2733 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
225 critiques spectateurs
5
30 critiques
4
106 critiques
3
65 critiques
2
16 critiques
1
4 critiques
0
4 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
nestor13
74 abonnés
1 222 critiques
Suivre son activité
5,0
Publiée le 24 octobre 2016
Il m'a l'air bien ce Vincent Garenq. Son précédent film, "L'enquête", m'avait totalement bluffé et fut pour moi une des meilleures expériences de l'année 2015. Avec "Au nom de ma fille", il récidive. Pourtant, je connaissais déjà bien ce fait divers qui par ailleurs ne pose aucun problème de compréhension, contrairement à cette compliquée affaire Clearstream dont il avait parfaitement démêlé l'écheveau avec une incroyable pédagogie. Mais c'est tellement bien fait, de manière simple mais efficace, que l'on jubile de la même façon. Après, c'est vrai que cette rocambolesque affaire a un fort potentiel. Mais celui-ci est admirablement exploité par le réalisateur qui nous scotche encore. Chapeau, Monsieur Garenq !
Une histoire vraie ne laisse jamais insensible mais l'art de la raconter est un exercice difficile surtout lorsqu'elle s'étend sur 27 ans. Le film explique l'histoire de la mort de Kalinka bamberski par spoiler: le Dr Krombach dans les années 80. Le fractionnement rapide de l'histoire ne s'attarde pas sur le profil du Dr mais bien sur le parcours judiciaire d'un père. Le point de vue choisit permet de montrer le combat mais aurait mérité un format beaucoup plus long pour aller plus loin dans les méandres de la justice et de cet famille tourmentée par l'injustice. Le choix de Daniel Auteuil me laisse perplexe et ne m'a pas forcément transporté car s'en dégage une certaine froideur. On se demande à la fin si ce qui est plus horrible n'est pas le combat d'un système plus que celui contre un homme pervers...
Après l'achèvement de sa trilogie pagnolesque en 2013, Daniel Auteuil s'était quelque peu perdu dans deux comédies "hors-sol" relatant les relations amoureuses compliquées mais aussi improbables de quinquagénaires qui sont en réalité des sexagénaires. L'occasion un peu vaine de retrouver ses camarades de classe que sont les Gérard Jugnot, Thierry Lhermitte, Richard Berry ou François Berléand. C'est sous la coupe de Vincent Garenq, le cinéaste des faits divers qu'il revient à un rôle plus en rapport avec le meilleur de sa filmographie. Les deux hommes sont rodés au genre. Daniel Auteuil sous la direction de Nicole Garcia avait impressionné en 2002 dans "L'adversaire" inspiré de l'affaire Jean-Claude Romand. Vincent Garenq semble quant à lui se faire le spécialiste de la retranscription fidèle de faits divers marquants. Après l'affaire d'Outreau ("Présumé coupable" en 2011) et l'affaire Clearstream ("L'enquête" en 2015), c'est le long combat sur plus de trente ans d'André Bamberski (Daniel Auteuil) pour faire condamner le médecin allemand (Sébastian Koch) responsable de la mort de sa fille Kalinka en 1982 qui est cette fois-ci choisi. En s'efforçant de préserver habilement un certain suspense malgré le degré d'information préalable du spectateur, Garenq comme il le fait à chaque fois s'intéresse aux ressorts psychologiques qui font qu'un homme tient face à la pire adversité (Alain Marécaux dans l'affaire d'Outreau) ou trouve les ressources nécessaires sur plus de trois décennies pour obtenir que justice soit rendue. Dans cette entreprise il est fort bien soutenu par un Daniel Auteuil qui n'a pas son pareil pour exprimer la placide et froide détermination d'un être que rien ne parvient à faire dévier d'un combat devenu obsessionnel. Un combat acharné certes, haletant et méritoire mais dont on ne comprend toujours pas à la fin du film les motivations profondes poussant à un tel sacrifice hormis la promesse faite à sa fille qui peut tout de même paraitre insuffisante pour s'interdire toute autre perspective d'avenir. Une trajectoire hors norme et hors de portée du commun des mortels tant au niveau financier, affectif ou psychologique. Un travail argumenté et solide quelquefois un peu trop clinique dont on espère tout de même pour Vincent Garenq qu'il ne constituera pas son seul mode d'expression cinématographique
Une très bonne interprétation pour une très sombre histoire. Il est incroyable de voir le dénie qu'a parfois la justice. Je ne peux pas dire que j'ai réellement apprécié le film. L'acharnement du personnage principal et la liberté du bourreau présumé sont pesant. Idem pour ce qui est de l'attitude de la mère de la jeune fille. L'entourage du père qui cherche à faire en sorte qu'il avance pèse également son poids et le résultat final est le fruit, on le sent bien dans le film, d'un courage et d'une assurance à toute épreuve.
Bon film dans son ensemble grâce à plusieurs aspects. Tout d'abord, une histoire très intéressante. Ensuite, une mise en scène efficace et surtout pas trop long. Enfin, un Daniel Auteuil excellent dans son rôle de père en quête de la vérité.
Un film qui renoue le cinéma français avec une tradition qu'avait brillamment illustré Yves Boisset dans les années 70-80. On peut saluer la reconstitution historique, les ordinateurs et autres détails qui correspondent aux périodes du récit. On aimerait peut-être que beaucoup de films soient tournés dans cette veine qu'emprunte trop peu un cinéma national qui s'éloigne trop parfois du quotidien pour préférer un "universel" qui ne parle à personne.
Ce drame émouvant ne s'embarrasse pas d'artifices inutiles et se concentre avec sobriété sur l'essentiel dans un condensé de 30 ans d'enquête porté par un remarquable Daniel Auteuil. On ne peut qu'admirer la volonté, le courage et le combat d'un père pour sa fille. Une absolue réussite !
Reconstitution correcte d'un fait divers atypique mais qui aurait nettement mérité d'être beaucoup plus creusé que cela au lieu d'un résumé scolaire ultra-rapide des faits. La psychologie d'un personnage aussi ambigu que Dieter Krombach aurait mérité d'être plus approfondie. Intéressant pour ceux qui n'ont jamais entendu parlé de cette histoire, décevant pour les autres.
Un terrible drame, poignant et d'une tristesse sans commune mesure. Un sentiment d'impuissance contre une machine lourde et "un parcours du combattant" éreintant. On a envie d'aider ce papa dans ce combat. Le scénario transmets une substitution, et il est possible de "rentrer dans la peau du père".
Elle fait froid dans le dos cette histoire vraie, unique dans les annales de la justice. Daniel Auteuil retranscrit bien la persévérance de ce père qui a consacré 30 ans de sa vie à faire émerger la justice. Que de rebondissements dans cette affaire, que d'espoirs déçus, que de pressions exercées, on ne comprend pas pourquoi, c'est dommage. Comment des gouvernements ont pu s'opposer à rendre justice ? Et puis, la lueur, la vérité enfin reconnue, mais il a fallu passer par tant de choses pas toujours légales pour ce père courage, déjà victime de la grande souffrance d'avoir perdu son enfant. Chapeau !
A lui seul, le combat admirable de cet homme qui a tout sacrifié pour que justice soit faite pour sa fille, (malgré un système judiciaire faillible, une mauvaise volonté entre pays), donnait matière à un scénario d'une force indéniable. Vincent Garenq réalise un film juste et bouleversant, sans céder au pathos, avec une rigueur d'horloger pour montrer les étapes franchies jusqu'à la fin. La distribution impeccable portée par un Daniel Auteuil au jeu intérieur subtil permet à ce "au nom de ma fille", en plus d'être un témoignage bouleversant d'être un film totalement réussi.
"Au nom de ma fille" est un drame réussi, sans prouesse particulière ou originale, mais nettement appréciable tout de même. Daniel Auteuil y est pour beaucoup, cet acteur français talentueux nous absorbe une fois de plus dans son périple. Le film ne manquera pas de remettre en place le système judiciaire, en dénonçant les arrangements et la corruption qui y demeurent, au point de rendre à la "justice" sa définition qui la caractérise, à savoir une infâme illusion. L'histoire vraie (et longue) d'"Au nom de ma fille" retrace le digne combat d'un homme remarquable !
30 ans d'obstination. Celle d'un père sûr de la culpabilité du médecin qui lui avait volé sa femme, et qui a tué (homicide involontaire) sa fille Kalinka, lors d'un séjour de celle-ci en Allemagne, pays d'où était ressortissant ledit. Un fait-divers célèbre, qui a trouvé une issue rocambolesque - le père meurtri ayant épuisé toutes les voies officielles. Cela fait-il pour autant un film de cinéma intéressant (par Vincent Garenq - qui avait déjà dénoncé les "dysfonctionnements" de notre justice, avec "Outreau") ?... Pas franchement. On reste au niveau d'un téléfilm, et beaucoup moins complet et prenant qu'un numéro de "Faites entrer l'accusé" ! Auteuil (André Bamberski) et le très international acteur allemand Sebastian Koch arrivent quand même à donner quelques attraits, d'interprétation, à ce pâlot "Au nom de ma fille".