J’ai apprécié ce film car il permet au plus jeune de découvrir des figures importantes du cinéma d’avant la Seconde Guerre mondiale. Un humour « old school » est remis au gout du jour le temps d’une séance. Je dois bien avouer que ce n’est pas trop mon style même si j’ai quand même rigolé par moments. Il faut dire qu’ils ont commencé avec le cinéma muet, une autre époque. Cependant, ce film ne se veut pas comme une comédie. Je l’ai d’ailleurs trouvé un peu trop tournée vers le drame. La tristesse l’emporte souvent sur la joie. Une touche de bonheur n’aurait pas été de refus pour parler de deux hommes qui ont marqué la comédie. Le réalisateur a vraiment voulu axer son film sur la « face caché » du duo comique. On ne va pas se concentrer sur les artistes qui font rire les foules ensemble mais sur les hommes. C’est d’ailleurs pour ça que le film s’appelle STAN & OLLIE et non LAUREL & HARDY. En dehors de la scène, tout n’est pas forcément rose. Surtout qu’on va atterrir à un moment critique de la carrière. Ils commencent à être oublié de tous et vont devoir rebondir. Le choix de prendre Steve Coogan et John C. Reilly est excellent. Le premier s’en sort remarquablement bien dans toutes les situations. Le second se prête d’habitude plus à la comédie, mais il arrive à nuancer son jeu de belle manière. Après, n’ayant jamais rien vue de Laurel et Hardy, je ne peux pas vous certifier qu’ils sont fidèles aux originaux.
Une réalisation qui retrace la fin de carrière de deux acteurs du burlesque, reconnus comme parmi les plus grands. Un couple qui a marqué le monde du cinéma muet et sonore dans les années 30/40. Olivier Hardi, corpulent et autoritaire, Stan Laurel, chétif et maladroit se lancent dans une tournée sur scène à travers l'Angleterre. Ces deux stars comme bien d'autres, en 1953 sont dépassées. Le cinéma leur tourne les dos, les salles de théâtres se vident. Un film qui nous fait découvrir les aspects de ces deux personnages à travers des relations fortes et unies, mais parfois ambiguës, Deux hommes qui s'aiment pour donner le meilleur de leur art, deux hommes dont les repères se perdent par l'absence de l'un, Un duo qui ne peut être modifié, une identité comique bien précise. Félicitation aux deux acteurs Steve Coogan et John C Reilly pour la perfection du mimétisme représentant ces deux personnages très singuliers. Une transformation physique incroyable, qui donne une ressemblance totale pour ce duo Stan&Ollie. Une époque bien reconstituée. Un scripte nous présentant deux personnages simples, attendrissants, nous entraînant dans leur tendre aventure de fin de carrière. Un bel hommage pour ces deux acteurs qui ont fait rire plusieurs générations, mais maintenant commencent à s'effacer et à rentrer dans l'oublie. Un film à ne pas rater.
Le duo réapparaît par la magie du cinéma, ce même cinéma qui les a réuni puis lâché. Sous les traits de leurs interprètes, le traitement est tendre et respectueux. Le récit de leurs derniers exploits sur scène avant leur révérence est une réussite.
Biopic sur la fin de carriere émouvante de Laurel et Hardy. Belle reconstitution d'époque, jeu subtile des acteurs qui malgré la tâche assez délicate savent être assez justes sans en faire des caisses. Par contre le scénario et la mise en scène sont d'une platitude assez effarante qui en fait un film trop fade pour faire une œuvre majeure. Dommage Il y avait du potentiel...
Ce film sur la fin de carrière de Laurel et Hardy m'a beaucoup intéressée. Je n'ai pas beaucoup connu leurs films, et découvrir leur vie personnelle et leurs relations a été très touchant. Les images sont superbes et le jeu des acteurs incroyablement identique au jeu de Laurel et Hardy, dans des scènes que l'on retrouve avec les vrais acteurs dans le générique final.
Ce biopic retrace la carrière du duo comique formé par Laurel et Hardy, qui se déguste avec plaisir comme un drame incroyablement émouvant. Une passionnante histoire d'amitié poignante qu’interprète magistralement les deux comédiens Steve Coogan, épatant en Stan Laurel et John C.Reilly, parfait dans la peau de Oliver Hardy. Si on peut lui reproché une approche un peu trop classique dans son scenario, " Stan et Ollie " est toutefois une réussite grâce à sa splendide reconstitution, parfois le film est drôle, et sa mise en scène fait preuve d'une réelle efficacité pour tenir cette histoire sur ses épaules. Plus qu'une simple comédie, un drame mélancolique qui rend un bel hommage à ce duo de star du cinéma muet. Une émouvante histoire d'amitié.
Un film qui s'adresse aux cinquantenaires et plus, qui ont grandi avec à la télé les films de Charlot et Laurel et Hardy. Ce comique n'existe plus, devenu désuet. Le voir fait remonter à la surface les souvenirs d'enfance et de franche rigolade. Alors le film est excellemment joué, mais trop triste. Je préfère Laurel et Hardy de mes souvenirs.
J'ai été, moi aussi, déçu de ne voir que la fin de carrière, à la limite du misérable, de ces deux compères. Et, ça m'aurait vraiment déçu si la partie finale n'y ajoutait un peu d'optimisme... Néanmoins, résumer ces 2 acteurs à cette période est assez décevant. D'autan que les acteurs sont tous plutôt bons.
Stan Laurel et Oliver Hardy forment l’un des duos comiques les plus mythiques du cinéma. Quelque peu oubliés aujourd’hui et impeccablement incarnés par Steve Coogan et John C. Reilly, ce film revient sur une période pourtant méconnue du tandem alors en représentations théâtrales dans de petites salles anglaises au début des années 50. Ce choix peut paraître étonnant de prime abord sauf que cette tournée rapprocha et solidifia définitivement l’amitié entre les deux hommes. Un biopic touchant, empreint de nostalgie et qui m’a donné l’envie de redécouvrir leurs films.
Une histoire très touchante de ces deux monstres du cinéma, sur leur fin de carrière où leur vraie amitié est apparue à eux ou comment après tant de succès, ils ont fait face à la fin de leur succès sans pour autant perdre la magie de leur duo comique.
Selon beaucoup, "le biopic" est un mal qui gagne, symptôme du manque d'imagination des studios qui à intervalles réguliers en sont réduits à revisiter la biographie des célébrités du monde du spectacle, le plus souvent à travers le prisme réducteur du scandale. L'univers du rock constitue de ce point de vue une cible de choix. Dernièrement, ce sont Freddy Mercury et Elton John qui ont eu "la chance" de revoir leur nom en haut de l'affiche. Les stars du cinéma comique d'Avant Guerre sont plus rarement à l'honneur. Toutefois Charlie Chaplin et WC Fields ont été il y a quelques années, la vedette de deux biopics tout à fait honorables ("WC Fiels et moi" d'Arthur Hiller en 1976 et "Chaplin" de Richard Attenborough" en 1992). Laurel et Hardy le plus célèbre duo comique de toute l'histoire du cinéma mondial est aujourd'hui largement tombé dans l'oubli. Stan Laurel étant citoyen anglais, il n'est pas vraiment étonnant que l'on retrouve la BBC à la manœuvre pour produire ce film qui s'intéresse à la partie la plus obscure de la biographie des deux artistes. Nous sommes en effet en 1953 et les quelques cent films qu'ils ont tournés ensemble de 1926 à 1943 ne les ont pas enrichis à la hauteur de leur popularité qui était immense. Ceci pour deux raisons essentielles. Tout d'abord, les différents contrats signés avec Hal Roach ou la Twenty Century Fox les ont privés des droits sur les rediffusions télévisées de leurs films. Ensuite le caractère impécunieux des deux hommes, Stan Laurel essoré par les pensions alimentaires et Olivier Hardy flambant ses revenus sur les champs de course, les a souvent conduits à parapher des contrats iniques. Les deux artistes ont été en quelque sorte tout le long de leur carrière pris dans un cercle infernal. Ayant dépassé la soixantaine et la santé d'Oliver Hardy déclinant, ils se lancent dans une tournée en Angleterre en attendant le tournage d'une parodie des aventures de Robin des Bois qui ne verra jamais le jour. Ce parti pris s'il peut paraitre curieux s'avère au final une excellente surprise. Une occasion comme l'avait fait de manière beaucoup plus radicale et grandiose Billy Wilder dans "Sunset Boulevard" (1949), de se pencher sur le déclin des icônes du septième art, jetées aux orties par une industrie qui n'a jamais fait des ressources humaines son exercice favori. Dirigés par Jon S. Baird, un réalisateur de télévision formé à la BBC, John C. Reille (Oliver Hardy) et Steve Cogna (Stan Laurel) parfaitement maquillés donnent vie aux deux acteurs sans jamais tomber dans la caricature ou le pathos. Le pari était en effet de parvenir à restituer la magie du duo alors qu'il doit faire face à l'oubli et aux rancœurs qui parfois le fracture quand les deux hommes font le bilan de leur situation artistique et financière. Le scénario écrit par Jeff Pope situe parfaitement la place de chacun au sein de l'association. Stan Laurel étant la tête pensante et celui qui imagine les gags alors qu'Oliver Hardy dilettante et jouisseur a un regard plus distancié sur la qualité artistique et la postérité de leur travail. La reconstitution de l'époque étant de bonne facture, l'ensemble se tient parfaitement, distillant une atmosphère qui fleure bon la nostalgie d'un cinéma révolu dont le souvenir s'estompe petit à petit. On peut donc saluer la démarche qui était commercialement risquée et qui contre toute attente s'est révélée être un confortable succès.
Film trés intime et complice, les acteurs sont naturel et convaincant surtout en s'attaquant à deux grand artiste que les moins de 30 ans ne connaisse pas. J'ai passé un très bon moment devant ce film.
C'est très touchant et réaliste, on découvre l'envers du décor de Hollywood, mais surtout on découvre deux personnes qui valent la peine d'être connues, deux types bien, deux vrais amis, et deux excellents comiques. Les acteurs sont Gé-ni-aux ! Même en dehors de la curiosité d'en savoir plus sur ces vedettes (les dimanches sur son projecteur mon père nous passait quelques uns de leurs petits films, c'était le début des années 70) le film est un film très agréable, alternant les émotions, rire et vague à l'âme. Il m'a en tout cas aussi donné envie de revoir les vrais Oliver et Hardy car cet humour bon enfant est selon moi bien plus épatant que celui actuel, car tout le monde peut faire des phrases grasses et vulgaires, loin de la créativité et la classe de ces années-là.