Très bonne série B, franchement bien fichue en terme d'action et de tension. La réalisation nerveuse, à l'atmosphère crade, sert beaucoup un film au scénario simple mais efficace. Même si l'ensemble pâtit de quelques moments assez improbables, "Green room" se révèle un excellent moment de divertissement jouissif, à prendre comme tel.
Punks VS Nazis. Le paralytique des X men est ici un chef de racialistes blancs, en chasse d'un groupe rock qui en a trop vu. Nerveux et intriguant, ce film est très bon, d'autant qu'il est assez flou sur les explications, laissant le spectateur aussi paumé que les musiciens / futur chair à pâtée. Hélas le héros du film est mort depuis, dans la vraie vie, écrasé par sa propre jeep. Comme quoi la fiction est souvent ... je sais pas quoi.
Un survival sauvage et sanglant dans une ambiance glauque, pesante et anxiogène. La mise en scène est brillante, l'interprétation très intense et le film à déconseiller aux âmes sensibles. La tension monte progressivement pour finir en apothéose avec un jeu de massacre particulièrement jouissif.
J'avais adoré le précédent film de Jeremy Saulnier: Blue Ruin une petite merveille de film de vengeance bien fichu et assez profond. C'est un peu moins le cas de Green Room, toujours aussi bien fichu, peut être encore mieux maîtrisé mais moins intéressant quand à ses enjeux. J'aime le côté crédible qu'à ce film (comme le précédent d'ailleurs) sur les réactions des personnages placés dans des situations qui sortent de l'ordinaire. Ses acteurs sont convaincants avec notamment un Patrick Stewart glaçant bien loin de son rôle de professeur Xavier qui a occupé pas mal sa filmo. J'aime bien le rapport qu'a Saulnier à la violence, elle n'est jamais gratuite, ni fun et pourtant il s'en dégage une sorte de fascination et une réelle mise en scène autour, elle n'est jamais balancée pour faire cool et à chaque fois elle s'en trouve être marquante. Ceci est un signe évident qu'on est face à un excellent metteur en scène à suivre et que Green Room s'il n'est pas un chef d'œuvre instantané du genre s'avère être un film qui s'invite dans le haut du panier.
Il faut convenir que le réalisateur a su nous tenir en haleine du début à la fin. Néanmoins ce survival n'est guère original. Il fait appel à des recettes classiques et manque de subtilité. De plus les caractères des différents personnages ne ressortent guère. On a les méchants skins néonazis d'un côté, les gentis rockers punk de l'autre. Seul le très mauvais gourou des skins fascistes sort un peu du lot dans la mesure où il est interprété par un excellent comédien. On oublie donc assez vite ce divertissement qui tire parfois sur le gore.
Film honteux, n'a aucun sens mais vraiment aucun, on comprend vaguement mais très vaguement le scénario et la fin qui n'a ni queux ni tête. Comme quoi ce fier à la note global d'un film qui est plutot pas mal sur alocine est une erreur total quant on voit ce navet qui à eu l'audace d'être nominé au oscar, quelle honte!!!!! Film à fuir si vous ne voulez pas perdre 1h30 de votre vie .
Film a dormir debout,un groupe de rock retenue en otage dans une pièce par des skinheads,sa manque d'inspirations et d'idées un survival complétement raté
J'en ai vu des films d'une violence crue, mais clairement avec "Green Room" je ne l'avais pas vu venir. Le film montre une bande de jeunes membres d'un groupe de hard-rock qui se retrouve témoin d'un "meurtre" au sein du club dans lequel ils sont venus joués. Et évidemment, les gens qui fréquentent l'établissement ne sont pas des enfants de coeurs, mais plutôt des punks à chiens extrêmistes, prêts à tout pour éviter de voir la police débarquer, au point d'enfermer ces jeunes pour ne les faire sortir qu'entre quatre planches. C'est à partir de la première scène où Anton Yelchin est attaqué que l'on comprend vraiment devant quel type de film on est et l'expérience est franchement difficile. Aucune scène choquante ne nous est épargnée, aucun des personnages ne semble avoir une once d'humanité restante. Le terme de "survival" est plus qu'approprié et la personne avec qui j'étais n'a pas tenu jusqu'au bout. "Green Room" n'est pas facile à appréhender, et si la présence du regretté et brillant Anton Yelchin fait malgré tout plaisir (Imogen Poots est très bien aussi et que dire d'un Patrick Stewart terrifiant), c'est un film à ne pas mettre devant tous les yeux et pour lequel vous ne reviendrez surement pas.
Beaucoup de suspense dans ce film d'horreur à la trame classique mais mené de main de maître. On assiste en effet à une aventure haletante dont l'intensité, après un début qui peut sembler quelconque, ne se dément pas jusqu'à la fin. Dans le genre, une très jolie réussite.
Ça commence comme un banal road movie, puis ça tourne vite au "survival" ! Quelle claque ! Quand soudain on fini par se faire aspirer dans un univers punk à l'atmosphère ultra anxiogène ! Le film vire au huis clos ponctué par le réalisme impitoyable de certaines scènes choc et brutales qui font corps avec une BO qui décape ! Ce terrifiant jeu de massacre haletant nous confirme bien que le cinéma indépendant n'a pas fini de nous étonner ! Âmes sensibles s'abstenir. Les amateurs du genre seront comblé.
"Green Room" est un survival tout ce qu'il y a de plus basique et dont l'intrigue pourrait être résumée en une ligne. S'il est classique, il n'en demeure pas moins efficace notamment grâce à une mise en scène solide (plutôt rare pour ce genre de série B) et cette petite tension qui s'installe rapidement... avant de s'essouffler dans le dernier quart. Violent comme il faut, "Green Room" est, à l'image de "Blue Ruin", le précédent long métrage de Jeremy Saladier, simple mais divertissant.
En 2013, Jeremy Saulnier, jeune réalisateur venu du métier de chef opérateur s'impose dans le monde des cinéastes indépendants avec "Blue Ruin" qui remettait au goût du jour le revenge movie en le délivrant de la connotation fascisante qui pesait sur le genre depuis la longue série initiée par Michael Winner et Charles Bronson en 1974 avec "Un justicier dans la ville" et prolongée ad nauseam par le laborieux Jack Lee Thompson qui avait pris le relai. "Blue Ruin" comme l'indique le bleu délavé de la voiture épave du héros suggèrait le prisme à travers lequel Saulnier entend regarder les personnages de ses films. Celui de l'Amérique des déclassés qui ont été abandonnés depuis des décennies par les politiques de tous bords. Son nouveau film aux tons cette fois vert bouteille, emprunte les mêmes chemins de traverse en proposant le huis clos sanglant vécu par un groupe punk embarqué dans la galère des contrats foireux qui a eu la mauvaise idée d'accepter un concert dans le repaire d'une bande de skinheads situé dans une forêt perdue de l'Oregon . Comprenant très vite dans quelle atmosphère viciée ils se sont imprudemment infiltrés, les membres du groupe ne pensent qu'à filer à la fin de leur set qui n'a pas eu l'air de plaire à tous les crânes rasés avinés présents, filmés au ralenti par Saulnier lors d'un pogo endiablé, présage inquiétant de la tension qui monte. Malheureusement, un des membres est témoin d'un meurtre se déroulant dans les coulisses crasseuses de ce hangar qui va devenir rapidement le théâtre de leur malheur. On pense bien sûr à des films comme "Assaut" de John Carpenter (1977) pour le huis clos ou encore "Les chiens de paille de Sam Peckinpah" (1971) pour le déchainement de violence d'un homme ordinaire, mais aussi à "Délivrance " de John Boorman (1972) ou "Sans retour" de Walter Hill (1981) pour la dimension rurale. Saulnier ne mise pas sur le registre de l'innovation à tout prix mais plutôt sur celui de la synthèse astucieuse alliée à une parfaite maitrise des effets propres à maintenir le spectateur en état de tension. Ayant lui-même appartenu à un groupe punk dans sa jeunesse, Jeremy Saulnier dresse le constat que ce mouvement nihiliste éphémère, né dans les années 70 et devenu vintage pour quelques adolescents en quête de modèles musicaux, a été récupéré par les mouvements néo-nazis qui n'en n'ont conservé que la violence sonore. On notera la présence de Patrick Stewart glaçant en gourou de la bande de nazillons aux ordres, du regretté Anton Yelchin trop tôt disparu peu après la sortie du film et de la très convaincante Imogen Poots. Une nouvelle réussite donc pour Jeremy Saulnier qui trace sa route, guidé par les grandes références du cinéma de genre américain. Pour le moment ses pas sont plutôt assurés et sa boussole semble devoir le mener vers l'affirmation d'un style propre. A suivre de très près.