181 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
19 critiques spectateurs
5
1 critique
4
9 critiques
3
5 critiques
2
1 critique
1
3 critiques
0
0 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Laurent C.
295 abonnés
1 133 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 22 avril 2016
Le Mékong est un fleuve immense, immobile, rutilent, bordé de baraques de fortune, construites sur des pilotis, et plus loin, de tours bétonneuses, réservées pour les riches. C'est dans l'une de ces maison que le film se déroule. Vu vit avec ses frères et sœurs, et à la compagnie des jeunes, aux fêtes, il préfère regarder le monde à travers la focale d'un appareil photo. Un homme passe de temps en temps, le père peut-être, peu importe, pour apporter de l'argent, partager un repas. Bref, on ne comprend pas grand-chose de la place des uns et des autres, des liens de famille, ce que l'on sait surtout, c'est que ce fleuve, le Mékong, apparemment sage, apaisé, ne peut pas taire les drames silencieux qui se nouent dans ces maisons humides, rongées de pauvreté. Le film aurait pu être écrit par Cocteau. Il y a en effet quelque chose des Enfants Terribles du célèbre écrivain dans cette histoire intimiste qui met en scène des jeunes gens tiraillés par la solitude, la drogue, la prostitution, le rêve d'un ailleurs, et le désir. La photographie absolument magnifique accompagne le récit sensuel de ces adolescents dans un écrin suave de lumière et de verdure. Le film est tourné à la façon d'une peinture impressionniste. L'étalonnage joue sur les reliefs, les filtres, et donne ainsi aux images la sensation d'une aquarelle où chaque objet, chaque espace de peau, chaque visage irradient de couleurs. La sensualité, jamais agressive, s'immisce autant dans les échanges de regards, la gestualité des corps, que les scènes de repas où les fruits et les plats abondent de poésie. "Mékong story" est un film qu'il faut savourer au rythme de l'écoulement de l'eau, sans chercher à reconstituer le début et la fin, en se contentant simplement de saisir l'instant. En cela, "Mékong Story" est un film profondément asiatique. Ni sage, ni violent, à la manière du fleuve qui inonde le récit, il raconte la détresse d'une certaine jeunesse, condamnée à errer, à rêver un ailleurs, à espérer la richesse, tout en s'adonnant résolument à la nécessité de l'amour.
Étrange film qui met en valeur prioritairement l'esthétique, où les silences parlent plus que les dialogues. Très oriental de ce point de vu-là. Des jeunes insouciants qui vivent et se laissent traîner doucement, ou moins doucement, dans les plaisirs sensuelles d'amitié et des drogues... En quête de sa propre identité sexuelle....
Mekong Stories ou le film sans queue ni tête et prétentieux qui se veut libertaire en montrant des jeunes assoiffés de liberté en tentant de braver les interdits. Mais les limites de ces jeunes, semblent dépasser dans notre Europe Occidentale. Leur chemin de vie nous laisse une image cheap et sans sens. C’est peut-être la définition de ce film : le non-sens. Les séquences s’enchaînent sans suite logique et le montage aurait été différents qu’il en aurait été de même : un vrai bordel. Les acteurs ne se même pas à la hauteur de ce schmilblick. Voici un film de caricature qui tombe sans arrêt dans l’extrême et n’assume pas ensuite. Les scènes de violences sont barbares par exemple. Mais les scènes qui suivent abandonnent l’idée de cette dureté et passe à autre chose. Finalement, on a l’impression que le réalisateur se donne un genre esthétique et original, mais plagie en fin de compte de nombreux cinéastes. On en connaît un autre qui fait ça, mais Phan Dand Di lui ne justifie jamais ses pseudos séquences artistiques. Bref Mekong Stories est un fourre-tout qui échoue à chaque seconde. D'autres critiques sur ma page Facebook : Cinéphiles 44
Un film très puissant qui nous immerge dans une culture dépaysante merveilleusement filmée . Et pourtant nous sommes tous frères humains dans nos émotions ou nos souffrances. Ce n'est pas un film facile, avec ellipses, ruptures, symboles, mais une découverte passionnante du cinéma vietnamien