Derniers Avis : Le Secret de la chambre noire - Page 3
Le Secret de la chambre noire
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poet75
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3,5
Publiée le 13 mars 2017
Les histoires de fantômes, au cinéma, sont assez souvent décevantes, soit parce que, par souci de véracité, elles manquent de mystère, soit, au contraire, parce qu'elles en regorgent au point de paraître grotesques. D'une manière générale, ce genre sied davantage aux britanniques qu'aux français (réputés trop cartésiens comme chacun le sait) ! Il s'agit pourtant ici d'un film français, mais réalisé par un japonais qui, pour la première fois de sa carrière, est venu planter sa caméra chez nous. Kiyoshi Kurosawa a déjà prouvé maintes fois qu'il excelle dans le genre du film fantastique. Il sait parfaitement doser ses films en y mettant juste ce qu'il faut d'étrangeté, ni trop ni trop peu. Pour « Le secret de la chambre noire », il a choisi un cadre qui nous est des plus familiers, celui d'une cité de la banlieue parisienne, mais c'est pour le détourner aussitôt en y dénichant une vieille maison bourgeoise qu'on ne s'attend peut-être pas à trouver là. L'homme qui s'y présente se prénomme Jean (Tahar Rahim) et il est à la recherche d'un emploi. Stéphane (Olivier Gourmet), le maître de la maison, l'engage. C'est un photographe, mais dont les recherches et les idéaux échappent totalement à la banalité. Ce que découvre Jean, dans le cabinet de curiosités de l'artiste, c'est un appareil rescapé d'un autre siècle, l'ancêtre de l'appareil photographique, une machine à faire des daguerréotypes. Les portraits qu'on capture par ce moyen paraissent précisément fantomatiques, évanescents, comme s'ils avaient capturé non seulement l'image corporelle mais l'âme du modèle. Pour les obtenir, il n'y a pas d'autre moyen que rester totalement immobile face à l'objectif pendant de longues minutes, ce qui exige d'être fixé à une armature évoquant un chevalet de torture. Or c'est Marie (Constance Rousseau), la propre fille du photographe, qui doit se plier à cette terrible exigence. L'épreuve est telle qu'elle en ressort parfois comme morte. La maison tout entière donne d'ailleurs une impression d'irréalité, impression d'autant plus forte que la demeure est habitée non seulement par le souvenir mais par la présence errante de l'épouse défunte de Stéphane. Quelle est la limite entre la réalité et l'illusion ? Qu'est-ce qui est réel ? Ce sont les questions qui viennent aux lèvres de Marie dans une de ses discussions avec Jean ? Dommage que le réalisateur ait cru bon de rajouter au film une histoire de tractation immobilière qui ne lui apporte pas grand chose. Le meilleur de ce long-métrage, c'est Constance Rousseau qui le donne : elle est dotée d'une beauté et d'une apparente fragilité qui conviennent à merveille à son personnage et elle donne une âme à cette histoire, oui, bien plus qu'en étant un simple modèle de daguerréotypes. 7,5/10
Avec son rythme lent, son atmosphère prégnante, et son histoire mystérieuse, "Le secret de la chambre noire" est très intrigant. J'apprécie ces films à tiroirs où l'imagination du spectateur doit relier les fils, mais il faut reconnaitre que le réalisateur ne livre que peu de clés à son intrigue tortueuse, d'où une impression bien confuse au final... Reste une mise en scène ultra précise, jamais mis en défaut.
J'ai été voir le film en avant-première, je suis pas trop adepte des plans trop éloignés et de fantôme, film un peu long, parfois on s'y perd dans le scénario, j'aurai aimé des plans plus serrés pour Olivier gourmet et tahar Rahim , acteurs que j'aime. Voilà c'est un avis personnel.
C'est toujours difficile de voir un auteur qu'on respecte se planter. Je suis donc triste de dire que le dernier opus de Kiyoshi Kurosawa est vraiment très mauvais.
Le réalisateur japonais rejoint la longue liste des réalisateurs étrangers dont le talent semble s'affadir irrésistiblement quand ils viennent tourner dans des productions françaises, avec des acteurs français (Kieslowski, Kiarostami, Hou Hsiao Hsien, Farhadi, etc).
Certes, la mise en scène de Kurosawa reste d'une fluidité et d'une élégance souveraine. On le constate dès les premiers plans, d'une grande beauté. Mais malheureusement, le film se gâte progressivement, par l'effet conjugué de ses deux défauts principaux : des erreurs de casting majeures et un scénario approximatif.
En terme de casting, je vais être clair. Tahar Rahim est nul, confiné une fois de plus dans ce rôle de petite frappe limitée et un peu sotte, dont il ne sait (peut ?) pas sortir. Olivier Gourmet est moins bon que d'habitude. Il semble très mal dirigé, à l'image de cette scène où il joue un état d'ivresse avec beaucoup d'approximations. Constance Rousseau est transparente à force d'être diaphane.
Le scénario, quant à lui, semble écrit à la truelle. Rien ne tient, tout est critiquable. L'évolution psychologique des personnages est hautement improbable et les histoires de fantômes ne répondent à aucune logique (vu la fin du film, il faudra qu'on m'explique la scène du début durant laquelle Marie rencontre un recruteur au Jardin Botanique).
Ajoutez à tout cela des effets indignes de Kurosawa (portes qui grincent, parquets qui craquent, chuchotement des morts qui flottent dans l'espace) et vous aurez bel et bien le pire opus du maître japonais.
Kyoshi Kurosawa, cinéaste mineur, mais dont le savoir faire de la mise en scène lui a permis de réaliser plusieurs bons films, d'effrois ou dramatiques, réalise ici une oeuvre assez décevante, longue, dont on attend vraiment quelque chose qui ne vient pas. Refusé lors de la sélection du dernier festival de Cannes, le cinéaste a cru bon diminuer la durée du film. Il en reste un scénario bancal (la relation Gourmet/Tahar Rahim), une actrice fade et mal dirigée). Dommage, car le film n'est pas nul, la musique est belle, la photographie soignée (beaux cadres, maison inquiétante à souhait) mais l'histoire ne s'envole réellement jamais. La fin est prévisible. Seules surnagent quelques très belles scènes inquiétantes et poétiques qui ont fait le talent du cinéaste (un passage au bord d'un fleuve, une scène de photographie et surtout la plus belle du Secret de la chambre noire, une apparition fantomatique à faire frémir et enivrer). On reste sur sa faim, d'autant plus que le cinéaste, en sortant de ses frontières, a voulu prendre un risque, à moitié réussi.
C'est un drame fantastique excellent. J'ai beaucoup apprécié. L'atmosphère est superbe. Surtout cette histoire est prenante et envoûtante (même si le film est un peu trop long).
A la fin de la projection de Le secret de la chambre noire, le spectateur peu séduit se posera immanquablement la question : et si, avec la même trame, le film avait été tourné au Japon, le résultat aurait-il été meilleur ? Réponse immédiate : très certainement, l'univers fantasmagorique de Kiyoshi Kurosawa se mariant davantage avec les brumes nippones et les cerisiers en fleurs qu'avec une grande bâtisse bourgeoise en périphérie parisienne et le RER comme mode de transport. Le point de vue est occidental évidemment pour qui les fantômes japonais ont quand même plus d'allure que leurs collègues européens. Le secret de la chambre noire est terriblement lent pendant sa première heure et son glissement progressif vers le fantastique, s'il donne un peu de rythme au film, en accentue finalement les limites d'un scénario prévisible par la suite et qui n'est pas loin de sombrer dans une veine grotesque que l'on pensait étrangère au cinéma de Kurosawa (à moins qu'on ait placé le réalisateur un peu trop haut, hypothèse qui rend corps si l'on considère son avant-dernier film, Creepy, encore inédit dans nos salles et très décevant). Le seul suspense du film est immobilier, ce dont on n'a cure tandis que l'intrigue bascule vers des rivages que n'importe quel cinéphile, surtout amateur de fantastique, a déjà vu et revu. Ce qui n'arrange pas l'affaire est la fadeur des dialogues et une interprétation à plusieurs vitesses comme si les acteurs n'étaient pas dans le même film : c'est dans doute voulu mais cela rend le métrage bien faible et inopérant en matière d'émotion. Tahar Rahim hérite hélas d'un rôle qui n'est pas fait pour lui et le caractère de son personnage est totalement incohérent. Olivier Gourmet, en vieux routier, assure ses arrières mais on l'a vu bien meilleur auparavant. Seule Constance Rousseau, avec son physique diaphane et intemporel, impressionne par sa délicatesse et son évanescence. Au point qu'elle pourrait sans problème jouer dans le remake du film en japonais. Maigre consolation tout de même pour un film que la greffe d'un pays à un autre n'est pas chose si facile. Verhoeven avec Elle et Farhadi avec Le passé ont pourtant prouvé qu'ils pouvaient être crédibles et même davantage sans renier leur univers mais en l'adaptant avec justesse aux contingences d'une ambiance française. Pour Kurosawa, ce n'est vraiment pas le cas.
Une histoire de revenants et de fantômes... on ne sait pas qui est réel ou qui habite véritablement cette étrange maison. Cependant la déception est grande de part le secret qui n'en est pas vraiment un, par cette histoire immobilière qui n'a aucun intérêt et cette fin banale et si attendue...... Reste la musique et la belle ambiance fantastique
ENFIN un film dans lequel l'univers de la photographie est mis à l'honneur ! La scène où le jeune comédienne doit poser si longtemps m'a donné des frissons, bluffant!!
c'est subtile et pourtant tellement puissant ! Une ôde à l'amour, à son souvenir, parfois traumatique, qui nous emporte quelque part entre la vie et la mort... à méditer
Kurosawa au sommet de l'ambiguité de son univers, que dis-je... de ses univers ! Des degrés de lecture multiples pour une oeuvre intrigante qui a su m'ensorceler, j'en redemande !
Film vu en avant-première en présence du réalisateur, j'ai été transportée par l'atmosphère à la fois anxiogène et mystique tout comme le jeu troublant des acteurs. La mise en scène, d'une sublime maîtrise, sert cette intrigue qui met en lumière ce jeune assistant photographe qui débarque au beau milieu d'une relation père-fille qui pose beaucoup de questions, tant elle semble parfois malsaine. Et quelle surprise de voir Tahar Rahim dans un registre si sombre, c'est inédit !
Décidément la France semble attirer des cinéastes en quête d'une certaine liberté artistique. Après Paul Verhoeven avec ''Elle'', voilà que Kiyoshi Kurosawa s'en vient tourner un film de fantômes à Gennevilliers ! C'est improbable mais les faits sont là, le cinéaste s'intéressant au parcours de Jean, jeune homme devenant l'assistant de l'implacable Stéphane, un photographe utilisant encore un daguerréotype pour immortaliser ses sujets, leur infligeant alors des temps de pause interminables. Passant son temps à photographier sa fille lors de longues séances, Stéphane inquiète Jean qui ne tarde pas à jeter son dévolu sur sa fille tout en pénétrant dans un monde plein de mystères... Si Kurosawa n'a rien perdu de sa force de sa mise en scène en tournant en France, s'avérant capable de faire frissonner avec très peu d'éléments et une puissance de mise en scène indéniable, il n'en a pas moins gardé ses défauts, ''Le secret de la chambre noire'' croulant sous les longueurs avec une bonne demi-heure de trop venant enterrer une partie du potentiel offert par le film. Si le cinéaste maîtrise la frontière entre le réel et le fantastique, il semble avoir toujours autant de mal à cerner les limites et le potentiel de son récit, s'attardant sur des éléments peu intéressants quand d'autres mériteraient d'être plus exploités. Certes, il n'en demeure pas moins très bon dès qu'il s'agit de créer une ambiance mais l'on aurait voulu frissonner plus et s'ennuyer moins. Parmi ce joli casting francophone (dans lequel on retrouve Olivier Gourmet et Mathieu Amalric), on remarquera surtout la jolie prestation de Tahar Rahim dans le rôle principal. Un rôle difficile que l'acteur aborde avec charisme et aisance, maîtrisant vraiment toute la palette de son jeu au contraire d'une Constance Rousseau en roue libre dont la fausseté du ton vient un peu péter l'alchimie de l'ensemble qui, au demeurant, reste souvent fascinant.
Tahar Rahim et Olivier Gourmet côte à cote dans un long-métrage franco-belgo-japonais ? Ca a de quoi intriguer, non ? D’ailleurs, c’est sans doute parce que nous apprécions véritablement le duo de comédiens qui nous attendions tant de ce film. A-t-il été à la hauteur de nos espoirs ? Pas totalement. Avec son atmosphère proche du film « Les Autres », « Le secret de la chambre noire » suggère les choses plus qu’il ne les montre, plante une atmosphère particulière où l’on se perd, dans un premier temps, avec délice. Sauf qu’au contraire du célèbre film d’Amenabar, la surprise n’a pas vraiment lieu tant on la voit venir… Son manque de suspense et son histoire convenue gâchent une bonne partie du plaisir cinématographique. Par contre, le savoir-faire du metteur en scène Kiyoshi Kurosawa et l’exploitation qu’il fait de la photographie nous laissent bouche bée. La lumière est très étudiée, le clair-obscur formidablement amené
J'ai été voir le film en avant-première, je suis pas trop adepte des plans trop éloignés et de fantôme, film un peu long, parfois on s'y perd dans le scénario, j'aurai aimé des plans plus serrés pour Olivier gourmet et tahar Rahim , acteurs que j'aime. Voilà c'est un avis personnel.