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Jean-luc G
88 abonnés
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3,0
Publiée le 21 septembre 2021
Le Festival Lumière 2020 nous a appris à comprendre le cinéma des deux belges frères et en appréhender la cohérence et la construction des plans, beaucoup moins banale qu'il n'y parait. Malgré cela, et une Adèle Haenel, plutôt convaincante, le scénario manque de crédibilité à plusieurs reprises, la partie enquête policière n'a aucun brio, et la quête insensée de la doctoresse ne présente aucune finesse. Sauf à s'accrocher à la piste ténue que sa seule motivation à ne pas avoir ouvert à la patiente tardive aurait été de vouloir clouer le bec au jeune médecin stagiaire. On reste sur sa faim, les Dardenne sont capables de faire mieux. DVD -septembre 21
Cette histoire de doctoresse détective n'est jamais prenante ni crédible. Il ne suffit pas de filmer pendant de longues minutes le visage buté, voire hébété, de Adèle Haenel pour faire un bon film. Les frères Dardenne usent et abusent de longueurs et de scènes de voiture et de nuit pour atteindre une durée décente mais n'ont finalement rien à raconter. Très surfait.
Très réaliste, l'aspect psychologique, les, méandres humains intérieurs sont travaillés dans la douleur, puis finement ciselés..,enfin exprimés avec audace, puissance et.. grâce.. Les frères Dardenne signent cette œuvre d'art.. ce joyau si bien porté par Adele Haenel..
Un film bien sombre et au total pessimiste dont le sujet est finalement la culpabilité. Une jeune femme médecin (épatante Adèle Haenel) qui exerce dans une zone socialement défavorisée d'une ville belge, se lance dans une enquête pour savoir qui était la jeune femme black qui a sonné à son cabinet après l'heure de fermeture, à laquelle elle n'a pas ouvert et qu'on a retrouvée morte, sauvagement assassinée quelques heures après...petit à petit et malgré la réticence de la police, la faible coopération des témoins, voire l'hostilité ou l'agressivité de certains, elle remonte jusqu'à à une vérité, ordinaire, sinistre, lamentable....dans laquelle, tout comme elle, chacun est responsable, voire coupable. C'est un peu long, parfois ennuyeux, souvent saugrenu, mais toujours pesant
Très puissant en émotions contenues, ce film intimiste de grande qualité ne plaira pas à tous les publics car il peut sembler mou. Ceux qui aiment l'action n'y trouveront certainement pas leur compte. Au carrefour de plusieurs genres (drame, enquête, médical...), son intérêt réside dans l'exposition des sentiments et des remords des différents protagonistes du drame. L'héroïne campée par Adèle Haenel donne de la profondeur à ce personnage de jeune médecin, rongé par un sentiment de culpabilité.
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1,0
Publiée le 22 septembre 2020
Peut-être que ça aurait été un bon film mais à mon goût c'est une grosse erreur, c'est trop long de nous dire des choses au début d'on ne nous soucions pas. Une fois présenté le personnage protagoniste il n'est pas nécessaire de voir plus de fois la même chose. Il y a beaucoup de personnages qui ne nous disent rien. L'obsession de faire chaque séquence d'avion conduit à des moments où vous ne voyez pas les acteurs. Vous voulez faire l'avion en séquence sur ce que vous voulez nous dire et c'est mauvais. Le plan séquentiel est davantage un outil narratif pas une fin. Si vous devez faire un mouvement de caméra moche faites-le au lieu de placer la caméra là où vous ne devriez pas la mettre. La Fille Inconnue est un mystère sans mystère à petite échelle qui utilise une intrigue simpliste comme une opportunité pour éclairer et provoquer un débat sur diverses questions sociales de l'époque. La charge de travail des médecins, le rôle des internes, les relations médecin-patient, la classe, la prostitution, confiance, complot, dissimulation, culpabilité, responsabilité. Bien que cela couvre tout ce qui précède je l'ai également trouvé plutôt sinueux et pas particulièrement cinématographique. Personne ici n'est sympathique ou particulièrement intéressant tandis que le milieu social est familier avec d'autres films l'est car ilsi avaient beaucoup plus à dire. Je me suis largement souvenu de Citoyen Kane puisque c'est la recherche d'un nom seulement dans celui-ci Orson Welles se souciait que tous les aspects iraient bien. Ce film ne fait que nous ennuyer et c'est une perte totale de notre temps...
Lorsque l'on regarde un film des frères Dardenne, l'une des rares choses dont on est sûr, c'est que l'on ne va pas se fendre la gueule pendant 90 minutes. « La Fille inconnue » ne fait pas exception, se montrant fidèle à la « Dardenne's touch » : aucune musique, un cadre social défavorisé, des gens pauvres (cela marche souvent ensemble), des personnages ne respirant pas la joie de vivre... Ça passe ou ça casse : ici, je trouve que ça passe. Bien qu'un peu répétitive et pas toujours très excitante à suivre, l'intrigue policière se révèle solide et se suit avec un certain intérêt, ayant la particularité d'être menée par une personne totalement indépendante des forces de l'ordre. Ce « suspense moral » a ainsi sa cohérence, aussi bien dans sa logique de pardon que de quête de la vérité, bien que le « coupable » ne soit pas très compliqué à identifier. Les réalisateurs savent imaginer des personnages secondaires, parfois présents juste pour une poignée de minutes, mais s'intégrant à cet univers légèrement dépressif, ni bons ni mauvais, juste dans une situation personnelle difficile pour diverses raisons. Dommage qu'Adèle Haenel, qu'on a pourtant connu excellente, offre une interprétation aussi désincarnée de Jenny, lui enlevant presque tout son potentiel émotionnel de ce qui aurait pu, dû être une des héroïnes marquantes des deux frangins. Un cru plutôt convenable, donc, n'atteignant toutefois par la réussite de « Deux jours, une nuit » ou « L'Enfant ».
Superbe hommage à tous les médecins qui sont pros sans en devenir des ectoplasmes glacés. Honneur au coeur et au courage ici. Un film simple, juste attachant.
Le frère Dardell ; j'ai toujours eu de la peine avec eux, ils sont trop intelligents pour que je comprenne tout ce qui se passe dans leurs films. En principe avec leurs films, on s’ennuie énormément car leurs films sont longuets à en plus finir. Souvent, cela reste des navets mais ce film là il y a Adel Haenel et c’est la meilleure actrice de sa génération et elle sauve tous les films où elle joue. Là elle prend tout l’écran et fait gagner au film au moins deux étoiles. Autrement avec une autre actrice le film reste une série de télévision conventionnelle.
Une histoire pas du tout crédible qui met un frein immédiat à l’intérêt du film. Comment cette jeune médecin forte et arrogante, qui va amener un jeune stagiaire à abandonner sa future carrière va-t-elle se transformer en jeune fille fragile qui doute parce qu' elle n'a pas ouvert une porte. ? Va démarrer une enquête policière , menée par cette frêle jeune femme , bien improbable. On ne comprend pas pourquoi elle ne fait pas appel à la police.Et à chaque fois elle obtient des confessions de clients malades !! Le grand père , dans son hospice suite à une attaque cardiaque, ou le père du jeune délinquant ,suite à une paralysie. Pas très déontologique tout cela. Un bon tiers du film consiste en des examens médicaux dans une banlieue ouvrière de Liège, ce qui aurait constitué un bon reportage sur FR3 . Absurde, l’héroïne qui réserve une place au cimetière , si ce n'est du politiquement correct dégoulinant, de la société occidentale qui s'excuse, culpabilise et paie , pour l' immigration clandestine des sans papiers africains, C'est tellement lourd, de la pure propagande. Adéle Haenel joue en retenue, mais n'est pas très crédible , dans ce rôle de médecin tourmentée, mais son personnage st si peu approfondie, qu'elle ne pouvait pas faire grand chose.
Un soir, une médecin (Jenny / Adèle Haenel) et son stagiaire ne répondent pas à la sonnette, l’heure de fermeture du cabinet étant dépassée. On apprend le lendemain que la femme qui avait sonné a été retrouvée morte, mais la police n’a aucune information sur l’identité de la jeune femme. La culpabilité ronge Jenny, qui mène l’enquête de son côté, mais non pas pour retrouver le responsable de la mort de cette femme, mais plutôt pour retrouver l’identité de la victime. Cela offre un point de vue original pour aborder cette histoire. Il n’y a pas de temps mort, c’est une vraie enquête avec fausses pistes, mystères, interrogations. Cela maintient totalement le rythme et l’attention. Dans le même temps, j’ai aimé qu’on prenne le temps de voir le quotidien de ce médecin, la proximité avec les patients, la relation qui se crée entre eux. Ce qui est intéressant aussi, c’est que finalement on cherche l’identité de la victime, mais on ne sait pas grand chose non plus sur l’héroïne et son enquête nous permet de mieux faire sa connaissance à elle, non pas sur son histoire ni son parcours, mais sur sa personnalité. J’ai en tout cas aimé ce film, les dialogues, l'interprétation des acteurs et l’angle original de cette “enquête”.
Ce film des frères Dardenne est dans la continuité des précédents. C'est tourné à Seraing, Liège et c'est social, très, à la limite du documentaire. On suit, de prés, une jeune médecin dans sa vie de tous les jours. Pas facile: elle est tout le temps appelée par exemple. Voir ce film peut donner envie de devenir médecin généraliste ou le contraire. Pas facile d'être toujours aimable, disponible, etc... Son stagiaire illustre ce problème de la vocation puisqu'il est prêt à abandonner après 5 années d'étude. Il n'y a pas de musique dans le film, même pendant le générique de fin, ça coûte moins cher :), c'est le bruit de la rue qui sert de musique. Jenny est habillé de façon simple, pas de maquillage, et pas de famille non plus: tout tourne autour du boulot. A peine si elle a un appartement car elle dort au cabinet. C'est un beau film qui aborde tout un tas de sujet: la médecine générale, les gens normaux, la drogue, les prostituées, etc... Le fait d'avoir ajouté une "enquête" donne un autre souffle au film et c'est très bien.
Socialement, c'est encore un film très dur que nous livrent les frères Dardenne. Ils s'intéressent cette fois-ci à la médecine. Le médecin de famille qui, comme son nom l'indique, fait partie de la famille. Directement au contact de la population et donc en prise directe avec les problèmes de pauvreté, de précarité empoisonnant la société. Cette femme à qui elle refuse d'ouvrir fait partie de ces oubliés. Ceux qu'on entend jamais dans le débat public. Enterrée dans le carré des indigents sans sépulture. Il y a donc ce sentiment de culpabilité chez cette jeune femme médecin. Et en même temps, une heure après la fermeture du cabinet, que pouvait-elle faire ? C'est la faute du meurtrier pas la sienne. Ce mélange de rudesse, de force, parce qu'il en faut pour supporter autant de patients différents et de souffrance, et de fragilité m'a touché. D'ailleurs, même si ce n'est pas le cœur du film, ce médecin est toujours en consultation. Certes, ils gagnent beaucoup d'argent mais leurs journées sont interminables. On dirait qu'ils ne coupent jamais avec leur travail. Qu'il y a toujours une visite à domicile, une urgence à traiter, un patient qui appelle pour un diagnostic. Et comme pour Deux jours, une nuit, le film s'arrête là et ne résout rien. Les personnages sont enfermés dans leur quotidien morne, grisâtre, répétitif. Cette fille inconnue ne sera qu'une étape dans sa vie. Dans une carrière de quarante ans qu'elle aura oublié d'ici quelques jours. Parmi tant d'autres anonymes.