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Un visiteur
1,0
Publiée le 19 juillet 2020
Je sais bien que les rôles sont caricatural. Mais la stupidité des patrons JK est plus que ridicule. En vrai, les gens dans ces postes sont vraiment brillants. Mais pas que ça, tout le scénario me pareil extrêmement amateur.
Sur un sujet éminemment intéressant, C. Barratier propose une vision très manichéenne. J'ai beau ne pas porter les traders dans mon cœur, l'angle exclusivement négatif, parfois beauf, qu'il choisit pour décrire tous les personnages de sa fiction, est exagéré et nuit à la crédibilité du film. La mise en scène est trop classique, les dialogues / blagues simplistes et attendues des courtiers entre eux, rendent très vite l'ensemble ennuyeux et répétitif. Dommage pour les acteurs talentueux qui méritaient mieux, et davantage de subtilité qu'un jeu souvent en surrégime. Plusieurs chefs d'oeuvre américains ont 100 fois mieux traité le sujet...et le comble, c'est qu'ils étaient sur ce coup là bien moins manichéen que ce ratage français.
C'est un film que j'ai beaucoup aimé, qui montre les dérives de la finance et en fait de manière plus générale l'hubris, c'est à dire l'orgueil, la perte de contrôle dans laquelle le jeune trader va progressivement se perdre. On n'est pas ici dans un propos à charge contre les financiers, tous les gens qui travaillent dans la finance. Il ne s'agit pas de dire "tous pourris", mais plutôt de montrer comment des gens qui s'avèrent ressembler à n'importe qui (vous, moi), qui ont des principes, des valeurs (comme vous ou moi) , ont des vraies relations affectives (comme n'importe qui en fait) peuvent en arriver à faire des erreurs, s'enfoncer dedans et finalement s'y perdre. Donc, en partant du même principe qu'un autre film bien connu, Le Loup de Wall Street (dénonciation des excès de la finance) on arrive finalement à l'antithèse: alors que le Loup de Wall Street avait suscité chez moi un sentiment de dégoût (devant les basses turpides de financiers qui s’avéraient en fin de compte bêtes, méchants et amoraux), dans le film Outisder j'ai eu un sentiment à peu près totalement inverse (des financiers à la place desquels j'arrivais à me mettre à la place, ce qui permet de l'empathie envers eux)...et à mon avis c'est beaucoup plus efficace (car si on comprend quelque chose on peut y remédier)...
Positif : Films montrant vraiment le côté "sale" de la finance. Ici, ce n'est pas comme dans les films américains sur la finance, qui la dénonce certes, mais lui donne aussi une image glorifiante, un peu comme pour la drogue (ex: le Loup de wall street). En effet, dans ce film, pas de bling-bling, pas de grosses voitures, pas de discothèque, etc. On voit vraiment la descente aux enfers du personnage principal, dans ses routines les plus banals. On angoisse pour lui.
Mais on compatit aussi pour lui : car c'est une personne lambda, un peu comme nous, qui tombe dans les dérives de la finance. Et c'est ce que montre le film : on l'a incité à prendre des risques, à spéculer, et donc à perdre des milliards.
Negatif : Un peu lourd d'être toujours dans cette salle de traders. Peu d'autres thématiques abordées à coté : l'histoire avec sa femme, ses parents, sont juste là pour romancer un peu on dirait. Il est vu comme une victime certes, mais le personnage principal, qui a existé, a aussi pris des drogues, trompé sa femmes, etc, et tout ça n'est pas évoqué. Ce n'est pas obligatoire de le mettre, mais du coup, ça le dédouane un peu de ses responsabilités.
Je ne m'attendais pas a grand chose a vrai dire de ce film. Et ce fut une agréable surprise. Bon on comprend pas grand chose au travail des traders mais qu'importe, cinématographiquement c'est assez efficace. Et même si on est loin de la qualité du loup de wall street de Scorsese, ca reste un bon thriller a la francaise sur le monde banquaire.
Quelques facilités ou attendus, certes, mais une vulgarisation solide des rouages de l'affaire Kerviel qui convainc par son rythme dynamique sans être frénétique et par son casting investi sans être hystérique. Terriblement édifiant.
Kerviel, l’opérateur de marchés de 31 ans dont les prises de risque auraient pu, en 2008, faire basculer la Société Générale, un film interessant sur cette histoire
Terrifiante plongée au coeur du plus grand scandale financier des années 2000 en France. On y dépeind un univers du trading déconnecté de la vie réelle, des traders assoiffés de bonus, les yeux rivés sur leurs écrans. On voit aussi comment le management de la Société Générale a laissé faire un trader qui leur rapportait tellement d'argent. François-Xavier Demaison est écoeurant de cynisme et de mépris. Arthur Dupont incarne à merveille toutes les phases par lesquelles Jérôme Kerviel a du passer. Les personnages secondaires soutiennent le stress permanent de ces salles de marché où la testostérone numérique règne en maître, en attendant d'être remplacée par des robots et de l'intelligence artificielle. A voir !
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2,0
Publiée le 26 août 2019
Douè, ambitieux, même s'il n'ètait pas vraiment motivè par l'appât du gain, Jèrôme Kerviel aura fait parler de lui en 2008 dans cette affaire du scandale de la Sociètè Gènèrale qui fit l'effet d'une bombe dans le monde de la finance! Si on lui rend justice, le film de Christophe Barratier ne le mènage pas! Arthur Dupont est lègitime dans ce rôle là! En trader efficace et autoritaire, François-Xavier Demaison tire ègalement son èpingle du jeu! Son arrogance est stupèfiante! Le mentor de Kerviel, c'est lui! Et très vite, l'èlève dèpasse le maître! Alors pourquoi l'interprètation n'emporte pas l'adhèsion comme l'avait fait "Margin Call" sur le même sujet ? Tout simplement parce que les personnages sont jouès d'une façon caricaturale! C'est dommage car on n'a beau ne pas être familier au monde de la finance, on comprend bien ce qui se trame et ce qui se produit! De plus, l'histoire traîne en longueur avec deux, trois passages inutiles (cf. la parodie de Zorro). Prenant, efficace mais un peu plat au niveau de la mise en scène...
Début 2008 éclate un scandale financier. La Société Générale affiche des pertes records en milliards d'euros, et ceci prétendûment du aux opérations réalisées par un unique trader autonome : Jérôme Kerviel. Bouc émissaire victime de la faillite d'un système, ou trader fou étant parvenu à duper toute sa hiérarchie ? La question demeurera, avec au centre Kerviel, devenu une figure médiatique. Aussi, il est intéressant qu'un film aborde cette question, et intriguant quand il s'agit de "l'Outsider", réalisé par Christophe Barratier, plutôt habitué aux cinéma populaire ! Quid du résultat ? "L'outsider" évoque les années de Kerviel à la Société Générale, et s'attarde surtout sur ce protagoniste. On n'y verra donc pas de critique ou de constat général du système financier, si ce n'est un portrait peu flatteur des traders, présentés comme vulgaires et évoluant dans un climat très anxiogène. Un aspect déjà traité (en mieux et plus percutant) par "Margin Call" et "The Wolf of Wall Street". Concernant Kerviel, le film, adapté de son livre, le présente comme un jeune naïf mais compétent, qui monte dans les échelons jusqu'à devenir trader. Son goût pour les paris financiers à risque lui apportera un succès et une aura qui lui monteront à la tête, précipitant sa chute. Le film n'a rien d'ennuyeux, et Arthur Dupont campe de manière correcte ce protagoniste qui s'enflamme et se consume. Mais on reste un peu sur sa faim sur le fond, le film n'abordant pas dans le détail sa relation avec sa hiérarchie (la part de mensonge, de non-dit, et de latitude n'est pas toujours claire). De plus, la réalisation manque de souffle et d'inventivité (sans compter quelques clichés de mise en scène), d'autant plus qu'elle souffre de la comparaison avec d'autres thrillers financiers. Néanmoins, cette plongée financière à la française sur l'un des gros scandales des années 2000 est intéressante. Par ailleurs, François-Xavier Demaison est étonnant en trader orgueilleux.
Meilleur film sur la finance que j'ai vu. Beaucoup de suspense. Quelques scènes auraient pu être jouées autrement ou coupées mais dans l'ensemble tout se tient bien.
L’affaire Kerviel est une fraude de plus à mettre à l’édifiant palmarès des dérives bancaires. Au cœur de la salle des marchés, la star, c’est le trader. Du haut de son piédestal, sûr de lui, trop parfois, à la limite de l’arrogance, il joue au funambule sur la courbe des valeurs. Un jour il gagne, un jour il perd... un peu, beaucoup voire démesurément. Sans nous abrutir de termes techniques, tout en gardant un regard neutre, Christophe Barratier expose le parcours et les faits d’un jeune loup qu’on n’a laissé faire bien au-delà du raisonnable. Dans la peau de cet outsider, Arthur Dupont est très convaincant, au même titre d’ailleurs que l’excellent François-Xavier Demaison dans celle du mentor. C’est vraiment bien fait, passionnant même tout en étant sérieusement inquiétant. Pas sûr que cela serve néanmoins de leçons à ces messieurs de la finance.