Ixcanul
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Acidus

877 abonnés 3 958 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 janvier 2016
Les films guatémaltèques et notamment ceux ayant pour sujet la communauté maya sont assez rares pour constituer une curiosité. En exposant le quotidien et les rites mayas actuels, "Ixcanul" dégage une dimension exotique qui est finalement le principal intérêt de ce long métrage. Effectivement, outre les particularités liées à au peuple maya, l'histoire est plutôt banale et manque de mordant. De plus, si le cinéaste met en valeur de magnifiques paysages grâce à une photographie soignée, force est d'admettre qu'il peine à insuffler l'émotion nécessaire à ce type de drame. Une légère déception donc mais un bon espoir pour ce réalisateur et le cinéma peu développé de son pays.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 14 janvier 2016
Centré sur 2 femmes ( la mère et la fille) ce film dépeint avec une grande justesse la pauvreté , la pesanteur des traditions, et surtout l'analphabétisme qui fait le malheur des indiens du Guatemala. On voit comment ce peuple asservi continue d'être exploité par les "colons". Journaliers dans les plantations ils peuvent être chassés du jour au lendemain et ne peuvent même pas se défendre faute de pouvoir se faire comprendre. On peut impudemment tout leur voler, même ce qui leur est le plus cher. Un beau film qui montre bien le sentiment d'impuissance des indiens qui subissent leur sort sans grand espoir de pouvoir se libérer un jour.
Dkc
Dkc

26 abonnés 133 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 décembre 2015
Ce beau film a échappé au biais du documentaire ethnique et a celui du misérabilisme melo pour raconter une histoire universelle qui parlera au cœur de tout frère en humanité.
Laurent C.
Laurent C.

295 abonnés 1 133 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 décembre 2015
Il y a des films, a priori petits, dont les fondements s'enracinent dans la longue tradition des tragédies antiques et classiques. "Ixcanul" est de cela. Tout est réuni pour faire de ce film un insoluble drame cornélien où il est question d'amour arrangé et d'enfant illégitime, le tout dans un contexte politique et économique particulier. Le film s'ouvre sur le visage en gros plan de Maria, que sa mère coiffe d'une couronne très colorée ; la jeune-fille est d'une tristesse infinie et la mère tente de la consoler d'un geste tendre du doigt sur la joue. Le récit est lancé. On sait qu'il s'agira d'une histoire de mariage forcé pour des raisons économiques. En effet, l'adolescente est promise au fils des propriétaires de la ferme qu'occupent ses parents, alors qu'elle est amoureuse d'un certain Pépé, qui, lui, rêve d'un Eldorado aux Etats-Unis, là-bas derrière le volcan, où comme la mère dit si bien, il fait froid. "Ixcanul" veut dire volcan. Cette masse de feu gronde pendant tout le film comme une sorte de divinité, pour mieux appuyer le drame qui se déroule dans cette famille pauvre. Aucun espoir n'est possible dans cette vie-là, dans les campagnes du Guatemala, malgré la beauté quasi touristique des paysages et ces traditions incroyables, qui, pour nous européens, pourraient faire croire à du bonheur. Le déterminisme social et culturel habite ces gens que l'on regarde ramasser le café, élever les cochons ou les poules, et déposer au pied du volcan des offrandes pour chasser le malheur. Il y a de l'amour aussi dans cette famille. Si la honte, l'échec guettent les parents et leur fille, il n'y a aucune condamnation, aucune violence entre eux. L'amour familial domine les passions, et en cela, le film prend de la distance avec les grands drames antiques. Il y a même du Duras dans ce beau film, on pense ainsi au roman "Un barrage contre le Pacifique", sinon que cette terre que la famille cultive n'est pas démolie par les eaux de la mer mais par des milliers de serpents qui hantent les collines. Voilà donc un petit bijou franco-guatémaltèque, très inspiré, et surtout très digne.
Domnique T
Domnique T

80 abonnés 245 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 décembre 2015
Un premier film guatémaltèque tourné en cakchiquel, c’est assez inhabituel … et le résultat assez académique pourtant. Une famille de journaliers d’une plantation de café survit comme elle peut à l’ombre d'un volcan (Ixcanul en cakchiquel).
Au delà de l’histoire assez convenue, la description de la précarité de cette famille est poignante. Alors la spiritualité, l’invocation des esprits, la tendresse mère/fille prennent tous leur sens. Et c’est bien la force du film ; ce sens terre à terre des intérêts de la survie auxquels se mêlent les forces fantastiques ou surnaturelles. Les tensions célestes et terrestres se joignent pour donner a ce mélodrame familial une authenticité presque documentaire. Un superbe fil tendu entre des sentiments bouleversants et les conséquences d’une réalité féroce.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 7 décembre 2015
Ixcanul est le mot maya qui signifie « volcan ». C’est d’ailleurs ce volcan que l’on voit en arrière plan sur l’affiche du film : deux femmes nous font face, l’une plus âgée en retrait porte des vêtements dont la couleur se détache à peine de celle du sol, tandis que l’autre en avant (et par conséquent plus grande), plus jeune, est vêtue d’une couleur rouge qui tranche sur le fond de l’image. Ainsi le volcan assume la double valeur de l'écran : il valorise la femme la plus jeune et fait obstacle au regard puisqu’il masque l’au-delà de l’image.
A la semblance de cette affiche, le film inscrit un hors champ évoqué dans le discours du jeune « séducteur » autant peut être que dans les images de la fin du film qui se déroule dans un milieu urbain en complète rupture avec le paysage des champs de café situés au pied du volcan. Car l’enjeu du film est bien dans cet affrontement entre deux mondes : celui des paysans mayas et celui d’un Guatémala « mondialisé ». Tous les oppose: la langue en premier lieu, l’environnement aussi, mais surtout les coutumes et les croyances. Si Jayro Bustamante prend le temps de filmer le monde rural (nous offrant par exemple en ouverture une scène d’anthologie où un cochon est incité à la reproduction en étant forcé d’ingurgiter de l’alcool) c’est parce qu’il n’est plus que l’ombre de lui-même. Ce qui pourrait être une survivance du chamanisme prend des allures dérisoires (scène de la tentative d’avortement, discours contradictoire de la mère sur les pouvoirs supposés de la femme enceinte) : le désir de quitter la terre devenue inhospitalière est le plus fort.
Aussi le point de vue adopté est-il celui des perdants de l’Histoire, ceux qui faute de maîtriser les codes (y compris langagiers) seront toujours les victimes d’un pouvoir situé en dehors de l’image.
Si l’histoire de la fille « engrossée » pouvait nous faire craindre le pire, le film parvient à déjouer nos attentes et à ménager des surprises dont celle de la fin n’est pas la moindre. Là où l’on pourrait ne voir qu’un film « ethnologique » de plus, le récit nous donne à penser un monde beaucoup plus universel qu’il n’y parait.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 6 décembre 2015
Film envoûtant. Les personnages de la mère et de la fille sont merveilleux d'authenticité, dans ce rôle d'indiennes résignées et fortes à la fois. Leur plastique est fascinante. L'univers magique de ces peuples, au pied du volcan, est admirablement évoqué.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 4 décembre 2015
Maria est Maya. Elle a 17 ans et habite sur les flancs d’un volcan (Ixcanul) au Guatemala. Ses parents sont de pauvres éleveurs et travaillent dans une plantation de café. Maria est une jolie fille, rebelle et apathique. Elle craque pour Pepe qui la met enceinte un soir d’ivresse et lui promet « le grand voyage » aux Etats Unis. Mais ses parents préfèreraient qu’elle épouse Ignacio, contremaître sur l’exploitation. Ca leur permettrait de rester vivre au pays ou « tout sent le café et le volcan… »
Les bases d’un pur mélo sont là. En entrelaçant l’authenticité documentaire et le mélodrame, une forme de déterminisme s’empare immédiatement du film. Sauf qu’Ixcanul vaut mieux que l’histoire d’une famille partagée entre le cœur et la raison. C’est une fresque naturaliste sur un mode de vie rythmé par des traditions séculaires. Et un regard ethnographique sur la vie des Mayas, coincés entre un désir d’évasion et des rites quasi-chamaniques, autour de ce volcan charbonneux, à la fois objet de culte et d’affrontement.
La douceur des relations mère/fille contraste avec la violence de leur quotidien. Cela, Ixcanul le montre bien. La force du film tient aussi à la maîtrise de quelques jolis plans séquence, à la qualité de l’image et à l’éclat des couleurs. Où les habits chatoyants des villageois rehaussent le vert-amande des caféiers, le rubis des grains et la noirceur volcanique… Il n’empêche, la démarche esthétique assez appuyée, le double registre du récit et la discrétion des dialogues accentuent un mélange des genres et brouillent le propos.
Jmartine
Jmartine

202 abonnés 749 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 décembre 2015
Film guatémaltèque de Jayro Bustamante, primé à la dernière Berlinale du prix Alfred Bauer, prix récompensant une vision novatrice et singulière…Le personnage principal est une jeune fille, promise par ses parents, de pauvres paysans à un mariage arrangé avec le contremaître de l’exploitation de caféiers où ils travaillent…cet arrangement fortement arrosé de verres de rhum ( on utilise même le rhum pour inciter les cochons à copuler !!!) , vise à assurer à la famille le droit de rester sur des terres qui appartiennent au patron du dit contremaître…Maria en pince pour un autre, qui ne cherche qu’à fuir aux Etats Unis. Séduite, engrossée et abandonnée Maria devient le centre d’un mélodrame familial…J’avoue ne pas avoir été très touché par le sort de cette jeune fille, rebelle mais aussi terriblement apathique…restent des images splendides autour d’un volcan à qui les paysans font des offrandes comme à un dieu…ces pauvres paysans parlent un langue maya qui les coupe des autorités hispanisantes et de la modernité…ils vivent dans des croyances ancestrales héritées du monde maya et communiquent avec les forces secrètes de la nature…il y a un coté très Connaissance du Monde, ou de film ethnologique dans cette mise en scène, accès plus sur l’esthétique de la photographie que dans l’intensité de l’histoire…beaucoup de scènes trop longues au silence étouffant…en conclusion un film esthétiquement beau et dépaysant mais intimement peu ressenti.
pierre72
pierre72

162 abonnés 367 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 décembre 2015
Ixcanul est un volcan guatemaltèque situé dans un endroit isolé du pays (et pour cause). A son pied vivent quelques paysans mayas, métayers exploités par des un peu moins pauvres qu'eux. Ils cultivent du café, voire du maïs, sur des terres ingrates ou infestées de serpents. Les quelques familles implantées dans ce secteur déshérité travaillent dur et s'entassent dans des constructions spartiates très précaires. La vie est rythmée par les travaux des champs et quelques offrandes au volcan, dieu local autant vénéré par la crainte qu'il inspire que par la supposé force qu'il peut produire. Maria, taciturne jeune fille, vit avec ses parents au milieu de ce nulle part et rêve d'évasion, de grande ville, de modernité sans doute. La seule possibilité qui s'offre à elle se nomme El Pepe , jeune ouvrier qui a l'intention de fuir en Amérique. Séduite sans doute par cette promesse d'aventure, elle va s'attacher à ce jeune homme, l'aimer, alors qu'elle est promise à un autre d'une classe sociale légèrement supérieure à la sienne. Les corps étant faibles sous toutes les latitudes, elle se donnera à Pepe et évidemment tombera enceinte ce qui ne va pas arranger les choses aux yeux de sa future belle famille. Commencera pour Maria un long chemin pour entre envie de liberté et résignation devant la perfidie de la vie.
"Ixcanul" est un joli plaidoyer féministe assez contemplatif, trop parfois avec ses scènes un poil rallongées qui n'apportent au final qu'une assez grosse insistance sur l'ennui de vivre dans cette contrée pauvre. Les plans sont beaux, mettant en valeur une nature rude et assez hostile. Maria, l'héroïne, est à l'image du décor, taiseuse et taciturne, attachante mais un peu en distance avec le spectateur. La mise en scène, entre documentaire et fiction, m'a paru trop hésiter entre les deux genres et du coup empêcher une totale empathie avec le personnage. Mais le portrait de cette femme au regard tragique se trouve soudain sublimé par un rebondissement final qui en dit long sur la misère humaine dans ce bas monde,
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poet75
poet75

298 abonnés 703 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 décembre 2015
Sur les pentes du volcan Ixcanul au Guatemala, vit et trime une famille de paysans pauvres exploitant essentiellement une plantation de café infestée de serpents. Maria, jeune fille de 17 ans, et ses parents sont des mayas. Ils ne parlent pas l'espagnol. Maria est promise en mariage à un homme, mais elle cherche à échapper au destin qu'on lui impose. Elle fréquente en secret quelqu'un d'autre et, bientôt, se retrouve enceinte. Sa mère demeure pourtant sa complice et son soutien. Mais il faut compter avec les coutumes, la religiosité et les superstitions qui conduisent à prendre des risques insensés. Quant à la misère dans laquelle vivent ces gens, elle peut conduire, elle aussi, à commettre des actes de folie. C'est un film impressionnant de naturalisme qu'a réalisé Jayro Bustamante. J'aurais préféré cependant que le réalisateur nous préserve de deux ou trois scènes réalistes et difficiles à regarder. 7,5/10
ninilechat
ninilechat

84 abonnés 564 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 novembre 2015
La surprise, et le plaisir de découvrir un film totalement hors routes goudronnées. Déjà, un film dialogué en Maya, ça vous interpelle.....

Petite communauté guatémaltèque, ils survivent sur les pentes d'un volcan. Journaliers, ils cultivent le café pour le compte de propriétaires terriens. De plus, leurs terres sont infestées de serpents, de grosses bêtes agressives et terriblement venimeuses.

Maria (Maria Mercedes Croy) a dix-sept ans. Elle est d'une beauté fulgurante et dérangeante. Avec son nez fin et légèrement busqué, sa bouche épaisse et ses yeux en amande inversée, elle ressemble étonnement à ces idoles, à ces statues mayas qu'on voit Quai Branly. On lui prépare un beau mariage -Ignacio, un veuf, fils des patrons! une aubaine pour les parents. D'ailleurs on se reçoit: les familles échangent moult gaillardises bien arrosées sur l'avenir du couple.

Mais à cet Ignacio (Justo Lorenzo) elle préférerait Pepe (Marvin Coroy), un gredin qui boit toute sa paye mais va partir aux Etats Unis pour faire fortune, les Etats Unis c'est la porte à côté: y a juste le Mexique à traverser! Et il emmènera Maria. Enfin, peut être. Surtout si elle est très gentille avec lui....

Ce que le film nous fait appréhender de façon remarquable, c'est à quel point ces pauvres gens sont désarmés par leur manque de connaissance de la langue espagnole. Ils sont tributaires pour toutes choses du traducteur, et le traducteur, celui qui parle à la fois l'espagnol et le maya, il est forcément dans le clan des patrons. Qui dira ce qu'il veut, ce qui l'arrange. Et on compare leur sort à celui des ethnies montagnardes du Vietnam, {avec ce surprenant cousinage dans la beauté et la créativité de leurs tissages!} dont les enfants sont tous scolarisés en vietnamien. Le communisme a quand même de bons côtés....

Il y a beaucoup de silences dans le magnifique film, primé à Berlin, du jeune Jayro Bustamante, (dont on est fiers de savoir qu'il a fait ses études de cinéma à Paris...). Un peu comme chez Mallick, y a la nature omniprésente, sauvage, asphyxiante. Il y a le poids des superstitions: on va faire ses dévotions au volcan, précédées de quelques signes de croix. Et ce qui n'arrange rien, il y a l'alcool, un alcool blanc qu'on boit à la bouteille et qu'on va même faire ingérer dans une scène drolatique qui ouvre le film, au verrat trop peu empressé auprès de sa femelle. Maria, qu'on se prépare à vendre, regarde....

Mais en positif, il y a la force des femmes. C'est la mère de Maria (Maria Telon) qui porte la famille, forte femme courageuse qui défend sa fille envers et contre tout. Et Maria qui essaye, maladroitement, de se battre pour échapper à son destin.

A voir absolument donc, indispensable!
dominique P.

907 abonnés 2 027 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 novembre 2015
C'est un film remarquable en tous points.
Le réalisateur est un français qui a beaucoup de talents.
Malheureusement ce film est très mal distribué.
Il a reçu de nombreux prix, dont un au dernier festival de Berlin.
C'est l'histoire d'une jeune fille de 17 ans au Guatemala, elle vit avec ses parents, ils sont paysans, fermiers et ils travaillent le tabac pour un riche propriétaire qui leur loue une maison.
Ses parents et elle parlent le maya et pas du tout l'espagnol, ce qui sera un gros souci vers la fin de l'histoire.
Cela se passe au pied d'un volcan en pleine nature, la ville est très loin.
Le propriétaire en question souhaite se marier avec cette jeune fille, les parents sont d'accord.
Elle aimerait bien partir avec son petit copain aux USA mais elle doit obéir.
Son petit copain va y partir et la laisser, sans savoir qu'elle est enceinte de lui, d'autant qu'ils n'ont eu des relations sexuelles qu'une seule fois.
Au début elle va cacher sa grossesse puis essayer d'avorter avec sa mère, mais cela ne va pas marcher.
Puis quand cela va se savoir, le riche propriétaire va la rejeter et demander à ses parents de quitter leur maison.
Ses parents sont formidables, ils vont la soutenir, ils l'aiment leur fille.
Ensuite un drame va arriver bouleversant les choses : spoiler: elle va se faire mordre par un serpent, se retrouver à l'hôpital, on va lui enlever son bébé et lui faire croire qu'il est mort né et enfin le riche propriétaire va permettre à elle et ses parents de garder la maison et la redemander en mariage C'est le riche propriétaire qui a fait en sorte que son enfant lui soit enlevé pour être adopté. Elle est complètement anéantie et souhaite voir le corps de son bébé et pour cela elle va aller le déterrer et s'apercevoir que dans le cercueil il n'y a pas de corps. Avec ses parents elle va faire en sorte d'essayer de retrouver cet enfant mais le riche propriétaire, qui est interprète, va mal traduire exprès les conversations entre les parents, l'hôpital, les institutions, pour ne pas qu'elle retrouve son enfant. Elle se mariera avec lui et aura d'autres enfants plus tard mais en attendant on lui a enlevé son premier enfant.
WutheringHeights
WutheringHeights

131 abonnés 930 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 décembre 2015
Grâce à ses acteurs (non professionnels) très investis, Ixcanul envoûte malgré quelques longueurs. C’est aussi l’occasion de mettre en avant un pays dont les –rares – films ne parviennent jamais aux écrans européens.

LA SUITE :
Ramm-MeinLieberKritiker-Stein
Ramm-MeinLieberKritiker-Stein

148 abonnés 544 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 28 novembre 2015
Un film sur les conditions vécues par une femme au Guatemala. Une fiction abrupte, presque jamais grossière et qui sonne étonnamment juste grâce à de bons acteurs qui complètent une histoire qui sait transmettre un peu de rire pour très peu d’émotions. On observe la poursuite d’un rêve : cette envie, voire ce besoin de jeune fille de quitter un village natal où rien ne se passe, où rien ne se décide de son propre gré. Bustamante impose directement des objectifs de réalisation dans sa narration, use de gros plans sans tremper dans le serré, fait fondre autant de travellings arrière que de plans-séquences dans ses paysages, et fonctionne avec ce désir de donner un rythme propre à une aventure charmante mais qui manque grandement de force artistique. Tant pis, au moins les plans se trouvent être agréables et surtout jamais empreints d’une langueur souveraine. Comme l’était « Difret » si on part du même sujet, « Ixcanul » se trouve être trop classique et trop sage pour convaincre complètement, ne surprenant le spectateur juste lorsque le réalisateur se hasarde en la production d’images plus convaincantes car plus puissantes et singulières. Si on parle de réalisation on peut aussi nommer le manque d’inspiration qui réside dans une bonne partie du film, et aussi de cette sous-influence constante, de cette pauvreté ambiante qui se dessine impérieusement sous les traits des personnages. Le tout manque décidément d’un grand et pur caractère, qui décimerait les quelques défauts présents dans un scénario peu convaincant et parfois trop à la ramasse. Peu importe en fait, car ce manque est rattrapé avec l’interprétation savoureuse de Maria Telon, qui joue la mère de l’héroïne. C’est une magnifique actrice, qui sait jouer avec entrain sans pourtant exagérer et en rajouter avec des expressions ridicules et médiocres. Il y’a cette scène, durant laquelle on la retrouve à l’arrière d’un pick-up, à pleurer et à se lamenter sur le triste sort de sa fille, qui représente l’un des plus belles de l’oeuvre, et qui donne en même temps un magnifique coup d’émotion combiné à la vision de l’amour d’une mère, rien de plus. Mais ce film peut montrer ça à l’écran, devant les yeux ébahis de ses spectateurs. Et c’est déjà beaucoup.
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