Galveston
Note moyenne
3,1
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97 critiques spectateurs

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L'Info Tout Court

464 abonnés 1 025 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 octobre 2018
En écourtant au maximum son introduction, la réalisatrice permet de rentrer plus rapidement dans la détresse de ce duo perdu, à la recherche d’un avenir qu’elle ne pense pas avoir, qu’il ne pense plus avoir. Chacun va ainsi veiller sur l’autre et y trouver une raison de vivre, même infime. Des êtres brisés, à fleur de peau, que la cinéaste met parfaitement en lumière avec une caméra qui ne lâche jamais ses personnages, alternant entre intimité et timidité lorsque les sentiments ont besoin d’espace pour exister.
jeff21
jeff21

76 abonnés 296 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 octobre 2018
Mélanie Laurent continue de nous surprendre agréablement avec cette fois une réalisation américaine. Un film noir, très noir, de genre, et des acteurs particulièrement brillants. Il ne s'agit pas d'un simple film policier mais davantage d'un coup de projecteur sur un drame touchant enfants et ado. Beaucoup d'émotions donc pour cette merveille dont on découvre le dénouement au fur et à mesure.
blacktide
blacktide

79 abonnés 795 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 17 janvier 2019
Badlands Kingdom...

Il y a une pensée, une évidence, qui nous traverse, lorsque l'on s'approche de Galveston. Une comparaison plus précisément. Celle, presque inévitable, avec La balade sauvage de Malick, ses routes bitumées, sa fuite vers l'avant, son monde cruel et ses instants d'humanité. Une première impression que confirme son affiche, d’un Ben Foster adossé à un capot, balayant du regard l’horizon, à la recherche d’une échappée. Une route (du tonnerre ?) codifiée, empruntée maintes et maintes fois, là où cavalent les fantômes de l’Amérique perforée. Autopsie ténébreuse, née de la plume du créateur de True Detective, Galveston sonde ainsi la face sombre du Road Movie, à base d’esseulés, de douceur instable et de fatalité.

Mélanie Laurent ne s’écarte pourtant jamais de la route toute tracée par le genre. Elle en suit proprement ses sentiers cahoteux, terreux et sauvages, et joue sur l’atmosphère suintante et moite du Texas, en champs de chasse. Délivrance impossible, déchéance humaine, tentative de bonheur en cavale, telle est la souche de Galveston. L’ouverture fait l’effet d’un ouragan : fragilité d’une baraque, couloir vide, froideur atmosphérique, et porte claquante. Toute l’évolution psychologique des personnages y est ainsi retranscrite : ce désir/ besoin de construire un foyer, dans un monde de solitudes, et de vies brisées.

S’installe alors cette réunion des destinées défectueuses, où Mélanie Laurent s’attache à cadrer le cœur et l’émoi enseveli. Elle se rapproche des visages, des émotions, et d'une intimité à construire dans les solitudes communes, saisissant au détour d’un regard, la beauté dans l’abîme. L’invisible, l’insaisissable, cette serrure des êtres qui n’a besoin que du Cinéma comme clé d’intelligibilité. De la lumière au désordre, de l’union à la fureur, Galveston repose sur la confrontation entre idéaux et réalité. Comme si chaque démarche de renouveau se soldait inlassablement par une chute, de plus en plus vive, de plus en plus fataliste, dans l’Enfer de la marginalisation et de la mise à l’écart. Violence des actes, de la survie, et tendresse des blessures. Roy et Rocky, une histoire qui n’a rien d’un Disney, si ce n’est cette Nature qui reprend ses droits.

De sa réalisation classique, mais fluide et efficace, Mélanie Laurent en extrait la force de la relation, et la noirceur à gommer des regards. Ben Foster, ayant l’habitude de la marginalité au fil de ses rôles, compose à merveille un personnage à l’âme torturée, à la gueule cassée, destructeur et affectueux. Elle Fanning détourne quant à elle sa figure innocente et angélique pour la pervertir, la déstructurer et en dévoiler toute la tristesse dans son regard abîmé.

Galveston souffre néanmoins de failles dans sa dramaturgie, d’explications confuses ou de manques scénaristiques. Qu’importe les origines ou les causes, car seule la substance et l’intime comptent. Une rencontre, des regards qui se croisent, la captation de la vie dans un monde qui se meurt, seule l’affection résiste pour s’en sortir quand tout invite au Chaos : chercher l’amour dans son manque, et apprendre à aimer dans la déchirure de l’autre, en quelque sorte.

Peut-être garderons-nous la vaine puissance d'un plan séquence fugitif, et d'un dernier acte, d'aveux, de souvenirs, et de libération. Un épilogue où la vérité tempête, dans des retrouvailles réelles ou rêvées. Tout en alternance, passé et présent se heurtent : calme et plénitude du souvenir, d'une Image, face au bruit assourdissant de la tempête, de la fin, salvatrice. Car dans ce monde pourri, quelques rayons de lumière persistent. Mélancolique à l’image de cette séquence contemplative, sur une plage où les sourires s'évadent. Une innocence sauvée, ou seulement Elle, magnétique et bouleversante. Et puis, souvenons-nous qu’en 1988, le monde était au « Don’t Worry Be Happy », alors laissons à la tempête tous les problèmes du monde.

Critique à lire également sur mon Blog : https://fadeoffblog.wordpress.com/2018/10/08/critique-de-galveston/
Didier M.
Didier M.

14 abonnés 88 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 octobre 2018
Un film d'homme, de femme, brut, dur.
J'ai vraiment, vraiment beaucoup apprécié ce film.
Des comme ça, j'en redemande et recommande.
FABLUDO
FABLUDO

19 abonnés 24 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 9 septembre 2018
C'est le premier film américain de l'actrice et réalisatrice française Mélanie Laurent, le film a été présenté au Festival Américain de Deauville 2018 en la présence de la réalisatrice et de l'actrice principale Elle Fanning.

Le film est adapté d'un roman de Nic Pizollato , scénariste de la saison 1 & 3 de True Détective, c'est l'acteur Mathias Schonearts qui était prévu avant Ben Foster, ce qui implique bien que le producteur souhaitait la vue des Européens sur cet Amérique Profonde de rurale. C'est peut-être là que la bat blesse, car il est évident que c'est un film de commande pour la réalisatrice et on ne sent pas vraiment un point de vue différent que des films comme Thelma et Louise ou ses nombreux road-movie à travers les plaines américaines que nous sert le cinéma indépendant américain.

Nous sommes comme dans un western mais moderne avec la belle ingénue qui cache un secret et un cow-boy solitaire abîmé par la vie mais toujours vivant, malgré tout. Roy (Ben Foster) est une petite frappe de la Nouvelle Orléans, la maladie le ronge, les emmerdes aussi même son patron (Excellent Beau Bridges) lui tend un guet-apens auquel il échappe , il doit s'échapper emmenant avec lui Rocky (Elle Fanning) une jeune prostituée, sans vraiment nous expliquer les raisons de cette embardée à deux puis à trois, spoiler: quand Rocky va récupérer sa fille chez son ex
, la seul chose qui leur reste à faire , fuir loin de ceux qui les chassent et direction Galveston ou ils espèrent trouver une seconde chance, mais le destin et les chasseurs vont en décider autrement.

La scène de fin vingt ans après semble trop prévisible et amène rien au récit que non ne connaissait

Je suis assez mitigé sur l'ensemble du film, parce qu'il n'y a pas point de vue, pas de scénario élaboré et détaillé, et malgré une belle photographie (ce serait dommage en Nouvelle Orléans) et une bande originale efficace, le fait que tout est concentré sans les lâchez sur Rocky et Roy , donne l'impression que les acteurs sont asphyxiés par la réalisation, et certainement le temps de tournage qui était conté, cela n'empêche pas que Ben Foster et Elle Fanning , mais il manque un supplément d'âmes.
Alice025

1 887 abonnés 1 501 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 septembre 2018
Le résumé du film ne me tentait pas des masses, ayant le sentiment d'un air de déjà-vu, et pourtant au fur et à mesure, l'histoire m'a conquise. Ben Foster et Elle Fanning vont donc faire un saut dans la ville de Galveston afin de se cacher. Mis à part les dix premières minutes, l'histoire démarre très doucement. Peu à peu, on va commencer à s'attacher aux personnages, vivant leurs « airs de vacances », jusqu'au final brutal, surprenant et émouvant. C'est pour moi un film qui commence moyennement mais monte crescendo jusqu'aux dernières minutes. Il vaut mieux ce système que l'inverse. Une première approche de Mélanie Laurent aux Etats-Unis qui est encourageante.

cinephile-critique.over-blog.com
Arès
Arès

5 abonnés 183 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 décembre 2018
Assez classique, mais pas pour autant impersonnel, on ressent un vrai fond de propos et surtout un dénouement émotionnelle fort. Ben Foster en impose vraiment, quel charisme !
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