Lorsque j'ai commencé à regarder ce film, durant les premières minutes, j'ai eu très peur de m'ennuyer. Puis ont commencées les premières scènes effrayantes, qui ont réussit à me faire peur, tout court. Puis tout au long du film, ce sentiment se mélange aux rires, et là, je me suis dit : Quel drôle de film! Et quelle réussite ! Ce mélange des genres est réalisé à la perfection. Et à la fin du film, je me suis dit qu'il était excellent! Vraiment une belle surprise.
Unique réalisation pour Gerard Johnstone, ce "Housebound" fleure bon le cinéma Néo-zélandais dans tout ce qu'il y a de plus décalé et amusant. On ne comprend pas de suite les références au "Bad Taste" de Peter Jackson mais ça devient beaucoup plus clair une fois la bobine terminée, l'esprit y est en tout cas. Dès le départ on sent le film débridé avec une entrée en matière originale et assez drôle, par la suite on s'enlise un peu dans l'aspect psycho de la relation mère/fille avec tout de même quelques passages tirant sur le fantastique. Et c'est après divers rebondissements bien pensés que la vérité éclate et que l'on laisse place au délire sanglant du réal, une bonne tranche de rigolade, bien foutue et avec un zeste de gore pour un final franchement réussi. Ce n'est pas franchement original concernant le scénario, les amateurs du genre l'auront déjà vu plus d'une fois mais c'est plutôt dans la façon singulière d'amener le twist que la mise en scène fait mouche, l'ensemble restant plutôt surprenant avec en prime des acteurs concernés et efficaces. Une bonne trouvaille pour ma part, à découvrir.
Après le palpitant the Loved Ones (australien), j'ai donné sa chance à ce film néo-zélandais et je ne n'ai pas été déçu. Malgré quelques longeurs, le film procure de véritables moments d'effrois et des rebondissements spectaculaires. Les films d'horeurs américains semblent à bout de souffle, c'est devenu pleins de conventions, de stéréotypes et de clichés. La tendance aux remakes, aux reboot et aux suites (paranormal activity 14) est un signe d'un genre ultraformaté. Le cinéma européen entre autres offre une alternative intéressante. Loin des clichés, le cinéma britannique est devenu mon péché mignon. C'est le cinema britannique qui m'a fait découvrir le genre du comedy shlasher, un film d'horreur sur fond de comédie. Dans le genre on peut citer Severance, Hot Fuzz ou encore Attack the block. Housebound s'inscrit dans cette tendance.
Ce film est une blague... on oscille lamentablement entre la parodie et le grotesque ! Il n'y a vraiment rien pour le sauver de la poubelle. Quelle perte de temps ! Comment un tel film peut il atteindre un score 3,3 en critique sur Allociné ? franchement il faut se reprendre là..
Premier film écrit et réalisé par Gerard Johnstone, Housebound a tout du film culte en devenir avec son intrigue gigogne qui nous fait croire un temps qu’il s’agit d’un pur film de maison hantée avant de se réorienter de manière très étonnante. Si le cinéaste est tenté à de nombreuses reprises par la comédie décalée qu’il laisse se déchaîner complètement lors du dernier quart d’heure totalement délirant, le reste du long-métrage n’oublie pas de flanquer la frousse à de multiples reprises. Le tout est réalisé avec un talent indéniable, mené avec efficacité par un casting de « gueules » et surtout porté par un scénario imprévisible qui nous fait prendre des vessies pour des lanternes avec un plaisir communicatif. Il s’agit donc là d’une belle bête de festival et d’une excellente surprise.
Sur des bases horrifiques clichées et intéressantes, on navigue entre comédie et histoire pas si clichée que ça ! En effet, dés le départ, l'aspect comédie est bien posée, et re ste entretenue régulièrement. Côté horrifique, pas de peur ni de mal, uniquement de bonnes idées à la Bienvenue au Cottage, en moins gore et moins violent, ici c'est le fond de l'histoire qui prime. A découvrir...
Une réalisation beaucoup plus axée comédie tout de même,alors j'ai vu que l'humour a marché sur beaucoup de spectateurs et malheureusement ça n'a pas été mon cas,j'ai trouvé le tout bordélique et tellement grotesque qu'au final j'ai décroché très rapidement!même les mimiques et grimaces étonnées de la jolie Kylie n'ont pas fait mouche…tant pis il en faut pour tout les gouts comme on dit!1,5/5
Film moyen qui renouvelle pas le genre, ça oscille entre humour et épouvante. Mais ça trouve difficilement un équilibre. Les acteurs sont bons et convaincants, mais l'histoire est assez prévisible.
Comment ne pas craquer devant cette petite merveille de trouvailles ! J'ai eu la très agréable surprise de voir un film qui réunit les deux genres avec brio, l'épouvante et le comique.
L'épouvante somme toutes classique, mais toujours efficace : l'héroïne qui cherche à comprendre ce qui se passe dans une maison qui semble habitée par des forces obscures.
Le comique, véritable bijou de gags, de répartis et de dialogues percutants qui nous arrache quelques rires spoiler: (notamment le passage ou le tueur menace l'un des personnages avec un couteau, ce dernier lui arrachant des mains sans se sentir menacé pour essayer de l'utiliser pour ouvrir une porte
Là ou le film est réussi, c'est que le comique ne prend pas le dessus sur l'épouvante ; nous ressentons la pression habituelle des films de ce genre, les gags ne nous mettant pas plus à l'aise.
Je conseille donc de se ruer voir cette très bonne idée, par contre, faites l'effort de le voir en V.O. sinon vous serez fatalement déçus.
Pour son premier long-métrage, le réalisateur néo-zélandais Gerard Johnstone, auteur de la série The Jaquie Brown Diaries, pond une grosse surprise horrifique avec le talent que l'on connait des néo-zélandais pour le genre. Peter Jackson, Jonathan King, les Frères Spierig (OK ils sont Australiens)... Tous ont ce petit quelque chose qui fait que leurs films d'horreur se démarquent : d'abord un sens aigu de la mise en scène et de la narration mais aussi l'ajout d'un humour presque british des plus désopilants qui ne casse pas le rythme du film mais au contraire lui apporte une dimension plus agréable. Et Housebound déborde de cet humour succulent qui contraste avec un scénario machiavélique... Une ado rebelle essuyant tous les clichés possibles (hardeuse fumeuse qui se goinfre devant la télé et répond mal à sa mère) est obligée de revenir à la demeure familiale pour cambriolages répétés, un bracelet électronique à la cheville. Sa mère croit dur comme fer que la maison est hantée par un ou des revenants ayant habité la demeure tandis que notre héroïne commence à imaginer un scénario tordu comme quoi c'est son voisin bizarre qui aurait tué les anciens occupants de sa baraque. Jusqu'ici, nous sommes devant le remake de Paranoïak, on est d'accord. Sauf que Johnstone va aller plus loin, beaucoup plus loin, dans son idée en poussant l'investigation de la jeune femme, aidée d'un policier rigolo, jusqu'à une succession de fausses piste et donc de révélations toutes plus folles les unes que les autres. Certes, l'enchainement peut donner mal au crâne et la déception peut aisément s'emparer du spectateur qui croyait avoir affaire à un nouveau film de fantômes (comme le laisse suggérer d'ailleurs l'affiche du film). Pourtant, agrémenté de pointes d'humour noir décadent, de passages terriblement dingues et d'autres touches de gore bienvenues, Housebound s'avère rafraichissant et ce même si certaines séquences frôlent le ridicule (l'infiltration chez le voisin). Exploitant avec brio tous son décor pourtant restreint et filmant avec une certaine maestria ses protagonistes, Gerard Johnstone fait fort pour un premier film, délivrant une vraie puissance narratrice contrôlée de A à Z, ajoutant quelques sursauts et autres passages humoristiques pour un cocktail détonant.