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3,0
Publiée le 23 décembre 2023
Hormis l'aspect horrifique du film il y a beaucoup de mise en scène et une histoire bien racontée compte tenu de l'époque. Par ailleurs c'est purement du fantastique avec des effets de disparition plutôt que de l'horreur bien que la mise en valeur de l'aspect monstrueux soit le substrat de l'ensemble, le parallèle avec la peste est historiquement assez fondé. Les effets sont plus nets et le tout plus compréhensible que ce à quoi je m'attendais.
Merci au ciné St Leu d’Amiens de nous avoir présenté « Nosferatu le vampire » de Friedrich Wilhelm Murnau (1922) dans une version sonorisée par Éric Navet, Stefan Orins et Nicolas Mahieux… sonorisation « homologuée » SVP par le centre Murnau ! Le film projeté est la version sortie pour les 100 ans de ce chef-d’œuvre, restaurée à partir des données de 5 cinémathèques et durant 1 h 34 contre 94 minutes pour la version habituelle ! Nous sommes en 1838. Thomas Hutter (Gustav von Wangenheim), jeune clerc de notaire à Wisborg, heureux en mariage avec Ellen (Greta Schröder), part pour la Transylvanie afin de vendre une propriété au comte Orlok (Max Schreck) qui désire acheter une résidence à Wisborg. Le château d’Orlok est sinistre et durant la transaction, celui-ci voit une miniature d’Ellen qui le fascine – « votre épouse à une gorge extraordinaire ». Il décide alors d’acquérir une grande bâtisse proche de la maison du jeune couple. Hutter ne tarde pas à découvrir la nature d’Orlok mais Nosferatu qui répand dans son sillage une épidémie de peste, retrouve Ellen qui en proie à ses griffes laissera le comte faire d’elle sa victime, en sacrifiant son sang au vampire pour sauver la ville frappée par la peste. Une soirée agréable pour ce grand chef-d’œuvre du cinéma expressionniste allemand, étonnant en termes de cadrage, de lumière et de mise en scène avec des accélérés, des scènes colorées... Un des tous premiers films d’horreur tiré du roman « Dracula » de Bram Stoker paru en 1897.
Déjà plus de 100 ans que ce film existe, "Nosferatu le vampire" s'inspirant ou même plagiant complètement l'histoire du célèbre Vampire "Dracula" de Bram Stoker, nous conte alors l'histoire de ce vampire nommé Nosferatu. On y retrace bel et bien les différents chapitres de "Dracula", ici divisé en Acte. La narration est plutôt bonne, et il n'y a pas beaucoup de dialogues, même si le film est dit "muet".
En entendant parler de ce film, le premier film sur le vampire "Dracula", je m'attendais à un grand film comme les différents Charlie Chaplin mais j'ai été franchement déçu. Le film ne fait que raconter l'histoire de "Dracula", avec un peu de peur et de frisson, mais cela s'arrête la. La bande sonore, qui est jouée alors pendant tout le film non-stop est assez assourdissante et accentue ce rythme assez lent du film, où il ne se passe pas grand chose d'ailleurs, à part quelques scènes de terreur.
Fort heureusement, ce film est porté par le magnifique Max Schreck, qui incarna alors à la perfection Nosferatu, et dont le costume était très bien réussi.
De manière générale, je ne me suis pas fais à ce film (ça arrive), que j'ai trouvé assez monotone, et qui retraçait une histoire que l'on connait presque tous déjà en partie, la bande sonore nous fatigue durant tout le film, mais l'antagoniste est très bien réussi.
En 1922, sortit un des films les plus marquants du cinéma. Un siècle plus tard, Nosferatu le vampire, est toujours aussi efficace. L'histoire simple comme la plupart des films muets de l epoque mais le travail de Murnau en terme de mises en scènes est à peine croyable pour l'époque ! Certains plans donnent la chair de poule tellement qu'ils sont parfait ! Ce genre de film se joue principalement sur la réalisation et les petits details de certains plans rendent ce film culte et encore regardable à notre époque !
Un excellent film qui est et qui va rester un repère pour l'expressionnisme allemand. Murnau a réussi à créer l'un des plus beaux films sur Dracula. Toutes les images avec les paysans de Transylvanie, les chariots, les paysages des montagnes, de la mer, des châteaux font de ce film une masterclass incontournable. Les personnages qui sont censés représenter les fantômes et le vampire sont magnifiques, très bien les costumes et le maquillage. Les cadres sont merveilleusement bien faits, les ombres, le clair-obscure de quelques cadres, très bien réalisés. Bref, ce film est à ne pas manquer, car c'est la quintessence de l'expressionnisme allemand qui dit une histoire, globalement connue, d'une manière originale et splendide!!
Chef d'œuvre en tout point de vue. Encore très agréable à voir de nos jour. Un des meilleurs exemple de l'expressionnisme Allemand des années 20. Ce film devrait être inscrit dans les programmes d'HDA de collège, pour que le jeunes puisse apprécié cette œuvre dans toute ça splendeur.
Adapté du roman « Dracula » (1897) de l’Irlandais Bram STOKER (1847-1912), le film (en 5 actes) raconte, en 1838, l’histoire du jeune marié et clerc de notaire, Thomas Hutter qui se rend en Transylvanie pour vendre une propriété (juste en face de son domicile, à Wisborg) au Comte Orlok. Lors de son séjour dans son château, il découvre que son hôte est un vampire. Ce dernier, à la vue d’un médaillon contenant une photo d’Ellen, la femme de Thomas, décide de s’en approprier et d’embarquer (dans un cercueil) à Varna (Bulgarie) pour rejoindre Wisborg (trajet s’accompagnant de l’arrivée de la peste, transmise par des rats qui l’accompagnaient dans la cale dans 5 autres cercueils). Le film a, surtout, un intérêt historique car il a mal vieilli (outre la fixité de la caméra). Bien sûr, sa réputation repose sur l’inquiétant comte Orlok (Max SCHRECK, 43 ans à l’époque), à la silhouette longiligne, au visage en couteau, au nez aquilin, au crâne chauve, aux oreilles taillées en pointe et aux ongles démesurés. Malheureusement, ses apparitions mythiques et notamment son ombre, typiques de l’expressionisme allemand, font l’objet de quelques plans (pour une durée de 1h34) et sont affadies par le jeu très daté, typique du cinéma muet, des autres comédiens (notamment de Greta SCHRÖDER qui joue Ellen). Le film a l’avantage d’être quasiment la première adaptation du roman alors qu’il y en a, au moins, 8 autres fidèles au livre, et presque autant qui reprennent le personnage de Dracula. Cela n’est pas forcément le meilleur, celui de Francis Ford Coppola, « Dracula » (1992) avec Gary Oldman, est plus flamboyant et plus érotique et on retrouve une atmosphère plus angoissante dans un film proche, « La marque du vampire » (1935) de Tod Browning qui a aussi réalisé « Dracula » (1931) avec Bela Lugosi dans le rôle-titre et adapté de la pièce de théâtre éponyme. Pour des raisons de non-paiement de droit d’auteur à la veuve de l’écrivain, Murnau a changé les noms et les lieux : le comte Dracula devient le comte Orlok, Jonathan Harker et sa femme deviennent Thomas et Ellen Hutter, Londres devient la ville fictive de Wisborg (tournage à Lubeck) et les Carpates slovaques (avec présence d’une hyène !) figurent la Transylvanie roumaine. La version restaurée et vue ne met pas en valeur la coloration originelle du film (jaune pour le jour et vert-bleu pour la nuit), ce qui prête parfois à confusion pour certaines scènes (arrivée « éclairée » de Thomas peu avant minuit au château d’Orlok). Sans compter quelques incohérences : Thomas Hutter est mordu au cou par Orlok tandis que ses morsures seront mortelles à l’équipage du bateau ainsi qu’à Ellen. Idem pour l’effet théoriquement fatal du soleil sur le vampire Orlok qui déambule en plein jour sans problème mais qui se consume après le chant du coq.
Film qui inspire et qui a inspiré énormément de réalisateurs. C'est un film muet qui a un scénario simple mais par la réalisation de Murnau touche par ces plans ce cadrage. On est pris par ce vampire qui nous fait peur et le réalisateur parvient à jouer avec nos émotions jusqu'à apprécier finalement la peur qu'elle crée et l'intelligence de la réalisation. Film culte à voir .
Ce film est excellent! Le premier film d'horreur? Nosferatu inspiré ou plagié du livre Dracula est un des pillier du genre fantastique allemand, Filmer en extérieur et avec une gestion de l'ambiance et de la musique qui nous inquiètent tout le long, on peut dire que le film est une réussite! Le jeu des acteurs notamment le vampire qui joue à merveille! À se demander si l'acteur n'est pas lui-même un vampire? On apprécie l'intrigue jusqu'au bout sans avoir le temps de s'ennuyer !
Pas énormément de choses à dire sur le film, donc voici les quelques notes que j'ai pu prendre. Grand film/ Visuellement impressionnant, jeu d'ombre et sur les différentes teintes dingue, contre plongées,...., c'est tellement riche/ Monstre iconique, mythique/ Ambiance unique, inqualifiable/ Bande son incroyable, une des meilleures que j'ai pu entendre/ Montage, rythme excellent/ Dramaturgie dingue/ Ambition folle pour l'époque/ Scènes incroyable/ Parallèle avec la peste très intéressant/ P.S : Pour le 100e anniversaire de cet immense oeuvre, il est actuellement en ligne gratuitement sur le site arte.tv, dans une superbe version restaurée, je vous conseil vivement d'en profiter.
Alors oui 100 ans après sa sortie le Nosferatu de Murnau ne peux pas prétendre à faire peur aujourd’hui à moins de le montrer à un spectateur très très jeune. Mais il a conservé toute sa poésie macabre et le charme de cette adaptation (volée) de Dracula. C’est évidemment dans sa mise en scène que l’on trouve l’aspect intemporel du film, cette dernière lui évite d’être trop statique alors qu’époque oblige c’est une succession de plans en caméras fixes. Mais ces plans sont par moment de toute beauté (ha l’ombre de la main de Nosferatu qui se ferme sur le cœur d’Ellen). Si l’interprétation est très excessive (les personnages d’Hutter et Ellen étant ceux qui ont le plus mal vieillis) comme le voulait le cinéma muet ce n’est pas le cas de celle de Max Shreck très monolithique , inquiétant et incarnant parfaitement un personnage non vivant. Une des incarnations les plus marquante du vampire au cinéma et qui continue d’influer sur sa représentation un siècle plus tard.
Très surprenant sur le plan de l'esthétique par rapport à son époque, ce film de Murnau, adaptation non officielle du roman mythique Dracula, marque en quelque sorte une Genèse du cinéma de genre gothique. Sa démarche expressionniste très appuyée (tant dans les décors et jeux avec la lumière, que dans les regards des acteurs) et sa représentation déshumanisée et effrayante du célèbre vampire confèrent à l’œuvre un caractère presque hypnotique et fascinant, même si le récit est des plus connus.
Très prenant. L’ambiance du film à travers la musique, la colorimétrie et le travail d’édition des bandes vidéos est juste géniale. Si l’on rentre bien dans le film, il est malaisant, captivant, fascinant. Le scénario est très bon.
Parcequ il est précurseur ce film est intéressant, mais même en noir et blanc il diffuse une capacité d épouvante grâce à une esthétique malgré l époque poussée et efficace
Ce film, malgré le fait que ce soit un classique, est pas mal. La musique est très importante dans le récit ; malheureusement le film est terriblement long.