Note moyenne
3,5
4915 notes
En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
5
26 critiques
4
95 critiques
3
84 critiques
2
43 critiques
1
16 critiques
0
11 critiques
Trier par :
Filtrer par :
Toutes les notes
J'ai trouvé l'idée de ce film excellente. Réellement ! Découvrir ou se rendre compte de ce qu'il se passe dans un pays à travers un taxi est remarquable. Je suis scotchée. Chapeau l'artiste.
Un coup sec. Un acte de force. Taxi Téhéran, dernier film de Jafar Panahi, cinéaste iranien martyre de la censure, plusieurs fois incarcéré, atteint cette symbiose entre l’acte et l’idée qui fait les vraies réussites artistiques.
Le fil du film ne fait qu’un avec son point central : il est conducteur. Jafar Panahi, se glisse dans la peau d’un chauffeur de taxi iranien et parcourt la ville, d’une course à l’autre, partageant situations rocambolesques, anecdotes, et idées.
Des idées, il y en a dans ce film, dont la chair est un discours politiquement engagé en faveur d’une liberté et d’une tolérance trop rare dans un pays ravagé par le dogmatisme religieux. On regarde, on rit, on est charmé, on pense, on savoure ce trajet automobile à travers l’inconnu. On s’arrête, on respire, on reprend. Taxi Téhéran est à la fois un véhicule, qui nous conduit de personnes en personnes, de quartiers en quartiers, d’ambiances en ambiances, mais aussi une route, ou plutôt un croisement de routes.
Ces personnes, qui ne se connaissent pas et sont amenées à partager leur taxi, sont autant de combinaisons humaines surprenantes. Le voleur avec l’institutrice idéaliste, les deux bonnes femmes superstitieuses, le nain vendeur de DVD jusqu’à la nièce de Panahi, épatante de vivacité et d’intelligence pour son jeune âge. Tous ces personnages sont autant d’électrons qui se rejoignent pour former l’atome d’un ballet absurde et souvent cocasse.
On danse sur la fine ligne entre fiction et réalité, le doute planant tout au long du film sur l’éventuelle orchestration des évènements.
Comme dans un vrai trajet en taxi, on écoute, on attend, parfois on se lasse, on regarde par la fenêtre, mais on se laisse porter, conduire, par ces mélodies résolument humaines.
La force de ce film c’est son humilité, dépeignant les gens tels qu’ils sont et tels qu’ils sont vus. Un cinéma tendre, humaniste, politique mais surtout profondément universel.
Le fil du film ne fait qu’un avec son point central : il est conducteur. Jafar Panahi, se glisse dans la peau d’un chauffeur de taxi iranien et parcourt la ville, d’une course à l’autre, partageant situations rocambolesques, anecdotes, et idées.
Des idées, il y en a dans ce film, dont la chair est un discours politiquement engagé en faveur d’une liberté et d’une tolérance trop rare dans un pays ravagé par le dogmatisme religieux. On regarde, on rit, on est charmé, on pense, on savoure ce trajet automobile à travers l’inconnu. On s’arrête, on respire, on reprend. Taxi Téhéran est à la fois un véhicule, qui nous conduit de personnes en personnes, de quartiers en quartiers, d’ambiances en ambiances, mais aussi une route, ou plutôt un croisement de routes.
Ces personnes, qui ne se connaissent pas et sont amenées à partager leur taxi, sont autant de combinaisons humaines surprenantes. Le voleur avec l’institutrice idéaliste, les deux bonnes femmes superstitieuses, le nain vendeur de DVD jusqu’à la nièce de Panahi, épatante de vivacité et d’intelligence pour son jeune âge. Tous ces personnages sont autant d’électrons qui se rejoignent pour former l’atome d’un ballet absurde et souvent cocasse.
On danse sur la fine ligne entre fiction et réalité, le doute planant tout au long du film sur l’éventuelle orchestration des évènements.
Comme dans un vrai trajet en taxi, on écoute, on attend, parfois on se lasse, on regarde par la fenêtre, mais on se laisse porter, conduire, par ces mélodies résolument humaines.
La force de ce film c’est son humilité, dépeignant les gens tels qu’ils sont et tels qu’ils sont vus. Un cinéma tendre, humaniste, politique mais surtout profondément universel.
Je m'attendais à quelque-chose de beaucoup plus pittoresque, assister à plus d'anecdotes, d'histoires plus colorées. Au lieu de cela, un bon 50 % montre le réalisateur au volant de son taxi avec les rues qui défilent. Que de minutes de perdues.....
Bienvenido a la republica independiente de mi casa
Taxi Téhéran est le nouveau film de Jafar Panahi. Cinéaste surveillé, interdit de travailler, interdit de sortir du territoire. Son précédent film fait en contrebande "Ceci n'est pas un film" racontait sa situation de cinéaste qui ne peut exercer, assigné à résidence. Filmé avec les moyens du bord, tourné avec une caméra numérique, parfois un Iphone. Le film arrive au Festival de Cannes 2011 stocké sur une clé USB cachée dans un gâteau.
Ceci n'est pas un film se passait entièrement dans son appartement, un peu dans le couloir, pas plus. Il filmait sa geôle, isolé de la société. Il nous faisait ressentir sa frustration de ne pouvoir tourner.
385334Ici, le lieu de l'action est le taxi que conduit Jafar. Le cinéaste joue habilement de la limite entre la fiction et le documentaire. L'auto est transformée en mini studio de cinéma ambulant. Le dispositif furtif se compose de quelques caméras accrochées au pare-brise, aux portières. Si bien que le spectateur a du mal à démêler le vrai du faux. Le cinéaste investit cette zone floue qui le caractérise et caractérise le cinéma iranien. On se doute rapidement que les clients sont complices. Mais ses passagers, acteurs,ou pas, ont-ils un texte ou juste une esquisse de scène ? Quelle est la part d'improvisé, quel est la part de prémédité ? Le mystère tient tout le film.
Il fait défiler à la place du mort pêle-mêle toute sorte de représentants de la population iranienne: un cambrioleur, des grands-mères, un vendeur de DVD, et sa douce petite nièce. Il va la chercher à la sortie de l'école avec sa voiture cinéma. C'est tout naturellement qu'elle raconte sa journée et le court-métrage que leur a demandé de faire leur professeure. Elle en décrit naïvement le sujet, confie ses difficultés ses doutes et énumère les consignes. En fait elle récite les règles de la bienséance qu'a établi le régime pour faire un court métrage respectable. Du style, les personnages positifs doivent porter un prénom coranique et pas un prénom arabe.
Le cinéaste la taquine interrogeant ces règles absurdes. Cette scène et ce film illustrent la campagne de pub que diffusait Ikea...
Taxi Téhéran est le nouveau film de Jafar Panahi. Cinéaste surveillé, interdit de travailler, interdit de sortir du territoire. Son précédent film fait en contrebande "Ceci n'est pas un film" racontait sa situation de cinéaste qui ne peut exercer, assigné à résidence. Filmé avec les moyens du bord, tourné avec une caméra numérique, parfois un Iphone. Le film arrive au Festival de Cannes 2011 stocké sur une clé USB cachée dans un gâteau.
Ceci n'est pas un film se passait entièrement dans son appartement, un peu dans le couloir, pas plus. Il filmait sa geôle, isolé de la société. Il nous faisait ressentir sa frustration de ne pouvoir tourner.
385334Ici, le lieu de l'action est le taxi que conduit Jafar. Le cinéaste joue habilement de la limite entre la fiction et le documentaire. L'auto est transformée en mini studio de cinéma ambulant. Le dispositif furtif se compose de quelques caméras accrochées au pare-brise, aux portières. Si bien que le spectateur a du mal à démêler le vrai du faux. Le cinéaste investit cette zone floue qui le caractérise et caractérise le cinéma iranien. On se doute rapidement que les clients sont complices. Mais ses passagers, acteurs,ou pas, ont-ils un texte ou juste une esquisse de scène ? Quelle est la part d'improvisé, quel est la part de prémédité ? Le mystère tient tout le film.
Il fait défiler à la place du mort pêle-mêle toute sorte de représentants de la population iranienne: un cambrioleur, des grands-mères, un vendeur de DVD, et sa douce petite nièce. Il va la chercher à la sortie de l'école avec sa voiture cinéma. C'est tout naturellement qu'elle raconte sa journée et le court-métrage que leur a demandé de faire leur professeure. Elle en décrit naïvement le sujet, confie ses difficultés ses doutes et énumère les consignes. En fait elle récite les règles de la bienséance qu'a établi le régime pour faire un court métrage respectable. Du style, les personnages positifs doivent porter un prénom coranique et pas un prénom arabe.
Le cinéaste la taquine interrogeant ces règles absurdes. Cette scène et ce film illustrent la campagne de pub que diffusait Ikea...
Un film iconoclaste: devons nous juger ce film pour ce qu'il est, ou pour le contexte et les circonstances dans lequel il a été filmé ?
Ce n'est pas sans rappeler Yulmaz Guney et ses déboires de réalisateur ou le "gout de la cerise", filmé dans une voiture, mais.....
Je n'ai pas totalement accroché à ce film.
Je suis resté perché sur l'extraordinaire " ballon Blanc" qui m'avait subjugué par sa poésie et son rythme et puis " sang et or " pour sa violence social.
L'idée est plutôt bonne mais les scènes sont parfois inégales et même ennuyeuses, même si elles sont équilibrées par des situations plus que cocasses dues à la présence des acteurs. Au forceps !
Encouragement à J.Panahi pour continuer de faire de beaux films "en toute liberté".
Ce n'est pas sans rappeler Yulmaz Guney et ses déboires de réalisateur ou le "gout de la cerise", filmé dans une voiture, mais.....
Je n'ai pas totalement accroché à ce film.
Je suis resté perché sur l'extraordinaire " ballon Blanc" qui m'avait subjugué par sa poésie et son rythme et puis " sang et or " pour sa violence social.
L'idée est plutôt bonne mais les scènes sont parfois inégales et même ennuyeuses, même si elles sont équilibrées par des situations plus que cocasses dues à la présence des acteurs. Au forceps !
Encouragement à J.Panahi pour continuer de faire de beaux films "en toute liberté".
un film surcoté pour des diverses raisons (bonnes ou mauvaises a vous de jugez).
Le doublage en français est vraiment mauvais. j'aurai préféré une VOST qui aurait amené beaucoup plus de vie au film...
ce film est un attrape bobo...
Le doublage en français est vraiment mauvais. j'aurai préféré une VOST qui aurait amené beaucoup plus de vie au film...
ce film est un attrape bobo...
Film salutaire sur le dictature religieuse iranienne et l'état de déliquescence de toute société sous le joug d'une idéologie....... tout cela par un moyen détourné, une caméra dans un taxi qui nous permet de voir beaucoup, beaucoup plus que certains documentaires...... bravo à Jafar Panahi
Le scénario sur le papier avait l'air pourtant alléchant, et les critiques enthousiastes achevaient de nous faire croire à un grand film. Pourtant, passé une demi-heure d'espoir, le spectateur finit par comprendre qu'au lieu de voir une critique d'un système on assiste à une suite de scénettes sans réel intérêt pour ne pas dire complaisantes. Il y a comme un air de duperie de la part du réalisateur, laissant au spectateur tout simplement le désagréable sentiment de s'être fait duper...
Tourné à la manière d'un faux documentaire, Jafar Panahi se veut à travers son film "Taxi Téhéran" le guide d'une visite guidée plutôt réussis malgré quelques maladresses et autres défauts. Dans un premier temps, il est à souligner que le film est d'une incroyable fluidité tant par sa rencontre avec ses habitants que par les nombreuses situations qui accommode le chauffeur de taxi. Panahi, dans sa noble cause, se veut le dénonciateur des nombreuses pratiques iraniennes en terme de censure et de délits à travers tout un tas de petites histoires (la nièce qui veut tourner un film, la femme qui est considérée comme un objet etc...). Panahi propose quelque chose d"intéressant mais qui est construit d'une manière un peu maladroite. En effet, il se caractérise comme un messie, comme quelqu'un de bien sauf que ce n'est pas braiment le cas; du moins dans ce que j'en pense notamment car celui fait de nombreuses publicités déguisées pour ses films (la pilule ne passe pas). Autre point négatif, un humour qui reste difficile à cerner et un pseudo documentaire qui n'était pas forcément la meilleure approche pour ce film. Une tentative qui reste néanmoins novatrice et globalement réussite. De plus les "acteurs" sont globalement bons dans leurs interprétations et le 8 clos totalement respecté. Et puis, on voyage dans ce film ce qui n'est pas si mal.
Pour contourner l'interdiction de filmer dans son propre pays, Jafar Panahi capte l'état d'esprit de la société iranienne en caméra cachée depuis l'habitacle d'un taxi et démontre une nouvelle fois, s'il était besoin, que le cinéma est plus fort que la censure.
Terriblement émouvant ... comme un dessin sorti des camps de concentration. Tourner dans ces conditions Quel courage ! Quel talent Monsieur Jafar Panahi !
Jafar Panahi se transforme en chauffeur de taxi le temps de tourner son nouveau film. Le réalisateur Iranien, interdit de tournage et de sortie du territoire, utilise ce stratagème pour dénoncer les diktats du pouvoir iranien. Chaque client qui passe dans son taxi est l'occasion d'évoquer un de ces maux : la peine de mort largement appliquée, la censure des films étrangers et le trafic que cela créé à l'intérieur du pays, les critères strictes de validation d'un film, le harcèlement subit par les avocats des Droits de l'Homme, la condition des femmes assujetties aux hommes, l'emprisonnement de Ghoncheh Ghavami pour avoir voulu assister à un match de volley ball, la pauvreté du peuple... Chaque saynète, souvent cocasse, est d'un naturel confondant. Panahi, au volant du film et du véhicule, joue l'autodérision, chauffeur de taxi d'opérette qui conduit mal et se perd, ami et oncle absent, comme pour équilibrer le fait que plusieurs, un peu trop peut-être, de ces personnages le flatte d'être une personnalité importante. Les caméras, fixées sur le tableau de bord, filment une réalité jouée à l'intérieur de la voiture mais aussi la réalité des rues que la voiture traverse. Le film commence et se termine sans générique, préservant, un peu, "l'anonymat" des participants qui défient ici le pouvoir en place. Si on est bluffé par le film, c'est plus pour le contexte dans lequel il a été tourné et ce qu'il dénonce que pour ses qualités purement artistiques.
Taxi Téhéran a reçu l'Ours d'Or du meilleur film au festival de Berlin.
Taxi Téhéran a reçu l'Ours d'Or du meilleur film au festival de Berlin.
Très fin, intelligent, très émouvant. Incroyablement bien joué. La scène avec l'avocate (renversante de charme, de douceur et de pudeur) est superbe. A voir
Déception totale!la première partie est convenable avec les deux mamies très marrantes et superstitieuses, mais ça manque vraiment d'emballement et de sujets de fonds même si la censure y est abordé j'ai trouvé le tout assez ennuyeux et pas assez percutants.Je ne comprend pas tout cet emballement médiatique 1,5/5 .
Jafar Panahi détourne l'interdiction de filmer dans son pays avec un sens de l'humour et une originalité désarmants. L'idée de parler de son pays l'Iran à travers les personnages qui montent dans son taxi est à la fois simple et lumineuse. Les rencontres, plus ou moins sympathiques, sont toutes cocasses. Panahi, apparemment pas trop abimé par les épreuves qu'il a connu a tout notre soutien dans son combat contre la censure qu'il mène avec une belle élégance. Un bien bel ours d'or.
- Meilleurs films
- Meilleurs films selon la presse