Après l'original "Bone tomahawk" sorti récemment, voici la nouvelle fraîcheur sur le cannibalisme ! Il y a du style dans ce "The bad batch", ça pourrait presque être du Robert Rodriguez dans ce scénario de vengeance féminine, en tout cas dans sa première partie, mais en moins bourrin et en plus sombre. Ce qui démarre comme prometteur viendra pourtant à s'essouffler au bout de quarante minutes, dû à un rythme de plus en plus lent, et une accumulation de scènes loin d'être stimulantes (même si l'esthétique et la musique ne seront pas désagréables). Le film commencera donc à devenir long par moments, et ne sera qu'au final une romance certes originale, mais pas franchement entraînante. Quand on voit à quel point ce régime alimentaire développe la force physique tout au long de ces long-métrages sur le sujet, on va finir par s'y mettre...qui sait, l'heure du cannibalisme viendra peut-être une fois que les modes du véganisme et du sans gluten seront dépassées.
Ana Lily Amirpour nous présente un univers intéressant mais trop peu développé, tout comme ses personnages. Le film est néanmoins visuellement agréable à regarder et la BO est sympa.
Après A Girl Walks Home Alone at Night, Ana Lily Amirpour revient pour un film d'anticipation qui ne plaira pas à tout le monde. Construisant son scénario petit à petit autour d'un monde post-apo où vivent cannibales, paumés et riches fêtards, la réalisatrice peine à nous immerger dans ce film très trop contemplatif où les évènements restent mal amenés pour ne pas dire flous. Zéro tension dramatique, même lors de scènes violentes, zéro attachement aux personnages dont certains sont tout bonnement cartoonesques (Keanu Reeves le premier sous un épais maquillage). Le décor désertique et l'univers sans foi ni loi dépeints étaient pourtant propices à nous offrir un bordel déjanté mais, défiguré par un rythme mollasson et un scénario qui ne va pas très loin, The Bad Batch demeure indigeste, inutilement long, difficile à regarder et finalement peu recommandable. Reste la présence du charismatique Jason Momoa et d'un Jim Carrey dans un rôle muet souvent très drôle malgré ses quelques apparitions à l'écran.
J'ai du le visionner en 2 fois et à chaque fois je piquais du nez.Ce film fait pitié.On n'est pas dans de la SF.Film construit comme un clip avec des musiques affreuses parfois et sans queue ni tête.
Du pur nawak (censure oblige) indé auto satisfait de la rebelle en carton qui a trop fréquenté les nightclubs de Californie en croyant appartenir à l'élite tout en consommant certaines substances tectoniques pour augmenter sa perception du réel! Du pur bullshit technopop arty à deux balles d'un nihilisme effroyable à fuir comme la peste!
Le film de genre n'est pas mort et tente, depuis une poignée d'années, de se renouveler à travers des oeuvres plus personnelles et typées pour ne pas parler de cinéma d'auteur. Par exemple, pour citer deux films récents allant dans ce sens, on retiendra le "Get Out" de Jordan Peele et le "Grave" de Julia Ducournau. La démarche est similaire avec "The Bad Batch" d' Ana Lily Amirpour, précédemment remarquée avec son premier long métrage : "A girl walks home alone at night" (2015). S'il est louable de marquer sa différence et vouloir sortir des sentiers battus, l'intention ne fait pas tout et "The Bad Batch" n'est pas un bon film pour autant. Celui-ci accuse un manque de rythme flagrant et surtout un scénario peu consistant. Une bonne ambiance aurait pu palier cela mais le film manque nettement de saveur. Pas mal d'ennuie malgré une base prometteuse.
Les presque 2h auraient pu être traités en 1h, d'où des scènes à rallonges, d'autres qui n'apportent rien d'intéressant, des moments contemplatifs paysagers etc... (discutable). Concernant l'histoire en elle-même, l'idée est bonne, on pense à un "survival" mais non, plutôt une acceptation de son sort, des cohabitations très loufoques. Bref, un film particulier. Prestations d'acteurs au rendez-vous, effets réussies, immersion correctes. On reste dubitatif sur la cible, au final, recherchée. peut-être le temps qui passe ! 2.5/5 !!!
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2,5
Publiée le 23 juin 2017
"The Bad Batch", c'est un monde post apocalyptique désert occupé par des personnes exclues de la société parce qu'ils ne rentraient pas dans le moule du moins, c'est ce que l'on suppose parce que la question n'est pas abordée comme tout ce qui touche à la survie d'ailleurs. Au-delà des enclos vit une population dans une zone appelée "confort" qui est comme une petite ville avec tout ce qu'il faut pour vivre décemment. Eux, également, vivent enfermés pour se protéger d'une petite communauté de cannibales. Tout cela n'est ni détaillé ni exploité et la réalisatrice ne répond à aucune question que l'on pourrait se poser. On suit juste le parcours d'Arlen qui après une très mauvaise rencontre cherche à se venger et tombe sur une personne qui va peut-être lui faire voir les choses différemment. Il n'y a pas réellement d'histoire d'amour pour autant ni même d'histoire tout court d'ailleurs, c'est juste un film minimaliste au rythme lent et au style contemplatif dans lequel la moindre action prend une plombe. Le film est bien fait, on reconnaît le style élégant de la réalisatrice, mais ça ne fait pas tout et je suis resté sur ma faim surtout parce que j'attendais complètement autre chose. Il y a pas mal de symboles, mais cela ne ressemble pas l'absence d'une histoire et ne suffit pas à combler les lacunes du scénario. Je n'avais pas accroché au premier film d'Ana Lily Amirpour et celui-ci se laisse regarder, mais sans plus.
Deux camps, deux bidonvilles, une déchèterie au centre, le tout paumé dans le désert. L'univers n'est certes pas le point fort de Bad Batch. Jason Momoa s'impose aux côtés d'un Keanu Reeves quelque peu bavard, d'un Jim Carrey qui traîne sa carcasse et d'un Giovanni Ribisi bien allumé, au rôle... incompréhensible. Un passage sympathique par la case Z, pour une réalisatrice pleine d'envie même techniquement. Suki Waterhouse semble convaincue par ce film apocalyptique et reste belle... même mutilée. Trop sérieux pour en être drôle, mais suffisamment appliqué pour être profondément mauvais.