison. Là encore, un système rigide remplace l’autre, démontrant que la liberté promise n’est qu’un nouvel enfermement.
La trajectoire de David atteint son paroxysme dans une ultime interrogation : jusqu’où faut-il aller pour aimer ? Sa bien-aimée, désormais aveugle, n’est plus son alter ego. Dans un monde qui exige la ressemblance comme preuve d’amour, il ne lui reste qu’une solution : se crever les yeux.
Mais Lánthimos, fidèle à sa cruauté, suspend le geste. Le film s’arrête avant l’instant décisif. David ira-t-il jusqu’au bout ? Ou percevra-t-il enfin l’absurde de cette mécanique où l’amour est réduit à une conformité aveugle, au sens propre comme au figuré ?
Avec son synopsis volontairement absurde et son esthétique surannée, The Lobster pourrait faire penser à l'une de ces comédies surréalistes dont Quentin Dupieux le secret, mais il n'en est rien. Cette dystopie est prétexte à une remise en question du couple en tant que ciment de nos existences et idéal de société. Elle questionne également la nature-même de l'amour : fiction culturelle et sociale ou sentiment authentique? Très ouverte dans sa conclusion, elle préfère nous donner les bases d'une réflexion personnelle plutôt que de nous asséner ses vérités. Bien vu, follement original et assez dérangeant, ce film ne plaira sans doute pas à tout le monde mais sait se montrer pertinent avec un scénario qui aurait pu facilement virer à la farce.