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Je vous souhaite d'être follement aimée
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Un visiteur
4,5
Publiée le 10 janvier 2016
Encore un très bon film français. De très belles images sur le corps, de très bon interprètes, une réalisatrice qui mène une véritable réflexion sur son art. Sans juger ses personnages, ellei permet aux spectateurs de s'interroger et d'évoluer. Le film suscite beaucoup d'émotions autour du thème de la "recherche de ses origines qui est l'arc du film" (dixit la réalisatrice présente dans la salle à la fin du film). Le spectateur est actif il est interrogé par le film qui le pousse à mobiliser son empathie. A voir, mérite de rencontrer un large public.
Très beau film . le sujet est souvent traité,de plus en plus. Bravo Celine si délicate qui incarne totalement le personnage comme d'habitude Sa mère est très bien interprété aussi Le fils et les enfants jouent bien Excellente muse en scène et bravo pour la délicatesse des scènes mere fille dans le cabinet de Kine où se joue un passé qui n'a pas eu lieu J'ai vraiment aime Il faut aller le voir
Voici un excellent film dramatique. L'actrice principale est parfaite comme très souvent. Le sujet est très intéressant et très bien traité. J'ai vraiment beaucoup aimé ce film très délicat, sobre, émouvant. A voir sans hésiter.
Qu'est-ce que je l'aime cette Céline Salette ! Ici, elle joue une "kiné", en mal de ses origines. Kiné, en grec, indique le mouvement. A l'oreille, on entend également "qui naît". Comment remettre en mouvement le récit des origines ? Le passage par le corps en est un des chemins, celui de la rencontre fortuite aussi. L'histoire se passe à Dunkerque, ville de conflit au cours de la seconde guerre mondiale, ville au passé et aux paysages industriels. L'histoire se passe dans le cabinet de kinésithérapie. L'histoire se passe à l'école. L'histoire se passe dans les familles. A l'école, c'est le moment de se nourrir, qui est filmé. Les nourritures ne sont pas cognitives. De culturelles, elles ne le sont que par référence aux interdits alimentaires. La respiration occupe une large place également dans la pratique d'Elisa (la kiné) : le souffle et l'expiration sont travaillés. La quête des origines est un parcours sinueux, nécessitant courage et pugnacité. Il s'agit en fait de reconnaissance : se reconnaitre enfant de..., se reconnaitre parent de... et être reconnu(e) comme tel(le). Voilà une belle problématique qu'aborde Ounie Lecomte. Bravo à elle de l'avoir mise en images.
Je suis allé voir ce film pour deux raisons. D'abord, le sujet, la recherche de ses origines par une jeune femme née sous X trente ans plus tôt. Ensuite, la présence dans ce rôle de Céline Salette que je tiens pour une jeune actrice française de talent, très jolie au surplus, ce qui ne gâte rien.
Ce film raconte cette quête dans la ville où sa naissance a été déclarée, Dunkerque. Quête des plus difficiles, l'administration ne facilitant rien - c'est l'effet de la loi, on ne saurait lui reprocher... - et les témoins de l'époque ne sont plus très jeunes et ont la mémoire qui flanche...Pourtant, à force d'obstination, par une enquête personnelle menée sur des petits riens, des indices infimes, elle y parviendra...
A t-elle bien fait ? On ne le saura pas, mais elle apprendra que son père était un travailleur algérien, avec une femme au bled, peu recommandable d'après ceux qui l'ont connu...L'aspect frisé comme un caniche de son petit garçon très brun trouve, en somme, son explication. Son travail de kiné a fait que sa mère biologique a été sa patiente pendant un long temps.
C'est peut-être là le point faible du scénario. En effet, le spectateur devine bien avant l'héroïne ce que cette femme - la patiente - visiblement malmenée par la vie a à voir avec la naissance sous X trente ans plus tôt. Mais qu'importe !
L'interprétation des actrices et acteurs, jusqu'aux enfants, est remarquable de justesse. Ils sont vraiment leurs personnages.
Le premier film d'Ounie Lecomte, Une vie toute neuve, racontait en grande partie son histoire d'enfant coréenne adoptée par une famille française. Son deuxième, Je vous souhaite d'être follement aimée, même s'il n'est pas une suite est aussi un récit identitaire, vu à hauteur d'adulte, cette fois, où une fille cherche à retrouver la mère qui l'a abandonnée à la naissance. Ounie Lecomte est une cinéaste de l'intime et des sentiments qui ne transige pas sur la façon d'aborder ces thèmes, tout en pudeur, retenue et délicatesse. C'est un film fort sur le rapport filial, et ce à plusieurs niveaux et qu'on aimerait bien davantage aimer. Il y a cependant des coïncidences et des hasards dans le scénario qui empêchent d'y adhérer totalement. Malgré cela, le jeu tout en nuances de Céline Sallette (l'une des meilleures actrices françaises) et d'Anne Benoît trouvent nécessairement un écho chez le spectateur. Et peut-être encore davantage chez la spectatrice.
En 2009, "Une vie toute neuve", le premier long métrage d’Ounie Lecomte, une jeune réalisatrice française d’origine coréenne, avait été présenté lors d’une séance spéciale du Festival de Cannes. Honneur tout à fait mérité, ce film presque autobiographique sur une petite coréenne de 9 ans en attente d’adoption dans un orphelinat tenu par des Sœurs catholiques montrant de grandes qualités d’écriture et de mise en scène et se révélant, sur ce sujet délicat, plein de pudeur et totalement exempt de pathos. 6 ans plus tard, voici le deuxième long métrage d’Ounie Lecomte, qui, sous un autre angle, aborde de nouveau le thème de l’adoption. Avec ce film dont le titre fait référence à "L’Amour fou" d’André Breton, Ounie Lecomte avait matière à confirmer l’impression de grand talent laissée par son premier film. Malheureusement, malgré ses qualités, "Je vous souhaite d’être follement aimée" marque plutôt une certaine régression, par la faute d’un rythme rendu parfois bancal par de trop nombreuses et trop longues scènes de massage. Cela n’empêche toutefois pas le film d’être recommandable, ne serait-ce que par le sujet qu’il traite et la qualité de son interprétation.