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Un visiteur
5,0
Publiée le 4 mai 2015
quelle subtilité ! Du grand grand cinéma ! si simple et si parlant, ce réalisateur est un grand. Les personnages sont tous uniques, drôles, illustrants parfaitement la situation actuelle de l'Iran.
Je conseille simplement d'aller lire la critique de La croix et celle du Monde. En effet sans être averti on ne sait pas s'il s'agit d'acteurs ou de véritables passagers pris sur le vif par une caméra cachée. Surtout lorsqu'un passager reconnaît le cinéaste dissimulé par une casquette de chauffeur de taxi. Finalement ce sont bien des scènes réelles reconstituées et donc les personnes rejouent leur rôle. C'est parfois très courageux comme cette avocate des droits de l'homme qui dénonce une procédure contre une jeune femme qui n'a trahi la loi qu'en étant spectatrice d'un match de volley. C'est aussi le cas de cette écolière qui lit les conditions de diffusion d'un film par le règlement. Je m'interroge si cette petite est la nièce du cinéaste mais on peut le penser au regard des risques. Ce film qui n'est pourtant pas subversif est très courageux et mérite bien l'ours d'or au festival de Berlin et pour nous spectateurs sans risque, 5 étoiles.
Eh bien parfois où on est content de posséder la carte UGC pour avoir la possibilité de s'endormir et/ou sortir avant la fin de la projection; là en l'occurrence piquer un bon gros roupillon !
C'est chiant, long, bavard, parfois insupportable (mention spéciale pour la "petite nièce"). Incompréhensible cette avalanche de louanges pour un film aussi soporifique; enfin si : celles-ci ont sûrement davantage une dimension politique qu'autre chose, car un "chef d'oeuvre" cinématographique euh faut pas pousser et faudrait peut-être arrêter de prendre les gens pour des c....
Bouleversant. Avec si.peu de moyens arriver à filmer dans 1 taxi et apporter des témoignages de la.bêtise et l'ignorance d'une dictature à travers le.regard.de personnages dont 1.enfant (sa petite fille) incroyablement naturelle.et drôle La.fille du cinéaste.était présente ainsi qu'un exilé iranien qui a présenté le.film. .je.me.dis qu'on a bien de la chance pour.l'instant en France et Europe et que.les attentats du 7 janvier résonnent encore plus ce soir dans ma.tête. que la.liberté de dire.écrire caricaturer. Chanter doit.être préservée à tout prix. .
Avec intelligence et humour, en filmant ses vrais/faux client(e)s - autant de portraits d'un Iran avide de liberté -, le réalisateur a réussi à détourner la censure qui le frappe depuis plusieurs années (interdiction d'exercer son métier de cinéaste et d'avoir des entretiens professionnels) Merci pour la course; Le pourboire ne serait pas de trop !
A la fois faux documentaire et comédie, ce film sympathique nous fait voyager à bord d'un taxi au cœur de la capitale de L'Iran. A bord Jafar emmènent divers protagonistes tout comme nous dans la capitale. Un film qui se laisse voir sans soucis et comporte quelques séquences assez drôles mais rapidement le spectateur se lassent tout de même de ces scènes trop similaires et plutôt sans intérêt malgré des personnages interprétants correctement leur rôle. De plus je m'attendais à une séquence finale plus intéressante. A voir pour son côté évasif et humaniste mais pas exceptionnel malgré tout
Après les deux précédents films de Jafar Panahi où il se mettait en scène chez lui, notamment dans « Ceci n’est pas un film » où il montrait à quoi ressemblait son quotidien dans l’incapacité de filmer, son dernier film « Taxi Teheran » sort sur nos écrans après avoir remporté il y a deux mois l’Ours d’Or à la dernière Berlinale. Il est depuis 2010 dans l’interdiction de filmer ou de s’adresser à la presse pendant 20 ans sous peine de 80 ans d’emprisonnement et fait donc un joli pied de nez au régime en décidant de filmer hors de chez lui. Pour l’occasion, il se grime de façon malicieuse en chauffeur d’un taxi dans lequel va défiler une galerie de personnages mettant en exergue les problématiques de la société iranienne actuelle. Entravé juridiquement il se montre plus rusé que jamais.
Une marge est pourtant difficile à cerner. Le régime iranien sait très bien que le réalisateur continue à tourner, mais il n’est pas pour autant arrêté et conduit en prison. Son aura à l’international lui sert de bouclier contre les injonctions des mollahs. Et c’est tant mieux car ce dernier film permet bien de prendre le pouls de Téhéran, capitale de cet Iran complexe et fin.
Filmer est pour Panahi comme un réflexe, mais son récit est tout de même structuré. Un toit ouvrant pour l’entrée de lumière, trois petites caméras Blackmagic pour les prises de vue et une prise de son directe. Le tour est joué. Un dispositif léger, au maniement facile. Tellement discret que l’un des premiers passagers croit qu’il s’agit d’un anti-vol. Le dernier plan vient contrebalancer cette idée avec humour. On peut penser à « Journal Intime » de Moretti dans la façon qu’à Panahi à se mettre lui-même en scène avec joie, orchestrant cet ensemble de faux comédiens. Mais aussi et surtout à « Ten » de Kiarostami sur lequel Panahi était assistant.
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2,0
Publiée le 23 août 2015
Un film qui aborde pas mal de thèmes notamment la censure avec Jafar Panahi, le réalisateur qui brave l'interdit et tourne sur le territoire iranien alors qu'il n'avait pas le droit, ce n'est pas la première fois qu'il se met en scène puisqu'il avait fait un documentaire sur lui-même attendant le verdict de son procès. Avec de telles critiques, je m'attendais à beaucoup mieux, je n'ai pas retrouvé l'humour ni l'émotion promis. C'est un film qui se laisse regarder sans plus, mais qui est quand même assez inégal, en fait, tout dépend de qui se trouve dans le taxi et du thème abordé.
Bel exploit cinématographique cette œuvre bravant la censure de manière souvent caustique. Une plongée pleine de bons sens et de réflexion dans le quotidien de la société iranienne. Une mise en scène reposant sur une idée géniale : le huis-clos du taxi à l'intérieur duquel vont se succéder des personnages vrais et sincères qui, mine de rien, vont nous peindre un tableau tout en nuances, tout en délicatesse, tout en espoir, tout en générosité. Dans nos salles en version originale sous-titrée seulement - et personnellement je n'aime pas trop ça - mais là vraiment ça passe bien. Et c'est même peut-être mieux ! Quel plaisir de faire communion avec un public connaissant la langue perse qui a tout simplement le privilège d'avoir 5 secondes d'avance sur ceux qui attendent de lire les sous-titres.
Avec trois bouts de ficelle et beaucoup de talent, une pincée d'humour, et l'immense courage de défier une dictature sournoise, Jafar Panahi nous promène dans les rues de Téhéran. Le pays qui possède de tels personnages - on pense notamment à la belle avocate aux roses rouges Nasrin Sotoudeh - est un beau et grand pays, même si les circonstances actuelles apparaissent lugubres pour la liberté d'expression et la manifestation du libre-arbitre. A ras du bitume, nous prenons une leçon de cinéma justement récompensée à Berlin. Du grand art!
Une go-pro est envoyée dans un pays du moyen âge et dans un taxi. Un film-documentaire sur des gens assez antipathiques. J'ai du mal à comprendre l'engouement d'un certain public pour ce film, réalisé, en plus chez des dictateurs. Le doublage est catastrophique. 1 sur 5 -----Mai 2007----
Je m'attendais à quelque-chose de beaucoup plus pittoresque, assister à plus d'anecdotes, d'histoires plus colorées. Au lieu de cela, un bon 50 % montre le réalisateur au volant de son taxi avec les rues qui défilent. Que de minutes de perdues.....
Au delà de son esprit subversif, Taxi Téhéran est drôle, léger, plein de compassion... C'est aussi une leçon modeste (comme son auteur) de cinéma. Merci Panahi.