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L’affaire Kerviel est une fraude de plus à mettre à l’édifiant palmarès des dérives bancaires. Au cœur de la salle des marchés, la star, c’est le trader. Du haut de son piédestal, sûr de lui, trop parfois, à la limite de l’arrogance, il joue au funambule sur la courbe des valeurs. Un jour il gagne, un jour il perd... un peu, beaucoup voire démesurément. Sans nous abrutir de termes techniques, tout en gardant un regard neutre, Christophe Barratier expose le parcours et les faits d’un jeune loup qu’on n’a laissé faire bien au-delà du raisonnable. Dans la peau de cet outsider, Arthur Dupont est très convaincant, au même titre d’ailleurs que l’excellent François-Xavier Demaison dans celle du mentor. C’est vraiment bien fait, passionnant même tout en étant sérieusement inquiétant. Pas sûr que cela serve néanmoins de leçons à ces messieurs de la finance.
Pour avoir travaillé 7 ans en salle des marchés je ne peux que confirmer la justesse de ce film. Par ailleurs les acteurs sont géniaux et le rythme excellent. Une superbe surprise.
Moins extravagant que Le Loup de Wall Street et plus explicite que Margin Call, L'Outsider est juste et glaçant, grâce à des acteurs superbes. Sylvain PASSEMAR
Film sur Jérome Kerviel, si vous avez lu les journaux guère besoin de le visionner, pas très passionnant, l'interprétation des personnages sonne assez juste sauf pour François-Xavier Demaison trop théâtral comme souvent.
Acheter bon marché, vendre cher, telle est la première loi du commerce. Commercer du virtuel, tel est le vice fondamental. Avec des produits, des extraits de produits, à l’intérieur de marchés eux-mêmes virtuels, engloutissant dans l’euphorie cocaïnée le monde à sa perte. Ce monde orgueilleux et fou qui soumet son existence et ses valeurs à ce postulat pathologique.
Transformer les richesses du monde en argent fictif et engager son sort sur d’enivrantes et fanatiques parties de jeu vidéo dans lesquelles le démon du jeu détourne les joueurs de tout bon sens, valeurs et réalités.
Observer les requins, maitres des jeux à la vue si courte, fermer les yeux sur toutes les malversations, triches et exploitations financières des drames de la planète, tant qu’ils y gagnent, et trembler, gémir et condamner le fusible humain qu’ils ont sous la main quand ils perdent et se retrouvent à poil.
Parvenir à l’exploit de montrer humain, et même sympathique, notre protagoniste du jour, Jérôme Kerviel, joueur fou et déconnecté par sa folie des grandeurs, tristement célèbre trader à la Société Générale, qui la coula de 5 milliards d’euros en jouant au tout-puissant casino virtuel.
Voici les notions principales qui émergent de ce film, basé sur la véritable histoire de l’homme et du désastre boursier de la banque en 2008. Je ne sais pas si les ambiances hystériques, graveleuses, exaltées, accablées, exutoires sont trop lourdes et excessives ou au contraire en-dessous de la réalité, mais la mise en scène montre à quel point l’excès compense l’excès dans cet univers de jonglerie démesurée, de corruption complice et encouragée de la hiérarchie, d’insoutenable et continue tension nerveuse débilisante, bien rendues à l’adresse des néophytes de la bourse. Tiré d’un des bouquins de Kerviel, le film prend le parti de nous identifier à ce jeune financier brillant, son parcours ascensionnel, sa témérité, ses gains insensés et les vertiges qui vont avec, son illusion addictive d’une religion de supermarché et sa victimisation finale.
Transformer les richesses du monde en argent fictif et engager son sort sur d’enivrantes et fanatiques parties de jeu vidéo dans lesquelles le démon du jeu détourne les joueurs de tout bon sens, valeurs et réalités.
Observer les requins, maitres des jeux à la vue si courte, fermer les yeux sur toutes les malversations, triches et exploitations financières des drames de la planète, tant qu’ils y gagnent, et trembler, gémir et condamner le fusible humain qu’ils ont sous la main quand ils perdent et se retrouvent à poil.
Parvenir à l’exploit de montrer humain, et même sympathique, notre protagoniste du jour, Jérôme Kerviel, joueur fou et déconnecté par sa folie des grandeurs, tristement célèbre trader à la Société Générale, qui la coula de 5 milliards d’euros en jouant au tout-puissant casino virtuel.
Voici les notions principales qui émergent de ce film, basé sur la véritable histoire de l’homme et du désastre boursier de la banque en 2008. Je ne sais pas si les ambiances hystériques, graveleuses, exaltées, accablées, exutoires sont trop lourdes et excessives ou au contraire en-dessous de la réalité, mais la mise en scène montre à quel point l’excès compense l’excès dans cet univers de jonglerie démesurée, de corruption complice et encouragée de la hiérarchie, d’insoutenable et continue tension nerveuse débilisante, bien rendues à l’adresse des néophytes de la bourse. Tiré d’un des bouquins de Kerviel, le film prend le parti de nous identifier à ce jeune financier brillant, son parcours ascensionnel, sa témérité, ses gains insensés et les vertiges qui vont avec, son illusion addictive d’une religion de supermarché et sa victimisation finale.
Il s'agit d'une adaptation assez libre de l'affaire Jerôme Kerviel. Ce n’est pas vraiment un documentaire sur les rouages de la finance folle (il y a Inside Job pour ça) mais plutôt un thriller bien ficelé avec un suspense haletant.
En passant j'ai été franchement bluffé par la composition de François-Xavier Demaison (qui joue son boss), puis je me suis rappelé que le gars était un ancien trader. Il a vraiment un comportement et un discours qui ne s'inventent pas.
En passant j'ai été franchement bluffé par la composition de François-Xavier Demaison (qui joue son boss), puis je me suis rappelé que le gars était un ancien trader. Il a vraiment un comportement et un discours qui ne s'inventent pas.
C’est top et pas trop compliqué. L’Outsider soit l’histoire vraie de Jérôme Kerviel montre une arnaque économique absolument démesurée. Bon film accompagné d’un bon casting. Je le déconseille aux moins de 10 ans. 3/5
C'est un superbe film, je suis restée captivée par l'histoire de Jérôme Kerviel, intéressant, surprenant sans être au prêt du sujet et n’y connaissant rien jusque dans les moindres détails de l’affaire qui secoua le monde de la finance et du marché banquier.
"L'outsider" décrit de manière détaillée l'accession de Jérome Kerviel au sommet des Traders de la société générale jusqu'à sa déchéance. Arthur Dupont incarne le rôle à merveille et Ce "Jérome Kerviel" va lui coller à la peau un moment. Sans être complaisant, le réalisateur avec sa minutie habituelle, explique, décortique les comportements en salle des marchés. C'est surprenant de réalisme. Petit manque, le rôle de la direction générale est un peu simplifiée et bâclée.
Très bon film français qui dépeint le quotidien du métier de trader , un enfer sur terre. Utilisant un fait divers que tout le monde a connu celui du krach de la société générale par le biais de Jérôme Kerviel. Ce film raconte son ascension dans le milieu et son crash. Les rouages et la folie qui entoure ce métier qui agit comme une drogue rendant complètement fou la moitié des personnages qui décrivent totalement de la réalité et jouent avec des millions fictifs. Belle descente en enfer remarquablement interprété par tous les acteurs tous très convaincants. On notera une bonne mise en scène très tendu hystérique on ressent le stress quotidien d Arthur Dupont mais le film est aussi plaisant et doté d humour. Le sujet est bien exploité et le film vaut largement le détour et on peut s inquiéter de ce système fou qui peut réduire des milliers de personnes à néant. Intéressant
1H57 défilant à une allure folle tant ce film est bien rythmé, sans temps mort, et qui plus est avec une brochette d'acteurs impeccables (François-Xavier Demaison m'a fortement impressionné). L'appréhension que l'on pouvait tous légitimement avoir sur ce film résidait dans le fait de ne pas pouvoir comprendre le langage si particulier des traders, ainsi que leur façon de travailler au quotidien. Et c'est vrai, on ne comprend pas un traître mot de ce qu'ils disent ou font dans le feu de l'action, mais cela n'a aucune importance (ou très peu) dans la compréhension du film lui-même, et en ce point Christophe Barratier a fait un super travail de "banalisation" afin que l'importance des enjeux passe en premier à l'écran, au lieu de tenter de nous faire comprendre - en vain assurément - le monde des traders. Plus qu'un film dramatico-social, L'Outsider est à la finale un véritable thriller oscillant entre moments nerveux et situations comiques.
Sujet des traders déjà traité mais la démonstration de ses rouages, de son hystérie et de son stress est très séduisante. Le portrait de cet homme qui s'est laissé prendre au jeu est peut-être un peu trop complaisant mais loin d'être inintéressant.
Quand l'argent fait tourner les têtes. Jusqu'où peut-on aller pour en gagner toujours plus, quite à en faire perdre beaucoup à sa société ? On assiste à l'ascension du jeune trader jusqu'à sa chute. Très prenant, on y voit un peut plus clair dans ses agissements même si pour le commun des mortels ce monde de la finance nous dépasse un peu. Kerviel au contraire en a tiré toutes les ficelles et en profite pour détourner des sommes d'argent astronomiques pour un simple trader, entouré de collègues qui préfèrent fermer les yeux sur ces pratiques. Le tout est appuyé par le jeu de bons acteurs.
Mauvais film, mais qui doit correspondre au choix d'un public peu cultivé. Il n'y a pratiquement pas de scénario, si ce n'est la chute d'un trader (Kerviel), les acteurs sont plutôt mauvais, même le héros qui n'est pas à la hauteur du film. C'est long et répétitif, les sentiments sont faux, l'émotion absente, même le suspens n'est pas là. Vraiment déçu. On n'apprend rien. On ne comprend rien.
Retour sur la crise et l'un de ses acteurs malheureux, Jérôme Kerviel. Un biopic qui ne diffère pas sensiblement des autres quand il s'agit de dépeindre les traders : mal polis, vulgaires, out of this world, shootés, individualistes, obsédés par le fric, triviaux, dangereux. Pour le reste, C. Barratier se distingue par un traitement plutôt soigné, avec une belle image, des dialogues bien troussés, dits de façon naturels par des acteurs qui sont tous à féliciter pour leurs performances. Un film que l'on suit plutôt bien même s'il a un gros problème de structure narrative et de rythme. En effet, en nous sortant deux fois le même schéma pour raconter la même chose et avec la même issue
spoiler:
(en gros, Kerviel parie contre le marché, doute, stresse... et finit par remporter le jackpot)
avant la 1ère heure de film, le spectateur finit par décrocher surtout que le même schéma, à l'issue connue, reviendra encore. Une galerie de personnages qui manque parfois de nuances mais qui tient grâce aux acteurs. Un bon film donc, à recommander à ceux qui veulent en savoir plus sur le sujet et qui peut se voir en complément de "Margin call", "99 homes" ou encore le chef d'oeuvre "The big short". D'autres critiques sur thisismymovies.over-blog.com
avant la 1ère heure de film, le spectateur finit par décrocher surtout que le même schéma, à l'issue connue, reviendra encore. Une galerie de personnages qui manque parfois de nuances mais qui tient grâce aux acteurs. Un bon film donc, à recommander à ceux qui veulent en savoir plus sur le sujet et qui peut se voir en complément de "Margin call", "99 homes" ou encore le chef d'oeuvre "The big short". D'autres critiques sur thisismymovies.over-blog.com
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