4868 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
273 critiques spectateurs
5
26 critiques
4
94 critiques
3
84 critiques
2
42 critiques
1
16 critiques
0
11 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
SebLefr3nch
222 abonnés
696 critiques
Suivre son activité
3,0
Publiée le 20 avril 2015
Présenté sous forme d'un documentaire, le dernier gagnant de l'Ours d'Or est bel est bien une fiction. Le style documentaire fonctionne bien. A travers plusieurs protagonistes, le cinéaste peint une fresque de l'Iran et nous fait croire à une réalité bien existante. Le cinéaste revient sur son emprisonnement et explique par quel moyen la population peut voir les films étrangers censurés. Certaines situations sont drôles, d'autres ridicules ou encore touchantes. la diversité des personnages rend le tout intéressant mais des longueurs ont raison de ce court long-métrage. Un film sur lequel il faut méditer.
Après les deux précédents films de Jafar Panahi où il se mettait en scène chez lui, notamment dans « Ceci n’est pas un film » où il montrait à quoi ressemblait son quotidien dans l’incapacité de filmer, son dernier film « Taxi Teheran » sort sur nos écrans après avoir remporté il y a deux mois l’Ours d’Or à la dernière Berlinale. Il est depuis 2010 dans l’interdiction de filmer ou de s’adresser à la presse pendant 20 ans sous peine de 80 ans d’emprisonnement et fait donc un joli pied de nez au régime en décidant de filmer hors de chez lui. Pour l’occasion, il se grime de façon malicieuse en chauffeur d’un taxi dans lequel va défiler une galerie de personnages mettant en exergue les problématiques de la société iranienne actuelle. Entravé juridiquement il se montre plus rusé que jamais.
Une marge est pourtant difficile à cerner. Le régime iranien sait très bien que le réalisateur continue à tourner, mais il n’est pas pour autant arrêté et conduit en prison. Son aura à l’international lui sert de bouclier contre les injonctions des mollahs. Et c’est tant mieux car ce dernier film permet bien de prendre le pouls de Téhéran, capitale de cet Iran complexe et fin.
Filmer est pour Panahi comme un réflexe, mais son récit est tout de même structuré. Un toit ouvrant pour l’entrée de lumière, trois petites caméras Blackmagic pour les prises de vue et une prise de son directe. Le tour est joué. Un dispositif léger, au maniement facile. Tellement discret que l’un des premiers passagers croit qu’il s’agit d’un anti-vol. Le dernier plan vient contrebalancer cette idée avec humour. On peut penser à « Journal Intime » de Moretti dans la façon qu’à Panahi à se mettre lui-même en scène avec joie, orchestrant cet ensemble de faux comédiens. Mais aussi et surtout à « Ten » de Kiarostami sur lequel Panahi était assistant.
Suite de la critique en cliquant sur le lien fourni
Nous traitons ici d'un sujet qui n'est pas lié au septième art, puisqu'il s'agit ici d'une discussion sur les légumes, et plus particulièrement les navets.
Toute personne aimant les navets, (qui se caractérisent par l'absence de scénario, l'absence d'intérêt, l'absence d'acteurs utiles et qui méritent cette dénomination, l'absence de plans classiques de cinéma, et qui ne possèdent aucun semblant d'intelligence) sera certainement très contente de voir ce film.
Malheureusement ce ne fut pas mon cas. Ce film n'a qu'une chose à dire, "oulala qu'il est méchant le gouvernement iranien", voilà vous avez là tout l'intérêt du film (certes important, mais il n'y a rien de plus). Un court-métrage de 35 secondes aurait certainement été suffisant.
Maintenant ne perdez pas votre temps et votre argent à aller voir un amas de discussions futiles ras les pâquerettes interprétées par des acteurs dignes de Plus Belle la Vie. Rappelons qu'il n'est pas utile de voir le réalisateur d'un film en tant qu'acteur s'il n'a aucune qualité en tant que tel, mais apparemment certains trouvent ça "trocooltroclassetromoderne".
Ce film semble fait pour réfléchir, mais il n'en est rien, si ce n'est que l'on se demande tout le long du film si le ticket que l'on a acheté est remboursable ou non (pitié).
Je suis allée voir Taxi Téhéran parce qu'il se joue au Balzac et que l'affiche est jolie. En plus, au Balzac, le samedi soir ils donnent un intermède musical et hier soir c'était vraiment très réussi. Et bien ce film, c'est un véritable petit bijou. Avec une économie de moyens sans nom, le réalisateur nous propose une série de saynètes très drôles et de portraits tous plus truculents les uns que les autres. Il y a du burlesque, de l'absurde, du politique, des jeunes, des vieux, des hommes, des femmes, des petits, des minces, des gros, c'est un portrait très tendre de la société iranienne. C'est tellement bien joué qu'on se demande si les personnages sont réels ou si ce sont des acteurs mais vu l'enchaînement des scènes qui est assez rapide, j'ai fini par me dire que ce devait être des acteurs. J'ai lu après le contexte politique du film. Tout ce que ça m'a inspiré, je dois dire dans ma grande candeur, c'est que si les libertés en Iran sont cadenassées, c'est aussi un pays qui donne aux enfants de 10-12 ans comme devoir de classe de tourner des court-métrages, même si les contraintes de tournage sont extrêmes. Ca, c'est tout de même une sacrée ambition pédagogique. Et puis ce petit film prouve, une fois de plus, que ce n'est pas la débauche de moyens et d'argent qui fait l'artiste. Thumbs up !!!
Sans aller jusqu’au qualificatif de chef d’œuvre un peu abusivement attribué par les critiques, il faut reconnaître que le dernier Jafar Panahi est plutôt revigorant. Comme un formidable pied-de-nez à toute forme de censure, Taxi Téhéran est aussi simple dans son dispositif formel que compliqué à mettre réellement en œuvre. Le cinéaste fait ainsi sans cesse planer le doute sur le rapport entretenu entre documentaire et fiction. La grande force du film étant qu’il ne tranche jamais vraiment. Bien qu’il reprenne ici une figure classique du cinéma iranien militant (merci à Kiarostami), à savoir un tournage en voiture afin de rester mobile et d’échapper ainsi à la police, Panahi n’oublie jamais le spectateur en chemin et livre un portrait toujours passionnant de l’Iran d’aujourd’hui. Il démontre que le pouvoir, dans sa manie de tout contrôler, n’empêche aucunement les gens de pratiquer le marché noir, ni de s’insérer dans une culture mondialisée. Il le fait avec une bienveillance de chaque instant et ne raille jamais ses personnages. Le tout est donc grisant et constitue une excellente surprise.
Il faut savoir que ce film est une pure fiction jouée par des comédiens et non un documentaire avec des passagers réels. Peu de gens le savent et c'est bien dommage. J'ai trouvé que cette fiction est absolument remarquable.
Je suis en règle générale plein d'indulgence pour les films qui sortent des sentiers battus., mais alors là !!!! En deux mots c'est "chiant" comme la pluie. Une caméra qui bouge sans arrêt , c'est bruyant voire criard , on n'apprends rien que l'on ne sache déjà sur l'Iran. Grand merci aux critiques qui nous ont envoyé au casse-pipe. Nous étions cinq, trois d'entre nous se sont endormis malgré le son insupportable.
Ours d'Or 2015, "Taxi Téhéran" nous embarque dans les rues de la capitale Iranienne aux côtés de Jafar Panahi, qui, pour l'occasion, joue les taxis. Interdit de tourner (et de quitter le pays) par le gouvernement Iranien, Panahi réalise, depuis 2011, ses films dans le secret le plus total, les exportant et les présentant (à distance) ensuite dans les plus grands festivals internationaux, sous les yeux impuissants des autorités. Pour son huitième film, et troisième "clandestin", il place sa caméra dans un taxi, et se fait passer pour le conducteur. Les clients passent, et c'est tout L'Iran qui défile. Plus qu'un concept, c'est un véritable engagement que nous livre Panahi. Son film, sorte de faux documentaire, dans lequel les clients du taxi font évoluer l'histoire, est un portrait frais et optimiste de la société iranienne. D'ailleurs ces clients, sont-ils de parfaits anonymes venus là par hasard, comme essaie de nous le faire croire notre ami réalisateur ? Ou bien jouent-ils tous un rôle ? On en est, suivant les cas spoiler: (la dite nièce pourrait très bien l'être également dans la réalité, de même pour l'avocate), plus ou moins convaincu, mais le doute plane, et c'est là-dessus que repose la magie de "Taxi Téhéran". Panahi aborde avec beaucoup d'humilité, de finesse et de dérision des sujets très divers, comme la place des femmes dans la société iranienne, les libertés très limitées dans ce pays, ou la peine de mort... Ce qui compte avant tout dans un film, c'est ce que l'on montre, et pas comment on le montre, et ça, Jafar Panahi l'a bien compris.
Gros coup de gueule ! La pluie d’éloges venant des festivals et des critiques dithyrambiques émanant de la presse spécialisée est un leurre ! Ras-le-bol de ces prix attribués à des films à des fins politiques ! On est au cinéma… Certes il doit faire réfléchir et amener à débat et parfois défendre des avis, des opinions et des idéaux mais pas au détriment de tout aspect formel et de ce qui fait l’essence du cinéma et du divertissement. Pour « Timbuktu » et son avalanche de Césars, la critique du fondamentalisme religieux était plus justifiée car le film a des qualités esthétiques et poétiques tout autant qu’un univers qui lui est propre, bien qu’il ait été surévalué. Plus ancien, « Bowling for Columbine » adoptait la forme du documentaire et montrait un vrai travail de recherche et un humour noir bienvenu contre l’autorisation du port d’armes aux Etats-Unis. Ici Panahi met des caméras dans son taxi pendant une heure et vingt minutes et laisse tourner pour nous apprendre des choses que l’on sait déjà. Et encore, pour trois ou quatre informations ou vérités dévoilées, tout le reste ne sert à rien. Oui Jafar Panahi a été emprisonné à cause de ses films, oui il a été interdit de tourner, mais est-ce pour autant juste de lui décerner l’Ours d’or à Berlin parce qu’il parvient à filmer clandestinement des gens qui représenteraient l’Iran dans un taxi ? Car il n’y a rien d’autre : pas de mise en scène, pas de jeu d’acteurs, pas de fil narratif, pas de critique d’un fait en particulier, rien ! Même un documentaire, quel qu’il soit, a une structure et vise un but précis. Certes le film a le mérite d’être court et on prend conscience de certaines restrictions en Iran, mais cela ne mérite ni les louanges, ni les prix attribués. Le « film » aurait été moins porté positivement aux nues, la pilule serait mieux passée… Mais là plutôt regarder (dans le même genre formel) un found-footage horrifique à la « Blair Witch » qui aura au moins le mérite de faire peur ! Le combat du réalisateur est à soutenir sans hésiter mais son « Taxi Téhéran » est cinématographiquement à boycotter !
ours d'or lors du dernier festival de berlin 2015 Taxi Téhéran est un film qui dépeint les moeurs iranienne à travers un faux taxi conduit par le réalisateur,j'ai trouvé que les personnages du film illustre parfaitement bien la société iranienne certaines situations sont drôle d'autres moins reussit.
Avec peu de moyens et beaucoup d'intelligence, le message passe : tout le monde n'a pas la liberté de s'exprimer . sans oublier de savoureux moments d'ironie.
Ce film est-il un film ? Ce film est-il un documentaire ? A un moment donné, je m'suis dit que Fahani avait du rencontrer Dupieux et qu'il nous faisait un remake sérieux de Réalité ! Un film (assurément) qui prend le temps de nous emmener dans les rues de Téhéran et qui nous parle principalement de la condition du cinéma en Iran. Un louer/revendeur de DVD (allant des blockbusters américains non diffusés ailleurs aux films d'auteurs, l'occasion aussi pour notre chauffeur de taxis de donner quelques unes de ses références), un étudiant en cinéma qui doit contourner les lois pour se cultiver et qui cherche un sujet, une nièce "détournée" pour aller récupérer l'Ours d'Or (comme s'il passait le témoin) et qui dicte toutes les règles de la censure tout en filmant avec son appareil-photo (le passage du billet m'a clairement fait penser à Réalité), le "mourant" se filmant en sang en train de dire son testament et sa femme qui sait en profiter, les deux vieilles au poisson rouge (clin d'oeil à Amélie Poulain : les Iraniennes voyagent aussi, mais juste dans Téhéran pour revenir aux sources ?) aux croyances archaïques ont-elles vraiment besoin du cinéma ? et une "rencontre" finale qui montre bien sur quel film marche Fahani pour faire son film... Ce film est-il un film ? Ce film est-il un documentaire ? Ce film est une ode au cinéma réalisée par un chauffeur de taxi amoureux du 7ème art qui sourit à la dictature.