Derniers Avis : Un jour dans la vie de Billy Lynn - Page 5
Un jour dans la vie de Billy Lynn
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Jim-X
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0,5
Publiée le 29 mai 2017
Comment peut-on encenser un film comme celui-là ? A croire qu'il suffit de mettre un réalisateur connu derrière la caméra, et un scénario tiré d'une histoire vraie, pour motiver une critique positive. Désolé pour moi cela ne sera pas le cas. Ce navet est fait d'une succession de clichés plus lourds les uns que les autres. Et ce, 2 heures durant ! Le fastidieux patriotisme sort de tous les pixels de l'écran : ça en devient aveuglant. On entend le pesant vacarme des trompettes US résonner tout le film. Je ne parle pas de la pathétique romance du soldat héro et de sa cheerleader catho, qui fait que le film en devient écœurant. Je ne parlerais pas non plus l'évocation du drame familiale, qui n'a juste absolument aucun intérêt, mis à part vouloir jouer désespérément sur la corde sensible du spectateur, sans bien sûr, jamais y parvenir. Une déception totale. Un raté tout aussi effroyable de la part de Ang Lee, qui devrait penser à prendre sa retraite si c'est pour filmer d'une manière aussi dépassé. Je me serais cru devant un téléfilm TF1 de l'après-midi, dont ma mère raffole. Et franchement, niveau cinéma, ma mère a pas des supers goûts ! En résumé : c'est long, c'est lourd, c'est cliché, c'est fait et surfait, c'est pathos, catho, ringard à souhait. Même l'interprétation frise la caricature. Ne perdez pas 2H de votre vie devant ça ! ( pour info, à la moitié je me suis mis à cuisiner devant, pour amortir mon temps...)
SO-PO-RI-FIQUE, voila en un mot ce qui résume ce film. On s’ennuie ferme dans ce faux film de guerre. Les soldats ont des "tronches à claques" (malgré tout le respect que je dois aux acteurs). Très, très peu d'action, lent et l'histoire... ben on s'en fout ! Les états d'âmes de ces soldats qui rentrent du front, on connait ça, déjà vu dans plusieurs films, dont le premier était "Voyage au bout de l'enfer" (1978). Bref, c'est un drame, psychologique qui parle d'une des guerres, parmi tant d'autres, et dont on voit peu.
Un regard posé sur les soldats américains et une Amérique très peu glorieuse en fin de compte, le réalisateur jongle brillamment avec les opposés, à savoir le contraste entre la perception de la guerre et la vie américaine. Je découvre Joe Alwyn qui à mon sens a été très bon, le scénario est prenant même si c'est très calme on joue beaucoup sur l'émotion, l'idée qu'un peu tout le monde croit en ce qu'il veut croire mais qu'en fin de compte la société dans laquelle on vit va beaucoup trop vite pour changer. Pour ma part, je n'ai pas été conquis entièrement par cette réalisation, il manquait un peu de puissance non pas sur le fond du sujet qui me plait et c'est très fort de montrer cette société américaine de la sorte, mais l'ensemble de l'oeuvre manquait peut-être un peu de justesse pour que je sois transporté par les émotions et les messages passés dans ce film. Il est à voir bien sur car c'est très fluide et assez gonflé pour un film de guerre mais il ne me marquera pas autant que certains classiques du même genre.
Les Etats Unis aiment rendre hommage à leurs militaires ces temps, pas de quoi rendre joyeux. PLV : un film de fond qui ne distrait absolument pas bien au contraire
Ben Fountain, auteur du roman à l'origine du film, eu l'idée de l'histoire de Billy Lynn's Long Halftime Walk après avoir assisté à un match de football surréaliste, où des soldats temporairement revenus du front étaient parmi les spectateurs. Il s'était retrouvé choqué du contraste entre la présence sensible de ces personnages et l'artificialité totale de l'évènement : "Un ménage surréaliste et psychotique du patriotisme, d'exceptionnalisme américain, de militarisme, de musique pop et de porno soft, témoigne-t-il. C'était le truc le plus dingue que j'ai vu, mais tout le monde semblait trouver ça normal, les spectateurs comme les médias".
Avec le film, Ang Lee traduit à merveille cette Amérique over-the-top, sa représentation éclatante et disproportionnée des héros nationaux, par le biais du médium cinématographique poussé à l'excès. Le cinéaste a filmé Billy Lynn... avec un procédé dernier cri, d'une part en 3D native, mais aussi en résolution 4k en 120 images par seconde (contrairement aux 24 images d'un filmage traditionnel). Dans sa forme naturelle, malheureusement boudée dans nos salles obscures, le métrage suit cette logique de tous les excès, médium qui paradoxalement embrasse le réalisme total de l'image, la fluidité et le détail, la profondeur de champ. Deux textures différents se font alors face : le film embrasse d'une part les fioritures indécentes de la représentation américaine, mais aussi la subjectivité omniprésente du protagoniste principal. Ce choc ambigu dénonce radicalement la fabrication du héros américain, ainsi qu'un système qui abrutit le peuple sans chercher à comprendre ses âmes perdues.
Cette subjectivité installe tout le long du film des astuces visuelles et narratives un peu usées, à la limite du kitch, mais Lee les utilise pourtant avec talent : un feu d'artifice ou un coup de poing sur la table qui résonnent comme un coup de feu ; une image qui tourne partiellement au noir & blanc pour donner vie à l'imagination du personnage ; ou encore l'utilisation fréquente du regard caméra dès qu'un protagoniste cite une réplique essentielle... Dommage que découvrir le film dans sa forme native en salles soit une épreuve, pourtant le meilleur moyen de découvrir le film dans sa proposition la plus pure.
L'autre parti-pris d'Ang Lee ici est de filmer au plus près ses acteurs, casting incroyablement hétéroclite entre jeunes talents et stars hollywoodiennes. Le film invoque très souvent le gros plan, pour user avec précaution et symbolique les cadres plus larges. C'est au service d'un de ses autres atouts majeurs : le jeune comédien Joe Alwyn, qui fait ici sa première en tant qu'acteur devant la caméra, visage d'ange torturé par la guerre et son pays, aussi juste que touchant.
Billy Lynn... tend plus à patiner dans sa seconde moitié alors que l'interrogation du retour au front s'impose dans la narration. Mais dans son esthétisme extrême et jamais gratuite, une constante chez Ang Lee, ce dernier signe une œuvre qui nous met sous le nez l'opposition ultra-violente entre le parcours terribles des soldats américains, torturés, abandonnés, et la vision des grosses machines qui cherchent l'héroïsme, le frisson, le spectaculaire, la déformation. Lee installe toutefois ce contraste avec une poésie mélancolique, chronique interne du décalage américain et de sa soif publique insatiable.
J'ai eu du mal à prendre dans les 40 premières minutes du film, mais finalement le retour à la réalité de Billy Lynn est particulièrement intéressant à imager, à voir entre les scènes de guerre, les traumatismes, les images gravées dans la mémoire. Plongé dans le personnage de Billy Lynn n'est finalement pas totalement une erreur de la part des scénaristes du film tant les autres personnages sont à l'écart et où une Kristen Stewart ou un Vin Diesel n'y apparaissent que très peu souvent. Le parallèle est réellement bien mis en avant, même si on peut regretter une mise en scène bien trop superficielle.
En 2005 de retour d'Irak un groupe de jeunes soldats dont Billy Lynn sont érigés en héros paradant comme des produits afin de servir la propagande guerrière de Bush. Seulement voilà, en coulisse ces jeunes soldats ne sont pas sortis indemnes, ils restent des pions soit de l'Armée soit des puissants financiers, et surtout malgré tout le soutien du public n'est peut-être pas si unanime... Ang Lee signe un bon et beau film, qui use de flash-backs plutôt bien vu même si ce n'est pas toujours dans un montage très inspiré. Un drame qui a le mérite de ne jamais tombé dans la pathos et qui est toujours pertinent.
Ce film a été injustement boudé par les oscars pourtant il contient une narration riche et déroutante, les personnages sont bien écrits, la réal est très immersive, le casting est solide, en particulier l'acteur principal qui est incroyable. Dans notre équipe, THUNDERGEEK donne la note de 9/10 et DKAD 7.5/10. Retrouvez-les tous les deux dans une vidéo de 3 minutes pour donner leur impression sur Un jour dans la vie de Billy Lynn.
Ang Lee nous propose une esthétique assez impressionnante et assez originale pour ce genre de film. Comme le nom du titre l'indique, on suit au fil de la journée le personnage de Billy Lynn. Grâce à des flashback bien senti, on apprend plus sur le personnage et son passé. C'est un film abordant énormément de thématique. La première est de montrer comment la guerre change un homme et l'affecte au plus au point. Il montre le fossé entre une société américaine exubérante et le ressenti de ses soldats ainsi que leurs solidarité entre eux. Un film très intéressant porté par un Joe Alwyn dans le rôle principal, d'une incroyable justesse. Il rend le film émouvant. Avec l'utilisation de gros plan sur son visage, Il dégage une grande émotion. Dans les seconds rôles Kristen Stewart, Vin Diesel, Chris Tucker ou encore Arturo Castro sont parfait ainsi que l'excellent Tim Blake Nelson et Steve Martin dans leurs petites apparitions. Garrett Hedlund est quand à lui tout simplement excellent. Le reste du casting sont très bon même si ils sonnent un peu faux parfois. Un jour dans la vie de Billy Lynn est un très bon film, intimiste où le spectateur se retrouve dans la tête d'un soldat et dans sa vie. Joe Alwyn est impressionnant et aurait pu mérité une nomination aux dernier oscars.
Un film brillant, superbe et bouleversant. On en ressort comme les héros du film, écœuré par ces mascarades politico--médiatiques, la vulgarité et la bêtise populaire de ces américains confits autant dans le sucre que dans leurs minables certitudes. Sauf que nous, nous n’avons pas connu (pas encore) l’horreur, horreur remarquablement transcrite, ni le besoin d’aller oublier les traumatismes du combat et la trahison de notre pays en retournant se faire tuer dans une guerre imbécile. On reconnaît la patte d’Ang Lee dans chaque plan, son don de la scène d’action, sa maestria dans la direction d’acteurs. Lesquels sont tous parfaits dans leur rôle respectif. Rarement un film avec autant de héros militaires aura été aussi intelligemment antimilitariste !
Une belle daube, un humour nul digne d'un américan pie, les personnages passent pour des blaireaux durant tout le film... si c'est ça l'armée armoricaine c'est chaud... et de puis sa sœur on dirait sa meuf... troublant
Après quatre ans d’absence, Ang Lee revient adapter le roman de Ben Fountain. C’est en 2005, qu’un jeune régiment d’infanterie en Irak est victime d’une violente attaque. Ayant survécu à l’altercation, Billy Lynn et ses camarades sont rapatriés aux Etats-Unis par l’administration Bush et sont érigés en héros. Alors que la supposée détention d’armes de destruction massive par Saddam Hussein devient chaque jour de plus en plus impopulaire, les images de cette embuscade dont Billy Lynn fait acte de bravoure est l’occasion en or pour redorer le blason de l’armée américaine. Ang Lee ne signe pas un film de guerre. Il montre à quel point l’hypermédiatisation des soldats devient une propagande terrifiante. Peu importe le choc post-traumatique des soldats. Les soldats sont mis dans une limousine avec des promesses de faire un film sur eux. Ils sont mis en avant lors d’un match de base-ball avec un concert des Destiny’s Child mais le problème est que, sans se rendre compte, personne n’a de considération pour ces jeunes qui viennent de connaître le front. Au travers de cette mise en scène dynamique et colorée, Ang Lee impose ce décalage tragique avec la réalité de la guerre. Initialement tourné en 4K, 3D, HFR et en 120 images par seconde, les français se contenteront d’une sortie en 2D en 24 images, du fait du manque d’infrastructure de projection. Quoi qu’il en soit, la prouesse esthétique et humaine d’Un jour dans la vie de Billy Lynn est sidérante. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44
Tandis qu'une jeune troupe de soldats américains, les Bravo, revenus d'Irak pour rendre hommage à un confrère abattu et s'exposer à un match de football américain, l'Amérique à l'abri des balles se révèle bien peu reconnaissante. L'aveuglement, le rejet, les profits de tous ceux qui chercheront à profiter de leur image durant cette journée déclencheront l'incompréhension et la colère des jeunes soldats. Deux Amériques qui s'opposent sous le regard perspicace de Ang Lee, qui structure sans effort cette journée. Les Bravo ont finalement eu leur film, sans impresario ni producteur véreux, mais d'une façon pertinente: Exposer le doute à la réinsertion plutôt que le traumatisme du retour. Il ne manque que les moments de fulgurances, qu'un De Palma aurait pu proposer sur une journée moins segmentée, plus dans la continuité. Le reproche ne se porte pas moins sur le montage que sur la structure décidée qui use de vas et viens incessants sans nouveautés, sauf les évidences des sifflements des balles. Les dialogues sont soignés et les jeunes acteurs investis, dégagent un réel esprit de groupe et de cohésion.
Quelle idée de réaliser un film aussi insignifiant sur des soldats américains utilisés comme faire-valoir dans des shows à l'image d'une Amérique superficielle...le tout filmé par un Taïwanais dans ce qui semble une coproduction assez exotique. A part le fait d'avoir été filmé en 120 images/seconde (tandis que les autres peinent à sortir du 24 images/seconde de grand-papa, et une 3D parfaite), il n'y a rien qui vaille le déplacement...