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Kilian Dayer
130 abonnés
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2,0
Publiée le 27 mars 2017
Un petit boulot, le film posthume d’un cinéaste français prometteur, et oui tout le monde semble partir trop tôt, Pascal Chaumeil, qui nous avait gratifié il y quelques années, avec l’arnacoeur, de l’une des seules comédies romantiques hexagonale, mondiale dirais-je même, qui valait le détour depuis deux bonnes décennies. Toujours avec Romain Duris en tête d’affiche, le cinéaste associe son acteur fétiche à une pointure, Michel Blanc, pour nous livrer un polar misérabiliste, noir certes mais souvent drôle. En gros, le cinéaste s’essaie à un cinéma que l’on pourrait, à vue de nez, rapprocher de celui des frères Coen dans leurs manières de traiter la bêtise humaine lorsque celle-ci vire au drame, à la violence et un total manque d’empathie.
Pascal Chaumeil, avec son petit boulot, s’il livre un film tout-à-fait acceptable, du fait principalement de la très bonne prestation de Romain Duris, ne parvient pourtant pas à pleinement apprivoiser le genre auquel il s’essaie. Entre noirceur sociale, la France déshéritée qui souffre d’une ère industrielle sur le déclin, on pense aux régions du nord, et violence délibérément atténuée par le manque d’impact émotionnel sur les personnage, Chaumeil tente de faire rire par le burlesque, par des dialogues certes assez fins mais qui ne touchent qu’assez peu.
La morale veut donc ici que sans emploi, il s’agirait alors de massacrer son prochain contre fortune. Certes, l’idée n’est ni nouvelle ni dérangeante, elle n’est ni louable ni préjudiciable, mais la manière un peu aléatoire avec laquelle traite son sujet le cinéaste ne permettra pas au public d’accéder à cette forme de pureté dans la déchéance que pourrait nous offrir quelques cinéastes de renom, dont les deux frères mentionnés plus haut. Bref, c’est ici un exercice de style, un ultime exercice, de la part d’un metteur en scène parti malheureusement bien trop tôt, un metteur en scène qui si ici ne parvient pas réellement à convaincre, possédait toutefois un énorme potentiel dans une vaste palette d’approches comiques. Dommage qu’Un petit boulot soit un film facilement oubliable, parce que foncièrement, Pascal Chaumeil, pour son dernier tout de piste, méritait plus de reconnaissance. 08/20
Ce film est juste génial, un polar noir maîtrisé de bout en bout avec deux acteurs au top de leur forme. Un ton acide qu'on aime ou qu'on déteste mais qui ne peux pas laisser indifférent. Un très bon moment à coup sûr, ce genre de film que l'on peux revoir sans se lasser.
De l'humour Noir sur un fond de réalité. un film décalé qui fait sourire. On ressort bien et heureux que ce type de film existe tout simplement. Le jeu des acteurs est excellent.
Un petit boulot est un film charmant. Il est stressant, captivant avec des traits d'humour noir qui nous font passer un bon moment. Romain Duris joue bien son rôle du gars non-chalant, on s'y plait !
Agréablement bien surpris, même si la bande son est quasi inexistante et se fait cruellement manquer. Que de rebondissement dans ce polar doux-amer......
4/5 Une petit comédie de voyous, sans prétention et pleine d'humour. Romain Duris, pour une fois ne joue pas comme un pied de chaise, ca change. Pour tout le este le casting est top.
Jacques (Romain Duris), au chômage, est un joueur ayant accumulé des dettes dont certaines auprès du parrain local (Michel Blanc). Redevable, il accepte de devenir tueur à gages au service de ce créancier persuasif. Jacques est aussi une image d’Epinal, il incarne la classe ouvrière aimant le bel ouvrage. Donc dans cette nouvelle activité il va y mettre autant de cœur que dans un job traditionnel. Pascal Chaumeil, après son succès avec « L’arnacoeur », remet le couvert avec une comédie populaire bien enlevée portée par un duo de comédien offrant de bons moments. Michel Blanc, scénariste, lorgne aussi bien, dans son écriture de dialogues cinglants du côté du Splendid que d’Audiard. Du déjà vu mais de bonne facture. Au passage il parvient aussi à bien articuler le côté social avec un humour noir anglo-saxon, ce qui donne au film des accents de Coen derrière lesquels se cacheraient Loach. Cette alliance entre absurde et réalisme tient presque tout au long du film. Dommage que sa dernière demi-heure souffre d’un manque d’écriture qui affadit tout l’allant de la première heure. Trop prévisible, trop happy end,… A voir comme une bonne comédie du dimanche soir.
Ce film est original. Déjà pour une comédie française, ne pas se dérouler à Paris et ne pas avoir de héros issus des upper middle class est une prouesse. De plus le regard porté sur les personnages issus des classes populaires (ouvriers aux chômage) n'est pas condescendant. Cela doit en grande partie au jeu toujours légèrement ironique de Romain Duris. On sent ainsi l'influence américaine du roman dont le film est issu, avec une ambiance burlesque qui rappelle les comédies des Frères Coen. Certains passages sont très drôles, notamment l'audit de la station service par un jeune cadre du siège (joué par Alex Lutz). Au final, les personnages, l'histoire et son déroulement sont originaux de bout en bout.
Un brin monocorde l'histoire est sympa, le jeu des acteurs sonne vrai et donne un caractère normal à ces personnages hauts en couleurs malgré leur grisaille et leur anormalité la plus totale. Un très bon Romain Duris et Gustave de Kervern.
LE SYNDICAT DU CRIME. Un plan presque parfait, par le très drôle Dexter Duris associé au talentueux dialoguiste et patron Michel Blanc. Une petite entreprise qui a du succès, ni pour ni contre, bien au contraire. Pascal Chaumeil a fait du bon boulot jusqu'au bout.
ne parvenant pas à trouver son ton malgré un scénario intéressant, le film reste linéaire et ne parvient pas à emmener le spectateur, là où un réalisateur comme Bertrand Blier aurait signé un film décalé et irrévérencieux. Les dialogues lorgnant parfois du côté de Audiard ne relèvent pas l'ennui du film qui ne décollera jamais jusqu'au générique. dommage.
Le petit ton donne à ce film sans genre particulier un côté film policier - crimes à la sauce anglaise. Sauf que là, c'est Français, et c'est plutôt sympa. Romain Duris se prend au jeu du "méchant" que l'on commence à comprendre et à trouver un côté gentil, même s'il est le tueur à gages préféré de Michel Blanc, qui déçoit par sa présence vraiment minimale. Mais, pour un film français, Un Petit Boulot tient en haleine, et c'est déjà chapeau !
Il y a de bonnes idées dans cette comédie macabre tiré d'un roman noir adapté par un Michel Blanc dont les dialogues font souvent mouche. Il y a une critique plutôt réjouissante de la société actuelle où les vrais assassins sont souvent respectables en costume cravate. Il y a de bons acteurs, la nonchalance de Romain Duris est toujours aussi charismatique et le ton décalé de Gustave Kuerten fait toujours aussi plaisir. Mais, ce qui manque terriblement, désolé de le dire car il n'est plus là pour se défendre, c'est une véritable mise en scène, un film qui ait du rythme et vous tienne en haleine. On se demande pourquoi Michel Blanc ne s'y est pas collé d'ailleurs. On imagine ce qu'aurait pu faire un Bertrand Blier ou un Albert Dupontel avec un tel sujet, un film qui décoiffe vraiment. Car, tel qu'il est "Un petit boulot" n'est pas déplaisant mais on reste quand même terriblement sur sa faim.
Bien scénarisé, bien interprété, bien filmé, court, drôle et percutant. Une création bien de chez nous qui mérite d'être saluée (comme le méritait l'arnacoeur). Vaut le déplacement.
L'histoire n'est pas drôle et sans morale. Je n'ai pas trouvé d'intérêt particulier à ce film, qui ne laisse non plus aucun plaisir. Il se laisse se regarder, on sourit, mais on en retire pas beaucoup de points positifs. Ce n'est pas du tout mon style de film, qui pointe certes le malaise du chômage, la descente et le mal-être, mais qui traite aussi de choses graves sans aucun scrupule ni conséquences.