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Olivier D
13 abonnés
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5,0
Publiée le 24 janvier 2016
Un des meilleurs films. De ces derniers mois. Un sujet Frabe, traite avec bonne humeur et rafraîchissant par les temps qui courent! Foncez y sans hésiter
La plus belle façon de rendre hommage à ses parents
Pour quiconque ne connait Kheiron que par son rôle dans la mini-série Bref et son one-man-show sans savoir de quoi retourne sa première réalisation, il est tout à fait légitime de s’attendre à y trouver une comédie trash carburant à l’humour noir. Mais l’humoriste a eu la bonne idée de ne pas se donner comme défi – que les échecs de ses prédécesseurs ont prouvé comme étant de vouloir transformer une idée de sketch en scénario de long-métrage ou de faire d’un personnage de scène un héros de film. A l’inverse, il a choisi de se concentrer sur un sujet qui est personnel et méritant un traitement plein de délicatesse, puisqu’il s’agit du parcours de ses propres parents. Le point de départ du récit se fait donc en 1955, alors que Hibat (le père de Kheiron donc) n’est encore qu’un enfant grandissant dans un petit village au sud de l’Iran. Ce sera là le seul et unique repère chronologique du film. Une fois Hibat devenu adulte (et interprété par Kheiron lui-même), le fait de ne plus le voir vieillir sur près de 50 ans et l’absence de datation des événements vont rendre difficile le rapport entre la petite histoire et la grande Histoire. Ce choix de ne pas vouloir développer le réalisme historique, à l’évidence pour s’interdire tout didactisme, se ressent aussi dans la façon dont est traitée la question politique, pourtant au cœur de la première moitié du film. La façon dont la révolution qu’a soutenu Hibat au péril de sa vie a implosé entre les idéologies communistes et islamistes est évidemment évoqué, mais ces deux mots ne sont prononcés qu’une seule fois chacun, et chaque fois dans le cadre d’un passage satirique.
Tres touchant, plein de poésie et de bons sentiments, une histoire vraie en plus wouahou quel destin!!! Bravo a Kheiron, quel bel hommage au parcours et à la vie de ses parents
Nous trois ou rien n’est pas une reconstitution de la vie des parents de l’auteur, mais un film sur le récit de cette vie où cohabitent faits historiques, imaginaire, burlesque, comédie, drame. Ce récit, c’est celui qu’on a fait à Kheiron, et qu’il a sans doute complété, interprété, imaginé, … Ca introduit continuellement une sorte de décalage. C’est drôle. C’est émouvant. C’est très réussi. Kheiron m’a pris par la main et ne m’a pas lâché une seconde, de Téhéran à Pierrefitte sur Seine. J’ai beaucoup aimé tous les acteurs. Kheiron d’abord qui joue le rôle de son père Tabib. Gérard Darmon père et beau-père, comédien à fleur de peau, Leïla Bekhti lumineuse et décidée, Zabou Breitman, tendre et franche, Camélia Jordana, Khereddine Ennasr, Michel Vuillermoz, Alexandre Astier, …. Vers la fin du film, Tabib donne sa définition de l’intégration. Si j’ai bonne mémoire : « Vous avez votre histoire, nous avons la nôtre, écrivons ensemble une nouvelle histoire ». C’est ce que fait le film de Kheiron. A voir.
Quel film magnifique, injustement méconnu ! J'y suis allé un peu par hasard, je n'en n'avais pas entendu parler. Quelle claque ! Ce film manie à la fois un humour extrêmement fin et désopilant (en particulier lors de la première partie en Iran : les apparitions du Shah d'Iran sont hilarantes et montrent en même temps toute l'absurdité et le grotesque de ces dictateurs), une juste description de l'Iran sous le Shah puis la révolution islamique et le régime de Khoméni, et enfin le quotidien d'un réfugié politique dans une banlieue parisienne à la fois morose et pourtant pleine de potentiel et d'énergie. "Ce film n'est pas inspiré d'une histoire vraie, ceci EST une histoire vraie", annonce le réalisateur, qui raconte avec tendresse et admiration l'histoire de ses parents, militants de gauche, d'abord opposants du Shah puis du régime de Khoméni, finalement contraints à l'exil en France, avec leur jeune fils (donc le réalisateur). Le père, avocat de formation, se verra confier l'animation d'un centre social d'un quartier, pour des jeunes paumés flirtant avec la délinquance, et dont il finira par se faire respecter après des débuts difficiles. Bel hymne humaniste à la tolérance, et plein d'espoir car basé sur des faits réels. Cela fait du bien en ces temps troubles où les prêcheurs de haine veulent dresser les gens les uns contre les autres.
On a trouvé ça super cliché et les acteurs pas crédibles, on dirait un téléfilm sur TF1. Les personnages ne sont pas attachants du coup. C'est frustrant car dans le fond, l'histoire méritait mieux.
Honnêtement, au premier abord, "Nous 3 ou rien", ça n'est pas franchement le film le plus séduisant (d'ailleurs, j'étais parti pour faire l'impasse mais les bonnes critiques m'ont persuadé ...) ni le plus facile. Témoignage d'une famille Iranienne immigrée en France - en l'occurrence celle de Kheiron, un humoriste quasi inconnu du grand public et découvert dans le Jamel Comedy Club ... -, ce long métrage retrace leurs péripéties dans un mélange de réalisme et de scènes proches de la caricature. Parfois drôle, souvent touchante, cette comédie optimiste est l'une des belle surprises de l'année ...
L'histoire d'un homme est racontée à travers sa jeunesse passée en Iran, puis lors de son intégration en France avec sa femme et son fils lorsqu'il a été contraint de quitter son pays. Le ton de ce long-métrage est extrêmement décalé par rapport aux sujets abordés, se voulant très drôle pour parler de thèmes à priori austères. Il en résulte un film assez particulier, paraissant par moments surréaliste, mais au final très original et plaisant. Même si j'ai trouvé certaines scènes parfois un peu démagogiques, j'ai apprécié ce récit.
Un film en fait surtout sur l'Iran et ses combats, avec un ti air de Persépolis, mais aussi sur l'intégration en banlieue, tourné en forme de conte tragico-comique - génial, du grand Kheiron !
Déjà vu au grand journal dans la série Bref de Canal plus, le jeune humoriste Kheiron s'essaie à la réalisation de son premier film, où il incarne aussi le rôle principal, celui d'un opposant politique iranien, contraint de quitter le pays en laissant une partie de sa vie, mais en route vers la France en compagnie de sa femme au caractère affirmé (Charmante Leïla Bekhti) et de leur enfant.
Dans cette histoire familiale, puisque Kheiron prend le rôle de son père à la vie, les moments tendres, les situations cocasses et les rencontres pleines de bons sentiments foisonnent. La mise en scène est enjouée, avec de jolis moments, à l'image du cours d'éducation sexuelle donné, non sans mal aux femmes du village, hilarant, ou de la couardise du père de Fereshteh (Gérard Darmon) vite écrasée par l'autorité de sa femme (Zabou Kreitman). Les interprètes sont excellents, le talent de Leïla Bekhti impressionne dans la scène où la police la sépare de son fils, Pourtant j'ai eu du mal à croire, paradoxalement, à Kheiron lui-meme, peu crédible dans ce rôle comique d'une naïveté consternante, sorte de candide optimiste face à la révolution islamique, ou à l'arrivée en France, face aux problèmes dans sa banlieue.
Jamais l'humour ne quitte les situations dramatiques, la dérision s'érige ici, en rempart contre la difficile vie d'immigré et la pauvreté matérielle, contre-balancée par les richesses qui viendront des rencontres, celles de la prison, ou de l'association de quartier.
Loin du réalisme de Dheepan de Jacques Audiard ou de la pure comédie, c'est une belle surprise jusqu'à la fin du générique, avec une forme originale qui marque les qualités du jeune réalisateur. Une ode un brin optimiste, avec un comique, qui fait parfois mouche, mais trop poussé (on ne marche pas forcément avec les jambes arquées après avoir fait du cheval!) qui devrait trouver succès auprès du public.
Premier film de l'humoriste Kheiron, Nous trois ou rien est une très belle réussite. Le réalisateur nous raconte l'histoire de ses parents (il joue le rôle de son propre père) qui ont la particularité d'avoir combattus (à des niveaux divers) pour faire progresser le peuple dans deux pays différents. Kheiron arrive à traiter avec humour des sujets difficiles (les répressions sous les différents régimes iraniens, l'éducation dans les cités françaises) sans que cela ne verse jamais dans la faute de goût. En outre, Kheiron fait également preuve d'un véritable talent de metteur en scène : il arrive aussi bien à maitriser les techniques de narration d'un point de vue scénaristique et technique que la direction d'acteurs. En effet, tous les comédiens sont parfaitement convaincants que ce soit le quatuor principal (Kheiron, Leïla Bekhti, Gérard Darmon et Zabou Breitman) que les très nombreux rôles secondaires (parmi lesquels se trouvent Alexandre Astier, Michel Vuillermoz et Camélia Jordana) qui semblent tous jouer avec tout leur cœur. Effectivement, cet organe semble être la motivation principale de ce film : on sent que cette histoire (notamment la partie iranienne, la plus passionnante) est extrêmement importante pour son réalisateur qui réussit totalement à transmettre son attachement pour elle. Nous trois ou rien est donc film qui est à la fois réaliste sur les situations qu'il décrit et optimiste sur l'avenir, ce qui est une chose suffisamment rare pour être saluée.
Nous trois ou rien, est mon coup de coeur de l année 2015. il n est pas certe en haut du box office, mais il le mériterait amplement. On passe de la joie, au rire, au stress, aux larmes... une vraie pépite cinématographique. Je n ai pas la connaisance historique qui me permettrait de juger la qualité de la retranscription. toutefois, je suis subjuguée par le panel d émotions présentées dans ce film. Tout est parfait (scénario, acteurs, mise en scène et réalisation).
c est un film qui gagne a être connu. je le recommande vivement.
bravo et surtout merci pour tout Kheiron, l histoire de ton père nous a touché.