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On connait bien la situation de Jafar Panahi. Censuré dans son propre pays, il tourne des films comme il peut, sans équipe technique, et les transmet en Occident comme des lettres volées.
Pour celui-ci, Panahi développe une idée limpide : mettre ses petites caméras DV dans un taxi et prendre les passagers qui se présentent.
Il donne à son aventure un faux air de documentaire, mais il est évident que tout est parfaitement scénarisé : il s'agit bien d'une fiction, qui simule un documentaire.
Il semble que la contrainte galvanise Panahi. Toute la première partie du film est un chef d'oeuvre d'invention entre rire et larmes, dans lequel chaque réplique semble calculée pour susciter une émotion différente : émotion, étonnement, rire étouffé, stupéfaction, intérêt. A ce titre la scène du blessé est un morceau d'anthologie qui figurera dans les meilleurs moments de cinéma de l'année.
On pourrait croire que Panahi est limité par son installation. C'est tout le contraire qui se passe. Il donne une formidable leçon de scénario par son script millimétrique (beaucoup d'évènements semblent inutiles et ne prennent sens que dans la suite de l'histoire), par son montage admirable (à l'image des deux longs plans qui ouvrent et ferment le film) et ses choix de placements de caméra (et même de choix d'appareils : téléphone, appareil photo de la petite fille).
Même si la fin du film est un peu moins percutant que le début, Taxi Téhéran laisse derrière lui une trace indéfinissable et puissante, dans laquelle se mêle le plaisir d'avoir rencontré simultanément un être dont on voudrait être l'ami, et une cohorte de personnages ébouriffants qui nous ont plongé dans la réalité iranienne contemporaine.
Pour celui-ci, Panahi développe une idée limpide : mettre ses petites caméras DV dans un taxi et prendre les passagers qui se présentent.
Il donne à son aventure un faux air de documentaire, mais il est évident que tout est parfaitement scénarisé : il s'agit bien d'une fiction, qui simule un documentaire.
Il semble que la contrainte galvanise Panahi. Toute la première partie du film est un chef d'oeuvre d'invention entre rire et larmes, dans lequel chaque réplique semble calculée pour susciter une émotion différente : émotion, étonnement, rire étouffé, stupéfaction, intérêt. A ce titre la scène du blessé est un morceau d'anthologie qui figurera dans les meilleurs moments de cinéma de l'année.
On pourrait croire que Panahi est limité par son installation. C'est tout le contraire qui se passe. Il donne une formidable leçon de scénario par son script millimétrique (beaucoup d'évènements semblent inutiles et ne prennent sens que dans la suite de l'histoire), par son montage admirable (à l'image des deux longs plans qui ouvrent et ferment le film) et ses choix de placements de caméra (et même de choix d'appareils : téléphone, appareil photo de la petite fille).
Même si la fin du film est un peu moins percutant que le début, Taxi Téhéran laisse derrière lui une trace indéfinissable et puissante, dans laquelle se mêle le plaisir d'avoir rencontré simultanément un être dont on voudrait être l'ami, et une cohorte de personnages ébouriffants qui nous ont plongé dans la réalité iranienne contemporaine.
Un taxi est un réceptacle magique pour recueillir les états d’âme passagers. Et quand le chauffeur est le réalisateur, c’est tout le pouls de la société qui bat sur la banquette arrière. Une institutrice qui débat de la peine de mort ; un cinéphile qui vend sous le manteau des DVD à la gloire du cinéma d’auteur ; deux dames qui ramènent leurs poissons rouges à la source pour exorciser leurs peurs ; une avocate « empêchée » qui va porter des roses à une militante emprisonnée ; et une fillette qui tourne un film pour son école en restant très ferme sur les principes moraux…
Il y a deux façons de voir Taxi Téhéran. Et d’interpréter ces scènes de la vie quotidienne. Soit on ignore tout de l’état de la société iranienne, de la République islamique qui la gouverne et du réalisateur. On est alors embarqué dans une sorte de docu-fiction, doux, amer et ironique. Ces bavardages sont vivants, parfois drôles, mais ça reste des « brèves de taxi »... Et puis, on peut savoir que le chauffeur est aussi un réalisateur de renom, interdit d’exercer par le régime d’Ahmadinejad depuis 2010. Le film qu’on voit est donc clandestin. Militant. Sans acteurs professionnels.
Jafar Panahi a installé trois caméras dans son « confessionnal » et faute de place, il est à lui seul l’équipe technique qui gère le son, le cadre, dirige les acteurs… et conduit le taxi. On peut ajouter qu’il est aussi producteur et scénariste de ce film sans générique pour protéger les acteurs… Sous cet angle, Taxi Téhéran prend évidemment une toute autre dimension. Celle du courage. Dès lors, peu importe son côté minimaliste et bricolé. On est dans un réquisitoire mordant contre la censure, pour la liberté d’expression et surtout pour cinéma. Et c’est cette parole maintenue coute que coute qu’il convient alors de saluer.
Il y a deux façons de voir Taxi Téhéran. Et d’interpréter ces scènes de la vie quotidienne. Soit on ignore tout de l’état de la société iranienne, de la République islamique qui la gouverne et du réalisateur. On est alors embarqué dans une sorte de docu-fiction, doux, amer et ironique. Ces bavardages sont vivants, parfois drôles, mais ça reste des « brèves de taxi »... Et puis, on peut savoir que le chauffeur est aussi un réalisateur de renom, interdit d’exercer par le régime d’Ahmadinejad depuis 2010. Le film qu’on voit est donc clandestin. Militant. Sans acteurs professionnels.
Jafar Panahi a installé trois caméras dans son « confessionnal » et faute de place, il est à lui seul l’équipe technique qui gère le son, le cadre, dirige les acteurs… et conduit le taxi. On peut ajouter qu’il est aussi producteur et scénariste de ce film sans générique pour protéger les acteurs… Sous cet angle, Taxi Téhéran prend évidemment une toute autre dimension. Celle du courage. Dès lors, peu importe son côté minimaliste et bricolé. On est dans un réquisitoire mordant contre la censure, pour la liberté d’expression et surtout pour cinéma. Et c’est cette parole maintenue coute que coute qu’il convient alors de saluer.
Ce nouveau film de Jafar Pahani est entre la fiction et le documentaire (documenteur ?). On suit au gré des rencontres le quotidien des habitants de Téhéran, entre tradition, trafic, vol, règlement de comptes, censure, interdiction...etc. Le réalisateur a posé ses caméras dans un taxi qu'il conduit, il a filmé les différents clients (leur a-t-il dit qu'ils étaient filmés ?), en ressort une radiographie peu glorieuse d'un pays en souffrance.
Interdit d'exercer son métier, Jafar Panahi défie les autorités en réalisant "Taxi Téhéran", film qui raconte comment les passagers successifs d'un taxi reflètent les différents facettes de la société iranienne contemporaine. Malgré l'intérêt inégal que présentent les diverses situations (la séquence de la femme hystérique assez agaçante), le film parvient à gagner notre sympathie grâce à sa drôlerie et à son dynamisme. En effet, il s'agit ici de combattre l'obscurantisme principalement par l'humour, lequel est inscrit dans un montage élaboré et dans une mise en scène précise qui évite tout nombrilisme sans pour autant exclure le cinéaste-personnage. Les dernières minutes, qui sont les plus sérieuses et aussi les plus émouvantes, disent bien la position dans laquelle se trouve Panahi: quels que ce soient les contraintes oppressantes et le gouvernement en place, le cinéaste iranien continuera de lutter et de proposer ses images au monde entier. Captivant bien qu'imparfait d'un point de vue artistique; nécessaire en tant que geste pour la liberté d'expression.
Film courageux de dénonciation de toutes les facettes insupportables du pays des mollahs : justice expéditive, dévotions idiotes, droit des femmes et de la famille, formatage du cerveau des jeunes, liberté des avocats, censure culturelle etc. Malheureusement affaibli par le jeu parfois très kitch des acteurs de passage, je pense en particulier la trop longue et insupportable scène du conducteur de mobylette accidenté.
Il est clair que les étoiles ne concernent pas les aspects techniques du film mais bien sa dimension politique. Et on a envie de savoir ce que l'Iran réserve comme sort à Jafar Panahi.
Il est clair que les étoiles ne concernent pas les aspects techniques du film mais bien sa dimension politique. Et on a envie de savoir ce que l'Iran réserve comme sort à Jafar Panahi.
Un film sympathique, on est content d'être allé le voir, comme si on encourageait, en payant sa place, le réalisateur à continuer à faire un métier qu'il n'a pas le droit d'exercer sous peine de prison.
Le film est un exercice de style sous contrainte, avec une unité de lieu et de temps, des clins d'œil au spectateur (merci pour la rose), des scènettes parfois drôles, illustrations de la vie en Iran. C'est un objet filmique avec mode d'emploi intégré et sourires de politesse même si le propos est parfois tragique.
Cela n'a pas la force de certains films iraniens comme "une séparation" qui tout en racontant une histoire nous faisait partager la vie des gens avec plus d'intensité.
Le film est un exercice de style sous contrainte, avec une unité de lieu et de temps, des clins d'œil au spectateur (merci pour la rose), des scènettes parfois drôles, illustrations de la vie en Iran. C'est un objet filmique avec mode d'emploi intégré et sourires de politesse même si le propos est parfois tragique.
Cela n'a pas la force de certains films iraniens comme "une séparation" qui tout en racontant une histoire nous faisait partager la vie des gens avec plus d'intensité.
Le réalisateur iranien Jafar Panahi a obtenu l'Ours d'or à Berlin pour Taxi Téhéran alors qu'il ne peut plus quitter le territoire de la république islamique depuis plusieurs années. Dans ce film, qu'il a pu faire sortir clandestinement du pays, il se met en scène en chauffeur de taxi déambulant dans la capitale iranienne. La parole se libérant plus aisément dans un taxi, ses clients s'expriment librement sur la société iranienne. Mais très vite on se rend bien compte que ces derniers sont complices du réalisateur. Par conséquent, son nouveau film est donc à classer du côté des docufictions. Pourtant, au début, on peut se laisser convaincre d'assister à un documentaire, mais il n'en est rien. En réalité les différents personnages ne sont pas des acteurs professionnels mais ce sont tous des proches du réalisateur qui interprètent des rôles plus ou moins imaginaires. Le fond du film, et c'est sa force, tient surtout dans ses dialogues à la connotation politique évidente. La forme, où tout est filmé en caméras embarquées, est intéressante au début puisque l'on est plongé de manière très concrète dans un Téhéran qui nous est méconnu. Mais on se lasse assez vite malheureusement de ce choix de mise en scène, qui est certes discret pour le réalisateur interdit de tourner, mais qui est bien peu cinématographique. Jafar Panahi est plutôt inexpressif dans le rôle-titre. Il laisse à sa jolie galerie de personnages le soin de divulguer tous les messages qu'il souhaite offrir au monde extérieur. C'est donc un vendeur de DvD, une petite fille (sa nièce) ou encore une célèbre avocate qui dissertent sur les règles anti-démocratiques qui régissent la vie politique et culturelle de millions d'iraniens. Intéressant.
Taxi Téhéran, nouveau film de Jafar Panahi. Malgré son interdiction de réaliser des films durant 20 ans (et de quitter le pays), le réalisateur iranien sort son troisième film depuis sa condamnation en 2000. Le film se déroule entièrement dans un taxi (tiens, ce n'est pas sans rappeler Abbas Kiarostami) et dresse un portrait de la société iranienne. Mi-documentaire, mi-fiction, divers passagers avec leurs histoires s'enchaînent sur la banquette arrière du taxi ; le film s'inspire de faits réels tout en les mettant en scène et les filmant discrètement à l'aide d'une caméra embarquée. C'est un super portrait de l'Iran d'aujourd'hui, drôle et politique à la fois, avec des personnages touchants. Quoi de mieux qu'un taxi pour "véhiculer" des idées ? Particularité: le film ne comporte pas de générique de fin, afin de ne pas mettre les protagonistes du film en danger.
je suis resté quelque peu dubitatif sur ce film avec une critique très bonne. Trop bonne pour moi, beaucoup trop bonne... Je veux bien qu'on s'extasie sur le fait que ce film a été tourné en cachette, je veux bien que l'on dise que c'est une critique de la société iranienne, mais qu'on ne fasse pas de ce film souvent maladroit et fade, et bien lent, un chef d'œuvre! On est plus dans le documentaire, c'est brouillon, trop caricatural, forcément mal filmé au regard des conditions dans lesquelles il a été réalisé, je doute fort de la spontanéité prétendue des passagers qui montent dans le taxi. Moi je suis descendu de ce taxi très décu en me disant une nouvelle fois qu'entre l'intelligentsia et le grand public il y a décidément un monde. on ne perçoit finalement pas grand chose de la société iranienne, et le meilleur du film est sans doute les témoignages du vendeur de dvd et de l'avocate. Entre les deux, beaucoup de bruit pour pas grand chose. Je veux bien qu'on porte ce film parce qu'il peut symboliser la lutte contre la censure, mais il faut avoir l'honnêteté de dire que ce n'est pas un très bon film loin de la...
Le succès critique quasi unanime de "Taxi Téhéran" est un phénomène stupéfiant, sauf à considérer que la situation politique et personnelle de Panahi dans son pays, évidemment indiscutable, inadmissible, le dédouane complètement de faire du bon cinéma, lui que les monstres qui gouvernent l'Iran tentent de réduire au silence. Je n'ose imaginer la volée de bois vert qu'un film américain de ce calibre aurait reçu en Europe ! Reprenant sans vergogne le dispositif conceptuel imaginé par l'immense Kiarostami dans "Ten", Panahi nous assène 1h20 d'une laborieuse leçon de politique et de morale, sans même parler de cette complaisance qu'il affiche vis à vis de sa propre œuvre, constamment référencée comme s'il s'agissait du seul commentaire pertinent sur son pays. En faisant jouer à des acteurs des "personnages" présentés comme des "vrais gens", qui ne servent qu'à énoncer scolairement les messages de Panahi (je pense par exemple aux insupportables pitreries de sa nièce chargée de nous démontrer de la manière la plus claire possible que la vision des Mollahs sur la censure est stupide), ce dernier ne fait jamais œuvre de Cinéma, et fait seulement preuve du minimum syndical en matière de réflexion théorique (le pare-brise comme écran de cinéma, on a compris !). On aurait même envie d'accuser Panahi de manipulation sans vergogne de son spectateur, puisque, loin de jouer du trouble théorique entre réalité et fiction (comme Kiarostami...), il se contente d'en appeler en permanence à notre complicité présumée, tout en en abusant grâce au mécanisme de son film : la conclusion, digne d'un thriller paranoïaque US, mais en plus faux si possible, porte le "trucage" fondamental du film à son apogée... Ceci dit,le pire est quand même la frustration que l'on ressent devant quelques images fugaces de la réalité de Téhéran rapidement entraperçues à travers les vitres du taxi (images plus touchantes que les singeries des acteurs qui défilent dans le taxi), juste avant que les marionnettes de Panahi ne recommencent à pérorer... Abbas, où es-tu ? Reviens-nous !
Cette fois le réalisateur Iranien Jafar Panahi nous propose un film intitulé Taxi Téhéran. Il s’agit d’une œuvre qui ressemble plus à un documentaire qu’à un drame ou une comédie. Les faits divers de la société iranienne sont bien présentés à travers le regard d’un chauffeur de taxi qui a l’ occasion de rencontrer plusieurs gens. Grâce à ces observations, le réalisateur met en évidence une critique du pouvoir de l’Iran. On aborde ainsi le thème de la peine de mort, et la censure. Cette censure acquiert des dimensions qui peuvent choquer un spectateur occidental puisque un grand nombre des films est interdits. Par ailleurs, Jafar Panahi a été condamné par le pouvoir de ce pays en lui interdisant de tourner des films pendant 10 ans. Par conséquent, ceux qui vendent des DVD interdits jouent un rôle positif et cela ne passe pas inaperçu par le réalisateur de ce film. Le point négatif l’image. Elle ne correspond pas à un objectif ou à une esthétique, mais c’est un fait du hasard. Cependant, tenant compte des circonstances et les moyens avec les quels ce film a été réalisé, nous devons être bien cléments. Les présentations des clients de ce taxi est aléatoire et elles n’obéissent à aucun objectif. Il manque également un élément qui donnerait une dynamique à ce film qui pourrait nous émouvoir. Le film Téhéran Taxi est un témoignage vivant de la vie de la capitale de l’ Iran et le point de vue de Jafar Panahi nous paraît intéressant malgré quelques faiblesses excusables.
ce film est soporifique. Une seule scène ou deux de drôles. Le reste d'aucun intérêt! je ne comprends pas l'engouement pour ce film!!
Bel exploit cinématographique cette œuvre bravant la censure de manière souvent caustique. Une plongée pleine de bons sens et de réflexion dans le quotidien de la société iranienne. Une mise en scène reposant sur une idée géniale : le huis-clos du taxi à l'intérieur duquel vont se succéder des personnages vrais et sincères qui, mine de rien, vont nous peindre un tableau tout en nuances, tout en délicatesse, tout en espoir, tout en générosité. Dans nos salles en version originale sous-titrée seulement - et personnellement je n'aime pas trop ça - mais là vraiment ça passe bien. Et c'est même peut-être mieux ! Quel plaisir de faire communion avec un public connaissant la langue perse qui a tout simplement le privilège d'avoir 5 secondes d'avance sur ceux qui attendent de lire les sous-titres.
Impossible de parler de ce film sans évoquer sa geste politique, ce tournage bravant les interdits de la dictature islamiste, ce pari fou de le faire sortir d'Iran et de le projeter sur tous les écrans du monde. On ne peut que saluer le courage de Jafar Panahi, son amour et sa foi en un cinéma qui saura, le plus souvent, être du bon côté de l'humain. Quand on sait que c'est au péril de sa liberté qu'il nous offre ces images, on peut penser que l'Ours d'or décerné à la dernière Berlinale est un signe fort. Rien que pour cela, il est bien sûr évident que se rendre dans une salle projetant "Taxi Téhéran" est un geste de soutien. Cependant, même si je sais que certains me reprochent mes bémols pour les films ou courageux ou fragiles, je ne suis pas certain que ce long métrage soit, artistiquement parlant, un chef d'oeuvre.
Je rappelle le principe du film, emprunté à Kiarostami. Jafar Panahi conduit dans les rues de Téhéran un taxi dans lequel il a placé de petites caméras numériques camouflées, m'a-t-il semblé, dans de la jolie fourrure acrylique. Nous allons voir se succéder différents "clients" ( à ce que l'on sait, la plupart sont des amis) qui donneront par leur histoire personnelle une vision de l'Iran d'aujourd'hui.
Quand on visionne l'oeuvre, il est difficile de faire la part des choses. Documentaire ? Film ? Dialogues et situations écrits ? Réflexion sur le cinéma entre fiction et réalité dans un univers où tout peut être filmé par un iphone, un ipad ou un appareil photo ? Tout cela imprègne le film en filigrane car tous ces moyens sont utilisés dans le film. C'est sans doute la partie la plus passionnante.
Par contre ce qui nous est donné à voir en premier lieu n'est pas tout à fait excitant. La succession de personnages, parfois au bord du cabotinage, abordent donc la vie dans la société iranienne. C'est parfois assez drôle comme lors du transport de l'accidenté de la route, assez militant dans la bouche de l'avocate mais parfois lourdingue lorsque c'est notamment asséné par la nièce du réalisateur, dix ans à tout cassé, hélas présente pendant un bon tiers du temps. Certes elle nous égrène les codes rigides de la censure locale mais avec un tel aplomb que l'on se dit que la jeunesse iranienne est rudement affirmée. On la perçoit étrangement plus libre, voire plus chanceuse que ses consoeurs françaises, traversant seule des rues très passantes, allant boire un café glacé avec un homme inconnu et ayant la chance de suivre des cours de cinéma dans son école visiblement primaire...(ou elle est sacrément en avance ou dans une école alsacienne locale) ! Là, je l'avoue, j'ai commencé à tiquer. L'impression de voir défiler toute la population bobo de Téhéran, iphone greffé à l'oreille et pouvant visionner sous le manteau des films interdits grâce à leur argent et à un réseau de revendeurs s'est alors imposée.
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Je rappelle le principe du film, emprunté à Kiarostami. Jafar Panahi conduit dans les rues de Téhéran un taxi dans lequel il a placé de petites caméras numériques camouflées, m'a-t-il semblé, dans de la jolie fourrure acrylique. Nous allons voir se succéder différents "clients" ( à ce que l'on sait, la plupart sont des amis) qui donneront par leur histoire personnelle une vision de l'Iran d'aujourd'hui.
Quand on visionne l'oeuvre, il est difficile de faire la part des choses. Documentaire ? Film ? Dialogues et situations écrits ? Réflexion sur le cinéma entre fiction et réalité dans un univers où tout peut être filmé par un iphone, un ipad ou un appareil photo ? Tout cela imprègne le film en filigrane car tous ces moyens sont utilisés dans le film. C'est sans doute la partie la plus passionnante.
Par contre ce qui nous est donné à voir en premier lieu n'est pas tout à fait excitant. La succession de personnages, parfois au bord du cabotinage, abordent donc la vie dans la société iranienne. C'est parfois assez drôle comme lors du transport de l'accidenté de la route, assez militant dans la bouche de l'avocate mais parfois lourdingue lorsque c'est notamment asséné par la nièce du réalisateur, dix ans à tout cassé, hélas présente pendant un bon tiers du temps. Certes elle nous égrène les codes rigides de la censure locale mais avec un tel aplomb que l'on se dit que la jeunesse iranienne est rudement affirmée. On la perçoit étrangement plus libre, voire plus chanceuse que ses consoeurs françaises, traversant seule des rues très passantes, allant boire un café glacé avec un homme inconnu et ayant la chance de suivre des cours de cinéma dans son école visiblement primaire...(ou elle est sacrément en avance ou dans une école alsacienne locale) ! Là, je l'avoue, j'ai commencé à tiquer. L'impression de voir défiler toute la population bobo de Téhéran, iphone greffé à l'oreille et pouvant visionner sous le manteau des films interdits grâce à leur argent et à un réseau de revendeurs s'est alors imposée.
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Un film dont la force tient en l'histoire de son réalisateur, aux circonstances de sa réalisation, mais qui reste selon moi un peu surcoté par la critique. Le film montre la société iranienne et les conséquences de sa politique sur les citoyens avec justesse et questionnement. Ce n'est pas dénué d'humour, au contraire c'est souvent drôle et tendre, mais il y a tout de même beaucoup de longueurs (ce qui en 1h22 est assez pénalisant) et j'avoue avoir eu beaucoup de mal avec certaines images un peu trop instables.
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