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Paul B
1 abonné
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2,0
Publiée le 7 février 2025
Il manque l'essentiel qui fait toute la force des précédents films inégalés de Murnau, le précurseur, suivi des grands Hertzog et Coppola... à savoir LE LYRISME. Sans lyrisme le thème de Nosferatu, Dracula et cie perd tout son envol de chauve-souris. Dommage.
Une ombre inoubliable Nosferatu de F.W. Murnau est un film fascinant, porté par une ambiance unique et un travail visuel impressionnant. Son jeu d’ombres, ses décors inquiétants et sa mise en scène créent une atmosphère hypnotique. Le comte Orlok, interprété par Max Schreck, est terrifiant : son regard perçant, sa silhouette effrayante et ses gestes lents marquent les esprits. À l’inverse, Gustav von Wangenheim, qui joue Hutter, affiche un sourire naïf presque étrange tout au long de son aventure, renforçant le malaise. Le film a certes vieilli, mais il reste captivant grâce à son style et son esthétique. Ne connaissant pas le cinéma allemand des années 1920, cette découverte m’a donné envie d’explorer d’autres œuvres de Murnau, à commencer par Le Dernier des hommes, qui promet d’être tout aussi marquant.
Fredirich Wihelm Murnau réalise un chef d'œuvre d'épouvante qui a traversé deux siècles et toujours aussi terrifiant avec une bonne ambiance angoissante.
Belle pépite du cinéma des années 20 . Et c'est aussi un chef-d'œuvre allemand. La réalisation est juste top, notamment grâce au jeu d'ombre et de lumière. Certaines scènes sont à la fois fascinantes et saisissantes. Ce film est assez bien détaillé et les acteurs sont incroyablement convaincants. L'expression des visages est vraiment un atout et encore plus dans un film muet. Autre point positif, c'est la présence du texte qui nous permet de mieux comprendre l'histoire. Film assez poétique, entre les jolis décors, les costumes de l'époque et la musique magnifique. Le film est simple, mais on ne s'ennuie pas ️
En tant que cinéphile on va voir ce film en pensant et en souhaitant y trouver ce qui aurait fasciné les surréalistes et tant d'autres esthètes/érudits. Et l'on ne voit qu'un film qui a terriblement mal vieilli (contrairement à d'autres chefs d'œuvre du cinéma muet), et qui n'est ni fascinant, ni terrifiant, ni angoissant, ni dérangeant, ni étonnant, ni émouvant, ni amusant, mais en fait assez pataud et ennuyeux. On veut certes se faire violence pour y trouver quelque chose de génial (comme le font manifestement les auteurs de certaines critiques "positives") mais si l'on est honnête, seul l'ennui reste.
Pour découvrir ma critique vidéo complète, et rétrospective classique rejoignez moi sur YouTube ! Et s'abonner à ma chaine : on se fait une toile ! où je publie régulièrement des vidéos. Comment passer à côté de ce film alors qu'un nouveau remake vient de sortir sur nos écrans. En plus, la figure mythique de Orlok; inscrit dans nos mémoires de cinéphile, alors même que je n'avais jamais vu ce film mais, qui de son aura, de sa présence incroyable, était l'emblème du vampire. Le film a une esthétique très moderne malgré son vieil âge, et il suit exactement les mésaventures de Thomas Hunter, qui vient vendre une maison en ruine au comte d'Orlok. Tous les noms ont été changés pour éviter un procès, qui aura pourtant lieu, mais, ce qui est marquant, c'est comment ce film à été repris dans la même structure, dans le Dracula de Coppola. Tout est là, sous nos yeux, la main de Orlok, qui se prolonge pour faire monter le jeune agent dans le carrosse, l'ombre de Orlok, toujours présente, qui lèche les murs, cette présence envoutante, le voyage en bateau, tout est là, et tout a été repris par Coppola, modernisé bien naturellement, mais, il faut reconnaitre l'extraordinaire travail de ce Nosferatu de 1922. Le film a une élégance rare, même les panneaux qui interrompent l'action pour donner quelques explications sont soignés. Naturellement, aujourd'hui le film ne fait pas peur, mais il laisse une empreinte incroyablement moderne dans le cinéma d'épouvante, pas de happy end à l'américaine, mais on retient, un tableau de maitre qui joue avec les ombres et les lumières, avec poésie et délicatesse.
Me préparant au visionnage du nouveau projet de Robert Eggers, je me suis dit que voir ce "Nosferatu le vampire" pourrait aider à mieux cerner la nouvelle adaptation de cette histoire. Réalisé en 1922 par F.W. Murnau, ce long-métrage est considéré comme un grand classique de cette époque. Cela s'explique déjà par sa production, le projet ayant été mis en production sans les droits officiels de la licence du comte Dracula. Il fut donc mis au placard par la suite, avant que certaines copies ne soient retrouvées et que de nombreuses restaurations nous permettent encore de profiter de ce dernier. Et pour le coup, si son succès s'explique par cette histoire, il s'explique aussi par le contenu de cette œuvre. Prenant place en 1838, le long-métrage nous plonge dans une atmosphère extrêmement particulière. Le film étant muet, il est clair que cela risque de freiner certains spectateurs, mais ce serait manquer une ambiance vraiment glauque et qui réussit encore à fonctionner. Pour moi, c'est ce qui explique encore son succès à l'heure actuelle, car la mise en scène de F.W. Murnau avait vraiment été créative pour l'époque. Son objectif est clairement d'iconiser le personnage de Nosferatu, et je trouve que la tâche est accomplie. Cela vient évidemment de la prestation de Max Schreck, qui est vraiment terrifiant, allié à un très bon maquillage et à un costume efficace. Le personnage est terrifiant, étrange et il marque les esprits. Le réalisateur a réussi à l'iconiser, que ce soit dans ses mouvements très rigides et inhumains, ou dans ses déplacements par le biais de son ombre. Pour le coup, je dois dire que l'expérience est donc encore intéressante à notre époque. Cela est également bien aidé par l'excellente musique d'Hans Erdmann, qui accompagne parfaitement le film. Cependant, je dois avouer que je n'ai pas particulièrement été réceptif à cette histoire, et cela m'a peut-être empêché de pleinement apprécier le projet. Par exemple, je n'ai pas beaucoup apprécié notre héros, car je le trouve très caricatural pour ce genre d'histoire. Il est typiquement le cliché du personnage qui court vers le danger sans se poser de questions. Par ailleurs, même si la fin offre de très beaux plans, je dois avouer que la résolution du film m'a paru un peu ridicule. Je sais que cela vient probablement du fait que cela vienne d'une autre époque, mais je tenais à le signaler. Par conséquent, même si je reproche certaines choses au film et que je suis loin de le porter dans mon cœur, je le recommande quand même. Grâce à son ambiance si particulière, je pense que le visionnage de celui-ci peut vraiment être une expérience intéressante. Pour conclure, un classique du cinéma.
Chef-d’œuvre du cinéma à revoir, absolument… D’une poésie inégalable… les décors, les dialogues, la lumière, les comédiens, tout est incroyable dans ce film qui vous marque pour la vie. C’est une grande œuvre tout simplement que nous a laissé l’une des meilleures période du cinéma allemand d’avant-guerre. Un cinéma de poésie, de phantasmes, un conte, qui encore aujourd’hui, nous parle avec finesse, angoisse et délicatesse de la sexualité et du mystère de la vie à travers cette histoire de vampire mythique…
"Nosferatu le vampire" est un chef-d’œuvre absolu du cinéma muet. F.W. Murnau signe une adaptation non officielle du "Dracula" de Bram Stoker, mais à la puissance visuelle inégalée. La silhouette de Max Schreck en comte Orlok reste gravée dans les mémoires. La mise en scène de Murnau, avec ses jeux d’ombres saisissants et ses décors inquiétants, crée une atmosphère de malaise palpable, donnant vie à une terreur viscérale et intemporelle. L'influence de cette œuvre sur le cinéma fantastique fait de ce film une pièce maîtresse de l’histoire du septième art.
Un film vieillissant. Malgré de bons thèmes sonores et des passages visuels plutôt réussis artistiquement l'œuvre s'avère ennuyante. Le personnage de Nosferatu est assez angoissant.
Œuvre pionnière du cinéma expressionniste allemand et adaptation non autorisée du roman Dracula. Le film revisite le mythe du vampire, initié par la littérature, pour interroger sur les préoccupations d'après-guerre.
Sur le plan technique, Murnau utilise des jeux d’ombres et de lumières pour renforcer la présence spectrale et menaçante du comte Orlok. Chaque ombre projetée et l'architecture crée un environnement où la réalité semble distordue. L'ombre de Nosferatu qui grimpe lentement sur les murs évoque cela, une terreur silencieuse qui envahit la psyché des personnages. Murnau exploite aussi des techniques novatrices pour l'époque, comme la surimpression et le négatif inversé, pour insister sur l'irréalité du monde de Nosferatu et renforcer le sentiment de cauchemar éveillé. Ce choix visuel accentue l’idée d’un être hors des conventions spatio-temporelles.
Sur le plan symbolique, Nosferatu lui-même représente une figure de la peste et de la mort, faisant écho aux peurs collectives d'antan. La ville envahie par Orlok symbolise ainsi l’intrusion d’un mal inarrêtable, allégorie du désespoir de la société post-guerre, mais symbolise aussi l’inexorabilité du mal et de la mort, incarnant l’idée de la fatalité et de l’horreur qui s’infiltre dans l’espace domestique. En même temps, le film peut être lu comme une critique de la peur de l'« autre », Orlok incarnant un étranger venu de l’Est qui introduit désordre et terreur, un thème récurrent dans l’Europe des années 1920.
Enfin, Nosferatu questionne aussi les dynamiques de pouvoir et de séduction, alors que le vampire exerce une fascination presque érotique et destructrice sur ses victimes. La structure narrative du film, opposant Hutter et Orlok dans une lutte qui les dépasse, explore les thèmes de la pureté sacrificielle, du désir incontrôlable, et de l’amour comme ultime rempart contre la mort.
Chef-d'oeuvre de l'expressionnisme allemand, un conte horrifique à l’atmosphère aussi fascinante qu’effrayante, avec sa musique dantesque, ses jeux d’ombre et lumière incomparables dans lequels apparaissent la silhouette inoubliable et terrifiante de Max Schreck.
Mesurons nous vraiment la chance que nous avons de pouvoir encore voir aujourd’hui un film comme ce Nosferatu de Murnau plus de 100 ans après sa création. Cette première adaptation non officielle sur grand écran du comte Dracula est d’une beauté éblouissante. Murnau plante son récit durant l’épidémie de peste du XIXème et nous offre une ambiance inquiétante à souhait, pour ne pas dire terrifiante lors des apparitions d’un Max Schreck halluciné et impressionnant. Murnau fait preuve d’une aisance sidérante à la mise en scène, il se joue des ombres et des lumières avec ses couleurs jaunâtres et bleutées du plus bel effet et le muet ne gêne aucunement tant le récit est rendu vivant par l’omniprésence de musiques classiques accrocheuses. Ce Nosferatu est une véritable pépite, un précieux témoignage du passé, rendu quasi hypnotique par les années et un plaisir total à voir et à vivre pour tout cinéphile.
La première version cinématographique adapté du célèbre roman de stocker qui va générer des versions différentes au fil des années. Murnau a introduit le personnage de Dracula, le vampire culte du cinema, film muet, en noir et blanc. Comme tout les films de murnau il règne une telle atmosphère, une ambiance que même de nos jours on reste happé par ce film. Un véritable chef d œuvre.
Quelque part je suis interrogatif sur la version qu’il m’a été proposé de voir. Je savais que le « Nosferatu » de Friedrich Wilhelm Murnau était un détournement de l’oeuvre de Bram Stocker « Dracula » car il ne voulait pas ou ne pouvait pas payer les droits. Qu’à cela ne tienne.
F.W Murnau change Londres pour Wisborg en Allemagne, Johnatan Harker pour Thomas Hutter, Mina pour Ellen et évidemment Dracula pour Nosferatu. Une version d’une durée de 1h30. Or, la version que j’ai vue est d’une durée de 1h et des poussières ; Thomas Hutter est renommé Jonathan Harker, Ellen est (re)devenue Nina (ou Mina), le comte Dracula est nommé au moins une fois officiellement (je n’ai pas tout en mémoire), Nosferatu semble être le nom le plus utilisé. A cela s’ajoutent des noms comme Renfield, agent immobilier et le Dr Van Helsing et le Demeter, navire qui a transporté Nosferatu. Tout ceci est bien écrit blanc sur noir dans les intertitres ! Et l’action se passe à Brême et non à Wisborg. Entre temps, les droits ont-ils été acquis ? Enfin, la partition musicale est signée Galeshka Moravioff. En ce qui me concerne, elle ne m’a pas gêné et veux croire qu’il y en a de meilleures.
Pour en revenir au film lui-même, pas de pellicule jaunie pour illustrer le jour et de pellicule bleuie pour traduire la nuit. Ce qui peut paraître déroutant dans la mesure où on voit à un moment donné Nosferatu déplacer son cercueil dans Brême en plein jour. J’imagine que c’est la pleine lune ou la fameuse nuit américaine. Jeu impeccable de Max Schreck, maîtrise de la mise en scène et de la technique pour Murnau qui par moments à des aspects modernes comme le fait de tourner en extérieur.
Je me contente de peu avec cette version écourtée me direz-vous. Sans doute. Je veux voir le verre à moitié plein : avec un récit ainsi ramassé « Nosferatu, le vampire » de Murnau en dit plus que certains récits de nos jours qui se traînent sur près de deux heures. Efficace.