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Fymphadora
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3,0
Publiée le 4 novembre 2020
L'histoire me plaisait bien et en plus produit par le génie Del Toro. C'est une sorte de Jumanji de l'horreur non sans rappeler nos plus grandes frayeurs de l'enfance que nous retrouvions aussi dans chair de poule (le croque-mitaine, le monstre sous le lit, les sorcières..). Cependant le scénario est un peu trop enfantin. Quand on voit que la petite fille intello arrive à se débarrasser de la malediction par une simple conversation, sans lutte, sans frayeur... Un peu facile.
Qu'on se le dise dès le départ, il s'agit d'un véritable "teen movie", dans tous les sens du terme : film mettant en scène des protagonistes adolescents, prévu pour un public jeune. Dans ce contexte, je dois dire que le film est vraiment pas mal, il y a des idées intéressantes. On pourra reprocher les effets spéciaux numériques peu maîtrisés et le manque d'efficacité de certaines scènes qui se veulent effrayantes, mais ça s'arrête là. À peu près dans le même esprit que la récente adaptation de "Ça", mais le surpassant légèrement à mes yeux, "Scary stories" est un bon film. Malgré tout, ce n'est pas le genre de film d'horreur qui me prend vraiment aux tripes.
Déçu d’avoir dû payer pour une chose pareil ! Je ne suis pas une grande amatrice de film d’horreur mais même moi j’ai bien remarqué que ce film était cliché au possible. Ça ne faisais pas réellement peur et le « dénouement » de fin était plus que prévisible avec en bonus une ribambelle d’acteur stéréotype, bref je déconseille à moins que vous aimiez les films commerciaux sans grandes valeurs.
Certes, c'est vrai que l'ensemble prend la forme d'une anthologie, mais une anthologie qui se révèle efficace et malin dans tous les sens du terme, grâce au talent de sa mise en scène et son scénario coécrit par l'un des plus grands maîtres du genre. À voir absolument !
On attend vainement que ce petit conte horrifique offre davantage mais une heure trente plus tard il faut bien se l'avouer, sans démériter, Scary stories ne méritait probablement pas votre soirée
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4,0
Publiée le 27 mars 2020
Un film à moyen budget non effrayant pour les préadolescents. C'était évidemment pour la consommation des enfants mais ça marchait à tous les niveaux et pour tout âge. Pas de malédiction, pas de nudité, bon jeu des acteurs, très bonne réalisation et suspense efficace. Dans l'ensemble, un film amusant et qui réalise ce qu'il cherchait à faire, c'est-à-dire divertir...
Sorti durant l’été 2019, « Scary Stories » est un film d’horreur assez classique avec, comme héros, une bande de jeunes adolescents et, comme ingrédients principaux, une maison hantée et un livre maudit. Malheureusement, le film, même s’il commence très bien, s’étire en longueur et finit en laissant deviner qu’une suite est envisageable selon les entrées du box-office et, au vu du box-office américain, c’est malheureusement tout à fait envisageable. En somme, un produit de consommation courante sans aucune originalité.
J’ai bien aimé ce film d’horreur à l’ambiance « teenagers ». Alors certes, à aucun moment il ne fait peur, mais il se dégage quelques choses de sympa. Le style me fait un peu penser au livre Chair de Poule (attention rien à voir avec le film). Le concept des petites histoires est vraiment top et cela s’implante parfaitement dans le récit. Chaque démarrage est un peu excitant et on veut savoir qui sera la prochaine victime. Cela crée une bonne dynamique. De plus, ces « mini-histoires » sont assez bien faite. Elles ont chacune leur style et apportent de la variété. Par contre, le dosage de la tension n’est pas toujours forcément bien équilibré. Par moments, les points un peu culminants, devant normalement nous faire dresser les cheveux sur la tête, étaient gâchés par une réalisation un peu maladroite. Au final, cela apportait du comique sans le vouloir, et faisait dégonfler l’horreur. Malgré tout, j’ai trouvé dedans mon plaisir comme il se doit. Je me suis juste mis dans la tête que je n’étais pas là pour avoir peur, mais pour profiter des courtes nouvelles. Les acteurs aident beaucoup pour passer ce bon moment. Je les ai trouvés assez prometteur. Chacun avait son petit délire et ils se complétaient bien. Une mention spéciale à Michael Garza. À noter pour les fans de BREAKING BAD, la présence de Dean Norris.
Quelques amis passent la nuit d'Halloween dans une maison hantée où ils découvrent un étrange recueil d'histoires bizarres et effrayantes... Alors, oui, je sais ce que vous allez me dire, racontée comme ça l'histoire n'a rien de spécialement originale et on semble se diriger vers un nouveau film de « teenagers » boutonneux qui hurlent pendant 90 minutes. Pourtant « Scary stories » se révèle bien vite beaucoup plus sérieux et abouti qu'il n'en a l'air. Il faut dire que le scénario est co-écrit par le grand Guillermo Del Toro à qui l'on doit quelques uns des films fantastiques les plus intéressants de ces dernières années. Tourné sur le ton et à la manière des années 80, cette histoire de fantôme joue à fond la carte psychologique, laissant de côté le gore et autres effets sanguinolents qui inondent nos écrans, depuis quelques années. On y gagne largement en profondeur, mais ne vous y trompez pas pour autant... la peur est bien au rendez-vous et cette œuvre à l'ambiance délicieusement stressante tient largement toutes ses promesses. Une excellente surprise !
Prenez un classique littéraire, des illustrations effrayantes, un projet d’adaptation cinématographique, mélangez le tout, tendez le shaker à Guillermo Del Toro : vous obtiendrez ce film d'horreur familial globalement réjouissant, malgré quelques problèmes de rythme. Notre critique complète est en ligne ici : http://www.terreurvision.com/2019/12/scary-stories-2019-de-andre-vredal.html
Le début est un peu ennuyeux mais le film s'améliore vraiment passé les 20 premières minutes. Les acteurs sont plutôt convaincants mais visuellement c'est un peu trop uniforme.
Un film aux allures enfantines, raconté sous forme de conte mais qui, pour ma part, n'est pas destiné aux jeunes. Les histoires sont assez effrayantes, avec des effets spéciaux plus que convaincants mettant en scène des "monstres" plutôt angoissants. Les acteurs sont doués, le scénario est prenant avec une touche d'originalité. Une suite est peut-être à prévoir, j'en serais ravie !
Le deuxième essai horrifique d'André Øvredal, The Jane Doe Identity, était une réussite visuelle et d'atmosphère des plus surprenantes : ce film qui ne s'annonçait pas particulièrement comme une référence des années 2010 aura su prendre à revers les attentes des spectateurs en faisant durer, sur sa première partie (de loin la plus intéressante), une relation père-fils touchante et vraie développant, sous la menace d'un esprit démoniaque jusqu'ici mutique, tous les enjeux d'un huis-clos à l'intensité folle.
Il est donc naturel d'attendre de ce Scary Stories une nouvelle histoire touchante et proche de l'humain, d'autant plus qu'Øvredal se sera concentré ici sur un groupe disparate de jeunes geekos évoluant à l'aube des années 70, et persécuté par des clichés d'américains populaires à qui la vie sourira dans tous les cas. La présentation au spectateur du quotidien de ces impopulaires que peu d'entre nous considèreraient réellement en les croisant dans la rue aura beau tenir du cahier des charges un brin forcé, il en ressortira une réelle considération de la part du réalisateur, qui nous les présentera non pas comme des stéréotypes manichéens de gentils uniquement caractérisés par le fait d'être maltraités/constamment humiliés, mais bien comme des protagonistes aux goûts particuliers, à la culture geek florissante, à la personnalité particulière faisant qu'ils ne peuvent bien s'entendre qu'entre eux.
On pouvait aussi craindre à ce moment l'hommage devenu raison première d'exister : à la mode de toutes ces oeuvres nostalgiques apparues à la seconde moitié des anénes 2010 (pour la plupart à la suite de la série Stranger Things), Scary Stories aurait pu jouer la carte du larmoyant souvenir aimant pour intéresser un spectateur déjà curieux de suivre ce qu'il pourrait apparenter à une adaptation pour adolescents des fameux bouquins Chair de Poule.
Si quelques références seront de mise durant sa partie introductive, l'oeuvre saura s'en détacher à l'arrivée de ses créatures monstrueuses pour justement y dénicher sa personnalité, à grands coups d'expériences visuelles et de traitement cruel de ses personnages principaux. Celui qu'on attendait étrangement comme un divertissement pour adolescents (soit un poil frissonnant mais surtout édulcoré) n'hésite pas à enchaîner les scènes d'horreur sans filtre, dévoilant des destinées terribles pour tous ses protagonistes, sans qu'exception ne soit faîte pour les gentils ou les méchants.
Face à la violence évocatrice de certaines scènes (le film gère parfaitement la suggestion), Scary Stories bascule de son faux statut de film pour adolescent à plaisir horrifique à la personnalité réjouissante, qu'il décide de montrer des épouvantails, des orteils séparés de leur corps ou des monstres bouboules dans des asiles au rouge viscéral, terrifiants par leur mutisme et leur démultiplication silencieuse.
On ne pourra pas cependant passer sur le fait que le film, dans sa volonté de rendre hommage aux films de genre de l'époque, s'enferme seul dans une certaine quantité de lieux communs et de situations pré-conçues dont on connaîtra souvent le dénouement par habitude, ou de cette enquête un poil bordélique offrant une vision plus précise de l'origine et des causes de la malédiction portant sur ce cahier à l'encre de sang.
Cela oublié, le reste pourra satisfaire sans problème : la mise en scène d'Øvredal toujours très soignée, la photographie magnifique de Roman Osin (rencontré sur The Jane Doe Identity et Orgeuil et préjugés) construisent une atmosphère tendue qui aura la clairvoyance de se tenir éloignée des jumpscares et autres effets horrifiques faciles attendus.
On ressent cette distance gardée de la facilité jusque dans l'évolution des rapports qu'entretiennent les personnages entre eux, notamment dans cette critique sous-jacente de la xénophobie d'une Amérique conservatrice, revendication ethnique placée sans faire de quelconque morale à un spectateur qui n'était de toute évidence pas venu défendre les grandes causes en payant son ticket (ou son Blu-ray) d'un film d'épouvante aux couleurs de jaquette si jolies.
Tout cela, rédigé de façon très humaine, conduisant vers un personnage fantomatique au traitement très intéressant, permet de comprendre plus facilement pourquoi Del Toro se trouve derrière le projet : l'oeuvre rentrant dans la majorité de ses critères de réalisation/scénarisation/production, on sent autant sa patte derrière le projet que l'identité du réalisateur norvégien, qui n'aura aucunement perdu de sa personnalité et de son talent en se faisant produire par un artiste à l'art si marqué par son imagination débordante
Retenons de cette collaboration un film imparfait qu'on peut aisément considérer comme un rafraîchissement salvateur pour une fin de décennie affreusement répétitive dans ses hommages ratées aux gloires du passé (pour la plupart oubliées ou rangées dans le tiroir des personnalités les moins rentables) : c'est parce qu'il s'érige au delà de sa simple condition de film pour ado prédestiné à enchaîner référence sur référence qu'il marque à ce point, donnant suite de façon radieuse (et norvégienne) à l'âge d'or de l'horreur espagnole mise en oeuvre et produite par le génial et non moins talentueux Guillermo Del Toro.