Ni le ciel ni la terre
Note moyenne
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126 critiques spectateurs

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stanley
stanley

83 abonnés 769 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 octobre 2015
Une des réussites scénaristiques de ce film brillant formellement et très stylisé est de ne donner aucune explication aux phénomènes étranges que subissent ces soldats en attente. Ce qui intéresse le plus Clément Cogitore, dont de nombreuses thématiques assaillent ce film, est le problème de la croyance. C'est la croyance qui permet de voir des choses non perceptibles à l'oeil nu. Cette croyance est portée par les jumelles des soldats. Sur ce point et sur l'aspect moral (le capitaine préférant, in fine, être accusé à tort par ses supérieurs de négligence dans la mort de ses subordonnés que d'avouer de ne pas avouer n'avoir pu résoudre la disparition des soldfats) Ni le ciel, ni la terre évoque la série The twilight zone de Rod Serling. Le film bénéficie de la qualité de jeu de tous ses acteurs dont Jérémy Rénier, très à l'aise dans un jeu tourmenté. Le film est réussi esthétiquement, on voit bien (trop ?) que Cogitore a une formation de plasticien. Mais la photographie est belle. Seul reproche, de taille, est la facilité du récit porté par un scénario un peu répétitif et parfois sans surprise. Dommage. Cependant, l'évocation d'autres thématiques dont la guerre, la tolérance, la folie ou l'engagement sont évoqués avec subtilité. A noter que le film est référencé aux oeuvres de John Carpenter (The thing)
Christoblog

922 abonnés 1 805 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 octobre 2015
Ni le ciel ni la terre est un premier film particulièrement gonflé, à la croisée de plusieurs genres très distincts : le film de guerre, le fantastique, la chronique réaliste, le suspense métaphysique.

Nous sommes en Afghanistan, et des soldats disparaissent mystérieusement d'un poste de contrôle. Clément Cogitore ne semble pas très intéressé par la fourniture d'explications, rationnelles ou non. Il préfère étudier en détail les réactions de chacun des soldats face à l'étrangeté de la situation.

Dans cet exercice casse-gueule, le jeune réalisateur fait preuve d'une maîtrise tout à fait étonnante. Il rentre immédiatement dans le vif du sujet, avec un premier plan (sur le chien) dont l'importance apparaitra plus tard. Il enchaîne ensuite les scènes avec une maestria imposante, parvenant à traiter d'une façon hyper-réaliste une situation exceptionnelle.

Les acteurs (la fine fleur de la jeunesse masculine : Swann Arlaud, Kévin Azaïs) sont absolument formidables. La mise en scène est impeccable, très immersive.

Ni le ciel ni la terre pourrait s'embourber dans des considérations mystico-religieuse à deux balles, le scénario parvient à en faire un thriller métaphysique palpitant de bout en bout.

Un coup de maître.
Tchi Tcha
Tchi Tcha

13 abonnés 247 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 octobre 2015
Le plasticien Clément Cogitore nous livre un film hybride, non identifié, esthétique et singulier. Un pari risqué qui étonne par sa maîtrise.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 12 octobre 2015
Où sont donc passés ces soldats ? Disparus mystérieusement dans la nuit.
"Ni le ciel, ni la Terre", ne renouvelle pas le genre ni les thèmes abordés (que faire, comment se comporter face à une disparition inexpliquée et inexplicable ?) mais réussi à faire co-exister les deux et rendre le tout prenant.
Le film puise sa force dans cette idée toute simple "A la guerre, soit on survie, soit on meurt", il n'existe pas "d'entre deux", "on est sur Terre" ou "on va au Ciel".
Comment réagir quand des soldats ne rentrent plus dans ce schéma ? Raisonner cartésien ou flirter avec le mystique, bien présent dans cette région ?
A la manière du dernier film d'Apichatpong, "Cemetery Of Splendour", où l'on y voit des soldats endormis dans un hôpital reposant sur un ancien palais royal, et dont les rois déchus se sert en rêves afin de toujours pouvoir mener leur guerre, "Ni le ciel, ni la Terre" arrive à développer (moins) subtilement cette absurdité de la guerre. A partir de l'élément déclenchant, le récit suit ces hommes, perdus entre raison et croyance dans un pays déchiré par la guerre et qui n'est pas le leur. C'est à l'intérieur de cette perte de repère (que ce soit du côté français ou taliban) que le film dévoile cette brutalité, cette absurdité, que représente ce conflit en territoire afghan. On appréciera la scène du "trou" et le retour du berger consterné par les agissements face à des soldats hébétés devant le fait accompli. A voir.
Daniel C.
Daniel C.

172 abonnés 732 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 octobre 2015
En fait, je n'ai jamais aimé les films mettant en scène des militaires, alors j'ai eu du mal à suivre ce film. L'absurdité des combats, les situations où les forces de maintien de l'ordre sont débordées, perdues, sans repères, sont montrées avec brio. "Tradutore, tradidore", traduire, c'est trahir... Passer par un interprète, c'est constater l'écart des langues, l'écart du dire, de la manière de rendre compte. Ce point est fort intéressant à constater tout au long du film. C'est aussi l'occasion d'observer comment on survit ou comment l'on craque lorsqu'on se débat dans un univers traumatique.
Tumtumtree
Tumtumtree

202 abonnés 582 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 octobre 2015
Excellent film croisant guerre, fantastique et métaphysique (le mot n'est pas excessif ici). Je ne saisis pas les commentaires des critiques ou des internautes disant que le scénario patine. Non, il faut simplement comprendre que ce n'est pas un film de guerre mais un récit interrogeant différentes approches du réel (par la science ou par la croyance). Ces soldats sont pris dans un phénomène que seule une explication irrationnelle fournie par un enfant vient décoder. Et ils ne savent plus qui croire donc ils tentent plein de choses. L'hypothèse glaçante proposée par le soldat chrétien est terrible et captivante. Jérémy Rénier n'est pas absolument convaincant mais on n'en est pas loin. Il peut tout jouer ce garçon.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 11 octobre 2015
Un film très réaliste et poignant; de bons acteurs . On a vraiment l'impression de se retrouver parmi ces soldats et de ressentir l'angoisse qui se dessine tout au Long de ce film. Peut être filmé au plus proche de la réalité ? A voir absolument .
missfanfan
missfanfan

112 abonnés 888 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 octobre 2015
Belle surprise que ce très bon film avec un sujet plus que d'actualité.
comme toujours Jérémie Renier est excellent et Kevin Azaïs confirme son césar, petit rôle serte mais belle prestation
cylon86

2 838 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 octobre 2015
Ça commence très fort : en Afghanistan, des soldats français affectés à une mission de surveillance d'une zone frontalière disparaissent mystérieusement, comme volatilisés. Dans cet environnement hostile où l'escouade attend de pouvoir quitter le pays, le capitaine Antares Bonnassieu décide d'enquêter. Ses hommes ne peuvent pas être allés bien loin ou alors ils ont été capturés et il s'agit de découvrir qui est le coupable. Mais plus ça va et plus le mystère s'épaissit alors que leurs adversaires témoignent eux aussi de la disparition de certains de leurs soldats. La volonté de retrouver les responsables se mue bientôt en peur, peur de disparaître complètement du jour au lendemain sans explication. Ambitieux, ce premier long-métrage dégage une certaine puissance. Que ce soit par son contexte, par son idée de départ ou par son ambiance, nous ne sommes pas loin du "Désert des Tartares" de Dino Buzzati. Si l'idée de ne jamais expliquer les disparitions est forte, témoignant d'une envie de ne pas céder à la facilité, le fait est que "Ni le ciel ni la terre" a tout de même du mal à tenir sur la durée, plusieurs longueurs et problèmes de rythme s'installant en cours de route. Ce qui nous empêchera de complètement rentrer dedans mais qui prouve tout de même que le cinéma français en a dans le ventre. Avec ce film ambitieux et osé, Clément Cogitore dresse un portrait touchant et troublant d'hommes brisés, tous incarnés par une jolie brochette d'acteurs charismatiques, Jérémie Renier en tête.
Zeitnot33
Zeitnot33

4 abonnés 279 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 octobre 2015
Film avec un scénario qui sort de l'ordinaire.
Quelques longueurs mais globalement positif.
Raw Moon Show
Raw Moon Show

153 abonnés 853 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 9 octobre 2015
Je comprends bien qu'on puisse s'enthousiasmer devant "l'audace" d'un projet trans-genre qui commence comme un film de guerre, se poursuit comme un film d'épouvante (presque de possession, à la lisière du fantastique) avant de s'achever comme un film sur l'isolement, l'embrigadement mental et la folie qui peut en découler…

Et je reconnais que le film regorge d'idées intéressantes, se targue aussi de jolies références (The Thing avec la scène inaugurale du chien) mais il y manque avant toute chose un scénario nom de nom… La trame du film n'est objectivement que le sujet brûlant d'un court-métrage tout au plus. Du coup au bout de 30 minutes on regarde sa montre en ayant le sentiment d'être là depuis 1h45… Et il ne s'est encore rien passé. Ou si peu.

Autre problème à mes yeux et plus embêtant : les personnages qui sont de vraies caricatures sans relief, sans passé (peut-être William mis à part)… Ils ne sont que ce qu'il semblent être, que ce que "leur uniforme" dit pour eux. C'est à dire des silhouettes en armes, muscles et camouflages. Cela contribue à un jeu approximatif, une difficulté à les faire exister les uns par rapport aux autres… Les motivations du chef deviennent très vite floues, en tout cas pas faciles à déchiffrer. On sent d'ailleurs un Jérémie Rénier (si bon d'habitude) pas très à son aise pour trouver la bonne carburation, l'intonation juste. Bref ça ne tient pas la distance de ce côté là non plus. Or l'interprétation m'aurait semble capitale (repensons juste à Valhalla Rising ou Aguirre dans cette veine "démentielle" pour la vraisemblance de laquelle les acteurs doivent être en toute première ligne, habités).

Dernier point : cette volonté (louable) d'opposer le ciel et la terre, les bonnes intentions et l'enfer, la raison et la foi, la technologie souveraine et le caractère inexplicable de ces disparitions… Bien sûr, pourquoi pas ? Mais chaque fois que cette dialectique s'étale d'elle-même par une voix off (celle de la fin, trop littéraire) ou dans la bouche d'un personnage (celui effrayé qui dit à son chef groggy sa peur que le monde soit contaminé…), elle le fait de façon trop littérale et didactique. On nous explique à nous le spectateur l'anecdote de la sourate, le rêves prémonitoires des 2 personnages principaux, la localisation de la grotte, on nous montre dans le même mouvement par des plans univoques l'incrédulité du soldat, sa foi dans le rationnel, dans le tangible et cette absence d'ombres, de nuances, d'une belle et grande dimension allusive appauvrit le film qui devient bêtement démonstratif et gauche.

Restent des séquences assez réussies (celle très brève de la danse sur un morceau de techno pour évacuer la tension, toutes les séquences de nuit en infra rouge à la pêche aux inquiétantes tâches de lumière, l'irruption nocturne d'un motard tout droit sorti de Mad Max ou du Dernier Combat, la rencontre en terrain neutre des ennemis qui pactisent pour retrouver les leurs, enfin la réflexion sur un code d'honneur qui obligerait le "chef" à maquiller des disparitions en bavure militaire justifiant au passage le sacrifice de 4 pauvre moutons qu'ont rien demandé à personne)… Tous ces petits moments valent le détour parce qu'ils distillent une tension et une étrangeté bienvenues. Mais le problème vient de ce que chacun d'entre eux vit seul, ne fait jamais corps avec les autres pour accoucher d'un film.

Voilà, pourquoi je n'ai pas réussi (comme apparemment beaucoup de critiques) à m'enflammer pour un film qui reste malgré ses jolies promesses, ses quelques pépites éparpillées ici de là, un coup de pioche assez vain dans un désert de pierres.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 8 octobre 2015
Comment faire une guerre quand un monde sépare autant 2 cultures, celle des croyances auxquelles tout un peuple est lié à celle d'un contingent se pensant au départ rationnel et indestructible . L'attrait de ce film réside dans la lente bascule qui s'opère dans les esprits de ces jeunes appelés et qui bientôt vont perdre jusqu'à la raison . J'aime à la fin , dans le message à Sarah cette pensée du capitaine: " je suis maintenant dans un monde qui est dans l'autre monde".Ici, pas d'effets redondants qu'affectionne le cinéma américain, juste le nécessaire, l'unité de lieu et vu au travers des lunettes infra-rouge, la réalité devient fiction. J'encourage à aller découvrir ce film dont on ne sort pas indemne !
ferdinand75

728 abonnés 4 495 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 octobre 2015
Un film très intéressant, très réussi et surtout très intelligent. C’est un qualificatif que l’on emploie pas souvent pour décrire un film, mais dans ce cas là c’est la première impression que l’on a en sortant de la salle. Par son scénario et par sa mise en scène Clément Cogitore nous apprend des choses , nous « élève », il touche à une corde sensible , il nous amène à réfléchir. En changeant d’angle d’approche à plusieurs reprises, il nous bouscule, et nous fait découvrir de nouvelles sensations. Le mystère qui entoure cette section de commandos ,perdue à la frontière afgano/pakistanaise , avec deux postes de guet faisant face aux talibans, les disparitions successives de soldats , puis de talibans, , cette entrée soudaine dans l’ irrationnel, l’intemporel, voir le magique, devient de plus en plus fascinant. Il y a ensuite la « réconciliation » de circonstance avec les talibans, pour la recherche d’un ennemi commun, la rancœur contre le village local qui se veut neutre, mais pourrait détenir la clef du mystère. Toute la symbolique autour d’une sourate du Coran, qui parle déjà d’une grotte secrète et de disparitions humaines. On s’y perd, on a le tournis, on est déstabilisé, mais captivé. A chaque étape Cogitore pousse plus loin la limite, et le capitaine Antares deviendra à son tour presque fou. Un des gros atouts du film c’est de savoir filmer la vie militaire comme peu de personne ne l’on fait. Il faut remonter au Schoendorffer de « La 317e section », ou du « Crabe tambour », ou alors au cultissime « Apocalypse Now », pour retrouver ce souffle d’une vraie vision de la vie militaire. La guerre tel qu’elle est, avec beaucoup d’attente , d ’incertitude et d’angoisse. Et non la guerre d’action Hollywoodienne où il se passe toujours plein de choses et plein de bagarres, tourné en mode "clip vidéo", ou pire, en mode « vidéo games ».. Et non la guerre c’est avant tout de l’attente, des temps mort et du stress. Ce qui génère parfois un peu de folie, vers la film du film, avec la dérive Rock& roll de certains soldats, on se rapproche alors d’ « Apocalypse Now » et du délire du colonel Kurtz. Les mêmes causes engendrant les mêmes effets. Les acteurs sont tous excellents et la palme revient absolument à Jérémie Renier, formidable, qui tient là son plus beau rôle. La bande son est aussi très réussie, avec un mélange de musique sacré et traditionnelle. La question qui nous taraude dans la dernière demi-heure est de savoir comment Clément Cogitore va s’en sortir, comment il va boucler sa boucle. Car on est en plein dans le fantastique, dans le mystique, dans l’invisible, avec une accumulation d’hypothèses. On a peur d’être déçu par une explication toute bête, ou trop pragmatique, ou trop irréaliste. Et le final très astucieux, avec une sorte d’ « ouverture » sur deux options. L’option fantastique/mystique , déclinée de la sourate du Coran , reste ouverte, possible , mais on n’en saura pas plus, ou alors une autre option induite par la « petite phrase » prononcée rapidement par le Colonel qui vient relevé Antares, nous offre un autre éclairage , découvrant une autre hypothèse , tout à fait nouvelle et surprenante, qui remet en question l’ensemble du récit, et le film se clôt ainsi . Au lieu de laisser ouvert béatement sans solution , ou au contraire de simplifier avec un solution évidente , Cogitore nous propose subtilement deux variantes, c’est un peu à chaque spectateur de voir comme il le ressent. Il n’y a pas probablement pas une vérité. C’est remarquable d’astuce et d’intelligence (encore une fois) . A noter l ‘Atlas marocain ( substitut à l’ Afghanistan) qui est magnifiquement filmé, et rajoute de la magie au film. Un film orignal et vraiment réussi. Par contre, il n’a pas eu la promotion méritée : en fin de 1ere semaine le film est déjà sorti des grands écrans !! Quel dommage, courrez vite dans les salles art et essai qui le tiennent encore en 2e semaine, vous ne serez pas déçu..
Napoléon
Napoléon

182 abonnés 1 629 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 octobre 2015
Une histoire captivante qui allie bien réalité et fantastique, le suspense est bon et est bien entretenu. La réalisation et les acteurs quand à eux sont également au rendez-vous.
vidalger

378 abonnés 1 314 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 octobre 2015
Ça commence par les dix petits nègres, ça se poursuit par le mystère de la chambre jaune et ça se termine en eau de boudin. Autant dire que les promesses d'un film mystérieux et envoûtant dans le monde rationnel de soldats en guerre, ne sont pas tenues. La faiblesse du budget de la production ressort de façon permanente à l'écran et on a un peu de mal à croire aux aventures de ces soldats de pacotille dans un décor de carton-pâte et s'affrontant à des Afghans de carnaval. Incohérences et dialogues convenus nous font vite décrocher, d'autant qu'il s'agit du film de guerre le moins haletant de l'année...
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