427 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
89 critiques spectateurs
5
11 critiques
4
28 critiques
3
20 critiques
2
14 critiques
1
10 critiques
0
6 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
jean-paul K.
19 abonnés
323 critiques
Suivre son activité
1,5
Publiée le 31 octobre 2017
Quel gâchis ! Je sais qu'il est difficile d'adapter Maupassant au cinéma, mais ce film n'est qu'ennui, longueurs et finalement j'ai fini par sortir complètement de l'histoire tellement c'est barbant et sans aucun intérêt. De plus, si Judith Chemla essaie de sauver la production, Swann Arlaud est très très mauvais (j'ai eu l'impression qu'il récitait son texte un peu comme les acteurs des films de la nouvelle vague), quant à Yolande Moreau et Jean-Pierre Darroussin, ils sont insignifiants.
Franchement le film tiré en longueur, on se fait chier pour être honnête. C'est un film qui devrait durer 30 minutes en réalité, mais là chaque scène aussi insignifiante devient une scène longue longue longue... Dommage !
Etiré sur presque deux heures ce film chronique la vie de Jeanne, fille unique d’un petit noble normand qui à sa sortie du couvent épouse un nobliau voisin. Hélas, cette vie rêvée dans un fantasme romantique de jeune femme, va se révéler bien différente auprès d’un mari volage. Le film à travers la vie de Jeanne évoque la situation de la femme au cours du XVIIIème siècle dans la petite noblesse de province entre ennuis et stricte morale religieuse. Le film narre une vie pleine d’avanies subie par cette femme tour à tour trahie par son mari, puis par son fils unique. Le film a recours à de nombreuses ellipses temporelles pour nous conter le temps qui passe et qui ne se voit à l’écran que par les changements de saisons et d’évolution physique chez les personnages. C’est un film lent, pauvre en action (qui souvent ont lieu hors champs) et peu bavard, mais cette chronique, n’en reste pas moins hypnotisante tant le destin de cette femme, foncièrement bonne et probe, est terrible face aux désillusions constantes que ses contemporains lui font subir. Une adaptation sobre et languissante du roman de Maupassant qui pourtant est nantie d’un charme indéniable et pourvu d’une distribution talentueuse. A voir.
Comment expliquer ce que je ressens sans être trop méchant ? Ca va être compliqué tant ce film est une plaie... Je n'ai jamais vu un tel loupé !! C'est mou, pompeux, récité, arrogant et inintéressant !! Je ne suis déjà pas un fana de Maupassant mais tout de même ! Cette adaptation de son roman est tout bonnement calamiteuse et je ne sais pas comment j'ai fait pour survivre à une telle épreuve !! A mettre aux oubliettes !
Un très beau film, une adaptation pleine de finesse et des acteurs d'un naturel impressionnant. Une plongée dans un engrenage infernal dont est victime le personnage central de l'œuvre, parfaitement rendu, sans effet, sans pathos.
La réalisation et la photographie de Stéphane Brizé nous plongent d'emblée au coeur de cette vie dure et décevante. Le format carré de l'image, l'étouffante austérité des moments de solitude et de désespoir, la modernité et le naturalisme des scènes de bonheur, le découpage qui évite la stricte chronologie, qui mêle raccourcis limpides et scènes au long cours, la musique au piano forte, la gestion du son, les voix off en dialogue ou en poésie, tout est d'une délicate précision. Nombreuses sont les scènes de grâce absolue autant par les choix de réalisation que par la qualité des comédiens que Brizé fait jouer avec le même réalisme que dans ses films précédents. Ce naturalisme confère à cette adaptation une modernité qui dépoussière, s'il en était besoin, l'ouvrage de Guy de Maupassant. Yolande Moreau, Jean-Pierre Darroussin, Swann Arlaud, Clotilde Hesme, Nina Meurisse... sont parfaits. Quant à Judith Chemla, dont on admire depuis déjà plusieurs années la présence singulière, elle donne à Jeanne sa fragilité et sa force, sa fraîcheur et sa noirceur, sa présence unique.
Une vie, roman de Maupassant que j'ai lu fut adapté sur grand écran et j'ai pu le voir dans le cadre scolaire.... On a beau être habitué aux grosses productions américaines ici c'est tout le contraire l'ingénieur son laisse soit trop fort soit pas assez les sons de l'environnement de Jeanne , les cuts qui sont en faite des ellipses ne permettent pas à une personne qui n'a pas lu le livre de comprendre l'histoire.Il n'y a pas de fondu entre les scènes , la musique composée n'est pas assez exploitée pour un film de ce style avec les nombreuses émotions que peut ressentir Jeanne au fil de sa vie cela aurait pu être magnifique mais nan pas du tout on a trois notes au piano et basta ... Les seules choses que j'ai aimé : les décors qui sont tous très beaux et les acteurs .
Après le magistral Loi du marché, Stéphane Brizé déçoit avec son adaptation radicale d'Une vie, le roman de Maupassant. Le film repose sur un certain nombre de partis pris qui, une fois découverts par le spectateur, donc attendus, deviennent vite ennuyeux. Ainsi des dialogues qui sont, tous, dits suivant une intonation moderne: pas de grossièretés ou d'approximations jeunistes, mais une suppression systématique des négations et surtout une diction contemporaine. Voulant nous rapprocher du texte, Brizé l'éloigne de son auteur et de l'époque de l'action. Même esprit de systématisation dans l'alternance vite lassante des plans de nature grise où l'héroïne rumine son mal être et des images ensoleillées du bonheur d'autrefois. A plusieurs reprises, la mort des personnages est traitée de la même façon par des ellipses dont certaines sombrent dans le ridicule: la mère, épuisée, trouve que la journée est belle, et le plan suivant nous montre sa tombe. Mari, femme et amant plaisantent ensemble et le travelling qui suit nous fait découvrir leurs cadavres ensanglantés. On est donc devant un film magistralement interprété par Judith Chemla, Jean-Pierre Darroussin et Yolande Moreau, mais qui manque cruellement de vie et d'émotion car il semble être la lourde mise en place de théories trop longuement pensées.
Ce film se basant sur le roman du même nom de Maupassant, je m'attendais à un long-métrage de la même trempe, c'est-à-dire une œuvre réussie, fidèle mais surtout propice à provoquer l'émotion du lecteur/spectateur. Bien que l'histoire originale soit plutôt bien adaptée malgré quelques divergences, l'émotion, la pitié et la miséricorde que le spectateur devrait normalement ressentir pour l'héroïne est simplement absente. Il est quasiment impossible même de percevoir en filigrane une once de compassion tant le jeu des acteurs est fade et tant le film est monotone. Il est perdu dans des blancs (classiquement installés pour émouvoir) complètement dénués de sens qui en deviennent lassants. La temporisation est désagréable, le film dure, dure et dure encore, dans une atmosphère où l'on sent que le réalisateur a voulu créer une émotion ; pourtant, rien ne se passe. Jamais. Pas une seule larme. En bref, un (trop) long-métrage se résumant à une perte de temps voire à un ennui, blanchi de toute émotion : le livre original sera un meilleur choix à tous points de vue.
Maniériste, poseur, atone, mortifère... En somme, une authentique purge ! Et le tout en format carré, pour faire auteur "moderne", of course ! Pendant le film, j'écoutais un type ronfler tranquille au dernier rang, en me disant: petit chanceux va, pourquoi ai-je bu autant de cafés avant d'entrer dans la salle.. c'est cette pauvre J.Chemla qui en aurait bien besoin de cafés, des litres même, tellement elle semble morte tout le temps... C'est pas une vie ça, sans blague
Une caméra au plus près des sentiments...l'émotion sans cesse qui déborde. Ce film n'est qu'amour. Même en connaissant par cœur le roman, on reste dans l'espoir pour l'héroïne. On a envie de la prendre fort dans les bras et de la serrer.
Une histoire triste -voir glauque-, qui est difficile à digérer en soi, que je ne connaissais pas, n'ayant pas lu ce classique. Mais ma déception vient-elle seulement du fait que cette histoire ne m'ait pas donné le sourire, ou du film en lui-même ? Il va donc falloir que je lise ce livre ! En dehors de cela, malgré une lumière superbe, je trouve que la beauté des paysages n'est pas assez, ou mal, exploitée, et surtout que les acteurs, Jean-Pierre Darroussin et Yolande Moreau n'ont pas de possibilité d'exprimer tout leur talent. C'était prometteur pourtant, Darroussin méconnaissable physiquement, et surtout Moreau, enfin un rôle où elle n'a pas un constant air niais (je l'aime beaucoup et était déçue de la voir toujours ainsi, en voyageant en Chine ou en étant la compagne de Dieu) et où elle a sa voix normale ! Mais il y a une impression de figé, lenteur, lourdeur, due à la façon de filmer et au peu de dialogue (qui en plus ne collent pas avec l'époque, ça m'a perturbée et déçue !) : on observe des tranches de vie pourtant poignantes ou même horrifiantes se succéder froidement comme on lirait un rapport administratif d'un service social ! Et à force, au lieu de ressentir de la tristesse, de la mélancolie, je me suis sentie barbée, me demandant quand cette succession de malheurs allait enfin finir..., au lieu de compatir avec Jeanne (Judith Chemla que j'ai découvert, elle, m'a touchée) j'ai eu envie de la secouer... Au final je me suis sérieusement demandé quel était l'intérêt de ce film... je suppose que Maupassant lui en avait plusieurs.
Adaptation audacieuse d'un classique de la littérature, toute de retenue et d'ascèse, loin de l'académisme de maints films à costumes. Le calvaire de L'héroïne fait écho à celui du personnage de "La Loi du marché" et Stéphane Brizé est expert dans l'art de l'ellipse et du dépouillement. Un Prix Louis Delluc mérité.