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Didier R.
2 abonnés
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5,0
Publiée le 18 novembre 2019
D une incroyable dimension poétique, avec le scénario brillant, une musique superbe. Cela fait longtemps que je n avais pas vu un film d animation aussi réussi, est qui ne fait planer.
Belle surprise que cette histoire de main qui recherche son corps. Images soignées, scénario riche et prenant. Une belle réflexion sur le destin, avec une narration habile qui nous tient en haleine de bout en bout. Superbe!
Un film boursouflé de pédanterie, où on les séquences sans queue ni tête s’enchaînent avec pour seuls liens une main qui se balade et une mouche qui apparaît et disparaît sans raison. Pour moi, le seul intérêt était...la musique du générique final
J'ai perdu mon corps est un film assez étonnant, à mille lieues de ce que produit d'habitude le cinema d'animation. Sensible, poétique, traversée de véritables moments de bravoure, ce film, entre réalisme social et onirisme, réussit à superposer deux histoires, à première vue, aux antipodes l'une de l'autre, par des signes et des symboles souvent subtils. Cette jonction entre les deux univers fonctionne bien mais la conclusion du film laisse un goût d'inachevé. La partie romanesque est un peu occultée au profit du concept et il semble manquer tout un pan de la narration. Ce parti pris, forcément deceptif, a de quoi déstabiliser, mais il a le mérite d'être singulier. Étrange, émouvant, visuellement très beau et doté d'une superbe partition musicale, j'ai perdu mon corps doit être découvert. Sûrement la naissance d'un futur grand de l'animation.
A ALLER VOIR! J'espère que le bouche à oreille va fonctionner pour ce film singulier, poétique, effrayant quelquefois, jamais mièvre, si loin des grosses productions bien lisses. Il se déploie dans un registre sensoriel : le toucher qui active la mémoire vivace, l'ouïe.. L'histoire n'est pas linéaire et pas banale. Il y a aussi la grace modeste des dessins, la reconstitution de la banlieue parisienne des années 90. Qui ressemble à celle d'aujourd'hui. Je vais y retourner.
malgré les éloges a tour de bras, ce film qui se veut conte philosophique est d'un ennui sans nom. c'est méchant, cruel (le pigeon) entre autre, c'est prétentieux , avec une musique désastreuse qui dégouline , les personnages ne sont ni beau ni attachant , l'histoire insupportable et "la chose" (voir la famille Adams) est ridicule .
Quel film étrange ! Le thème, la forme, les scènes sont tellement atypiques que j'étais assez déconcerté au début. J'avoue avoir eu un peu de mal à accrocher mais petit à petit, malgré l'aspect très conceptuel que peut avoir le film, le parcours du combattant de cette main à la recherche de son corps devient palpitant. Adapté d'un roman, "J'ai perdu mon corps" est le premier long-métrage de Jérémy Clapin qui avait déjà réalisé quelques courts-métrages d'animation. Ce thriller, à l'animation minimaliste mais précise, raconte l'histoire d'une quête, d'un besoin vital, d'une nécessité à se reconnecter à soi-même. La narration se segmente en deux parties ; la première plus réaliste centrée sur une romance entre les deux personnages principaux et la deuxième, sur laquelle repose toute la particularité du film, qui suit la déambulation d'une main à la poursuite de son corps d'origine. Ce qui m'a séduit et qui m'a fait comprendre qu'on avait affaire à du haut niveau, c'est la précision des détails, que ce soit dans les dialogues très bien écrits, l'inventivité des dessins, la richesse des bruitages, les nuances de jeux dans la voix des acteurs... D'ailleurs, Hakim Faris signe une belle performance très touchante en donnant chaire au personnage de Naoufel. Tout ces éléments créent un climat très prenant et intriguant qui efface toutes réticences. Malgré la simplicité de l'histoire, on est saisi par la cohérence et la profondeur du rendu animé. Les émotions sont fortes, la violence vient percuter la poésie et on en vient même à oublier qu'il s'agit là d'un film d'animation. Mon seul bémol, c'est cette fin trop ouverte qui laisse trop d'éléments inachevés. J'en aurais aimé davantage. Mais je reste globalement très étonné et touché par ce film plein de promesse, d'originalité et de poésie.
La forme l’emporte sur le fond, l’histoire étant assez banale : à Paris, à une époque où les téléphones portables n’existaient pas encore, un jeune homme, Naoufel, malhabile dans son travail (livreur de pizzas puis menuisier) et en amour, essaye d’échapper à sa solitude et son destin. Un habile montage rend l’histoire plus attirante, en mêlant passé lointain (l’enfance heureuse, en noir et blanc, où Naoufel est passionné de sons) et le passé proche (rencontre de Gabrielle, qui travaille dans une bibliothèque, jusqu’à son accident de travail), en parallèle d’une main droite échappée d’un laboratoire (on comprend assez vite à qui elle appartient) qui recherche son propriétaire. La beauté des images renforce le caractère sombre de l’histoire, voire même macabre (avec l’omniprésence d’une mouche aux yeux rouges). C’est le parcours de la main qui est finalement le plus intéressant, non sans rappeler mais en moins fantastique, « La bête aux cinq doigts » (1946) de Robert Florey.
Difficile d'en parler. Il faut aller voir J'ai perdu mon corps et se laisser porter. Plus émotionnel que rationnel, mais le scénario est vraiment très cohérent. Etonnant film d'animation, à réserver aux adultes et grands adolescents, avec un dessin assez figuratif mais une forme de surréalisme l'emporte malgré tout pour lui donner une dimension presque poétique.
Cocorico, c'est français et c'est du haut de gamme ! Merci d'abord à la production Xilam, à J.Clapin dont c'est le premier long métrage, à D.Lévy qui a signé la musique, à toutes les petites mains et voix... Ce récit poétique, onirique et sensible vaut autant par ses qualités graphiques et chromatiques que par l'originalité de son scénario. Très vite accroché par les péripéties que lui réserve le périple urbain d'une main coupée qui s'obstine à retourner vers son propriétaire, le spectateur accepte sans se poser de question de se perdre dans le labyrinthe, construit à base de flash-backs, qui le fait entrer très progressivement dans l'histoire du jeune Naoufel, dans la naissance de son amour pour Gabrielle et jusqu'à la perte de sa main. La timidité de Naoufel, la richesse de son imaginaire, sa sensibilité et sa délicatesse en font un héros androgyne fort attachant, un looser magnifique, un poète résilient. Sa sobre relation à Gabrielle prend peu à peu le pas sur les aventures de sa main fidèle et débrouillarde, jusqu'à la connexion que nous propose la fin ouverte, comme un envol vers le rêve total... Magnifique ! Il faut aussi souligner l'importance d'une bande-son très inspirée, djeune mais pas que, diffusant sa dose de nostalgie autant que sachant faire monter la tension, quand les situations se corsent de dangers pour la main baladeuse. De la belle ouvrage, vraiment !
Bon, esthétiquement ça se tient, bien même, mais alors côté scénario...c'est le règne du bétassou. Personnages complètement sommaires, gentils, gentils...on ne peut rien leur reprocher, mais on ne peut pas non plus se passionner pour eux; la complexité n'est pas interdite aux dessins animés, comme l'a prouvé Pixar ces dernières années. Et en plus, on n'a aucune explication donnée aux histoires de la main: que faisait elle dans le frigo de départ? Le scénariste a complètement oublié son histoire en chemin. Grosse déception.