Au Nom De Ma Fille
Note moyenne
4,0
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225 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 11 avril 2016
Vous pensez connaitre l'histoire, vous y rentrez dans les détail, Daniel Auteuil incarne vraiment cet homme qui c'est battu 30 ans pour faire éclater la vérité.
J'ai beaucoup aimé
Chris58640
Chris58640

259 abonnés 831 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 avril 2016
« Au nom de ma fille » est un film assez court, à peine 1h30 pour raconter une histoire qui se déroule sur près de 30 ans. C’est un film avec un fond passionnant pour qui s’intéresse un peu aux faits divers, un film porté quasiment entièrement par Daniel Auteuil et qui fera probablement un carton en diffusion TV car il est, et c’est un petit peu dommage, visiblement formaté dans ce but. Daniel Auteuil, dont le talent n’est plus à démontrer, incarne donc un André Bamberski très juste. C’est un père en deuil très digne, très sobre jusque dans l’expression de son chagrin ou de sa colère, à l’exception de quelques scènes. Il y a chez Auteuil une capacité remarquable à exprimer des sentiments intériorisés que j’avais déjà remarqué dans « L’Adversaire » par exemple. Il était donc parfait pour ce rôle d’homme digne et déterminé, jusqu’à l’obsession, jusqu’à la limite de la folie, qui perdra quasiment tout dans la lutte qui l’oppose aux Chancelleries Européennes et aux Affaires Etrangères. On a la faiblesse de croire, en tant que spectateur, que si le meurtre de Kalinka avait eu lieu en France et commis par un français, il n’aurait pas mis 30 longues années à obtenir justice. Mais peut-être se trompe-t-on ? Quoi qu’il en soit, Daniel Auteuil est parfait et très bien entouré par Sébastian Koch qui met son charisme au service d’un rôle vénéneux, un rôle de vrai salaud dissimulé sous un visage avenant et un charme indéniable. Je souligne aussi la bonne prestation de Marie-Josée Croze, épouse enfermée dans un déni total teinté (on le suppose) d’un sentiment de culpabilité insupportable. Le film, qui se déroule sur 30 ans, voit les personnages vieillir, c’est très bien rendu, on sent le poids des années qui les écrasent tous les trois, comme s’ils ployaient sous le poids d’une histoire trop lourde à porter pour une seule vie. La réalisation de Vincent Garenq est très sobre, peu de musique, peu d’effet de manche, elle se met entièrement au service d’un scénario qui a ses forces mais qui, et je le regrette, manque d’audace. En effet, comme je l’ai dit, sur le fond l’histoire est passionnante et on ne s’ennui pas une seconde. Le combat d’André Bamberski contre le monde entier (la justice allemande, la justice française, la diplomatie française, la diplomatie autrichienne) aurait pu apparaitre rébarbatif et obscur mais ce n’est pas le cas, c’est au contraire clair et on a l’impression de tout comprendre, alors même que le film manipule des concepts juridiques et légaux complexes. La ténacité de Bamberski, qui distribue des tracts, fait des allers-retours incessants en Allemagne, accumule les faits, va jusqu’à faire exhumer sa fille des années après sa mort, ça emporte l’adhésion du spectateur et pour tout dire, ça force l’admiration. Mais si le fond est clair et fort intéressant, la forme n’impressionne pas outre-mesure, quant à elle… Le scénario est totalement linéaire, à deux trois scènes près : 1974… fond noir…1982… fond noir… 1988… fond noir, et ça continue jusqu’à la fin. De temps en temps, quelques flash back (au ralentit, quelle originalité !) mais le film se déroule comme on déroule une pelote de laine, en enchainant les épisodes clefs de l’histoire comme on ferait des sauts dans le temps, des petits, des grands, pour finalement arriver à un ultime écran noir nous informant de ce qu’il est finalement advenu à l’un et à l’autre. Dans la forme, le film de Garenq est sobre, c’est sur, classique, c’est sur… Moi j’aurais surtout tendance à dire qu’il est formaté pour plaire aux spectateurs de TF1 un dimanche soir. Et puis c’est là qu’il finira, ce film, puisque c’est TF1 qui le cofinance. On peut objecter qu’une histoire comme celle-là ne peut être traitée qu’avec clarté et sobriété, sinon on n’y comprend rien… Je veux bien l’entendre, mais un peu de souffle, de créativité, d’audace scénaristique, n’auraient pas fait de mal à l’histoire édifiante d’André Bamberski. Alors que là, son histoire est scénarisée comme un téléfilm, linéaire jusqu’à en devenir presque scolaire, et ça laisse malheureusement une impression un peu mitigée au final, l’impression d’avoir assisté plus à un épisode de « Faites entrer l’Accusé » sur grand écran qu’à un vrai film de cinéma, et je persiste à penser que l’histoire que le film porte méritait un traitement plus soigné. L’affiche est sans imagination, le titre est affreusement bateau, la musique inexistante, encore une fois ce n’est pas manquer de respect à cette histoire que de la traiter comme un vrai film. Sur ce point, « Au nom de ma fille » me laisse sur ma faim, dommage…
MissCinéphile
MissCinéphile

34 abonnés 300 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 avril 2016
J'ai beaucoup aimé ce film. Daniel Auteuil est parfait dans le rôle de ce père qui se bat, plusieurs années durant, afin que le meurtre de sa fille ne reste pas impuni. On reste éberlué par la lenteur des procédures judiciaires, par la façon dont les autorités répugnent à mettre un assassin derrière les barreaux. A ce titre, le film est très intéressant. Le combat mené par le personnage interprété par Auteuil est passionnant, de même que les diverses émotions qui le traversent. La scène finale, dans l'aéroport (les paroles d'Auteuil, notamment), est bouleversante.
Néanmoins, ce qui m'empêche de qualifier ce film de chef-d'oeuvre est sa relative lenteur. En effet, à certains moments, l'histoire traîne en longueur car certaines scènes se répètent.
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 647 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 9 avril 2016
Comme s’il s’était installé dans le genre judiciaire, Vicent Garenq revient avec une nouvelle affaire qui a fait scandale dans les années quatre-vingt. Au nom de ma fille raconte les circonstances troublantes de la mort d’une jeune fille et du combat d’un père pour rétablir la vérité. C’est à Daniel Auteuil qu’on demandera de jouer ce père aimant et résigné. Malheureusement, l’acteur incarne la caricature avec flagrance et nous atteignons apothéose lorsque la folie le guette. Son entourage manque également de crédibilité et nous peinons à croire en la douleur de Marie-Josée Croze. Finalement c’est le méchant Sebastian Koch qui reste le plus persuasif et donne une once d’espoir à ce naufrage de sentiments peu pondérés. Au nom de ma fille traite d’un fait divers intéressant mais son fil conducteur est traité de façon à privilégier davantage les maux que les preuves.
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Steph N.
Steph N.

41 abonnés 88 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 avril 2016
Une bonne histoire inspirée de faits réels, de bons acteurs, de quoi passer un bon moment et de s'interroger sur cette justice à 3 vitesses ....
Nathalie D.
Nathalie D.

19 abonnés 31 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 avril 2016
Un film très touchant, Daniel Auteuil toujours aussi sublime dans ses rôles, film poignant. Il ne fallait pas qu'il dure plus longtemps, le suspens est intense.
Cine vu
Cine vu

162 abonnés 580 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 avril 2016
Ma vie pour ma fille
Une adaptation sobre du combat d’un père pour faire condamner l’homme supposé avoir violé et tué sa fille de 14 ans, une nuit de juillet 82.

Pas de pathos, un film dirigé comme un documentaire sans parti pris ni préjugé, on mène l’enquête avec André Bamberski, on doute, on suppose, on imagine pour enfin réaliser l’énorme probabilité du crime commis.

Une enquête sur 30 ans, André Bamberski est déterminé et sa vie va se résumer à ce combat, sa lutte avec la justice , avec les lois internationales et la mollesse administrative.

Un père dévasté mais déterminé à abattre son pire ennemi, celui qui après lui avoir volé sa femme, a vraisemblablement, tué sa fille, un homicide involontaire soit ! Mais l’homme a déjà fait l’objet de plusieurs accusations similaires, des jeunes filles ont témoigné d’abus sexuel de sa part.

Le jeu des acteurs est juste, pas d’effets de manche de la part de Daniel Auteuil que l’on retrouve avec plaisir car depuis quelques temps le bonhomme s’égare dans de mauvais nanars. MJ est parfaite et on les retrouve ensemble, après les avoir tant aimé dans « Je l’aimais« . Cette comédienne n’est pas suffisamment reconnue à sa juste valeur, c’est l’une des meilleures comédiennes de sa génération trop souvent relégué au second plan.

Vincent Garenq a su, comme dans « Présumé coupable », garder de la distance et de l’élégance pour nous faire vivre ce fait divers comme l’histoire d’une vie, tout en finesse et sans jamais tomber l’outrance ou la curiosité malsaine.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 4 avril 2016
Film bouleversant devant ce père qui ne lache rien pour que justice soit faite contre vents et marées à vous dégoûter de la justice
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 3 avril 2016
Poignant de voir ce combat d'une vie. On connaît la fin, cela enlève le suspens. Un très grand Daniel Auteuil.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 2 avril 2016
Très belle interprétation
des acteurs. Daniel Auteuil était encore une fois phénoménal. Cette triste histoire de l'affaire Kalinka a vraiment bien été interprétée dans ce film.
DaeHanMinGuk
DaeHanMinGuk

231 abonnés 2 457 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 avril 2016
Vincent Garenq a été un réalisateur engagé dès son premier film : « Comme les autres » (2008) sur l’adoption par un couple homosexuel, « Présumé coupable » (2011) sur l’affaire d’Outreau, « L’Enquête » (2015) sur l’affaire Clearstream et donc « Au nom de ma fille » (2016) sur l’affaire Kalinka Bamberski. J’ai vu tous ses/ces films et ils ont deux points communs : ils dénoncent tous des dysfonctionnements de notre pays et surtout ils sont tous de grande qualité.
Ici, il s’agit du combat d’une vie – 30 ans - pour ce père qui ne lâche rien pour faire condamner puis arrêter l’assassin de sa fille. Cela m’a fait penser par bien des aspects à un excellent film allemand sorti l’année dernière, « Le Labyrinthe du Silence ». Le seul défaut d’ « Au nom de ma fille » est sa réalisation, souvent en retrait, dont les seules ambitions sont de souligner la qualité du scénario et d’offrir un rythme constant. On a du mal à penser que c’est une histoire vraie, tellement la justice n’est pas au niveau de nos deux pays qu’on dit démocratiques et fers de lance de l’Europe.
Septième Sens
Septième Sens

99 abonnés 762 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 30 mars 2016
Nouveau film pour le réalisateur/enquêteur Vincent Garenq, et nouvelle investigation. Cette fois, son histoire remonte jusqu’en 1981. Date à laquelle Kalinka Bambersky est décédée à la suite d’un séjour chez sa mère et son beau père allemand, le docteur Krombach. Son père André va alors mener un combat qui durera 27 ans pour faire entendre à la justice française que sa fille a été violée puis tuée.

Après quinze premières minutes poussives qui appuient avec peu de finesse les doutes que nous pouvons avoir sur cet allemand, le rythme d’emballe, les dates défilent. Trop vite. Moins dense que L’enquête, moins percutant que Présumé Coupable, Au nom de ma fille reste dans le thème de prédilection de Garenq sans l’étoffer. Encore moins le transcender.

Il y a bien ici et là quelques éléments pertinents. À l’heure où les super-héros colonisent le grand écran, il est important de mettre en lumière d’autre figure audacieuse ancrée dans le réel. Comme le sacrifice d’André, ayant renoncé à sa propre vie pour sauver l’honneur de sa fille. Mais notre inconscient a aussi la force spectaculaire de nier ce qui semble pourtant évident. Pour se protéger, pour se sauver soi-même. C’est le cas de Dany, l’ex-femme de Bambersky, niant jusqu’à en être malade le caractère meurtrier de son compagnon.

Mais le récit ne va pas plus loin et ne fait qu’enchainer une série de faits véridiques sans jamais en faire une matière qui dépasse le statut de « simple » fait divers. Peut-être Auteuil est il trop présent à l’écran et ne laisse de place à aucun autre personnage pour se développer. Son combat, tout aussi courageux que les précédents héros de la filmo de Garenq, manque de relief. Et ce malgré toute la conviction que déploie Auteuil. Le scénario déroule un fil historique qu’on aurait tout aussi bien pu retrouver sur le service public. Comme, par exemple, dans un documentaire à la façon d’un épisode de Faites entrer l’accusé.
cylon86

2 834 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 mars 2016
Après "Présumé coupable" et "L'enquête", Vincent Garenq confirme son goût pour les histoires vraies et judiciaires en mettant en scène l'histoire de l'affaire Bamberski, celle d'un homme luttant durant plusieurs décennies pour faire enfermer l'assassin de sa fille qui n'était autre que le beau-père de celle-ci. C'est donc le combat d'un homme face à la justice que nous montre le cinéaste, mettant en avant la détermination de son personnage principal qui n'a jamais flanché et n'a jamais reculé devant les épreuves pour que justice soit faite. Vu que Bamberski est incarné par Daniel Auteuil, on y croit dur comme fer et ce d'autant plus que l'acteur est d'une justesse incroyable jusque dans les scènes les plus banales. Sebastian Koch est assez troublant dans le rôle du docteur Krombach mais les autres seconds rôles (en particulier Marie-Josée Croze) ne sont pas aidés par des dialogues un peu plats. Le gros point fort du film, c'est qu'il résume 27 ans de cette affaire en une 1h30, allant directement à l'efficace sans perdre de temps en artifices scénaristiques. La charge contre la lenteur et la bêtise notable (voire l'incapacité totale d'émettre un jugement convenable) de la justice est lourde et ne pardonne pas. Si le personnage a cependant mis tous ses efforts à rendre justice à la mort de sa fille, il refuse une vie plus rangée aux côtés d'une femme qui l'aime et d'un fils qui, lui, est bel et bien vivant. C'est tout le paradoxe de ce portrait très fort avec de belles convictions mais qui n'évite malheureusement pas certains clichés et qui manque parfois de profondeur, celle-ci étant rejetée au profit de la fluidité de la narration.
Francois L.
Francois L.

8 abonnés 17 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 mars 2016
Un magnifique film , bien que tragique , qui raconte sans à aucun moment tomber dans le larmoyant , l'histoire et le courage d'un père pour résoudre l'enquête sur le meutre de sa fille.27 ans de combat sans faille pour faire éclater la vérité.Daniel Auteuil est impeccable , juste , au sommet de son art.Un film à voir absolument pour mieux comprendre cette histoire extra-ordinaire .
Robert D
Robert D

7 abonnés 162 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 mars 2016
Film poignant, on n'en sort pas indemne.
Quel écoeurement de voir faire des actes aussi sordides par un médecin! Surtout pas de la part de personnes qu'on en croit incapables! Quelle pugnacité de la part d'un père qui mettra 30 ans pour arriver à faire condamner ce médecin soutenu par des personnes indélicates quelles soient du monde médical ou du monde politique! Le fait que 2 pays soient concernés rend encore plus difficile la recherche de la vérité. Quel aveuglement, cette mère a pu avoir quand l'amour passe avant tout! Heureusement qu'elle s'aperçoit de son erreur, même très tardivement.
Daniel Auteuil tient le rôle à la perfection de ce père qui a tout perdu sauf la recherche de la vérité. A voir absolument.
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