Derniers Avis : A perfect day, un jour comme un autre - Page 7
A perfect day, un jour comme un autre
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Laurent C.
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4,0
Publiée le 28 mars 2016
C'est un jour comme les autres pour cette équipe de plombiers humanitaires, plongés en pleine barbarie serbo-croate dans les années 1995. "A perfect day", précisera Mélanie Thierry, le sourire aux lèvres, avant de démarrer une nouvelle mission. Peut-on rire de tout ? C'est la question principale que pose ce film, remarquable tant du point de vue scénaristique que de la reconstitution qui est faite de cette contrée du monde en guerre. Le spectateur passe par toutes les émotions, principalement l'humour, ce qui n'est pas sans faire écho aux écrits de Molière comme "La critique de l'école des femmes" qui montrait que le rire peut tout dire, tout dénoncer, dès lors qu'il n'est pas grotesque. Le réalisateur fait le pari de critiquer l'absurdité certes de la guerre, mais surtout de l'état a priori administratif imposé par l'ONU et les casques bleus. Si le cynisme oriente le regard de la caméra, il n'en est pas moins respectueux à l'égard des populations massacrées et abandonnées. On est loin de l'odieux "La vie est belle" de Benigni qui tentait de dénoncer l'horreur de la Shoa mais avec un tel mépris, que le film en était devenu presque insultant à l'égard des milliers de victimes qui ont succombé à l'horreur nazie. Ici ,le réalisateur se moque de l'armée, de l'ethnocentrisme occidental, dans la limite des populations martyrisées qu'il rend belles, dignes et intelligentes. On apprend ô combien le désœuvrement le plus total n'empêche pas les stratégies de survie, les combines dans les montagnes pour échappe aux mines enfoncées dans la terre. "A perfect day" est un très beau film d'une désarmante actualité. Il pourrait sans aucun doute se passer en Syrie, où la stupidité et la complexité politiques ont raison sur le peuple, comme il pourrait se prolonger dans l'Est de l'Europe où habilement le réalisateur nous laisse penser que la guerre ne finira jamais. Il rend un hommage nécessaire à ce drame qui a secoué l'Europe dans les années 90 et dont hélas on parle si peu, sans jamais s'échoir dans le pathos ou la pitié malsaine. Voilà donc une œuvre intense et belle qui donne envie de penser et de lutter.
Voilà un film atypique qui ne manque pas d'intérêt. Fernando L. De Aranca semble avoir hésité parfois à choisir son registre pour ce road-movie très particulier, qu'il place dans la Bosnie à l'époque où se termine le conflit serbo-croate. Entre dérision ou cynisme et humour trash d'un côté, aspiration à l'humanité et abnégation de l'autre, les personnages oscillent en permanence en poursuivant des buts concrets que le fil des évènements leur dicte au coup par coup. Mais les revers de fortune ou les ordres contradictoires d'autorités diverses semblent se liguer pour leur faire manquer ces objectifs... Personnellement, j'ai été accroché tout le long du film par un dosage subtil et anarchique où le dérisoire côtoie l'essentiel, où le futile flirte avec le sublime, en un va-et-vient incessant entre comique et tension dramatique. Ce mélange rend bien compte, je pense, de ce que peut être la vie d'un petit groupe d'humanitaires de terrain en zone de guerre... Si j'ai aimé la gouaille désabusée des deux vieux baroudeurs revenus de tout (B.Del Toro et Tim Robbins, impayables chacun dans leur genre) chaperonnant une novice (Mélanie Thierry, qui assure aussi) et prenant sous leur aile un gamin en errance, j'ai trouvé moins utile la présence à leur côté de "l'évaluatrice-encore-amoureuse-du-chef-mais-éconduite", simple faire-valoir et pièce rapportée sans grand intérêt...Mais ce petit bémol enlève peu de chose à l'impact de "Perfect day", que je vois un peu comme une métaphore de la vie coûte que coûte, envers et contre tout.
Que reste-t-il de la guerre de l’ex Yougoslavie ? Peut-être parce que j’étais plus jeune ou moins sensible au monde qui m’entoure, ce conflit a été vite oublié, enfoui dans un coin de ma mémoire ; et pourtant la notion du Vivre Ensemble (qui nous fait tellement défaut aujourd’hui) venait déjà de prendre du plomb dans l’aile ! A Perfect Day est l’occasion de replonger dans ce conflit et d’accompagner 4 humanitaires et leur traducteur pendant plus d’une journée. Mission : Aider les habitants à avoir de l’eau potable Lieu : quelque part dans les Balkans (magnifiques paysages au passage) Période : quelques jours après les accords de Dayton en Décembre 95 Entre l’idéaliste Sophie, dont c’est la première mission ; le chef de groupe Mambru, qui en a vu des vertes et des pas mûres ; ou B., qui n’a rien d’autre dans sa vie que son engagement (mais, c’est déjà beaucoup), les avis divergent mais jamais leur détermination à trouver une solution (notamment face à l’absurdité des décisions officielles, à l’hostilité des combattants, à la méfiance des habitants…). Vous l’aurez compris, j’ai adoré passer cette Journée Parfaite (translation ;-)) en compagnie de Benicio del Toro (Quel sex-appeal ! C’est marrant, cela ne m’avait pas sauté aux yeux jusqu’à maintenant), Tim Robbins (chouette en gars bourru à l’humour noir) et Mélanie Thierry (petit bout de femme pleine de douceur dans ce monde de brutes). Petit Plus (et pas des moindres) : la bande son PUNCHY nous en met plein les oreilles (de Lou Reed à Marlene Dietrich en passant par The Ramones, Velvet Underground et autres groupes locaux). A voir pour ne pas oublier !
J'ai bien aimé ce film, qui nous présente 48 heures à la fois mouvementées et vides de 5 humanitaires (4 expatriés et 1 interprètes) dans les Balkans à une période de fin de guerre en 1995. Plus que l'horreur de la guerre, le film nous fait ressentir son absurdité (un peu comme dans le livre "le Désert des Tartares", il n y a pas d'héroïsme, mais juste la vanité des efforts). Les anti-héros humanitaires sont un peu désabusés, un peu têtes brûlées, un peu chieurs, un peu froids, un peu égocentriques, un peu lâches, mais, au final, les personnages apparaissent attachants, par les rapports qu'ils développent entre eux dans cette merde (des caractères contrastés, pas mal de dialogues bien écrits, et qui, pour certains, nous font sourire), et le petit soupçon d'humanité, qui les pousse à réessayer de faire un geste même après avoir essuyé un échec. Il ne s'agit pas d'un film d'action ou de guerre, où pleins de choses (faits d'armes, rédemptions,...) vont être accomplies : on pouvait craindre que seule l'impression d'enlisement nous reste du film, mais au final, c'est assez dense, et les nombreux arcs narratifs sont bien bouclés. Et, puis, outre l'interprétation sympathique et les images bien léchées, on ne boude pas notre plaisir àa chaque passage soutenu par la musique. Belle B.O.
Film d humour assez noir sur des bénévoles dune ong qui doivent retirer un corps d un puits pour ne pas contaminer l eau pour les locaux !
de ce scénario assez classique en sors un film assez fou car le but du film est très vite mis au devant des spectateurs mais ce qui vaut dans ce film au delà des visuels des balkans ! ce sont les acteurs qui sont tous géniaux notamment tim robbins qui fais le sidekick rigolo du film !
mais au dela de son humour se cacher derrière une vraie histoire sur la vie de ces personne qui se devouent en temps de guerre pour aider les populations locales ! avec ça les contraintes politiques qui s en suivent !!
un film drôle mais dur , une séquence est superbement mis en scène et très dur ! la bande son est juste super ! mais on rigole bien et on passe un bon moment !!
une intrigue un peu simple mais qui permet de mettre en lumière certains aspects méconnus. J aurais aimé cependant une autre fin, un acte de bravoure. il reste un film à voir, avec quelques émotions!
Pour avoir voyagé dans des pays qui ont connu la guerre ou la misère; je retrouve des similitudes dans ce film avec les personnages qui n'ont pas perdu leur sens de l'humour.
Excellent Tim Robbins d'ailleurs !
Un film qui nous montre une journée de 4 salariés d'une ONG qui vont tout faire pour sortir un corps d'un puits. On s'amuse à voir leur périple et leurs efforts pour arriver à leurs fins.
Un film qui change des blockbusters américains. Et qui traite d'un sujet grave avec légèreté et une certaine dérision.
Bienvenue dans une journée "ordinaire" pour : Sophie (Mélanie Thierry), Manbru (Benicio Del Toro), B. (Tim Robbins), Katya (Olga kurylenko) tous membres d'une organisation humanitaire qui travaille sur l'accès à l'eau des populations dans les pays en guerres et Damir (Fedja Stukan) l'interprète. Une journée ordinaire quelque part dans les Balkans en 1995, la ou la guerre à fait rage : c'est tellement drôle, et touchant à la fois, c'est vraiment bien fait, les acteurs sont parfaits, c'est bien tourné, l'humour est bien amené, un très beau film...
Il était une fois une petite équipe de gentils travailleurs humanitaires quelque part dans les Balkans, qui se battaient au péril de leur vie contre … des moulins à vent. Comme le disait l’une d’eux : « Je me demande si vous avez jamais réussi à réparer quoi que ce soit. » Leur quotidien est effectivement A « perfect » day : ces humanitaires font face à une guerre soi-disant terminée mais qui perdure sur le terrain, à une population très très hostile, aux règles de leur propre système, aux relations même entre les différentes entités présentes venues pour « aider à régler le conflit ». L’humour grinçant n’est pas sans rappeler le mythique « MASH », mais n’arrive pas à effacer la tension omniprésente, car ici, tout est miné, matériellement comme mentalement. Le travail entier de l’ONU comme des ONG se solde, dans la triste réalité, à ressembler à l’histoire absurde d’un problème en apparence simple mais irrésoluble dans ce pays, consistant à sortir un cadavre d’un puits, mais à chaque fois il retombe et retombe et retombe, comme pour dire : c’est inutile, c’est sans fin, c’est sans issue. Saluons Benicio Del Toro qui crève l’écran par son jeu toujours sobre, et Tim Robbins drôle, cynique, pragmatique, apportant un peu de sourire dans un monde de brutes.
Fernando León de Aranoa signe là un très bon film. Une histoire simple. Un objectif on ne peut plus simple en temps normal. Mais en temps de guerre tout est compliqué. On est plongé dans las banalité de la vis et en même temps dans l'extraordinaire de la guerre. La caméra suit les personnages pour mieux nous plonger dans l'univers. La guerre et ses horreurs absurdes. L'absurdité administrative. Les Balkans et son imbroglio ethnique et territorial. L'humour pour supporter tout cela. Fernando León de Aranoa nous balade pendant une journée dans la vie de quatre humanitaires et d'un traducteur à la recherche d'une corde. Et il arrive à nous faire découvrir la complexité humaine avec cette petite quête qui n'a l'air de rien mais qui nous tiens de bout en bout. A voir, presque absolument.
Quand deux baroudeurs de l'humanitaire initient une jeune idéaliste autour d'une histoire de corde un peu absurde, cela peut donner des scènes de comédie un peu convenues. La corde des pendus et la vision des condamnés nous ramène à une guerre méconnue qui a déchiré l'Europe il n'y a pas si longtemps. Le mélange des deux genres laisse une touche à la fois désabusée et optimiste.
Des acteurs impeccable, une excellente bande son et une jolie fin. Voila les principaux atouts de ce film pourtant pas evident avec son sujet de depart mais son originalite et son humour font souvent mouche. Quelques longueurs parfois.
On retrouve dans ce film l’originalité et le côté un peu loufoque propre, à mon sens, aux réalisations espagnoles et latinos, et ceci est un compliment ! Malgré un début séduisant et quelque peu intrigant, le film tourne malheureusement assez vite en rond, avec cette impression un peu frustrante que la réalisation n’est pas allée au fond des choses. Il aurait fallu pousser le côté loufoque et l’humour encore loin, surtout avec un Tom Robbins au top de sa forme côté humour! Saluons également au passage l’ami Benicio Del Toro, au top, comme d’habitude.
Un jour ordinaire pour une petite bande de travailleurs humanitaires en Bosnie en 1995 : Mambrú (Benicio Del Toro excellent comme d'habitude), le chef d'équipe qui veut se ranger des voitures et rentrer à Puerto Rico épouser sa fiancée ; B (Tim Robbins dans un rôle comique jubilatoire) qui a roulé sa bosse depuis trop longtemps pour embrasser un autre style de vie ; Sophie (Mélanie Thierry la bouche la plus sexy du cinéma français), l'idéalisme des débutants chevillé au corps et Katya (Olga Kurylenko trop sophistiquée pour être tout à fait crédible) en auditrice chargée de réduire les coûts d'une mission dont la raison d'être s'est perdue au fil du temps.
Curieusement, l'humanitaire n'a guère inspiré le cinéma alors qu'il rassemble un concentré de passions humaines. En janvier dernier, "Les Chevaliers blancs" rappelait les dérives de l'engagement : une ONG avait inventé des orphelins au Darfour faute d'en trouver pour leur porter secours. "A Perfect Day" est en quelque sorte son opposé.
Rien d'extraordinaire dans le scénario du film de l'espagnol Fernando León de Aranoa (huit nominations aux derniers Goya). Juste la description d'un jour ordinaire d'une mission humanitaire dans laquelle se reconnaîtront ceux qui ont "fait" la Somalie, la Bosnie, l'Afghanistan ou le Darfour : un cadavre au fond d'un puits, la quête d'une corde pour l'en sortir, un enfant qui perd son ballon... L'humour est omniprésent pour désamorcer les tensions et se défendre contre la sauvagerie de la guerre et la bêtise des bureaucrates.
Un incontournable en master d'action humanitaire et en stage de préparation au départ chez MSF.