L'armée du salut
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anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 7 mai 2014
L’armée du salut...C’est le genre de film que je n’ai pas envie de descendre, malgré toutes ses imperfections...film tendance gay, made in Morocco, c’est rare, et je me demande d’ailleurs si ce film est distribué sur les écrans marocains. Il est réalisé par Abdallah Taia d’après son propre roman.
Le film se compose de deux parties, la jeunesse d’Abdallah au Maroc, puis sa migration vers la Suisse. La première est nettement plus intéressante que la seconde. Abdallah est homosexuel, il est un peu la risée de ses soeurs, est fasciné par son frère ainé, ne parle quasiment pas français alors que son frère le parle couramment, ses parents ont des rapports violents, il couche à droite à gauche, tout cela est montré dans des scènes très lentes, très posées, même si parfois ça traine un peu. Je ne veux pas dévoiler ce qui se passe ensuite. spoiler: Puis, dix ans plus tard, on le retrouve francophone, en Suisse, boursier SDF, et la non plus je ne m’étendrai pas sur le scénario.

Le problème de ce film c’est que les ellipses ne sont pas placées au bons endroits...les scènes trainent en longueur, puis on passe du coq à l’âne sans transition, et l’on est obligé de faire des efforts pour remettre les pièces du puzzle dans le bon ordre, sans être certain d’être dans la bonne direction. Le montage y est pour beaucoup aussi dans le ratage du résultat final, presque approximatif, voire amateur. Je me suis posé au moins cent questions dont je n’ai eu aucune réponse. J’aime assez les films «ouverts», mais ici c’est carrément de la béance.
Cela aurait pu être un très bon film, un peu corrigé. J’aurais bien aimé savoir ensuite ce qu’Abdallah est devenu, mais pour cela je crois qu’il faut lire les romans...Casablancais de souche, je retrouve malgré tout l’essence même de ce pays, et là, c’est franchement bien vu.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 7 mai 2014
Abdullah est un garçon qui aime les garçons. Il s’en est aperçu tout jeune quand il préférait partager les activités de ses sœurs à Casablanca. Une attirance sur laquelle le père ne disait rien, comme si ça le disculpait de ses propres turpitudes avec ses filles. Plus grand, Abdullah a continué à être attiré par des hommes plus mûrs. Il a rencontré puis rejoint un prof en Suisse.
Il rompt avec son ami, mais se retrouve quand même à Genève avec l’espoir d’y décrocher un visa et une bourse universitaire. Ce qui lui vaut de se faire traiter « d’arriviste et de pute » par son ex. Ce problème réglé, reste celui de l’intégration. Et en attendant d’être en règle, il lui faut passer par la case Armée du Salut. Un autre combat commence pour l’immigré marocain. Le chemin de la liberté n’est pas le plus facile.
C’est avec une sérénité de vieux briscard qu’Abdellah Taïa aborde un sujet encore interdit au Maroc, l’homosexualité. « La bas c’est scandaleux, pour moi c’était évident », assure-t-il. En ne se laissant pas trop embarquer par son « combat », il prend le temps de nous monter avec tact ses composantes sociales. Assez maitrisé et courageux.
Olivier Barlet
Olivier Barlet

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4,5
Publiée le 7 mai 2014
Cette errance n'est pas seulement celle des homosexuels mais celle de tous ceux qui transgressent : l'homosexualité n'est pas ici un cas à part, elle est là, tout simplement, au même titre que toutes les recherches de soi pour vivre son être au monde. Loin d'être provoquant ou scandaleux, L'Armée du Salut joue à la manière d'Ozu des non-dits pour exprimer la violence du quotidien et les tentatives des êtres pour y échapper et modifier leur destin. C'est ainsi qu'il atteint cette intensité qui fait qu'il s'inscrit à jamais en nous.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 6 mai 2014
Ce premier film a les défauts et les maladresses des premiers films surtout quand la caméra n'est pas tenue par un professionnel. Des longs plans fixes, une caméra souvent immobile, des dialogues et des scènes "théâtralisées". Certes on a l'impression de voir un roman où les chapitres s'ouvrent et se ferment les uns derrière les autres mais, malgré tout cela, l'histoire est touchante.
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