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Juliette S.
22 abonnés
8 critiques
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0,5
Publiée le 16 octobre 2025
Rien ne va, ni l'ambiance, ni le jeu d'acteur en général, ni le scénario, ni le fond de l'histoire. Que c'est plat, que c'est lent, que c'est ennuyeux.
Vu à la télé, appâtée par Bacri... Résultat : affligeant ; niveau : téléfilm. Les situations et les personnages principaux sont caricaturaux spoiler: - la fille qui a du répondant et qui ne se laisse pas marcher sur les pieds alors qu'elle vient d'entrer dans la boîte, le collègue dragueur et jaloux... Mais que viennent faire Bacri dans ce rôle sans aucune épaisseur - hélas, cantonné à faire du Bacri, misanthrope et cynique - et Huppert, la pauvre, encore une fois abonnée aux rôles de folle excentrique ou de paumée alcoolique... Ils auraient mérité mieux que ça !
Vu récemment à la télé : film prétentieux enfilant les clichés parsemés de quelques "étrangetés" invraisemblables pour faire plus mystérieux et intello. Sans parler du .357 magnum dont le barillet ouvert cliquette comme un Pacemaker quand on le fait tourner. D'ailleurs il n'est pas bien dangereux puisque au lieu d'enlever la moitié de la tête de celui qui l'a utilisé pour se suicider il ne lui a abimé qu'un œil qu'on aura peut être du mal à sauver. Encore un scénariste et un "conseiller armurier" qui 'y connaissent rien.
Bon film qui dépeint très sévèrement l'inhumanité du milieu de la finance. À travers le personnage de Nora, jeune et brillante analyste financière, Bonitzer livre un portrait sans concession de ce milieu de requins. Mention spéciale à l'actrice interprétant le personnage principal et à Isabelle Huppert qui, comme à l'accoutumée, est tout simplement remarquable.
Tout de suite maintenant cherche la vivacité de son titre — et la perd en route. Dès les premières images, la caméra s’installe dans un univers d’entreprise froid, saturé de reflets et de gris métalliques. Les bureaux — trop nets, trop propres — avalent la présence humaine. On entend le bourdonnement du néon, le cliquetis des claviers, les portes vitrées qui se referment sans écho. Le film respire à peine ; il flotte dans une lumière blafarde, figée, où tout semble calculé, verrouillé, aseptisé. Pascal Bonitzer orchestre son drame comme un exercice de style : précis, mais distant. La mise-en-scène — volontairement statique — installe un théâtre de mots plus qu’un monde vivant. On sent l’intelligence du scénario, son goût pour le dialogue sec, pour la ruse sociale, mais la matière humaine se dissout sous la logique. Le montage, régulier, sans heurt, gomme toute pulsation. Ce qui devait être tension devient politesse. Agathe Bonitzer, diaphane, joue Nora comme une équation : elle calcule, avance, s’éteint. Vincent Lacoste tente l’ironie, mais son énergie se heurte à la raideur ambiante. Isabelle Huppert, magnétique un instant, disparaît trop tôt — et Jean-Pierre Bacri, usé, semble jouer une variation fatiguée de lui-même. Le son, pourtant finement mixé, n’évoque que le vide : souffle de climatisation, bruissement des papiers, murmures sans relief. On devine le propos — critique du cynisme, des héritages et du pouvoir —, mais tout paraît théorique, intellectuel, sans chair. Le film pense au lieu de vibrer. Les émotions restent suspendues, comme gelées dans un espace de verre. Oui, c’est élégant. Oui, c’est construit. Mais cette élégance devient distance, ce contrôle devient inertie. Rien ne brûle, rien ne tremble. Le cinéma, ici, s’observe lui-même — sans se risquer à sentir. Ma note : 7 / 20
On ne peut pas dire que le scénario soit bien folichon, mais les acteurs jouent très bien, et le tout est bien rythmé. Et puis bon, Bacri et Huppert réunis, qui plus est dans un rôle tragique, c'est à voir.
scenario un peu maigre pour faire un film. jeux d'acteurs très moyen. Le contexte de la grande entreprise est mal filmé et mal joué car on n'y croit pas une seule seconde. bref. un film du niveau d'un telefilm à voir quand on n'a rien à se mettre d'autres sous la dent
16 219 abonnés
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3,5
Publiée le 10 octobre 2025
Bienvenue dans le monde scabreux de la finance! On y suit le parcours de la brillante et ambitieuse Nora (la tènèbreuse Agathe Bonitzer) qui suscite rapidement la jalousie auprès de ses collaborateurs! Rarement la forme de la mise en scène aura collè d'aussi près à l'histoire! Le monde froid et impitoyable de la finance semble motiver et donner des ailes à Pascal Bonitzer qui signe ici son meilleur film! Les destins croisès, les histoires de coeur et de famille, les mensonges, les coups bas s'y alternent insaisissablement et dèroutent le spectateur subjuguè par ce rècit amer à la douce et surrèaliste ètrangetè! Les acteurs sont excellents, en particulier Vincent Lacoste et Julia Faure avec une très belle voix au demeurant! Quant au regrettè Jean-Pierre Bacri et Isabelle Huppert, ils se montrent bouleversants et justes comme seuls les grands savent l'être! il suffit pour s'en convaincre de les voir se donner la rèplique à l'entrèe d'un hôpital...
Étude sociale où le monde de l'entreprise est dépeint avec un réalisme glaçant, le film de Bonitzer est aussi l'occasion de brosser quelques jolis portraits de femmes dont celui de Nora, jeune cadre déterminée, interprétée par la fille du cinéaste. Le reste du casting est remarquablement choisi, dont se détachent Vincent Lacoste, Pascal Greggory et la lumineuse Julia Faure. Comme toujours, la mise en scène du réalisateur est d'une élégante fluidité. La plus belle scène du long-métrage oppose Bacri et Huppert, dont les personnages évoquent des sentiments enfouis, qui les submergent soudain.
Est-ce vraiment la finance le sujet du film ou bien l'incroyable ambivalence des personnages? Que sait-on vraiment des motivations des uns et des autres et surtout de Nora. A la fin s'agit-il d'une revanche ou d'un coup de poker bien joué qui lui garantit une place au top ?
Décidement les films de Bonitzer me laissent sur ma faim à chaque fois: des idées de scénario, des comédiens solides, mais également des "facéties" qui hermétisent son discours, sans nous donner toutes les clefs. En locurrence ici l'intervention de la femme de ménge (?), les chiens loups qui apparaissent et disparaissent (?), l' intervention d' isabelle Huppert (?)...
Un film chiant sur la vie chiante de gens chiants 廊 Une découverte pourtant : Agathe Bonitzer qui a vraiment une belle présence dans ce film. Évidemment, le autres acteurs -des valeurs sûres- sont très bien mais ne parviennent pas à sauver la chose.
Un petit film où il ne se passe pas grand chose, l'actrice principale a le charisme d'un tabouret et un jeu sans relief. Isabelle Huppert et Jean-Pierre Bacri sont très bons mais ne parviennent pas à sauver ce film de l'ennui abyssal. Perte de temps, dommage.
Le monde de la finance est prétentieux, ennuyant et ridicule tout comme ce film. Un tel casting (Wilson, Bacri, Huppert...) pour ce faible résultat. Une déception.