Victoria
Note moyenne
3,9
2150 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

224 critiques spectateurs

5
36 critiques
4
102 critiques
3
47 critiques
2
18 critiques
1
14 critiques
0
7 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Kilian Dayer
Kilian Dayer

130 abonnés 838 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 septembre 2016
Outre un exploit technique, il s’agit ni plus ni moins d’un plan séquence de 133 minutes, Victoria, de Sebastian Schipper, est aussi un thriller d’une efficacité remarquable. Si l’on ajoute à cela des comédiens impeccables d’authenticité, une immersion tangible, plan séquence oblige, on obtient ici l’un des meilleurs films de genre de l’année écoulée, un film sans concession venu tout droit d’Allemagne, d’un cinéma qui se mute en pendant des œuvres glaciales scandinaves. De concessions, Victoria n’en fait en effet que très peu, à l’exception de quelques ficelles narratives un brin simplistes mais nécessaire au lisse déroulement de l’intrigue, le film ne s’adresse qu’à ceux qui veulent bien s’y immerger complétement, qu’à ceux qui veulent suivre de près une jeune temporaire espagnole et trois jeunes défavorisés plongé dans l’enfer d’une nuit berlinoise crapuleuse et finalement dramatique.

Mais relativisons. Victoria n’est en soi pas un chef d’œuvre ultime de cinéma, et pour cause, le pari technique de son metteur en scène. Si ce procédé unique de plan séquence constitue un atout, il peut aussi s’agir d’un parti prit qui ne permettra pas l’élaboration d’une quelconque ellipse narrative. On subit, au même titre que les protagonistes, les évènements, sans parenthèses, sans agréments, sans dissertation sur le milieu dans lequel sont plongés nos quatre, voire cinq, intervenants. C’est brut, immersif, certes, mais le concept a ses limites tant il demande un certain investissement de la part d’un public pas toujours enclin à une plongée sans possibilité de trêves, histoire de reprendre son souffle. Un film, oui, mais surtout un concept, une certaine idée du cinéma, une forme d’élitisme.

Quoiqu’il en soit, il convient de saluer l’audace de Sebastian Schipper, un jeune réalisateur allemand qui démontre ici toute sa compétence, notamment lorsqu’il s’agit d’intégrer une certaine part d’action dans son film. Indéniablement, les séquences que l’on pourrait qualifier de stressantes, sont les plus abouties dans Victoria, notamment lorsque le groupe est brutalement confronté aux forces de l’ordre entre les rangées d’immeuble d’un quartier de la capitale allemande. Un réalisateur sur qui il faudra donc compter à l’avenir, une belle opportunité pour le cinéma allemand de prendre d’avantage d’essor sur une scène européenne ou la concurrence ne manque pas. On peut, au passage, même si c’est important, saluer l’honorable prestation de Laia Costa, jeune actrice s’étant embarquée ici dans une entreprise périlleuse et qui s’en sort pourtant haut la main. 16/20
L'Info Tout Court

464 abonnés 1 025 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 10 septembre 2016
Victoria doit tenir sa promesse d’un plan-séquence étourdissant. Il glisse alors pour y parvenir dans le fait-divers et en ramène une pelleté d’instants forcés. Si le regard est pétri d’humanité, le récit s’enlise dans le spectaculaire, au détriment de la cohérence de son univers. Et lorsque le final bateau se point, Victoria prouve que son plan-séquence ne fut qu’une manière de raconter une nouvelle fois la même histoire.
Hastur64
Hastur64

266 abonnés 2 289 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 juin 2016
Le cinéma allemand est souvent l’affaire de vrais cinéphiles ou d’amoureux de ce pays, mais pour le commun des mortels (comme votre serviteur), l’occasion (et le goût, ne nous mentons pas) est rare de voir un film de ce pays. Avec ce long-métrage, attention ! grosse claque venue d’outre-Rhin. Précédé d’une rumeur flatteuse et de nombreux prix dont ceux de la Berlinale et de l’équivalent des Césars allemands : “Victoria” se présente comme LE film allemand à voir en 2015. Je ne peux, malheureusement, pas faire autrement qu’enfoncer une porte déjà ouverte en recommandant à mon tour le visionnage de ce petit chef-d’oeuvre dans la langue de Goethe. La force du film c’est avant tout son dispositif formel qui, bien que pas vraiment inédit, continue quand il est bien fait (comme ici) de faire son petit effet, je parle du plan-séquence. Le réalisateur allemand (je ne peux pas ne pas le citer) Sebastian Schipper non seulement utilise ce procédé très contraignant, mais il le fait avec talent et sur la totalité du film qui dure, excusez du peu, 2h20 ! Caméra à l’épaule - détracteur de ce procédé ne hurlez pas, dans ce cas précis c’est justifié et visuellement pas gênant - caméra à l’épaule donc, Schipper suit ses héros, dont la sympathique Victoria, dans un Berlin de noctambules, où pendant ces plus de deux heures il va, comme un reportage en live, suivre les péripéties comico-romantico-dramatiques de ce groupe de quatre (au début cinq) jeunes lors d’une soirée de fête qui va mal tourner. L’intrigue n’est pas outrageusement originale ni vraiment très prenante en soi, mais le procédé du plan-séquence fournit une énergie et une absence de temps mort qui donne au film une tension, à travers cette fuite en avant du temps que symbolisent l’avancée de la nuit et la naissance du jour, qui vous scotche littéralement à votre siège. Tourné en allemand et en anglais (si vous le pouvez, regardez-le en version originale), le film offre une tension qui ne se dément pas et qui en fait un film plus immersif et prenant que bien des films d’action. Un petit bijou du septième art qu’il faut, sans l’ombre d’une hésitation, voir. Je ne saurais trop le recommander.
Matthias T.
Matthias T.

52 abonnés 612 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 mai 2016
Une plongée en apnée pendant trois heures dans la torpeur d'un Berline nocturne et dangereux. Wow !Quel choc ! On peut certes regretter un côté "exercice de style" dû au choix d'un plan-séquence ininterrompu, mais "Victoria" demeure un très bon film.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 20 avril 2016
Etrange mais intéressant à voir. Le film nous fait monter en tension tout seul, c'est assez "sympa" à vivre. Je pense que c'est le genre de film qui peut remuer chacun très différemment parce qu'il invite l'imagination à travailler, et... chacun à la sienne ! pendant une grosse partie du film il suggère seulement, et le suspense du début nous laisse vraiment le choix sur les pronostiques quant à la suite. L'actrice principale est comme le film : illisible et impénétrable. Bien qu'on la suive tout le temps, on a autant de mal à la cerner que les gens qu'elle rencontre. On croit commencer à la connaître, et là on se rend compte que non, sans qu'elle fasse quelque chose d'incohérent avec elle-même pour autant. Je n'ai pas passé un merveilleux moment -parce que stressant - mais j'ai beaucoup aimé l'originalité du film et des émotions, des interrogations qu'il sucite.
Alexandre A.
Alexandre A.

10 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 avril 2016
Je lisais les critiques qui se veulent très partagées sur le sujet. Je pense que cela depend de notre niveau émotionnel, mais aussi de notre histoire personnelle. Certains trouvent que cette fille est bête (car mettant consciement sa vie en danger) et que le scénario n'est pas cohérent, spoiler: que la 1 ère heure est lente
et même que les acteurs jouent mal. Il y a sans doute quelques petites incohérences à certains moments mais rien ne gâche l'effet hypnotique que procure le film entre autre par son unique plan séquence. Le fait que la fille joue un petit peu avec le diable , n'a pas plu à certains et pourtant quand on est jeune, dans une ville qu'on ne connait pas, qu'on est un peu pompette on va plus facilement à la rencontre de l'autre et on fait moins attention au danger. D'ailleurs pour avoir moi même vécu cette expérience en arrivant pour la première fois à bruxelles, j'ai été rapidement embarqué avec des gens peu fréquentables alors que j'ai appris à m'en éloigner de par mon éducation.

Mon ressenti : spoiler: tout d'abords on suit victoria seule, un peu saoule dans un petite boite berlinoise, elle propose un verre au barman visiblement cette petite a un peu chaud au cul et ne veut pas rentrer maintenant , mais bon face à la queue pour aller aux toilettes , son café qu'elle doit ouvrir tôt la veille ... elle va devoir rentrer et c'est là qu'elle tombe face à une bande de copains qui mettent mal à l'aise le spectateur mais qui attise d'autre part la curiosité de la protagoniste. Progressivement elle se prend doucement au jeu ce qui met un certain temps à mettre en place dans le film, c'est ce qui donne d'ailleurs toute la cohérence au choix qu'elle va être amené à faire par la suite. Quand les choses commencent à se bousculer, cette jeune fille va se retrouver à faire des choix qui vont à l'encontre de sa volonté, elle va progressivement jouer le rôle de fameux "diable" qu'elle interprétait au piano. Ce qui est beau avec ce film , c'est qu'il montre à quel point une personne modèle sans désir de commettre des délits pour l'adrénaline et ou l'argent, va incarner un rôle de malfrat (conduite d'une voiture volée, rencontre avec des gangsters, participation au vol, agression moral envers des civils, kidnapping de bébé...) et tout cela parcequ'elle a un petit faible pour un des garçons de la bande. Ca nous fait prendre conscience que notre vie peut basculer à tout moment et qu'on peu très rapidement se retrouver de l'autre côté de la ligne sans le vouloir. Et c'est en ça que je trouve la réalisation bluffante. Philosophiquement, cela nous renvoit à l'illusion du libre arbitre, autrement dit au déterminisme et, c'est peut-être ceux en quoi les avis digervent entre spectateurs car, l'héroine n'est maitre de rien si ce n'est des choses qui la determinent.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 15 mars 2016
Une prouesse, incontestablement, et une actrice espagnole attachante. Mais plutôt un exercice formel, que l'on regarde sans déplaisir, mais sans plus. Un auteur à suivre? Ce n'est pas certain.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 12 mars 2016
Ayant fait beaucoup parlé de lui pour son audacieux parti-pris technique, consistant à tourner un véritable plan-séquence de 2h dans les rues de Berlin, Victoria est loin d'être le genre de film à uniquement se reposer sur cet argument. Ici la mise en scène sert clairement le propos, le spectateur se laissant porter par une belle histoire, sans jamais savoir vraiment où l'on va l'emmener. Il est assez appréciable de voir qu'il existe encore aujourd'hui des films qui se permettent une telle liberté, demandant simplement au public de leur faire confiance et de lâcher prise. Cela donne lieu à des moments de stress intense, mais aussi à des instants de pure poésie lorsque la tension finit par retomber (le tout magnifié par une musique planante très bien choisie). Tout ceci est bien sûr à double tranchant, et on pourrait lui reprocher d'avoir un rythme un peu décousu, l'histoire devant pouvoir se terminer aux 2/3 du film, ce qui finit par donner un sentiment de longueur. Mais ce supplément narratif a le mérite d'amener une réflexion sur notre capacité à faire des choix, et sur la conséquence que ceux-ci peuvent avoir, ce qui est plutôt rare dans un film qui appelle au lâcher-prise. Un très beau film à voir au moins une fois. 16/20
gregbutton
gregbutton

41 abonnés 1 016 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 février 2025
Victoria, en plus d'être un étonnant, culotté et très réussi plan séquence de 2heures, superbement réalisé, ultra crédible sur le déroulement est un thriller efficace.
Bien que très long à se mettre en place, même si bien utile pour cerner le personnage. Il y a des incohérences, notamment avec spoiler: la police, qui tire à tout bout de champ sur des jeunes de dos,
ça c'est un peu dommage et pas forcément utile. Ça reste un très bon moment qui mérite vraiment le détour pour cette performance exceptionnelle.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 25 février 2016
Très bon film, qui tient en haleine tout du long, sans décrocher !
Une manière de filmer en continue comme si nous tenions la caméra nous même, ce qui nous rend véritable acteur de l'histoire.
A ne pas manquer !!
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 647 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 février 2016
Victoria est un film au rythme ascendant. Plongé dans le noir d’une boîte de nuit, Victoria danse avant de se décider à rentrer. Finalement elle rencontre une bande de mecs et poursuit la nuit en leur compagnie. Les liens qui se créent sont drôles parfois même affectueux. Mais s’ensuit une histoire troublante et dangereuse qu’on aurait absolument pas imaginé. Tourné en plan séquence, le film prend son temps. Pendant deux heures vingt, le film ne raconte qu’une nuit. Pourtant, rien ne semble long. Victoria commence comme un simple divertissement pour se conclure sur un polar glaçant. C’est donc une expérience que le spectateur va vivre. Si les choix de lumières laissent à désirer, on sent cependant une tension qui n’attend que le générique pour se relâcher. On aime ce réalisme mené par une actrice au charisme épatant et dont ses collègues improvisent parfois quelques passages. Au lendemain de Birdman tourné de la même façon, Victoria connaît des imperfections mais son ambition en fait une œuvre à part entière.
D'autres critiques sur ma page Facebook : Cinéphiles 44
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 30 janvier 2016
Trop long... pour ma part, les 40 première minute m'ont assez intéressé et puis le néant j'en ai eu marre de ce plan séquence et surtout que l'histoire avance trop douuucemeeent. Je suis déçu du principe certains y trouveront leurs comptes mais je n'zi pas ete transporté jusque bout malgré je présume le boulot titanesque de ce plan sequence non coupé en une prise pour ça es is gut! ; )
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 778 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 janvier 2016
Victoria est une jeune étudiante espagnole fraichement débarquée à Berlin. On la découvre autour de 4h30 en train de danser en boite. On la quittera autour de 6h50 en pleurs dans les rues de Berlin. Entre les deux, quoi donc ? Une performance technique simplement incroyable durant 2h20 autour d’une fin de soirée qui bascule pour Victoria après avoir suivie de mauvaises rencontres.
Sebastien Schipper n’a fait que 3 prises pour tourner ce film… en un seul vrai plan séquence de fou de 2h20. Pas de coupe, ni de montage, ni de reprise ; je serais curieux de voir un making-off pour comprendre car rien ne se voie à l’écran. Surtout que durant 2h20, Victoria, la caméra collée à ses basques, sort des immeubles, prend l’ascenseur, courre dans un parc, monte sur un toit… Hitchcock dans « La corde » avait fait un faux plan séquence composée de 3 véritables plans. Cette année, Innaritu avec « Birdman » avait aussi truqué son plan séquence. Schipper voulait nous plonger au plus près de cette descente aux enfers ainsi que ses comédiens ; et ce dispositif y répond bien, tout en temps réel. Vertigineux et aucun ennui. Ebloui surtout par le tour de force technique qui valut l’Ours d’argent chez lui à Berlin à Schipper et le Grand Prix du festival de Beaune. Mais voilà le gros bémol revient au récit médiocre. Des dialogues limités à la part incongrue et surtout des facilités scénaristiques béantes d’une rare improbabilité. Comment Victoria ne dit jamais stoppe à cette descente aux enfers ? Le postulat de départ de démontrer comment une vie peut basculer en peu de temps et très vite ne tient pas. Et ce n’est pas la scène autour du piano dans le café qui peut valider cette dégringolade.
Beau challenge technique… Incroyable… au service d’une histoire de romance sombrant dans un thriller trop facile.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 25 janvier 2016
Un film comme aucun autre, dépassant les limites du stress et du réalisme, "prenant" n'est pas assez, un plan séquence de 2h14 qui fait de vous un des personnages principaux. C'est ce que j'appelle du Cinéma.

Un scénario bien écrit, des personnages intriguants, une palette d'émotions plus que complète, intrigue, rires, frustration, stress, effroi, compassion, tristesse.. des acteurs plus que réalistes, une technique cinématographie inégalée. A mon sens, un Chef d'Oeuvre.
cameradine
cameradine

23 abonnés 90 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 janvier 2016
Tourné en un plan-séquence de 2h10 sans trucage, Victoria est une véritable prouesse technique. Mais rarement un parti pris aussi extrême n'aura été si justifié. En effet, on a vraiment le sentiment de vivre l'instant présent avec les personnages (quitte à trouver le film un peu lent à démarrer), le spectateur ne faisant qu'un avec la caméra ultra-mobile qui ne quitte jamais les protagonistes. Comme dans la vie, on passe d'une ambiance festive à une ambiance intimiste, d'une ambiance intimiste à une ambiance tendue, et ainsi de suite. Et dans ce laps de temps, l'héroïne a plusieurs fois l'opportunité de revenir en arrière et de changer le cours des choses, mais elle ne fait pas ce choix. Tout se joue dans l'instant. Et c'est irrévocable.
Mieux vaut ne pas en savoir trop sur l'intrigue si on veut se laisser surprendre, car si Sebastian Schipper n'avait pas eu cette audace de tourner le film en temps réel (et s'il n'avait pas réussi à surmonter tous les écueils inhérents à ce genre de tournage) le film ne ferait sans doute pas autant parler de lui. Reste que vraiment, c'est un tour de force, les acteurs assurant tout autant que l'équipe technique, renforçant l'impression d'un film naturaliste.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse