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Léa A
67 abonnés
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4,0
Publiée le 23 mars 2015
Alice Howland, brillante chercheuse en linguistique, découvre qu’elle est atteinte d’un alzeihmer précoce de nature génétique. Le film adopte un point de vue presque entièrement subjectif, pour traduire la manière dont Alice vit cette maladie. C’est une expérience sensorielle forte en émotions qui défile devant nos yeux pendant 1h40, où les formes filmiques visuelles et sonores sont utilisées intelligemment pour rendre compte de ces sensations. Julianne Moore excelle dans sa performance, et nous bouleverse par le talent avec lequel elle nous permet d’approcher au plus près d’une maladie caractérisé par un vide, une perte de soi. Jamais le cinéma n’avait été aussi audacieux pour en parler. Et il me semble qu’un rapprochement peut être fait entre la perte de mémoire et le cinéma qui, comme tout art, est là pour nous rappeler. Le cinéma est une entreprise contre la mort par les images mouvantes. Il est l’art qui nous rend immortel et nous permet de ne jamais oublier. Et enregistrer l’oubli a quelque chose de contradictoire et de fascinant, car on regarde un film comme on regarde une étoile qui n’existe déjà plus. Alice est cette étoile.
Un excellent film,avec des acteurs et surtout une excellente actrice qui vous touche et vous transporte, un film énergétique et efficace. je le recommande les yeux fermés.
Très bon film, très émouvant par son interprétation, très touchant aussi quand on est concerné par cette maladie par quelqu'un de sa famille, très bien à voir
Lauréate de l'oscar de la meilleur actrice, Julianne Moore livre dans Still Alice une performance assez remarquable. Sans en faire de trop, elle interprète avec sobriété une malade d'Alzheimer qui voit peu à peu ses facultés intellectuelles se détériorer. La trame du film et ses situations sont convenus, la mise en scène des plus académiques mais le film évite l'écueil du pathos tire-larme. Pas de grosses scènes lacrymales malgré une partition musicale qui cherche à faire pleurer dans les chaumières. Alors oui, le film ne transcende jamais son sujet et reste un mélo américain typique mais il se laisse regarder grâce à la magnifique prestation de Julianne Moore. A noter aussi la prestation subtile de Kristen Stewart dans le rôle de la fille apprentie comédienne qui ne cesse de nous surprendre depuis Sils Maria. Pas un grand film mais un film d'actrices, c'est mieux que rien mais ça sauve de loin Still Alice du naufrage!
Cela aurait pu être "bien" (voire "très bien"!) rien que pour l'interprétation de Julianne Moore. Elle est comme le bon vin, on l'apprécie avec l'âge et elle devient juste meilleure d'année en année, alors que ses rôles peuvent paraître inaccessibles et difficiles. C'est un type à part d'actrice, particulier et magique. On apprend donc à l'apprécier et l'admirer. Elle ose, se met à nue (au propre comme au figuré selon les films) et expérimente avec maîtrise et immense talent. Le film s'est elle! Elle est ni pathos ni démonstrative. On a juste l'impression que sa déchéance est réelle et sa lutte pour sa survie mentale acharnée, alors que sa déchéance est inévitable et donc insupportable. Voilà pour le "bien" MAIS pour le reste, c'est assez plat et commun. Rien de neuf. Les seconds rôles sont passables. Encore une fois, on est souvent dans le cliché de la superbe famille de bobos New Yorkais, intellectuelle et toute jolie, remplie d'amour les uns pour les autres (ou presque avec les soeurs) qui va soutenir avec une telle patience et force cette maladie, presque sans jamais de heurts. Le cliché aussi provient du couple lui-même : Monsieur se jette dans le travail ok mais au fur et à mesure de la déchéance de son épouse, on ne sent pas qu'il percute qu'il la perd et devrait profiter de ses derniers instants de lucidité entre eux. C'est comme si presque rien n'avait changé dans son quotidien, malgré les quelques jolis moments passés ensemble (notamment dans le sublime maison de "campagne" remplies aussi de clichés!). La réalisation est assez "classieuse" mais un effet flouté ou brillant sur l'image accentue ce sentiment d'irréalité de l'ensemble, comme dans un (mauvais) rêve. On ressent comme une compensation par l'image (aseptisée donc) de la gravité du sujet traité. Le rendu est agaçant et renforce l'idée d'un téléfilm chic pour les après-midi de TF1! Deux moments survolent l'ensemble : le discours à la conférence Alzheimer. Le texte est magnifique, renforcé par le sentiment qu'il est bel et bien éphémère, comme le temps qu'il lui reste à être combattante, que la maladie la ronge et la tuera malgré son énergie et ces mots. C'est ici que l'actrice montre son immense talent : pas de démonstration, pas d'esbroufe, simple et vraie. On en revient encore et toujours à Julianne Moore : elle transcende tout et rend ce rôle, perdu à l'avance, crédible. Deuxième moment : quand l'héroïne (oui c'en est une!) se découvre à l'écran, expliquant alors à elle-même comment se suicider. Moment douloureux puisqu'on espère qu'elle y arrive! Maladie odieuse. Ce film fait presque espérer un miracle alors qu'il n'y en a aucun, la déchéance arrive à grand pas et il n'y a alors rien d'autre à faire que profiter des derniers instants de bonheurs. Film qui renvoie à la fugacité des choses et que nous ne sommes rien par rapport à la "nature". Pour preuve, la scène où Julianne Moore réveille son mari pour lui annoncer ses craintes, pas encore vérifiées pourtant par un médecin, elle lui hurle et elle hurle sa détresse de sentir qu'elle part déjà, qu'elle n'est déjà plus que l'ombre d'elle-même. Que la nature est déjà la plus forte, que nous ne sommes rien face à elle, y compris, bien paradoxalement, cette femme à l'esprit supérieur, qui aura passé toute sa vie à le faire travailler et le développer, qui croyait aux mots et à leur magie. Déchirant!
Un film émouvant sur un sujet pas vraiment glamour, la maladie d'Alzheimer qui frappe une femme en pleine force de l'âge. Pas trop de pathos ni de scènes larmoyantes, on évite le syndrome Love Story, ouf. Interprétation exceptionnelle de Julianne Moore et aussi de la toujours excellente Kristen Stewart et de notre cher Alec Baldwin. Pas trop documentaire scientifique, l'histoire nous conte davantage les perturbations de la maladie sur les différents membres de cette famille plutôt privilégiée de la côte est.
Une fois de plus, Julianne Moore rayonne. Tout en finesse, ce film très attachant m'a séduit jusqu'au bout. Il ne s'agit pas de la maladie d'Alzheimer des personnes agées mais pour une fois, il s'agit de cette maladie qui touche aussi des gens plus jeunes et se sujet remarquablement interprété par Julianne Moore est traité très justement. C'est poignant. A voir
Still Alice est un film classique tant par la forme que sur le fond , cependant la puissance de l'intérprétation de Julianne moore m'a bouleversé devant la déchéance d'une personne qui avait tout pour elle.
julianne Moore n'a pas volé tous les prestigieux prix d'interprétaion féminine raflés cette année, elle apporte toute l'authenticité et l'émotion de ce rôle délicat , et il n'y a pas de pathos. C'est vrai, beau, émouvant;
Qu'elle est belle Julianne Moore... Je craques littéralement .... D'ailleurs c'est le seul point de ce film....la beauté des corps vs la dégénérescence de l'esprit.... Vraiment un os or pour cela ....non! Pour Julianne yes mais pour sa carrière ...
Première remarque, attention quand on double un film en français, une réplique a déchiré mon oreille, si.....Je pourrais (horreur, horreur), comme on disait dans ma jeunesse à l'école, les si n'aiment pas les rais.......la langue et la grammaire disent, si ......Je pouvais..... Pour en revenir au film, il est à double tranchant, c'est un drame sur la maladie d'Alzheimer qui est bourré d'émotions, et les américains en font des tonnes (le miroir, la mer, le pipi, les médicaments, etc....), cela peut sembler trop accentué comme un délire romantique.....Ou alors on va dans le sens du film et l'on pleure toutes les dix minutes......Le numéro de Julianne Moore est très convaincant, les seconds rôles aussi ( son mari, Alec Baldwin, ses enfants Kristen Stewart, etc....)......Le mérite du film est d'à peu près balayé tous les signes avant coureurs d'Alzheimer, et de proposer une histoire pour le moins romantique......Son défaut est de vouloir faire larmoyer en permanence, des pièges à éviter pour apprécier un film quand même intéressant et d'actualité......Je dirais quand même qu'on a vu beaucoup mieux dans le genre (les petites choses avec Bernard Campan (?) ou le bouleversant Awakenings avec De Niro et Robin Williams (?)..... A voir quand même je pense.....
On se prend une réelle claque dans la figure! L'histoire nous montre le parcours d'une femme atteinte d'Alzheimer...mais ce n'est jamais pathétique. En revanche, beaucoup d'émotions et un film qui fait réfléchir. L'actrice joue incroyablement bien!
Il faut bien le dire, depuis plusieurs années, toutes les sorties de films avec Julianne Moore suscitent un grand intérêt. D'autant plus lorsqu'il s'agit du film avec lequel elle a enfin obtenu le temps-convoité Oscar. Et bien à notre grande surprise, le film n'est pas aussi extraordinaire. C'est très linéaire, tout est fait pour prendre un peu en otage nos sentiments en y ajoutant des couches, tellement de couches qu'on finit par ne plus trop adhérer. Même si Julianne Moore est impeccable dans son rôle, il n'en est pas son plus grand (rappelons-nous de The Hours, Far From Heaven). On a plus l'impression qu'elle a obtenu sa statuette pour l'ensemble de sa carrière. Le film, à part quelques bonnes idées de mise-en-scènes, il n'aborde par la maladie de façon très intéressante. Le film Far From Here de Sarah Polley, traitant du même sujet, était beaucoup plus prenant. Soulignons que Kristen Stewart s'en sort très bien mais qu'Alec Baldwin devrait arrêter le cinéma.