El Club
Note moyenne
3,6
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40 critiques spectateurs

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Kritik
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11 abonnés 28 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 juin 2026
Près de la mer, au Chili, des prêtres et une sœur vivent ensemble dans une maison isolée, à l'écart d'un village dans lequel ils se rendent peu.
On saura assez vite la raison de cette isolement.
Si l'on considère "El Club" d'un point de vue cinématographique on peut dire que c'est un "bon" film mais il faut savoir que c'est un film "malaisant", parfois difficile à regarder et qui ne laisse pas indemne.
Cadreum
Cadreum

60 abonnés 778 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 février 2025
Avec El Club, Pablo Larraín s’enfonce dans un lieu poisseux, où le mal n’a plus besoin de masque : il est là, tapi dans l’ombre, assumé et perpétué sous le couvert du silence. Dans cette œuvre suffocante, le cinéaste n’offre ni salut ni rédemption, seulement un lent pourrissement moral, un huis clos où la foi n’est qu’un écran de fumée dissimulant l’indicible.

Dans une maison isolée, au bord d’une mer grise et sans horizon, vivent des prêtres tombés en disgrâce. Non pas pour avoir été jugés, mais parce que l’Église les a soustraits à la justice des hommes. Exilés, mais protégés. Coupables, mais sanctuarisés. Autour d’eux veille une nonne, Monica, gardienne d’une morale inversée : non pas celle qui répare, mais celle qui perpétue l’omerta.

L’arrivée du père García, envoyé du Vatican, aurait pu incarner la possibilité d’une justice tardive. Mais Larraín n’écrit pas de récit rédempteur : García n’est pas un purificateur, seulement un autre rouage du système. Il ne cherche pas la vérité, seulement à préserver l’image de l’institution. Peu importe que ces hommes aient péché ; ce qui compte, c’est que leurs crimes restent invisibles.

El Club dissèque le mal sous toutes ses formes. Le mal individuel, d’abord, celui de ces prêtres qui, plutôt que d’affronter leurs actes, les minimisent, s’enferment dans un mutisme, ou se complaisent dans l’indifférence. Le mal institutionnel, celui d’une Église qui ne punit jamais vraiment, préférant l’exil à l’aveu, la clandestinité au châtiment. Le mal collectif, celui d’un village complice, qui tolère ces criminels en son sein, dans une acceptation silencieuse qui en dit long sur les mécanismes de perpétuation.

Larraín ne leur accorde ni rédemption ni prise de conscience. Ces prêtres ne sont ni hantés par leurs actes ni transformés par leur isolement. Ils stagnent, figés dans un purgatoire sans remords. Et c’est là que le film devient implacable : il ne propose aucune issue, aucun chemin vers la lumière. Il ne reste que la pourriture, lentement absorbée par le cadre.

La mise en scène épouse cette suffocation morale. Larraín filme à travers des focales longues, plongeant ses personnages dans un flou permanent, comme s’ils se dissolvaient dans l’atmosphère brumeuse. Ils sont prisonniers d’un monde qui les engloutit, réduits à des silhouettes fantomatiques, à des ombres qui errent sans jamais trouver d’issue.

Même les chiens qui peuplent cette maison sont des reflets d’eux-mêmes. Domestiqués, conditionnés, incapables de s’échapper, ils sont l’allégorie parfaite de ces hommes : soumis à un ordre qui les enferme autant qu’il les protège. L’un des prêtres, le père Vidal, nourrit un attachement particulier pour son lévrier, seul lien émotionnel qui semble encore réel. Mais ce lien est aussi une illusion, et sa mort est une sentence.

Lorsque le chien est abattu, ce n’est pas seulement un animal qui meurt : c’est l’ultime confirmation que leur sanctuaire est une mascarade. Ils ne sont pas à l’abri. La violence qui les a tant de fois épargnés les rattrape sous une autre forme, et même s’ils ne paieront jamais vraiment pour leurs crimes, quelque chose en eux commence à vaciller.

Larraín met à nu un paradoxe glaçant : dans El Club, l’Église est à la fois bourreau et sauveur. Elle châtie en surface, pour mieux absoudre en silence. Elle condamne, puis tend la main en signe de pardon. Ce mécanisme, il l’illustre dans une scène brutale : un homme est battu, puis secouru par ceux-là mêmes qui l’ont mis à terre. Une parabole de cette Église qui humilie avant de bénir, qui sacralise la douleur tout en perpétuant la souffrance.

Ce geste est le cœur du film. Il expose un système où la pénitence n’est qu’un rituel creux, où le pardon n’a plus rien d’un rachat sincère. Larraín démonte méthodiquement les illusions de justice et de rédemption, et nous laisse avec un constat glacial : tant que le pouvoir cherchera à préserver son image avant de confronter ses fautes, le mal continuera à prospérer en silence.
Sans issue, sans lueur d’espoir, El Club se referme comme un piège, laissant le spectateur hanté par cette question vertigineuse : comment combattre un mal qui ne s’avoue jamais coupable ?
Julien L.1976
Julien L.1976

1 abonné 22 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 octobre 2022
Après l'incroyable "Santiago 73, post mortem" sorti en 2010 (et sous-estimé à tort), retraçant le coup d'État (1973) du général Pinochet au Chili (le tout dans une ambiance surréaliste, oppressante, glauque et kafkaïenne), Pablo Larraín nous propose cette fois-ci un long-métrage basé sur une histoire réelle (elle aussi), mais dans un tout autre contexte. En effet, "El Club" relate la cohabitation de quatre prêtres "catholiques" (dans une demeure isolée située en bord de mer), dont les antécédents sont sulfureux et embarrassants. Or, l'arrivée d'un cinquième pensionnaire (ancien pédophile) va totalement bouleverser l'équilibre précaire que les personnages principaux (fourbes et malicieux) étaient parvenus à trouver, car ils sont absolument tout, sauf des enfants de chœur. "El Club", à défaut d'être un film d'anthologie, est passionnant, car il a la faculté d'analyser les rapports humains dans une sorte de "rédemption" totalement hypocrite ; ici, ne cherchez pas l'action, vous n'en aurez pas, et ce n'est pas l'objectif de cette œuvre (récompensée par le Grand prix du jury au 65ème Festival international du film de Berlin). Décidément, Pablo Larraín est un réalisateur unique et atypique (qui fait honneur au septième art sud-américain), maîtrisant parfaitement le registre de la dramaturgie, et ce n'est pas fait pour nous déplaire, dans la mesure où "El Club" est une production plus subtile et méticuleuse qu'elle n'en a l'air, un excellent moment de cinéma à voir en version originale, c'est-à-dire en langue espagnole.
Ykarpathakis157

6 190 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 30 décembre 2020
Malheureusement c'est le film le plus ennuyeux que j'ai vu ces douze derniers mois. J'ai apprécié de nombreux films que d'autres ont qualifié de pire film de l'année. Cela veut dire que j'aime prendre des risques mais j'ai été surpris pour ce qui est le moins aimé par moi à partir de l'année 2015. D'habitude je respecte les films et le cinéma donc j'ai pensé à ne pas en faire la critique plutôt que d'écrire des choses négatives à son sujet. Je me suis rendu compte que je ne devais pas être neutre parce que je collectionne les critiques et j'en voulais toutes sortes comme des bonnes, des mauvaises et des moyennes pour mon compte. Je ne me suis jamais considéré comme un athée ou un théiste juste qu'il y a une forme de vie sur la planète terre donc cela n'a rien à voir avec la religion pour mon point de vue sur le sujet. Ce drame sur les prêtres corrompus n'était pas comme je m'y attendais j'ai bien aimé le thème mais pas El Club dans son ensemble. Ils ont essayé d'en faire une comédie noire dont la présentation générale ne m'a pas du tous impressionné...
elriad

517 abonnés 2 024 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 novembre 2020
Sous forme d'un huis-clos glauque, malsain, le réalisateur réunit dans une maison de pénitence quelques prêtres défroqués qui, avec l'aide d'une bonne sœur complice, font de l'argent avec des courses de lévriers, boivent, et se complaisent dans leurs stupres. Jusqu'à l'arrivée d'un prêtre diligenté pour enquêter. Cru, sans complaisance, dans une atmosphère brumeuse, ce film chilien s'attaque à l’Église et à son hypocrite silence sur les abus et la pédophilie. Une réussite.
Dois-Je Le voir ?

411 abonnés 1 862 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 mars 2020
J’ai trouvé ce film aussi génial qu’il est dur. Le thème abordé est souvent considéré comme tabou, d’autant plus dans un pays à forte tendance catholique comme le Chili. Il faut dire que la pédophilie est un acte monstrueux et en parler dans le cadre d’une entité religieuse, rend la chose d’autant plus sensible. Mais les interdits sont ici bravés pour nous offrir un drame qui m’a pris aux tripes. Le ton utilisé pour l’image est très froid comme un monde vidé de son humanité. Tout cela est mêlé à une musique intense pour accentuer nos sentiments. Il faut souligner le talent de Pablo Larraín qui a su prendre le sujet par le bon bout afin de faire réfléchir et réagir surtout. Pour coller au plus près de la réalité, il a obtenu difficilement des témoignages de prêtres tenus à l’écart en raison de suspicions d'abus mais aussi de personnes abusées sexuellement. Dire qu’entre le début de l’écriture de ce scénario et la fin du tournage, il ne s’est écoulé qu’un mois et demi. Une efficacité impressionnante. Tout comme sa manière de gérer les comédiens qui n’étaient pas maquillés afin de faire plus vrai et de ne pas révéler à ses acteurs le scénario pour avoir des réactions plus intenses. Parmi eux, deux m’ont tout particulièrement touché avec l’homme envoyé par l’église, Marcelo Alonso, et surtout celui victime d’abus dans sa jeunesse, Roberto Farías. Ce dernier est très émouvant par ses tirades racontant les exactions qu’il a subies et la manière dont ça l’a détruit. On ressent un mélange de désespoir et de haine silencieuse. EL CLUB vient mettre la lumière de manière remarquable sur une thématique peu exploitée au cinéma.
Eowyn Cwper
Eowyn Cwper

163 abonnés 2 040 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 23 mars 2020
El Club : prononcé avec un accent espagnol, ça ne fait pas très sérieux, pourtant c’est la Bible qui ouvre très solennellement le film d’une citation : “Et Dieu vit que la lumière était bonne ; et Dieu sépara la lumière des ténèbres”.

Larraín va refaire tout le chemin qui a conduit à ce passage biblique très visuellement parlant : pendant longtemps les ténèbres auront du mal à investir son image, peu contrastée, où la lumière rend visite à chaque grain de poussière. El Club, c’est un lieu saint qui est à l’épicentre de la lumière, une “maison de retraite pour prêtres expulsés de leur paroisse”, nous dit-on. Sauf qu’ils ne méritent pas tant de lumière que la beauté symbolique de leur exil le laisse présumer : on les a expulsés parce qu’ils ont confondu séminaire & séminal avec les plus jeunes de leurs paroissiens, une problématique qui jaillit dans une grande crudité des mots qui contraste avec l’image non-violente.

Mais cette placidité apparente n’a pas eu pour moi la forme de l’élégance, ni la subtilité de suggérer (comme c’était sans doute prévu) la violence sous des images tout juste évocatrices, ni n’a mis le film à l’aise avec le fait que son thème est si mainstream ; quand le sang coule, c’est comme si l’on gravissait rapidement une montagne escarpée pour découvrir qu’elle n’a pas d’autre versant, qu’elle est creuse & que le vide s’étend devant nous à perte de vue.

C’est plutôt “pourquoi” le sang coule qui fonctionne bien : pourquoi ces prêtres qu’on a poussés à la pénitence se sont en réalité figés dans le déni de leur crime & pourquoi raviver leurs plaies leur fait commettre des méchancetés pires que celles pour lesquelles on les isolait. Pires non par leur gravité (car abuser de mineurs, c’est difficilement dépassable), mais parce qu’elles confirment qu’ils sont des hommes (& une femme) perdus au sens le plus biblique du terme, impossibles à remettre dans le droit chemin.

L’horreur des mots, sans invertir l’image, peuple peu à peu l’histoire & les grains de poussière s’éteignent : Larraín, lui aussi, a séparé la lumière des ténèbres dans une œuvre qui fait la fusion des péchés & de la continuité inexpugnable qui en résulte, mais qui manque d’une personnalité, d’un débouché qui donnerait l’impression qu’elle dure vraiment ce qu’elle dure.

→ https://septiemeartetdemi.com/
maxime ...

308 abonnés 2 069 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 décembre 2018
Mais quel horreur ! Le film le plus dur que j'ai vu depuis un moment ... Mes pensées se sont d'ailleurs vite tournée vers Bruno Dumont spécialiste en la matière. Cette histoire accroche d'entrée, on tâtonne un peu passé le premier choc, le fil conducteur nous échappe mais ce n'est point sur ce critère que le film gagne en puissance. C'est la vie des personnages et les troubles de celle-ci qui occupent et donne de la matière au travail de Pablo Larrain. El Club est d'ailleurs le second long métrage de ce même réalisateur que je découvre. Si le style diverge, les concordances avec sa radicalité et sa total immersion se rejoignent avec No. Il se signe d'une manière très significative et n'hésite pas à tout chamboulé ... Si ma première expérience de son cinéma m'avais quelque peu décontenancé celle-ci accentue se ressentit et éveille aussi l'envie de découvrir le reste de sa filmographie.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 15 décembre 2018
Malgré une image pas toujours nette et l'utilisation d'un grand angle qui la déforme légèrement mais régulièrement, ce film, s'il est inconfortable au spectateur, est indéniablement prenant, par ses personnages et son ambiance.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 9 octobre 2018
Ces prêtres pédophiles qui trempent « les mains sales » jusque dans le meurtre de chiens sont crasseusement filmés. Même « les mouches » en ont « la nausée ».
La déchéance perverse de la victime nous révulse tandis que la musique se moque du sacré. La trivialité des propos est inutilement redondante jusque dans la bouche de l’Inquisiteur, bras séculier de l’Eglise qui s’hérisse d’hypocrisie.
tomPSGcinema

880 abonnés 3 323 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 1 avril 2017
Je me suis laisser tenter par "El Club", car ce n'est souvent que passe à la télé des films en provenance du Chili. Et si nous avons le droit à une très bonne interprétation du casting, pour le reste ce n'est franchement pas fameux. Le scénario ne propose pas grand-chose de très convaincant, la mise en scène est beaucoup trop lente et il y a en plus la présence de dialogues qui ne sonnent pas tout a fait juste. Bref, j'ai pas pris beaucoup de plaisir à visionner ce drame chilien qui s'impose comme une petite déception.
Agnes L.
Agnes L.

229 abonnés 2 011 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 8 février 2017
Plus le film avance et plus il bascule dans l'invraisemblable, ce qui fait qu'il perd de sa force. A noter que les dialogues restent assez sommaires alors que ce genre de sujet demanderait une analyse psychologique bien plus approfondie.
In Ciné Veritas
In Ciné Veritas

108 abonnés 922 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 30 janvier 2017
El club a été entièrement tourné en lumières naturelles et exclusivement sous celles de l'aube et du crépuscule. Et, pour renforcer l'effet claustrophobe du film, Pablo Larrain a utilisé des lentilles soviétiques du début des années 60 et des filtres identiques à ceux qu’Andreï Tarkovski utilisait. D’un point de vue photographie et à une époque où le numérique se généralise, le pari est audacieux.
L'objectif affiché par le réalisateur est de donner la sensation d'être perdu dans les méandres d'un mauvais cauchemar. L’esthétique qui en ressort est très particulière. Cet effet voulu nuit cependant à la narration car les résultats obtenus apparaissent parfois contre productifs, en particulier sur les gros plans. Les images produites sont globalement sombres et leur netteté est aléatoire.
Bien que illuminé par une superbe bande son faisant la part belle à J.S. Bach et Arvo Pärt, El club se révèle donc visuellement sombre. Son sujet et les relations entre ses personnages le sont également. En disséquant une communauté religieuse marginalisée pour cause d'actes pédophiles, Pablo Larrain dénonce le système d'impunité mis en place par l'église catholique. A savoir l’isolement des religieux coupables de délits sexuels avant que les faits ne soient médiatisés. Par sa violence allant crescendo, l'épilogue du film prend les allures d’un chemin de croix christique. Le sujet est très lourd et relaté sans faux-semblants. Si les images sont « filtrées », les échanges verbaux eux ne le sont aucunement.
Film cru, rugueux et sans concession, El club, lauréat de l'Ours d'argent à la Berlinale 2015, s’adresse plutôt à un public averti.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 24 octobre 2016
Un petit village côtier au Chili, hors du temps...et là, un refuge pour des prêtres qui...sont allés trop loin...tout se passe bien, ils s'adonnent à leur passion commune pour les courses de lévrier...mais tout va se gâter quand un autre "fautif" les rejoint...il n'est pas venu seul.
Drôle de parti pris: l'image est grise et terne, tout comme les personnages de l'histoire. Aucun de reluisant, même celui qu'on espère, un jeune prêtre chargé par sa hiérarchie de remettre un peu d'ordre là dedans, mais sans trop se faire remarquer. L'atmosphère est lourde et tendue, et ça va crescendo...Il y a parfois une sorte d'humour qui te culpabilise un peu situ l'apprécies. Un drôle de film, donc. On ne peut pas dire qu'il soit agréable mais plutôt intéressant. Les dialogues sont crus, et je suis poli. La fin est...assez jouissive, quand même...la morale de l'Histoire? Seul Dieu sait....et oui, il y a quand même un fond de spiritualité, même si ce n'est pas le véritable thème.
FaRem

10 571 abonnés 11 451 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 10 mai 2016
On nous avertit que des propos ou autres peuvent choquer la sensibilité de certains spectateurs et l'on n'a pas besoin d'attendre vingt ans pour entrer dans le vif du sujet puisque dès le premier quart d'heure, on assiste à une scène marquante lorsqu'un homme, qui sous les effets de l'alcool, vient plus ou moins régler ses comptes avec le prêtre qui lui a infligé des sévices quand il était jeune. Il n'y a pas besoin de violence, de haine ou de cri pour nous interpeller, car ses mots sont très forts. C'est comme ça pendant tout le film avec des dialogues très crus, ça fait son petit effet au début seulement ça devient vite redondant surtout qu'on n'a pas l'impression d'avoir un traitement de fond ni un changement au niveau des personnages qui sont tous là, car ils ont eu des problèmes dans leur paroisse. Je ne vais pas dire que j'ai pris du plaisir à regarder ce film, mais il se laisse suivre sans problème, car c'est bien réalisé, l'atmosphère est pesante et les acteurs sont convaincants, il m'a juste manqué ce petit truc en plus comme de l'émotion ou plus de scènes fortes à l'image d'une des scènes dans le dernier tiers qui est très puissante et qui m'a fait douter de ma note jusqu'au bout.
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