Ou la petite musique de vie filmée avec une rare subtilité. La caméra semble se poser, témoin sans parti-pris, fluide,discrète, pour suivre cette famille qui pourrait être vous, moi, l'américain moyen. Avec ses joies, ses amours, ses divorces, ses peines, ses espoirs.... Tranche après tranche, année après année, les visages s'épaississant, les corps se transformant, les mentalités se modelant... la pendule de la vie avance, immuable, parfois douce et violente, toujours sans parti-pris, et l'on se surprend à rire, à être ému, à se reconnaitre même. Incroyable projet d'avoir suivi cette famille sur 12 ans, rendant avec force la volonté de semer la petite graine , le petit souffle qui nous anime tous, nous fait avancer. Jusqu'à l'émancipation. Un cycle se termine, un autre s'ouvre, c'est la petite musique de la vie. Et le film s'arrête après 2H45. Déjà?...
Autant le dire tout de suite, Boyhood n'est pas le genre de films auquel je suis particulièrement attaché en temps normal, ne réussissant pas spécialement à m'intéresser à une oeuvre sans objectifs. Je dois néanmoins reconnaître que ce dernier est très beau. Boyhood est avant tout un projet extrêmement intéressant de par le fait qu'il suit majoritairement trois acteurs sur une période réelle de 12 ans, le centre étant le jeune Ellar Coltrane interprétant le rôle de Mason de ses 6 ans à ses 18 ans, avec tous les déboires de la vie qui vont avec. La vie, c'est un peu la force du long-métrage, car Richard Linklater a réussi à retranscrire un panel de tout ce qui est négatif mais également positif dans l'enfance et l'adolescence d'un jeune garçon, sans spécialement évoquer une norme commune mais en mettant à l'écran les différentes situations qui peuvent survenir dans une famille moderne. Il n'y a rien de spécial au niveau de la réalisation si ce n'est le fait que les ellipses réalisées d'une année à l'autre sont extrêmement réussies et ne perdent pas du tout le spectateur. C'est donc une expérience assez étrange que de suivre ces 150 minutes de film bien tassées, dont on ne ressors pas transcendé mais heureux et avec le sentiment d'avoir vu défiler sans gêne ce qui aurait pu être notre propre miroir de manière très réaliste. A découvrir.
Richard Linklater réussi haut la main le pari de filmer un film sur l'enfance pendant 12 ans avec les même acteurs. Un film magnifique et d'une grande simplicité sur l'enfance. Linklater a ses chances pour les oscars cette nuit.
Mason vit avec sa soeur aînée et sa mère à Houston. Entre les déménagements, les maris de sa mère, les week-ends avec son père et les cours, Mason grandit. Pendant 12 ans, Richard Linklater a donné rendez-vous à ses comédiens, enfants et adultes, pour quelques jours de tournage. On voit donc, au fur et à mesure de l'avancée du film, les personnages et leurs interprètes vieillirent sans artifice. Si le procédé intrigue au début, on l'oublie vite pour se concentrer sur l'histoire de Mason et de sa famille, et sur la peinture d'une certaine Amérique. Rares sont les films de plus de 2h qui tiennent la route jusqu'au bout. Boyhood nous offre 166 minutes de voyage sans ennui.
Excellent .On en attend rien à part voir une famille évoluer dans le temps et plus particulièrement le fils.C'est un peu un film de famille filmé dans le temps mais qui nous dépeint les émotions du jeune garçon tout au long de son enfance jusqu'à l'adolescence en s'arrêtant à la fin de celle-ci.Des acteurs et personnages forts et attachants.Une histoire de famille devenue banale,divorce, garde partagée...qui est très bien ressentie et retranscrite.A voir pour les cinéphiles uniquement car il n'y a pas d'actions ou de grandes surprises mais pour un cinéphile patient on sait ce que l'on va voir.
Méprisable petit film d'art et d'essai hyper prétentieux qui fait l'apologie de la déviance, de la famille monoparental, mépris de toute normalité, mépris du père, mépris du mâle responsable qui bosse et paye pour les autres, mépris de la religion, mépris des soldats. L'histoire d'un gamin qui devient un adulte idiot, donneur de leçon, irresponsable. Tout dans ce film est immoral. Et en plus il est chiant à mourir. Il ne se passe strictement rien. Évidemment, succès garanti pour les récompenses en tout genre.
Boyhood est remarquable sur deux points : son aspect documentaire et son côté contemplatif. Le montage ainsi que le parallèle avec les tubes de l'époque ajoutent un certain charme quand à la construction de ce film. Certes, Linklater propose un objet particulier... Mais suivre la vie d'un jeune homme sur plus de 2h30 permet-il vraiment d'en faire une oeuvre ? Rien n'est moins sûr...
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Même si ca ne fait pas parti de ce genre de film qui vous scotch, la performance est à noter. Richard Linklatersuivre à suivi pendant presque 20 ans les mêmes acteurs pour raconter leur vie.
Mouais. J'ai été vachement déçu. Je m'attendais à un film, non, c'était juste un suivi d'une vie en somme banale sur 12ans condensés en 3 longues heures. Dommage pourtant, y'avait des bons trucs, comme le premier mari alcoolique, j'aurai aimé des trucs dans le genre. Film sympa, amusant de suivre l'évolution physique des personnages, mais c'est tout, c'est pas vraiment divertissant.
Favori aux Oscars, Boyhood est un film révolutionnaire de par sa conception. Richard Linklater a en effet filmé les mêmes acteurs sur une période de douze années (pendant quelques jours par an). Mais si on est impressionné par l’ampleur du projet et l’implication des acteurs qui auraient pu mille fois déserté le navire, on l’est nettement moins par son intrigue. Si voir vieillir les acteurs permet une cohérence tant scénaristique que physique, tout le reste à côté paraît bien fade. On ne s’attache pas vraiment aux personnages dont certains peuvent même se révéler carrément agaçants (notamment Sam, la sœur de Mason). Les merveilleux Patricia Arquette et Ethan Hawke héritent de...
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Tranches de vie d'une famille lambda, il ne se passe pas grand chose mais ce n'est pourtant pas ennuyeux et on se prend à suivre avec beaucoup d'intérêt l'évolution des personnages
Lent. Doublage français absolument pitoyable, les voix des enfants sont des voix d'adultes qui font semblant d'avoir 8 ans, procédé ridicule qui gâche le film.
12 ans de tournage et quel boulot! Nous suivons l'évolution de ce jeune garçon et de sa famille sans se lasser une seule seconde. J'ai tout simplement adoré! Oscar du meilleur film cette année pour moi. A voir!
Richard Linklater a voulu faire un film tout au long de douze ans et qui suit la croissance d'un enfant, Ellar Coltrane. depuis son enfance, marquée par le divorce de ses pères (et de ces autres divorces) jusqu'à l'abandon de sa maison pour aller à l'université. Un travail qui devait, inévitablement, se soumettre aux possibles modifications que le temps effectuerait sur les membres de l’œuvre, en donnant comme résultat un film unique, par sa condition de jamais vu avant. Boyhood est triste, pas parce que son drame est triste mais parce que la vie est triste.. En laissant que l'histoire avance naturellement, sans mettre des ajouts à une histoire qui, par l'intelligence de son réalisateur (et acteurs), finit par montré la vie elle-même avec une exactitude unique, ses joies, leurs misères, leur amours, etc. On suit à la perfection ces personnage, on s'attache du début jusqu'à la fin, on s'identifie avec eux.. Ce film à aucun défaut, vraiment, et même si ce n'est pas mon genre de film, et que je le trouve pas un chef d’œuvre.. Il reste quand même unique, beau, merveilleux, drôle, choc, triste, émouvant... Comme la vie elle même. Un vrai exploit du cinéma. De plus, les acteurs sont vraiment très bon ! La musique, la mise en scène, le montage, la photographie.. tout est super, le scenario imprévisible, vraiment bon... Boyhood n'est pas un film, mais un miroir du spectateur. Une œuvre qui montre la vie d'autres personnes pour que nous comprenions comment il est en réalité notre propre vie. Bref, super film qui aurait même put durée plus, 12 ans en presque 3h de film est trop peut.. Surtout si le film est un vrai régal. Mais, pour moi pas le meilleur de 2014. Aurons nous un Boyhood 2 en 2026 ?