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MIRALB
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4,0
Publiée le 18 avril 2015
J'ai trouvé ce film passionnant, sur le même thème que "Ten", d'Abbas Kiarostami (2002). Pendant une grande partie du film je me suis posé la question de la spontanéité des passagers (du vrai ou du faux ?). Et puis, au fur et à mesure que le film se déroulait, il devenait évident qu'il s'agissait d'acteurs, tant il me semblait aberrant que l'on diffuse de telles scènes pouvant mettre en danger des quidams ne se rendant pas compte qu'ils étaient filmés. Car c'est bien d'une fiction (même si l'avocate joue son propre rôle) et je salue le courage des interprètes non-professionnels, tous risquent gros. En même temps, je me pose la question de la responsabilité de Jafar Panahi dans l'utilisation de sa jeune nièce, qui avec "naïveté", pose de vraies questions sur la censure
Nous traitons ici d'un sujet qui n'est pas lié au septième art, puisqu'il s'agit ici d'une discussion sur les légumes, et plus particulièrement les navets.
Toute personne aimant les navets, (qui se caractérisent par l'absence de scénario, l'absence d'intérêt, l'absence d'acteurs utiles et qui méritent cette dénomination, l'absence de plans classiques de cinéma, et qui ne possèdent aucun semblant d'intelligence) sera certainement très contente de voir ce film.
Malheureusement ce ne fut pas mon cas. Ce film n'a qu'une chose à dire, "oulala qu'il est méchant le gouvernement iranien", voilà vous avez là tout l'intérêt du film (certes important, mais il n'y a rien de plus). Un court-métrage de 35 secondes aurait certainement été suffisant.
Maintenant ne perdez pas votre temps et votre argent à aller voir un amas de discussions futiles ras les pâquerettes interprétées par des acteurs dignes de Plus Belle la Vie. Rappelons qu'il n'est pas utile de voir le réalisateur d'un film en tant qu'acteur s'il n'a aucune qualité en tant que tel, mais apparemment certains trouvent ça "trocooltroclassetromoderne".
Ce film semble fait pour réfléchir, mais il n'en est rien, si ce n'est que l'on se demande tout le long du film si le ticket que l'on a acheté est remboursable ou non (pitié).
Le concept est intéressant, mais il ne se passe RIEN. Long, lent, vide. D'accord, c'est un acte de résistance à la censure des ayatollahs, mais pourquoi encenser un tel pensum? Bon, j'ai vu les rues et les taxis de Téhéran...
ce qui est navrant, ce n'est pas tant le film, ça se laisse voir, et c'est plutôt intéressant. Non, ce qui est navrant, c'est que la critique s'enflamme et que l'on considère que c'est du cinéma. car honnêtement, si mettre quelqu'un dans un taxi et le filmer suffit à faire ce qu'on appelle un film, c'est à peu près à la portée de n'importe qui...Seuls les clients en feront la qualité, ou presque....
Taxi Téhéran est un film assez compliqué à juger vu ses conditions de production. En effet, ayant l'interdiction de tourner par les autorités iraniennes, Jafar Panahi est contraint de trouver des subterfuges pour continuer à travailler. Il met donc en scène ceux-ci en transformant son film en faux documentaire tourné par des caméras installées dans sa voiture transformé en taxi et conduite par lui-même. Le résultat cinématographiquement parlant est donc assez limité. De même, l'aspect documentaire est rapidement trahi par l'aspect peu crédible de certaines scènes spoiler: (la femme obsédée par la vidéo tournée alors qu'elle accompagne une personne en train de mourir par exemple) . Taxi Téhéran est donc constitué d'une suite de sketchs assez inégaux interprétés par des acteurs non-professionnels et anonymes (il n'y a pas de générique pour préserver la sécurité de ses participants) qui oscillent entre le très bon (Hana Saeidi,la véritable nièce de Jafar Panahi) et le moins bon (les acteurs de la séquence de l'homme en train de mourir), en passant par la véritable avocate Nasrin Sotoudeh, interdite de plaider à cause de son opposition au régime, dans son propre rôle. Taxi Téhéran est donc un film assez plaisant qui est plus intéressant pour le point de vue de Panahi sur la vie et le régime politique de son pays que d'un point de vue de cinéma pur. Il reste donc un film à voir pour découvrir un peu plus la société iranienne et pour soutenir le combat pour la liberté d'expression de son réalisateur mais qui ne mérite tout de même pas d'obtenir un prix aussi prestigieux que l'Ours d'or du festival de Berlin.
Présenté sous forme d'un documentaire, le dernier gagnant de l'Ours d'Or est bel est bien une fiction. Le style documentaire fonctionne bien. A travers plusieurs protagonistes, le cinéaste peint une fresque de l'Iran et nous fait croire à une réalité bien existante. Le cinéaste revient sur son emprisonnement et explique par quel moyen la population peut voir les films étrangers censurés. Certaines situations sont drôles, d'autres ridicules ou encore touchantes. la diversité des personnages rend le tout intéressant mais des longueurs ont raison de ce court long-métrage. Un film sur lequel il faut méditer.
Pas terrible. Difficile de comprendre les critiques élogieuses si ce n'est pour des raisons politiques. Le film manque de structure, il est assez décousu et contient pas mal de longueurs. De plus il n'apporte rien que l'on ne connaisse déjà de la société iranienne, aucune réflexion politique. Seuls points positifs: le caractère bien trempé des femmes iraniennes avec leur humour face à l'oppression du régime et quelques vues sur Téhéran. Cependant profond respect pour ce cinéaste courageux.
Vu hier soir. "Taxi Téhéran" est d'abord un film au parti pris visuel à la fois ambitieux et modeste (un dispositif de caméras installées dans le taxi passant le relais a de multiples points de vue comme l'appareil photo de la nièce, le téléphone portable du livreur de film, etc...). Avec ce principe, Jahar Panahi fait s'asseoir sur la banquette arrière ou le siège passager une concentration de la société iraniènne dans un lot de personnages qui tiennent à la fois de la comédie humaine ou du drame, avec, en arrière plan, l'oppression politique ou religieuse... Jahar Panahi conduit son taxi et de ce fait, met en scène un film courageux, réalisé, on s'en doute, en catimini mais avec beaucoup de justesse et de force. Pour autant, malgré çà, je n'ai pas complétement adhéré. Parce qu'on sent parfois un peu trop la mécanique du dispositif et que certaines scènes sont un peu limites en termes de jeu d'acteur, d'écriture, ou de rythme... Ceci dit, des films iraniens comme celui-là, avec un contenu fort et exprimé avec un vrai désir de cinéma, on en voit rarement sur les écrans, alors, malgré les légères secousses, laissez vous transporter par "Taxi Téhéran"...
Le procédé n'est pas nouveau (mélange de fiction et de réalité) mais adapté à l'Iran il se révèle audacieux et pertinent. C´est le troisième film que Panahi réalise depuis qu´il a été condamné par le gouvernement iranien à une interdiction de filmer, de sortir d´Iran et de donner des interviews. Afin de tourner sans se faire remarquer, l’équipe a placé trois caméras dissimulées dans le taxi. Pour protéger l'identité de ses passagers, Jafar Panahi n'a pas mis de générique de fin à son film. Sans être aussi enthousiaste que la critique et parler de chef d'oeuvre, le film a le mérite de décrire avec humour et légèreté le quotidien du peuple sous le joug islamiste, et de revendiquer le pouvoir libérateur du cinéma d'auteur. Certaines séquences sont savoureuses, comme l'évocation par la petite nièce des nombreuses règles à ne pas enfreindre pour diffuser un film. Alors peu importe si le procédé est parfois un peu répétitif et brouillon, la force du cinéma est bien là.
L'idée est super original . Cependant, j'ai préféré la première partie , la deuxième partie était un peu plus lente , mais dans l'ensemble ce fut un film très intéressant.
je suis resté quelque peu dubitatif sur ce film avec une critique très bonne. Trop bonne pour moi, beaucoup trop bonne... Je veux bien qu'on s'extasie sur le fait que ce film a été tourné en cachette, je veux bien que l'on dise que c'est une critique de la société iranienne, mais qu'on ne fasse pas de ce film souvent maladroit et fade, et bien lent, un chef d'œuvre! On est plus dans le documentaire, c'est brouillon, trop caricatural, forcément mal filmé au regard des conditions dans lesquelles il a été réalisé, je doute fort de la spontanéité prétendue des passagers qui montent dans le taxi. Moi je suis descendu de ce taxi très décu en me disant une nouvelle fois qu'entre l'intelligentsia et le grand public il y a décidément un monde. on ne perçoit finalement pas grand chose de la société iranienne, et le meilleur du film est sans doute les témoignages du vendeur de dvd et de l'avocate. Entre les deux, beaucoup de bruit pour pas grand chose. Je veux bien qu'on porte ce film parce qu'il peut symboliser la lutte contre la censure, mais il faut avoir l'honnêteté de dire que ce n'est pas un très bon film loin de la...
Seulement mon 2ème film en Avril, je l'ai vu parce que c'était le seul qui émergeait de la masse des blockbuster/comédies entre potes/et films complètement inintéressants. Du coup je dois dire que j'ai apprécié de voir un truc différent, même si ça n'est pas suffisant. Il en manque beaucoup à ce film, et il n'y a pas l'excuse de la tyrannie/censure pour le justifier. Le premier souci vient du fait que j'ai constamment eu l'impression de me faire tromper sur la marchandise, le métrage oscillant entre faux docu et vrai film, cassant parfois le3ème mur, se citant lui-même. C'est pas mauvais d'être malmené mais là j'étais trop perdu en fait. Le deuxième souci, le plus grave, est que le film tourne à vide.... Les séquences sont répétitives, certaines insupportables (l'homme blessé, pourquoi faire...), trop longues. Bref je me suis ennuyé sur un film d'1h30 ce qui n'est jamais bon signe. Sorti de son contexte politique, il ne reste pas grand chose, un peu comme Timbuktu, qui n'était pas mauvais par contre.